Politiques

Le blablabla macronien n’apporte aucune réponse !

— Par Max Dorléans (GRS) —

Présenté comme une réponse aux exigences et revendications du mouvement de colère des Gilets jaunes, le « Grand débat » organisé par la Macronie montre en réalité ce qu’il est : une opération en trompe-l’œil, de diversion et de communication, où Macron se met en scène en ignorant les vraies questions posées, pour n’aborder et répondre qu’aux sujets qu’il entend faire valoir.

Il en va ainsi de son esquive relative aux questions concernant l’ISF (impôt sur la fortune), la fermeture des services publics (poste, disparition des hôpitaux de proximité, fermeture de maternités…), les petites retraites, les transports publics, les violences policières, etc., et sa focalisation sur les violences des gilets jaunes (et non d’une minorité de casseurs), sur la taxe carbone réintroduite dans le débat, sur les questions institutionnelles formulées à sa sauce, sur « l‘attribution des 10 milliards »,etc…

Néanmoins, à regarder de plus près, malgré le coup de main extraordinaire que lui donnent tous les medias et leurs invités sur les plateaux télé, Macron n’est pas au bout de sa peine.…

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« Savoir Pour Agir », deuxième séminaire

le Samedi 16 Mars à Rivière Salée.

« Lutter pour qui ? Lutter pour quoi ? Lutter comment ? » : C’est le thème proposé par « Jik An Bout » pour la tenue du IIème séminaire « Savoir Pour AGIR ». Comme pour la première édition, qui s’est tenue les 24 et 25 août 2018 dans la commune des Trois-îlets*, l’objectif de ces rencontres est de permettre un débat libre et réellement participatif, autour de problématiques dont la compréhension est déterminante pour notre action dans la vie personnelle et collective.

Les travaux se dérouleront le Samedi 16 Mars à Rivière Salée.
Lotissement La Haut, Chez M. José MUCRET
Les objectifs visés sont de dégager une vision correspondant aux intérêts collectifs, de favoriser la synergie des luttes populaires et de conforter la construction de contre-pouvoirs dans les domaines politiques, économiques, éducatifs et culturels

Programme

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Laboratoire Départemental d’Analyses, symbole de l’incapacité de concevoir et d’agir de nos dirigeants.

— Par Pierre-Alex Marie-Anne —

Pendant que les responsables politiques amusent la galerie avec des histoires d’hymne et de drapeau, les travaux du nouveau laboratoire d’analyses ,outil majeur de la santé publique à la Martinique et seul laboratoire agréé par les ministères concernés pour les analyses d’eaux et d’environnement ,piétinent et s’éternisent.

Initié par l’ex Conseil Général ,dès avant 2010 ,cet outil incomparable à vocation à devenir – tout au moins si nous avions des élus à la hauteur des aspirations de notre petit pays – le fer de lance de toute les recherches nécessaires pour imaginer sur place , en partenariat avec l’Université des Antilles ,des solutions à la véritable catastrophe environnementale, sanitaire et économique que connait notre territoire du fait de la Chloredécone et des Sargasses.

C’est dans de tels champs, de portée internationale, que devraient s’investir prioritairement et démontrer leurs capacités, « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises  » (sic) ; les Fonds Européens ne demandent en effet qu’à être mis au service de projets ambitieux ,utiles et réalistes, encore faut-il en avoir la ferme volonté .

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Qu’est-ce qu’un drapeau nationaliste ?

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Ainsi donc, après la simagrée institutionnelle, voilà donc venue l’heure du drapeau. Un drapeau national, en attendant la nation. Un drapeau national et l’idéologie dont il est le porteur. Pourtant, le temps n’est plus où une idée minoritaire pouvait s’imposer, même si une pratique appliquée pendant un certain temps peut finir nolens volens par se faire adopter.

On a beau couper les cheveux en quatre, si le drapeau Rouge-Vert-Noir a peut-être vocation à devenir un jour drapeau national, il n’est autre pour l’instant que le blason d’un nationalisme décadent où l’un des représentants, non des moindres, peut déclarer tout de go : « je fus indépendantiste », ce qui voudrait dire en toute logique qu’il ne l’est plus.

Aussi, le drapeau paraît venir au secours du mouvement indépendantiste qui paraît avoir épuisé ses charmes. Après la démonstration de l’inanité idéologique de ceux qui le portent, le drapeau nationaliste est donc ce qui reste du nationalisme martiniquais.

