Politiques

Pour un service de transport de passagers public et gratuit

— Par Max Dorléans (Groupe Révolution Socialiste)

Dans une tribune datant de quelques bonnes années (Service public ou délégation de service public !), nous exprimions clairement à la fois notre opposition à la délégation de service public passée entre la Région dirigée par S. Letchimy et une société privée de transport maritime, et notre parti-pris total au service public, dans le transport comme ailleurs.

Voir  la vidéo ci-dessous : Est-ce une bonne chose de rendre les transports gratuits ?

Nous indiquions fondamentalement que la bataille pour la défense, l’amélioration et l’extension des services publics en général, avait à voir avec une certaine idée de la société martiniquaise que nous voulons construire. Une Martinique où « un certain nombre de besoins sociaux essentiels pour la population doivent être satisfaits en dehors de toute logique de profit. ».

Aujourd’hui, cette problématique non seulement garde toute son actualité, mais est de surcroit renforcée sous les coups de boutoir des années supplémentaires de politiques libérales à haute teneur, avec Sarkozy, Hollande, et Macron, ultime et grand maître en matière de libéralisme à tout crin.

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L’Europe doit mettre enfin un terme à son partenariat archaïque avec l’Afrique et les outremers.

Lettre aux candidats aux élections européennes de 2019

— Par Emmanuel Argo(*), Lucien Cidalise Montaise(**), Victor Truxillo(***) —

Attaquée de l’extérieur comme à l’intérieur de son propre espace, l’Union Européenne s’affaiblira sans remise en question et adaptation aux défis actuels, d’autant que, de sa vocation fédératrice initiale, elle est devenue, pour beaucoup, à la fois une banque sélective, un arbitre, un censeur, un bouc émissaire voire une chimère.

Accusée de gestion opaque, de complicité avec les lobbies, imposant des règles de concurrence qui affaiblissent ses membres, se mêlant de tout, s’immisçant partout, il semble que le projet d’unir des nations autrefois ennemies ait laissé place à un système déconnecté des peuples, une machine qui divise face aux enjeux : climatiques, économiques, technologiques, sociaux, culturels et politiques annoncés. Parions à regret que, lors des élections prochaines, l’absentéisme l’emportera et les ententes politiques de circonstance n’y changeront rien.

Dans ses velléités de diriger l’Europe, Emmanuel Macron, qui sent le vent venir, anticipe le sujet pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.

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Mais qui veut éteindre les Lumières ?

— Par Ariane Chemin et Vincent Martigny —

Les idéaux de progrès, de raison et d’universel sont-ils devenus obsolètes ? La philosophie du XVIIIe siècle, ennemie de toujours des intégristes religieux et de l’extrême droite, est aussi mise en cause par certains groupes militants à gauche.

C’est une petite musique qui enfle. Un refrain fredonné sans tabou, de plus en plus haut, de plus en plus fort, et de toutes parts. Et si les Lumières étaient has been ? Si les idéaux de progrès, de raison et d’universel, qui élèvent la connaissance et le savoir au-delà des croyances, étaient passés de mode, périmés, voire néfastes ?

Livres, discours, manifestes, la remise en cause de cet esprit qui a irrigué le XVIIIe siècle autour des figures totémiques de Voltaire, de Rousseau, de Kant et de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, ce mouvement fondateur de la modernité politique européenne et matrice intellectuelle de la Révolution française, s’affiche aujourd’hui sans fard.

En juin, Marion Maréchal a inauguré l’Issep, sa nouvelle école de formation, à Lyon.

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Chicago a élu une maire noire et homosexuelle, une première pour la ville

Lori Lightfoot est une ancienne procureure fédérale qui a notamment dirigé une commission de surveillance des activités de la police.

Les habitants de Chicago ont élu mardi une femme noire et ouvertement homosexuelle à la tête de leur ville, une première historique dans cette cité marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu.

Lori Lightfoot, 56 ans, une ancienne procureure fédérale qui a notamment dirigé une commission de surveillance des activités de la police, l’a largement emporté face à Toni Preckwinkle, démocrate et Afro-Américaine comme elle. Elle a obtenu 74% des voix selon les premières estimations, après que la majorité des bulletins ont été dépouillés.

