Cinéma

« Moonligth » de Barry Jenkins

— Par Guy Gabriel —

film américain; avec Ashton Sanders,Trevan Rhodes, Mahershala Ali, Naomis Harris

Le destin étrange d’un jeune américain noir dans un Miami qui se bat contre la drogue se présente comme une sorte de triptyque étouffant et passionnant à la fois ; Moonlight est la peinture d’une vie, celle, d’abord, de Little enfant mutique, puis de Chiron (Little devenu adolescent) cet enfant sans père élevé par une mère encore plus perturbée que lui et qui deviendra un jeune adulte violent, une manière pour lui de vivre dans un contexte chaotique, comme si il avait trouvé un moyen d’exister vraiment. Très curieusement, Moonligth est un film plutôt lumineux à la construction classique, en somme, mais mis en scène avec un certain brio ; on assiste à la prise de conscience de sa sexualité de ce garçon, d’abord par le regard des autres, puis par l’expérience ; tout cela est montré avec presque de la tendresse, même si, plus on avance dans le film, on sent que la violence va finir par s’installer dans vie à la fois banale dans cette société, mais où le désir de s’en sortir est loin d’être absent, quelqu’en soit les moyens utilisés ; car on sent bien que le propos du film, ne serait-ce qu’en filigrane, c’est la fracture sociale d’un pays qui s’avère être de moins en moins un pays où l’intelligence occupe une place prépondérante (l’arrivée de son actuel président au pouvoir en est la preuve évidente).…

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« La Confession », film de Nicolas Boukhrief

Par Guy Gabriel

 film français avec Romain Duris, Marine Vacth, Ann Le Ny

Nous sommes en pleine seconde Guerre mondiale, pendant l’Occupation ; Léon Morin est le jeune prêtre fraichement nommé dans un petit village français ; son arrivée provoque un certain émoi dans la population ; il est jeune et beau ; les hommes sont au front ou emprisonnés. Emoustillée par ses collègues de bureau, Barny, une jeune communiste, athée, et dont le mari est emprisonné au front, va finir par chercher à rencontrer ce prêtre afin de confronter ses idées aux siennes. Le rapport va être tendu, dans un premier temps….

Après Jean-Pierre Melville (1961), Nicolas Boukhrief s’empare du roman (Prix Goncourt 1952) de Béatrix Beck Léon Morin prêtre, pour en faire un film magnifique, à la fois sur une relation ambigüe entre une jeune femme, aux idées qu’on pourrait qualifier de progressistes et un jeune prêtre intelligent, généreux et attentif au monde qui l’entoure, et sur une époque trouble et troublée ; nous sommes, en effet, en pleine seconde Guerre mondiale.…

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Aux RCM 2017, d’un continent à l’autre, les derniers feux sur la toile.

— par Janine Bailly —

De ces ultimes séances aux RCM, j’ai eu loisir de voir trois films, venus de continents ou pays différents, Afrique, Amérique, République de Haïti. Trois films propres à nous dépayser, par les lieux, par les personnages, par la forme ou par les sujets abordés.

Guetty Felin a écrit une ode à son île, Haïti, un poème d’images en forme de déclaration, et c’est  Ayiti mon amour, qui sur fond de mer et sable blond, entrelace la vie réelle aux fantasmes de ses personnages. De son île, quand bien même certains plans sont aptes à nous faire entrevoir la pollution des eaux, chiffons épars dans la mer, débris sur la côte au milieu des galets, quand aussi le jeune Orphée pleure son père disparu dans le dernier tremblement de terre, elle donne une vision belle et positive, presque idyllique, effaçant les clichés qui toujours nous parlent de misère et pauvreté, de catastrophes, cyclones et séismes.…

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RCM 2017 – Suite (3)

Moonlight, Neruda

— Par Selim Lander —

Moonlight de Barry Jenkins

Oscar du meilleur film cette année, il n’est pas surprenant que la projection en VO dans le cadre des RCM ait fait le plein des spectateurs. On a tellement parlé de ce film dans les médias, avant même qu’il ait reçu l’oscar, que l’on pouvait avoir l’impression de l’avoir déjà vu. Il n’en est rien, évidemment, et, de toute façon, un bon film se laisse voir et revoir. Or Moonlight est incontestablement un bon film.