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Inscriptions sur les listes électorales : dernier délai le 31 mars 2019

Pour pouvoir voter aux élections européennes du dimanche 26 mai 2019, il faut être inscrit sur les listes électorales. Si ce n’est pas le cas, n’oubliez pas d’effectuer votre inscription.

Cette démarche est désormais possible jusqu’au 31 mars 2019 (et non plus jusqu’au 31 décembre de l’année précédant le scrutin comme cela était le cas auparavant). La suppression de la date limite du 31 décembre fait suite à la loi n° 2016-1048.

Pour vous inscrire, trois solutions :

  À savoir :

Les citoyens de l’Union européenne qui résident en France ont également le droit de participer à ces élections dès lors qu’ils sont inscrits sur les listes électorales complémentaires .

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Guadeloupe : Un Congrès… Pour des prunes ?

— Par Frantz Succab —

L’idée de Congrès des élus semble faire son chemin parmi les sentiers sinueux des logiques politiciennes. Il finira par se tenir, à la suite de quelques-uns sur 19 ans, convoqués alternativement par l’un ou l’autre des présidents, de la Région ou du Département.

Sera-t-il, enfin, Congrès de la congruence ? Rien n’est moins sûr. Et pourtant, la vraie question se trouve là, dans le « pouki », le « Pour-quoi-faire » : selon que ce Congrès sera considéré comme fin en soi ou, plutôt, comme un lieu à partir duquel s’ouvrirait un vrai horizon politique.

Il convient d’abord de restituer à cet organe son sens premier. « Le Congrès des élus départementaux et régionaux », instauré par la Loi d’Orientation pour l’Outre-Mer (LOOM – 28 mars 2000) est lui-même une évolution institutionnelle. C’est une institution qui, dans le but de permettre aux possessions françaises d’Outremer de se sentir moins ligotées, desserre un peu les liens. Elle permet aux élus de choisir, s’il en est, le lien de dépendance le plus avantageux, à condition de ne jamais le rompre.…

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Astérix au bantoustan

— Par Ali Babar Kenjah —

Katjil asou péyi a…

Comme de nombreux Martiniquais j’ai suivi avec attention le lancement du nouveau parti, Péyi-a, co-présidé par J-Ph. Nilor et M. Nadeau. Non seulement avec attention, mais également avec bienveillance parce que la Martinique est véritablement en attente de relève, d’une nouvelle énergie de mobilisation. C’est donc porté par un préjugé favorable que je partage avec le pays ces quelques réflexions mitigées. Car l’attente, sans doute trop empressée, s’est trouvée déçue par une série de détails qui ne s’amalgament pas pour faire sens, mais qui s’entêtent à me poser question. Deux points attirent mon attention plus particulièrement, le premier mineur et l’autre plus sérieux.

1. Le premier point qui me gratte dans la démarche amorcée, c’est son timing. Que personne n’essaie d’argumenter la bonne foi et le hasard du calendrier : l’agenda proposé est un agenda électoraliste ! Cette démarche est lancée anba fèy depuis un certain temps, des mois, voire des années, pourtant elle s’est volontairement inscrite dans ce timing-là comme si de rien n’était !…

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Lettre ouverte aux Parlementaires de Martinique, de Guadeloupe, de Guyane

— Par Gilbert Pago —

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

L’histoire et la géographie de nos territoires se conjuguent pour rendre selon nous évidente la mission pour vous qui découle de la brûlante actualité de notre partie du monde. Personne ne peut être sourd aux bruits de bottes que l’on entend poindre pour le Venezuela.

En tant que Parlementaires, vous pouvez goûter facilement aux amères délices de la fiction suivante.

Imaginez le Président de votre Assemblée Nationale ou de votre Sénat, soudain atteint par la folie du pouvoir ou gagné par le « dégagisme » qui s’exprime en ce moment dans les rues de nombreuses villes de France, depuis 14 semaines contre le Président en exercice, se déclare Président à sa place ( on appelle ça un  » président autoproclamé  » ) au motif , d’ailleurs vrai !, que celui-là n’a été élu que par une minorité du corps électoral français.…

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14 février 1974

—Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Sur le plateau Chalvet
tous ensemble ils marchaient,
leur commune misère
d’étendard leur servant,
de cinq malheureux francs
désirant seulement
augmenter leur salaire
trop maigre au demeurant
afin que leurs enfants
ne meurent pas de faim
pour aller à l’école.
Ouvriers agricoles,
des coupeurs de banane
tous unis dans la grève,
par désespoir poussés
à cette extrémité.…