Le « changement »
Elle a fait campagne avec un programme progressiste, promettant notamment de réduire les inégalités sociales et raciales. Les quartiers sud et ouest de la ville, les plus pauvres et habités majoritairement par une population noire, restent à la traîne du centre financier et du nord de la ville, qui ont bénéficié des programmes de développement économique.

« C’est le changement contre le statu quo », a récemment affirmé Lori Lightfoot, faisant une comparaison avec Toni Preckwinkle, 72 ans, élue locale depuis plusieurs décennies et actuelle dirigeante du comté de Cook dans lequel se situe Chicago.

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Groupe de Réflexion Patriotes IEMO : 2 communiqués

Cela a assez duré

Depuis plus de quatre mois, un conflit entre une société de transport (la Sotravom) et ses salariés affiliés au syndicat CSTM, pénalise et fait souffrir des usagers Martiniquais qui ne peuvent plus utiliser leur moyen de transport habituel pour se déplacer et vaquer à leur besoin de la vie quotidienne.
Ainsi le groupe de réflexion Patriotes IEMO lance un appel à tous : Élus, Responsables du transport, Représentants de l’Etat en Martinique, à œuvrer pour que la direction de la Sotravom revienne à la table de négociation avec ses salariés et leurs représentants syndicaux. C’est seulement par la négociation que l’on pourra envisager une issue à cette souffrance qui n’a que trop durée.

Le 02 avril 2019
Pour le Groupe de Réflexion Patriotes IEMO

Que cesse cette justice à deux vitesses en Martinique

Le groupe de réflexion Patriotes IEMO dénonce le comportement des représentants de l’état ainsi que les élus complices qui au lieu de tout faire pour que les citoyens puissent avoir les services auxquels ils ont droit, préfèrent se taire et permettre à ladite « justice » de détruire la maison d’un Martiniquais qui se jouxtait une villa de riches occupants, pour des motifs fallacieux.

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Le « décolonialisme », une stratégie hégémonique : l’appel de 80 intellectuels… et sa critique

— Collectif —
Ils sont philosophes, historiens, professeurs… Ils dénoncent des mouvances qui, sous couvert de lutte pour l’émancipation, réactivent l’idée de « race ».

C’est au rythme de plusieurs événements universitaires et culturels par mois que se multiplient les initiatives militantes portées par le mouvement « décolonial » et ses relais associatifs (1). Ces différents groupes sont accueillis dans les plus prestigieux établissements universitaires (2), salles de spectacle et musées (3). Ainsi en est-il, par exemple, du séminaire « Genre, nation et laïcité » accueilli par la Maison des sciences de l’homme début octobre, dont la présentation regorge de références racialistes : « colonialité du genre », « féminisme blanc », « racisation », « pouvoir racial genré » (comprendre : le pouvoir exercé par les « Blancs », de manière systématiquement et volontairement préjudiciable aux individus qu’ils appellent « racisés »).

Or, tout en se présentant comme progressistes (antiracistes, décolonisateurs, féministes…), ces mouvances se livrent depuis plusieurs années à un détournement des combats pour l’émancipation individuelle et la liberté, au profit d’objectifs qui leur sont opposés et qui attaquent frontalement l’universalisme républicain : racialisme, différentialisme, ségrégationnisme (selon la couleur de la peau, le sexe, la pratique religieuse).

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Quelle pertinence accorder au langage artistique quand triomphe le politiquement correct ?

“Nous sommes face à une ubérisation de l’art”

— Propos d’Isabelle Barbéris : recueillis par Lucas Bretonnier —

Dans l’Art du politiquement correct (PUF), Isabelle Barbéris analyse les dérives communautaires, différentialistes et démagogiques de certains metteurs en scène et artistes dans le théâtre public ou l’art contemporain. Mais sa réflexion, précise, subtile et érudite, ne s’arrête pas aux portes de la création artistique. En convoquant Jean Baudrillard, Guy Debord ou Milan Kundera et des philosophes contemporains comme Myriam Revault d’Allonnes, elle met au jour les mécanismes intellectuels qui compromettent le débat.

Marianne : Vous décryptez le règne du « politiquement correct » dans l’art mais votre analyse s’applique à d’autres domaines. L’art serait-il devenu un baromètre de la société ?