Une réserve préalable, cependant, concerne la manière dont des esprits fragiles risquent d’interpréter le film. Que montre-t-il en effet ?
– Le petit Chiron (c’est le nom du héros), un enfant noir du ghetto de Miami, maltraité par la vie ne trouve de réconfort qu’auprès de Juan, un dealer (prospère chef de réseau) au grand cœur et de la compagne d’y-celui. …

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RCM 2017, mercredi 23 : Un jour de soleil voilé

— par Janine Bailly —

De la Colombie, à l’honneur sur l’écran de la salle Frantz Fanon ce jour-là, je garderai une image essentiellement douloureuse, deux films s’étant succédé pour dire du monde la face sombre et violente. Et quand bien même à la fin le ciel se fait plus clair, c’est l’image d’une humanité sans clémence qui sous nos yeux a pris corps. Mais ce cinéma-là aussi, en dépit du malaise qu’il peut générer, m’est nécessaire, nourrit ma réflexion et me demande de repenser mon rapport au monde. Aride par ses sujets, il reste œuvre d’art, et non reportage documentaire, par le travail sur le cadrage et la lumière, par un montage fictionnel élaboré, par le talent et la beauté de ses acteurs, parfois si singulière.…

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RCM 2017 : Félicité

Vendredi 24 mars 2017 à 19h 30. Madiana

De Alain Gomis
Avec Véronique Beya Mputu, Papi Mpaka, Gaetan Claudia
Genre Drame
Nationalité français

Synopsis :
Félicité, libre et fière, est chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver et régler les coûts de l’hôpital, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu.

Déjà auréolé par les critiques du cinéma, couronné du Grand Prix du Jury (Ours d’argent) à la Berlinale 2017, le film «Félicité» du Franco-Sénégalais Alain Gomis a remporté samedi soir l’Étalon d’or de Yennenga, le grand prix du Fespaco.

« Il nous a fait atteindre dans la salle le stade que Spinoza appellerait le stade de la félicité ! » Le président du jury, le Marocain Nourredine Saïl, en appelle à la philosophie pour remettre l’Etalon d’or 2017 au plus beau film de la sélection.…

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RCM 2017 – Suite (2)

Les Malheurs de Sophie, Swagger, The Fits

— Par Selim Lander —

Les Malheurs de Sophie de Christophe Honoré

Mercredi oblige, des films pour enfants sont programmés. Dommage que les parents des petits Martiniquais n’aient pas le réflexe de vérifier s’il n’y a pas une projection pour eux tel ou tel mercredi à l’Atrium. C’était le cas ce 22 mars dans le cadre des RCM, avec un dessin animé suivi des Malheurs de Sophie joués quant à eux par des comédiens en chair et en os dans les décors (réels) et les costumes de l’époque. Seuls les animaux sauvages (écureuil, hérissons et grenouille) sont des personnages de dessin animé incrustés dans les images du film. Du beau travail, un peu froid cependant, les bêtises de Sophie s’enchaînent les uns après les autres comme une série de sketchs sans lien entre eux (ainsi que dans le roman de la comtesse de Ségur).…

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RCM 2017 : Moonlight

Jeudi 23 mars 2017 à 19h 30. Madiana

De Barry Jenkins
Avec Alex R. Hibbert, Ashton Sanders, Trevante Rhodes
Genre Drame
Nationalité américain
Synopsis:
Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.

Lire aussi :« Moonlight » : noir et gay, la fin d’un tabou 

La presse en parle :
Les Inrockuptibles par Romain Blondeau
Pirater le vieil imaginaire hétérocentré du gangster-movie, tordre les faux-semblants et exalter I indifférenciation des genres : telle est la beauté ultramoderne de ce rayonnant « Moonlight » (…).…

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Aux RCM 2017, un regard neuf sur le monde

— par Janine Bailly —

Nous faire, en sus des « films dont on parle », découvrir et aimer des cinémas nouveaux et différents, ou des cinéastes trop peu connus du grand public, loin des blockbusters à l’américaine qui remplissent régulièrement et (trop ?) longuement les salles, telle est une partie de la mission que s’est donnée Steve Zébina, à la tête des RCM. Et quand en début de séance, souvent essoufflé d’avoir couru à ses tâches diverses et variées, il nous livre de façon si communicative ses émotions et coups de cœur, nous ne pouvons qu’adhérer à ses propositions ! J’aimerais en donner pour preuve trois films vus ces lundi et mardi de printemps, trois films qui m’ont émue, interpellée, enrichie et donné un regard neuf sur le monde.

Lundi il y eut, à Madiana, de Claudia Sainte-Luce, Jazmin et Toussaint, film venu du Mexique, et dont les rôles-titres sont avec maestria tenus par la réalisatrice elle-même et par le parrain du festival, un Jimmy Jean-Louis étonnamment véridique en sexagénaire malade et déclinant.…

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RCM 2017 – Suite (1)

Jazmin et Toussaint, La Danseuse

— Par Selim Lander —

Jazmin et Toussaint de Claudia Sainte-Luce

Un film d’auteur autobiographique dans lequel la réalisatrice s’est d’autant plus investie qu’elle interprète elle-même son propre rôle. Claudia Sainte-Luce est mexicaine mais de père haïtien. Elle a avec ce dernier des rapports compliqués. Lorsqu’il tombe malade, elle s’en occupe plus par devoir que par amour filial véritable. Il faut dire que le père, autoritaire, et qui s’enferme de plus en plus dans son monde à partir du moment où son esprit commence à partir à la dérive, ne laisse guère entrevoir de tendresse.