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Haïti, une expérience acide

— Par Heidi Fortuné, magistrat, ancien ministre de la justice et de la sécurité publique —
Pendant que certains se battaient pour le poste, moi je suis arrivé là au hasard de la composition de l’équipe gouvernementale. Ma réputation de Magistrat intègre et compétent y était pour beaucoup. J’ai affronté des tempêtes, déjoué des complots et évité toutes sortes de pièges. J’ai fait face à des grèves téléguidées en cascades et jonglé avec des politiciens véreux. Enfin, je me suis heurté à certains collègues ou proches du Président sans oublier les parlementaires, pour la plupart, des mendiants arrogants dont le pays se seraient royalement passés tant ils sont nocifs et inutiles. Ceci, pour décrire l’expérience que j’ai vécue dans l’arène politique haïtien pendant treize longs mois (23 mars 2017 – 23 avril 2018).

Après avoir intégré le gouvernement Moise-Lafontant comme Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, j’ai vu un système judiciaire plein de talents et de dévouement mais aussi lent et corrompu, exactement comme je le connaissais.…

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Emmanuel Macron pourra-t-il échapper à la démission ?

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Le référendum est un procédé de consultation avec effet exécutoire et c’est ce caractère décisionnel qui le distingue de la consultation populaire du type de celles qui ont été organisées en Martinique en décembre 2003 et février 2010. De même qu’avait été finalement annulé le référendum envisagé par le général de Gaulle en 1968, il y a lieu de penser qu’il n’en sera pas proposé un pour résoudre la crise que connaît aujourd’hui la France. En échange, les analystes s’orientent en meute, comme pour le referendum délaissé, en faveur de la dissolution de l’assemblée nationale.
En 1968, le succès de la dissolution avait été possible parce que les partis politiques structuraient la vie politique. En face de la majorité UNR-UDT et RI (Républicains indépendants), il y avait une opposition parfaitement identifiée autour de discours portés par des partis et des leaders reconnus. La « chienlit » qui n’avait duré qu’un mois plein ne peut être comparée aux samedis jaunes (4 jours par mois et non perte de salaires).…

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Politique et humanisme à la Martinique

Par Roland Tell —

Pour tout Martiniquais, qu’il soit noir, béké, indien, au-dessus du temps actuel, qu’on le veuille ou non, reste toujours l’esclavage des débuts historiques. Paraphrasant Nietzsche, on peut dire que c’est ce qui nous « meut et qui nous met en chaleur » dans la société d’aujourd’hui, en tous cycles d’évolution, comme en tous cycles de culture. Est-ce à dire qu’il est vain d’espérer un humanisme martiniquais, regroupant les races concernées, dans une dynamique historique d’émancipation politique ? Est-ce à dire qu’il est vain de vouloir faire peuple pour la liberté politique, et pour « l’ultime ivresse » de l’émancipation ?

Y aura-t-il un jour un humanisme martiniquais, un humanisme héroïque, transcendantal, se situant au-delà des intérêts sociaux et économiques, plus précisément dits de race et de domination ? Ici en Martinique, là où sont partout les amas d’ossements, à défaut d’ossuaires bien constitués dans nos villes principales, pour davantage fixer les martyrs dans la mémoire collective, et permettre ainsi bien des résurrections, par le témoignage et par le souvenir !

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Referendum : on met la charrue avant les bœufs

— Par Yves-Léopold Monthieux
Les analyses faites autour d’un possible référendum au terme du Grand débat ne paraissent pas relever d’un usage normal de ce mode de consultation. La nature du referendum est son caractère exécutoire. Le lendemain du vote, lorsqu’il est favorable, il doit entrer en vigueur. Il ne doit pas ressembler à un vote de confiance, sans effet décisionnel, suivant une déclaration de politique générale du gouvernement devant l’assemblée nationale.
Par ailleurs, le sujet à soumettre au vote précède toujours le choix du mode de consultation. Pour tous les référendums on a connu les textes avant de fixer la procédure de la consultation adéquate. Ainsi, en 2005, le texte du traité européen étant connu, on a tergiversé avant de choisir le referendum plutôt que le congrès à Versailles. Aujourd’hui, on veut faire un referendum mais on ne sait pas quelle(s) question(s) poser. Le principe du référendum étant retenu, le débat porte sur le texte à soumettre à l’électeur. On met la charrue avant les bœufs.…

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Pas…(Étit lespri févriyé dé-mil-nef ?) & Vendredi 6 mars 2019

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Pas…(Étit lespri févriyé dé-mil-nef ?)