Isabelle Barbéris : Jusqu’ici, l’art était dans une espèce d’extraterritorialité par rapport à la cité. Aujourd’hui, nous sommes dans un capitalisme de la connaissance et des savoirs, et l’art est passé de son statut d’exception à celui de modèle. Il a parfaitement intégré la cité et l’économie – ce qui n’empêche pas, au contraire, sa paupérisation.

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«Il y avait le politiquement correct, il y a désormais l’artistiquement correct»

— Entretien avec Isabelle Barbéris par Alexandre Devecchio  —

Isabelle Barbéris vient de publier L’art du politiquement correct (PUF, 2019). Elle décrit la montée en puissance de l’idéologie décoloniale dans l’art et dénonce la destruction des imaginaires par le gauchisme culturel.

Illustration ci-contre : Acteurs grecs tenant des masques, fragment d’une peinture par un peintre de Pronomos, vers 410 av. J-C. Granger NYC/© Granger NYC/Rue des Archives

Agrégée de Lettres modernes, ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay Saint-Cloud, Isabelle Barbéris est Maître de conférences en arts du spectacle à l’université Paris Diderot et chercheuse associée au CNRS. Elle publie cette semaine L’art du politiquement correct (PUF, 2019).

– Nous connaissions le politiquement correct. Votre livre met en lumière l’artistiquement correct ; De quoi s’agit-il exactement? Comment le politiquement correct s’est-il étendu à l’art?

Isabelle BARBERIS.- La question du conformisme n’est pas nouvelle en art. Sans parler des siècles d’hégémonie de l’Académie dans le système des Beaux-Arts, on peut de manière plus subtile songer au «cas Mozart» tel que le décrit le sociologue Norbert Elias: la double vie de l’artiste entre système normatif et quête d’autonomie est constitutive de l’art.

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Comportement Syndical ou Mafieux ?

— Par Pierre Alex Marie-Anne —
C’est la question qu’on peut légitimement se poser à voir l’évolution du conflit à la société de transport SOTRAVOM.
La menace d’une gréve générale est actuellement agitée dont on a le plus grand mal à comprendre la justification.
Son promoteur, chez qui cela devient une véritable marotte,tente d’expliquer qu’il s’agit de protester contre le comportement du Directeur de cette entreprise à qui il est reproché de faire rouler des véhicules en mauvais état,voire dangereux,et qui refuse , paraît-il ,toute discussion mais annonce néanmoins son intention de licencier huit salariés ,en « droit de retrait » depuis quatre mois.
Comme de juste, on entend déjà “le chœur des pleureuses  » apitoyant sur le sort de ces malheureux pères de familles chargés de nombreux enfants à qui ils ne peuvent même pas assurer le pain quotidien.
L’ennui est que toute cette mise en scène théâtrale ne vise qu’à cacher la réalité : Droit de retrait ? décidé unilatéralement par les salariés et non reconnu par la Direction du Travail, seule compétente en la matière avant l’intervention du juge ; comment dans ces conditions se plaindre du non-paiement des salaires alors que la décision de ne pas travailler incombe aux seuls intéressés qui semblent préférer s’adonner aux dominos et aux cartes devant le siège de l’entreprise ;Il sagit en réalité d’une gréve déguisée ,qui n’ose pas dire son nom, et dont les intéressés doivent assumer pleinement et dignement les conséquences.

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Christophe Pomez, directeur des affaires culturelles de la Martinique

Par arrêté du Premier ministre, du ministre de la culture et de la ministre des outre-mer en date du 28 février 2019, M. Christophe POMEZ, inspecteur et conseiller de la création, des enseignements artistiques et de l’action culturelle, est nommé directeur des affaires culturelles de la Martinique à compter du 1er mars 2019 (JO du 1er mars 2019). Il succède à Monsieur Fabrice MORIO qui a pris les fonctions de directeur régional des affaires culturelles de la région Centre-Val de Loire au 1er septembre 2018.

Christophe POMEZ était directeur délégué de l’Institut français de Marrakech depuis septembre 2016, fonction qu’il a également occupé à l’Institut français de Roumanie à Bucarest entre 2013 et 2016. Auparavant, il a été directeur de l’antenne Cluj-Napoca de l’Institut français de Roumanie (2011-2013) et inspecteur et conseiller de la création, des enseignements artistiques et de l’action culturelle à la direction régionale des affaires culturelles d’Auvergne puis à la direction des affaires culturelles-Océan Indien (2005-2011).