Pas tan-an ka vin pou pep-la lévé doubout,
pas lavi an nonm two kout, fout !
kouté’y an lari-a palé épi an sel vwa
pou mandé tousa i ni dwa.
Pas mépri bétjé-a lévé kòlè pep-la,
pas nou té bon épi pwofitasion,
pas Gwadloup ek Matinik sé dé nasion,
pas lè ni an volonté ni an lawout,
pas nou vlé dinité nou épi sé tout,
pas lavi nou sé an konba ki pa jen bout,
pas sé solidarité ka pòté lespwa,
pas sé an kréyol i tan pou mwen di tousa,
divini ich nou ké plen épi lajwa !

Patrick Mathelié-Guinlet

Vendredi 6 mars 2019

Tous debout devant la Maison des Syndicats
malgré des lacrymos, l’épaisse, âcre fumée,
la marée rouge du fier peuple de Foyal
résiste à l’arrogance de l’armée coloniale,

scandant comme on le fait un hymne national :
« Yo armé, nou pa armé, sé pou la viktwa
nou ka alé ! …

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Le 4 Février 1794 la Convention signe le décret d’abolition de l’esclavage

4 février 1794: Toussaint Louverture obligea la France à signer la première abolition de l’esclavage

— Par Alain Foix —

Le 4 Février 1794 la Convention signe le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises et confirme ainsi l’initiative à Saint-Domingue des commissaires civils Sonthonax et Polverel, contraints de le faire sous la pression du Général Toussaint Louverture et de son armée. Toussaint Louverture, ancien esclave devenu général de l’armée espagnole combattra les français jusqu’à ce qu’ils plient le genou et accordent l’abolition de l’esclavage contre son ralliement à la France pour combattre les Anglais qui assiègent Saint-Domingue.

Toussaint Louverture deviendra alors général français puis gouverneur de l’île après que le commissaire Sonthonax ait été obligé de rentrer en France où il fut fait prisonnier et manqua de passer sous la guillotine pour avoir pris cette initiative d’abolition contre le gré de la Convention un an plus tôt.

Cependant, le 4 février 1794, en présence de trois députés envoyés par le gouverneur Toussaint Louverture (un blanc, un mulâtre et un noir), la Convention signa finalement cette abolition.…

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À propos de la soi-disant « sur-rémunération  » des fonctionnaires

— Communiqué du SNUEP-FSU —

Le SNUEP-FSU, une nouvelle fois, condamne fermement les propos tenus vendredi par E. MACRON, cette fois-ci lors du débat sur l’outremer.

Le Président de la République a en effet choisi de continuer sa croisade contre la partie d’entre nous, qui, suite à des concours difficiles, a choisi d’embrasser la carrière de fonctionnaires. Ces derniers sont accusés-et manifestement le ridicule n’étrangle pas Président- d’être responsables de la « vie chère » en outremer.

Cette incroyable mise à l’index s’est déroulée devant un parterre de premiers édiles, préférant lâchement s’engoncer dans un mutisme impardonnable, feignant ne pas savoir qu’ils ont pour mission de défendre ceux qui les ont élus.
Ils participaient pourtant à un débat « à bâtons rompus où ils devaient dire les choses de façon directe » dixit le Président. Leurs réactions et réprobation étaient donc permises. Même les plus sanguines…Même les plus épidermiques… .

Personne n’est dupe de la politique stérile menée par E.MACRON et de ses tentatives pour braquer les Martiniquais les uns contre les autres.…

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« Violences contre les médias » : amalgames et mauvais procès

— par Frédéric Lemaire, Pauline Perrenot —

Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », une défiance s’exprime envers les médias dominants et s’est traduite par un certain nombre de discours critiques et d’initiatives, allant de l’organisation de manifestations devant des sièges de grands médias au blocage d’imprimeries. Elle s’est également exprimée par des agressions verbales et physiques contre des journalistes de terrain. Certains éditorialistes, directeurs de journaux ou prétendus « experts » ne se sont pas privés des mettre toutes ces expressions de la colère à l’égard des grands médias dans un seul et (trop) grand sac : celui de la haine des médias et de la démocratie. Retour sur ces amalgames et mauvais procès.

Dans la nuit du 26 décembre, une vingtaine de gilets jaunes se sont postés à la sortie de l’imprimerie du groupe Ouest-France, au sud de Nantes, pour bloquer l’acheminement de plusieurs titres. Quelques jours plus tard, l’Est Républicain a fait l’objet d’actions similaires ; le 10 janvier, la distribution de La Charente libre a été mise à mal et dans la nuit du 11 au 12 janvier, L’Yonne républicaine, le Journal du Centre ou encore La Voix du Nord ont vu leur diffusion empêchée par le blocage de leurs centres d’impressions.…

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Macron face aux revendications des élus d’Outre-mer

— Par Anne-Charlotte Dusseaulx —

Emmanuel Macron a reçu vendredi soir des élus d’Outre-mer à l’Élysée dans le cadre du grand débat. La discussion a duré sept heures. Certains ont dénoncé une opération de communication.

« Nous n’avons pas fait 8.000 km pour parler deux minutes » : venus des Antilles, de Réunion, Mayotte ou de Guyane, la centaine d’élus présents vendredi dans la salle des fêtes rénovée de l’Élysée n’a plus lâché le micro énumérant les problèmes de leurs territoires, de la vie chère à l’immigration clandestine, en passant par la prolifération des sargasses ou les dangers du chlordécone. Au point qu’au bout de 5 heures, Emmanuel Macron a repris à la ministre Annick Girardin la direction du débat, pour mettre un terme au défilé des intervenants qui se prolongeait bien au-delà des inscrits.

« Non, les enfants » (sic!), leur a-t-il lancé, « sinon, c’est la fin des haricots ». « On ne va pas faire Shéhérazade! …

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La mobilisation pour sauvegarder l’Humanité prend corps

— Par Patrick Apel-Muller —

Le tribunal de commerce de Bobigny rendra son délibéré le 7 février. Les manifestations d’attachement à notre journal se multiplient.

Les juges ont examiné hier matin la situation économique du journal, entendu le directeur et le représentant des salariés. L’Humanité s’était placée sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny. Celui-ci rendra son jugement en délibéré le 7 février.

Dès l’annonce de cette procédure et la publication lundi de l’appel à la « Mobilisation générale pour l’Humanité » signée de son directeur, Patrick Le Hyaric, les réactions de solidarité se sont multipliées. Celles de nos lecteurs d’abord, qui jugent « impossible » de perdre leur journal et égrènent ce qu’ils y trouvent et qu’on ne leur présente nulle part ailleurs. Sur les réseaux sociaux, des parlementaires s’engagent et relaient des appels à la mobilisation : André Chassaigne, Sébastien Jumel, Éliane Assassi ou Fabien Gay. Des élus LaREM, LR, radicaux de gauche ou socialistes disent aussi que, quels que soient les désaccords qu’ils peuvent avoir avec des prises de position du journal, celui-ci doit absolument exister.…

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Rejet du droit d’appel de Mumia Abu-Jamal

Le procureur de Philadelphie, Larry Krasner a rejeté, le vendredi 25 janvier, la décision du juge Léon Tucker d’un droit d’appel pour Mumia Abu-Jamal. Larry Krasner, sans autre commentaire, a refusé ce droit d’appel quelques heures seulement avant l’expiration du délai légal de recours.

Maître Judith Ritter, l’avocate de Mumia Abu-Jamal, s’est déclarée « très déçue que le procureur s’oppose à ce que son client puisse enfin plaider devant un tribunal impartial, ce qui a motivé la décision objective du juge en considération du fait que ce droit ne lui a jamais été accordé ».

De son côté, la police, par la voix du président du syndicat des officiers de Philadelphie, a tenu à féliciter le procureur pour cette  » bonne décision « . Rappelons que ces derniers mois la police a mené campagne (largement couverte par les médias) aux côtés de la veuve FAULKNER pour que le « tueur de flic reste en prison jusqu’à sa mort ».

Quelques jours avant cette contestation, le Bureau du procureur avait déclaré avoir trouvé six boîtes concernant le dossier d’Abu-Jamal dans un local de stockage.…

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« C’est irresponsable de parler de coup d’État au Venezuela »

— Par Sarah Diffalah —

Paula Vasquez Lezama est spécialiste du Venezuela. Elle décrypte la situation après l’autoproclamation de Juan Guaido comme président par intérim.

Le Venezuela s’est réveillé ce jeudi 24 janvier avec deux présidents : Nicolas Maduro, réélu le 20 mai 2018 lors d’un scrutin boycotté par la coalition de l’opposition (une élection non reconnue par une partie de la communauté internationale), et Juan Guaido, président du Parlement, nouvelle figure de l’opposition. Décryptage de la spécialiste du Venezuela, Paula Vasquez Lezama, chargée de recherche au CNRS.