► www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Dac-Martinique

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La domesticité à l’épreuve de nous-mêmes

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Les rapports sociaux développés dans les anciennes colonies françaises ont du mal à s’extirper de pratiques empruntées à une autre époque, entre maîtres et esclaves.
En 2000, Jean-Robert Cadet publiait un ouvrage autobiographique Restavec. Enfant esclave en Haïti. Ce professeur américain d’origine haïtienne révélait l’existence des enfants domestiques « placés » dans des familles bourgeoises d’Haïti. Peu après la parution de ce livre, André Schwartz-Bart me disait sa stupéfaction de n’avoir jamais entendu parler de cette affaire par ses amis écrivains haïtiens. Ce phénomène ne figure ni dans l’abondante littérature d’Haïti ni dans la musique ni dans la riche peinture de cette ancienne colonie française. Dès lors, il est difficile de ne pas conclure à la complicité, voire la participation de l’élite à ce travers sociétal. D’ailleurs, les révélations de Jean-Robert Cadet n’ont pas fait bondir les intellectuels haïtiens.

Photo : Les enfants de la Creuse
Originaire de La Réunion, Jacques Martial a publié lui aussi un ouvrage autobiographique. Il était l’un de ces enfants du département de l’Océan indien qui avaient été placés dans des familles d’accueil de la France hexagonale.

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Le blablabla macronien n’apporte aucune réponse !

— Par Max Dorléans (GRS) —

Présenté comme une réponse aux exigences et revendications du mouvement de colère des Gilets jaunes, le « Grand débat » organisé par la Macronie montre en réalité ce qu’il est : une opération en trompe-l’œil, de diversion et de communication, où Macron se met en scène en ignorant les vraies questions posées, pour n’aborder et répondre qu’aux sujets qu’il entend faire valoir.

Il en va ainsi de son esquive relative aux questions concernant l’ISF (impôt sur la fortune), la fermeture des services publics (poste, disparition des hôpitaux de proximité, fermeture de maternités…), les petites retraites, les transports publics, les violences policières, etc., et sa focalisation sur les violences des gilets jaunes (et non d’une minorité de casseurs), sur la taxe carbone réintroduite dans le débat, sur les questions institutionnelles formulées à sa sauce, sur « l‘attribution des 10 milliards »,etc…

Néanmoins, à regarder de plus près, malgré le coup de main extraordinaire que lui donnent tous les medias et leurs invités sur les plateaux télé, Macron n’est pas au bout de sa peine.

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« Savoir Pour Agir », deuxième séminaire

le Samedi 16 Mars à Rivière Salée.

« Lutter pour qui ? Lutter pour quoi ? Lutter comment ? » : C’est le thème proposé par « Jik An Bout » pour la tenue du IIème séminaire « Savoir Pour AGIR ». Comme pour la première édition, qui s’est tenue les 24 et 25 août 2018 dans la commune des Trois-îlets*, l’objectif de ces rencontres est de permettre un débat libre et réellement participatif, autour de problématiques dont la compréhension est déterminante pour notre action dans la vie personnelle et collective.

Les travaux se dérouleront le Samedi 16 Mars à Rivière Salée.
Lotissement La Haut, Chez M. José MUCRET
Les objectifs visés sont de dégager une vision correspondant aux intérêts collectifs, de favoriser la synergie des luttes populaires et de conforter la construction de contre-pouvoirs dans les domaines politiques, économiques, éducatifs et culturels

Programme

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Laboratoire Départemental d’Analyses, symbole de l’incapacité de concevoir et d’agir de nos dirigeants.

— Par Pierre-Alex Marie-Anne —

Pendant que les responsables politiques amusent la galerie avec des histoires d’hymne et de drapeau, les travaux du nouveau laboratoire d’analyses ,outil majeur de la santé publique à la Martinique et seul laboratoire agréé par les ministères concernés pour les analyses d’eaux et d’environnement ,piétinent et s’éternisent.

Initié par l’ex Conseil Général ,dès avant 2010 ,cet outil incomparable à vocation à devenir – tout au moins si nous avions des élus à la hauteur des aspirations de notre petit pays – le fer de lance de toute les recherches nécessaires pour imaginer sur place , en partenariat avec l’Université des Antilles ,des solutions à la véritable catastrophe environnementale, sanitaire et économique que connait notre territoire du fait de la Chloredécone et des Sargasses.

C’est dans de tels champs, de portée internationale, que devraient s’investir prioritairement et démontrer leurs capacités, « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises  » (sic) ; les Fonds Européens ne demandent en effet qu’à être mis au service de projets ambitieux ,utiles et réalistes, encore faut-il en avoir la ferme volonté .

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Qu’est-ce qu’un drapeau nationaliste ?

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Ainsi donc, après la simagrée institutionnelle, voilà donc venue l’heure du drapeau. Un drapeau national, en attendant la nation. Un drapeau national et l’idéologie dont il est le porteur. Pourtant, le temps n’est plus où une idée minoritaire pouvait s’imposer, même si une pratique appliquée pendant un certain temps peut finir nolens volens par se faire adopter.

On a beau couper les cheveux en quatre, si le drapeau Rouge-Vert-Noir a peut-être vocation à devenir un jour drapeau national, il n’est autre pour l’instant que le blason d’un nationalisme décadent où l’un des représentants, non des moindres, peut déclarer tout de go : « je fus indépendantiste », ce qui voudrait dire en toute logique qu’il ne l’est plus.

Aussi, le drapeau paraît venir au secours du mouvement indépendantiste qui paraît avoir épuisé ses charmes. Après la démonstration de l’inanité idéologique de ceux qui le portent, le drapeau nationaliste est donc ce qui reste du nationalisme martiniquais. En termes de « confusionnisme », ces derniers sont les acteurs empressés de l’assimilation.

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Inscriptions sur les listes électorales : dernier délai le 31 mars 2019

Pour pouvoir voter aux élections européennes du dimanche 26 mai 2019, il faut être inscrit sur les listes électorales. Si ce n’est pas le cas, n’oubliez pas d’effectuer votre inscription.

Cette démarche est désormais possible jusqu’au 31 mars 2019 (et non plus jusqu’au 31 décembre de l’année précédant le scrutin comme cela était le cas auparavant). La suppression de la date limite du 31 décembre fait suite à la loi n° 2016-1048.

Pour vous inscrire, trois solutions :

  À savoir :

Les citoyens de l’Union européenne qui résident en France ont également le droit de participer à ces élections dès lors qu’ils sont inscrits sur les listes électorales complémentaires .

Textes de référence

<p « = » »> Loi n° 2016-1048 du 1er août 2016 rénovant les modalités d’inscription sur les listes électorales

 

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Guadeloupe : Un Congrès… Pour des prunes ?

— Par Frantz Succab —

L’idée de Congrès des élus semble faire son chemin parmi les sentiers sinueux des logiques politiciennes. Il finira par se tenir, à la suite de quelques-uns sur 19 ans, convoqués alternativement par l’un ou l’autre des présidents, de la Région ou du Département.

Sera-t-il, enfin, Congrès de la congruence ? Rien n’est moins sûr. Et pourtant, la vraie question se trouve là, dans le « pouki », le « Pour-quoi-faire » : selon que ce Congrès sera considéré comme fin en soi ou, plutôt, comme un lieu à partir duquel s’ouvrirait un vrai horizon politique.

Il convient d’abord de restituer à cet organe son sens premier. « Le Congrès des élus départementaux et régionaux », instauré par la Loi d’Orientation pour l’Outre-Mer (LOOM – 28 mars 2000) est lui-même une évolution institutionnelle. C’est une institution qui, dans le but de permettre aux possessions françaises d’Outremer de se sentir moins ligotées, desserre un peu les liens. Elle permet aux élus de choisir, s’il en est, le lien de dépendance le plus avantageux, à condition de ne jamais le rompre.