En France, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « tentative de coup d’Etat », reprenant les paroles de Nicolas Maduro. Peut-on parler de « coup d’Etat » ?

Bien sûr que non ! C’est irresponsable de dire cela. C’est de la manipulation. Nicolas Maduro a usurpé son élection. Elle n’est pas légitime. L’opposition a essayé de respecter la Constitution. A la suite de la fraude électorale de 2018, le président de l’Assemblée nationale a prêté serment comme président par intérim, en accord avec la Constitution.…

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Meeting de solidarité avec « la révolution bolivarienne »

Jeudi 31 janvier 2019 à 18h Maison des syndicats à FdF

— Par le CNCP, le PKLS, le MODEMAS —

Non à l’ingérence ! Non à la subversion ! Solidarité avec la révolution bolivarienne

Les médias au service des multinationales intensifient leur campagne de désinformation pour justifier le renversement d’un Président démocratiquement élu.
Le même MACRON qui réprime sauvagement les « Gilets Jaunes » et multiplient des mesures fascisantes en France a le culot d’ordonner au Président MADURO d’organiser des élections et de se plier devant un coup d’Etat téléguidé par le fasciste TRUMP.
Toute notre région risque d’être déstabilisée par la politique agressive des puissances impérialistes occidentales qui bafouent les règles les plus élémentaires du droit international.
Pour connaître la vérité sur la situation au Venezuela
Pour manifester notre solidarité avec le peuple vénézuélien
LE CNCP, LE PKLS, LE MODEMAS
VOUS INVITENT AU MEETING QU’ILS ORGANISENT
JEUDI 31 JANVIER 2019 A 18 H
Maison des syndicats à Fort-de-France…

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Déclaration de l’U.P.L.G sur la situation en Guadeloupe

Les travailleurs du secteur du commerce et de la grande distribution sont en lutte depuis plus d’un mois à MILENIS et à PROMOCASH pour s’opposer à la baisse de leurs revenus décidée par leur patron et le groupe DESPOINTES. La durée de cette grève met en lumière la volonté d’un patron de faire plier les travailleurs et de les obliger à accepter sans conditions ses décisions même quand celles-ci vont dans le sens de la diminution de leur revenu déjà très bas. Des mères et des pères de famille travaillant depuis deux à trois dizaines d’années dans ces entreprises ont décidé de ne pas se laisser faire. Le groupe DESPOINTES qui continue à engranger des bénéfices substantielles chaque année en veut encore plus.
Cette grève qui voit le jour 10 ans exactement après le grand mouvement du LKP est une mise à l’épreuve imposée par le grand patronat. Ces profiteurs veulent montrer, dix ans après, que le système de pwofitasyon remis en cause par le LKP est plus que jamais présent et qu’il a des beaux jours devant lui.…

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Drapo Wouj-Vèw-Nwè

— Par Daniel M. Berté —

Nou pé pa ritjilé
Listwa-nou ka vansé
Souvantman i matjé
Epi la koulè wouj

Lè zafè-nou mélé
Nou bizwen débrouyé
Lespérans-nou plasé
Anba sign koulè vèw

Ki moun ka désidé
Ki drapo pou lévé
Kat sèpen térasé
I rété wouj-vèw-nwè
***

Sewten ka asiré
Ki sé an gran lidé
Sosializm yo kriyé
Ki prézanté an wouj

Ek pou senbolizé
Péyizannri lévé
I ka riprézanté
Epi la koulè vèw

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Le Mémento des Élections – 2007-2017 – Guyane

— de Olivier Ernest JEAN-MARIE —
Qui étaient les candidats à Kourou lors des élections municipales de 2008 ? Quels étaient les scores des candidats au premier tour des élections législatives de la 2ème circonscription en 2012? Quel était le taux de participation aux élections européennes de 2009 en Guyane? Combien ont dépensé les listes ayant participé aux élections régionales de 2010? Quelles ont été les dépenses électorales des candidats dans la 1ère circonscription lors des élections législatives de 2017? Quel est le montant des indemnités des conseillers à l’Assemblée de Guyane? Qui sont les conseillers communautaires de la CACL ou de la CCEG? Quel est le montant de l’aide publique versée au Parti Socialiste Guyanais ou au mouvement Walwari de 2008 à 2017? Si ces questions vous intéressent, vous trouverez toutes les réponses à l’intérieur de ce mémento qui s’inscrit dans une double démarche de promotion de la culture de la transparence démocratique et de contribution à la connaissance des institutions, des femmes et des hommes qui animent la vie politique Guyanaise.…

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