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Astérix au bantoustan

— Par Ali Babar Kenjah —

Katjil asou péyi a…

Comme de nombreux Martiniquais j’ai suivi avec attention le lancement du nouveau parti, Péyi-a, co-présidé par J-Ph. Nilor et M. Nadeau. Non seulement avec attention, mais également avec bienveillance parce que la Martinique est véritablement en attente de relève, d’une nouvelle énergie de mobilisation. C’est donc porté par un préjugé favorable que je partage avec le pays ces quelques réflexions mitigées. Car l’attente, sans doute trop empressée, s’est trouvée déçue par une série de détails qui ne s’amalgament pas pour faire sens, mais qui s’entêtent à me poser question. Deux points attirent mon attention plus particulièrement, le premier mineur et l’autre plus sérieux.

1. Le premier point qui me gratte dans la démarche amorcée, c’est son timing. Que personne n’essaie d’argumenter la bonne foi et le hasard du calendrier : l’agenda proposé est un agenda électoraliste ! Cette démarche est lancée anba fèy depuis un certain temps, des mois, voire des années, pourtant elle s’est volontairement inscrite dans ce timing-là comme si de rien n’était !

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Lettre ouverte aux Parlementaires de Martinique, de Guadeloupe, de Guyane

— Par Gilbert Pago —

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

L’histoire et la géographie de nos territoires se conjuguent pour rendre selon nous évidente la mission pour vous qui découle de la brûlante actualité de notre partie du monde. Personne ne peut être sourd aux bruits de bottes que l’on entend poindre pour le Venezuela.

En tant que Parlementaires, vous pouvez goûter facilement aux amères délices de la fiction suivante.

Imaginez le Président de votre Assemblée Nationale ou de votre Sénat, soudain atteint par la folie du pouvoir ou gagné par le « dégagisme » qui s’exprime en ce moment dans les rues de nombreuses villes de France, depuis 14 semaines contre le Président en exercice, se déclare Président à sa place ( on appelle ça un  » président autoproclamé  » ) au motif , d’ailleurs vrai !, que celui-là n’a été élu que par une minorité du corps électoral français.

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14 février 1974

—Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Sur le plateau Chalvet
tous ensemble ils marchaient,
leur commune misère
d’étendard leur servant,
de cinq malheureux francs
désirant seulement
augmenter leur salaire
trop maigre au demeurant
afin que leurs enfants
ne meurent pas de faim
pour aller à l’école.
Ouvriers agricoles,
des coupeurs de banane
tous unis dans la grève,
par désespoir poussés
à cette extrémité.

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Haïti, une expérience acide

— Par Heidi Fortuné, magistrat, ancien ministre de la justice et de la sécurité publique —
Pendant que certains se battaient pour le poste, moi je suis arrivé là au hasard de la composition de l’équipe gouvernementale. Ma réputation de Magistrat intègre et compétent y était pour beaucoup. J’ai affronté des tempêtes, déjoué des complots et évité toutes sortes de pièges. J’ai fait face à des grèves téléguidées en cascades et jonglé avec des politiciens véreux. Enfin, je me suis heurté à certains collègues ou proches du Président sans oublier les parlementaires, pour la plupart, des mendiants arrogants dont le pays se seraient royalement passés tant ils sont nocifs et inutiles. Ceci, pour décrire l’expérience que j’ai vécue dans l’arène politique haïtien pendant treize longs mois (23 mars 2017 – 23 avril 2018).

Après avoir intégré le gouvernement Moise-Lafontant comme Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, j’ai vu un système judiciaire plein de talents et de dévouement mais aussi lent et corrompu, exactement comme je le connaissais. J’étais, par contre, surpris par la difficulté à passer aux réalisations, à livrer au fond ce que la population en général et les justiciables en particulier attendaient comme résultats parce qu’il y a toujours un manque de rapidité et de vivacité dans les démarches.

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Emmanuel Macron pourra-t-il échapper à la démission ?

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Le référendum est un procédé de consultation avec effet exécutoire et c’est ce caractère décisionnel qui le distingue de la consultation populaire du type de celles qui ont été organisées en Martinique en décembre 2003 et février 2010. De même qu’avait été finalement annulé le référendum envisagé par le général de Gaulle en 1968, il y a lieu de penser qu’il n’en sera pas proposé un pour résoudre la crise que connaît aujourd’hui la France. En échange, les analystes s’orientent en meute, comme pour le referendum délaissé, en faveur de la dissolution de l’assemblée nationale.
En 1968, le succès de la dissolution avait été possible parce que les partis politiques structuraient la vie politique. En face de la majorité UNR-UDT et RI (Républicains indépendants), il y avait une opposition parfaitement identifiée autour de discours portés par des partis et des leaders reconnus. La « chienlit » qui n’avait duré qu’un mois plein ne peut être comparée aux samedis jaunes (4 jours par mois et non perte de salaires).

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Politique et humanisme à la Martinique

Par Roland Tell —

Pour tout Martiniquais, qu’il soit noir, béké, indien, au-dessus du temps actuel, qu’on le veuille ou non, reste toujours l’esclavage des débuts historiques. Paraphrasant Nietzsche, on peut dire que c’est ce qui nous « meut et qui nous met en chaleur » dans la société d’aujourd’hui, en tous cycles d’évolution, comme en tous cycles de culture. Est-ce à dire qu’il est vain d’espérer un humanisme martiniquais, regroupant les races concernées, dans une dynamique historique d’émancipation politique ? Est-ce à dire qu’il est vain de vouloir faire peuple pour la liberté politique, et pour « l’ultime ivresse » de l’émancipation ?

Y aura-t-il un jour un humanisme martiniquais, un humanisme héroïque, transcendantal, se situant au-delà des intérêts sociaux et économiques, plus précisément dits de race et de domination ? Ici en Martinique, là où sont partout les amas d’ossements, à défaut d’ossuaires bien constitués dans nos villes principales, pour davantage fixer les martyrs dans la mémoire collective, et permettre ainsi bien des résurrections, par le témoignage et par le souvenir !

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Referendum : on met la charrue avant les bœufs

— Par Yves-Léopold Monthieux
Les analyses faites autour d’un possible référendum au terme du Grand débat ne paraissent pas relever d’un usage normal de ce mode de consultation. La nature du referendum est son caractère exécutoire. Le lendemain du vote, lorsqu’il est favorable, il doit entrer en vigueur. Il ne doit pas ressembler à un vote de confiance, sans effet décisionnel, suivant une déclaration de politique générale du gouvernement devant l’assemblée nationale.
Par ailleurs, le sujet à soumettre au vote précède toujours le choix du mode de consultation. Pour tous les référendums on a connu les textes avant de fixer la procédure de la consultation adéquate. Ainsi, en 2005, le texte du traité européen étant connu, on a tergiversé avant de choisir le referendum plutôt que le congrès à Versailles. Aujourd’hui, on veut faire un referendum mais on ne sait pas quelle(s) question(s) poser. Le principe du référendum étant retenu, le débat porte sur le texte à soumettre à l’électeur. On met la charrue avant les bœufs. Encore un essai d’instrumentalisation du referendum.

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Pas…(Étit lespri févriyé dé-mil-nef ?) & Vendredi 6 mars 2019

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Pas…(Étit lespri févriyé dé-mil-nef ?)

Pas tan-an ka vin pou pep-la lévé doubout,
pas lavi an nonm two kout, fout !
kouté’y an lari-a palé épi an sel vwa
pou mandé tousa i ni dwa.
Pas mépri bétjé-a lévé kòlè pep-la,
pas nou té bon épi pwofitasion,
pas Gwadloup ek Matinik sé dé nasion,
pas lè ni an volonté ni an lawout,
pas nou vlé dinité nou épi sé tout,
pas lavi nou sé an konba ki pa jen bout,
pas sé solidarité ka pòté lespwa,
pas sé an kréyol i tan pou mwen di tousa,
divini ich nou ké plen épi lajwa !

Patrick Mathelié-Guinlet

Vendredi 6 mars 2019

Tous debout devant la Maison des Syndicats
malgré des lacrymos, l’épaisse, âcre fumée,
la marée rouge du fier peuple de Foyal
résiste à l’arrogance de l’armée coloniale,

scandant comme on le fait un hymne national :
« Yo armé, nou pa armé, sé pou la viktwa
nou ka alé ! » Ferveur d’une seule et même voix
en dansant tel en un vidé de carnaval…

Convaincus de leurs droits, au-delà de la peur,
sans armes, leurs mains nues levées avec ardeur,
ils font reculer à la force de leur chant
les gendarmes macoutes, armés, eux, jusqu’aux dents !

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