La volonté de Cl. Ste-Luce de coller à la réalité l’empêche de développer un scénario débouchant sur autre chose que la situation posée au départ. Il y a bien quelques échappées sur la vie privée de la jeune femme, son (ses) boulot(s), ses amis et sur la vie passée du père (qui a passé sa jeunesse en Haïti, a vécu à New-York, au Venezuela avant le Mexique) mais le film prend très souvent la forme d’un huis-clos entre père et fille.…

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RCM 2017 : The fits

Mercredi 22 mars 2017 à 19h 30. Madiana

de Anna Rose Holmer
Avec Royalty Hightower, Alexis Neblett, Da’Sean Minor
Genre Drame
Nationalité américain
Synopsis :
Toni, 11 ans, s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère.
Elle découvre qu’à l’étage au dessus, un groupe de filles apprennent une variante très physique du hip hop, le drill.
Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse…

La presse en parle :
aVoir-aLire.com par Frédéric Mignard
Film de silence, oeuvre d’ambiance, « The Fits » s’est imposé cette année à Sundance et Deauville comme un OVNI précieux, dont la personnalité n’est peut-être pas la plus aimable pour les spectateurs réfractaires aux grammaires alambiquées, mais son regard puissant sur l’enfance et l’adolescence, en fait l’une des productions les plus enthousiasmantes et les plus marquantes de son époque.

Cahiers du Cinéma par Jean-Philippe Tessé
Il y a longtemps qu’un premier film ne nous avait mis dans un tel émoi.…

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Sur les premiers écrans des RCM 2017 : Par la grâce des enfants

— Par Janine Bailly —

Faute de temps, et parce que d’autres activités culturelles fort intéressantes s’offrent à nous, peu nombreux sont ceux qui pourraient dire « Aux RCM, j’ai tout vu ! ». Consolons-nous en pensant que la qualité est souvent préférable à la quantité !

La soirée d’ouverture nous offrait la primeur d’un documentaire, Nannan, première production de Tropiques-Atrium. Réalisé par Aymeric Cattenoz et Christian Foret, le film, s’il n’est pas parfait, s’il lasse par sa répétitivité et par la trop longue prestation de certains personnages, s’il offre parfois des images approximatives, a cependant le grand mérite de nous entraîner sur des chemins différents, vers ces artistes, dont certains trop peu connus, qui sont et l’âme et le sel de La Martinique. Qu’elle est touchante, la séquence où l’on voit le corps aérien de Josiane Antourel danser pour nous, et comme est beau ce visage de Bambooman, retourné vers nous et qui lentement s’éloigne, sur la toile !…

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RCM 2017 : Neruda

Mardi 21 mars 2017 à 19h 30. Madiana

De Pablo Larraín
Avec Luis Gnecco, Gael García Bernal, Mercedes Morán
Genres Drame, Biopic, Policier
Nationalités chilien, argentin, français, espagnol, américain

Synopsis
1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète.

Neruda et son épouse, la peintre Delia del Carril, échouent à quitter le pays et sont alors dans l’obligation de se cacher. Il joue avec l’inspecteur, laisse volontairement des indices pour rendre cette traque encore plus dangereuse et plus intime. Dans ce jeu du chat et de la souris, Neruda voit l’occasion de se réinventer et de devenir à la fois un symbole pour la liberté et une légende littéraire

La presse en parle :

Chronic’art.com par Guillaume Orignac
Larrain semble avoir ici tout simplement filmé son admiration pour la figure paradoxale de Neruda, en signifiant que ses artifices, sa voix poétique aussi bien que ses délires fictionnels, sont ceux-là même qui ont donné une voix au peuple latino-américain.…

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RCM 2017 – premiers aperçus

Le Christ aveugle, Relève, histoire d’une création, Your Name

— Par Selim Lander —

L’abondante programmation des RCM 2017 est telle qu’elles ne cèdent rien à bien des festivals de cinéma : 36 longs métrages, dont 6 documentaires auxquels s’ajoutent 10 courts-métrages de la dernière Semaine de la critique ou de la sélection ADAMI (Cannes 2016), plus 8 courts métrages caribéens, des courts-métrages d’animation des élèves de l’École des Gobelins, 16 vidéo-clips, etc. et enfin, last bust not least, deux films pour les chères petites têtes noires (ou blondes). On espère que les Martiniquais mesurent bien la chance qui est la leur. En attendant, soulignons qu’un modeste chroniqueur ne saurait y suffire et pas davantage la tout aussi modeste équipe des critiques de madinin-art, d’autant plus qu’elle se trouve, en cette période cruciale, privée de son chef, le valeureux et talentueux Roland Sabra. Nous ferons donc ce que nous pourrons.…

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RCM 2017 : Jazmin et Toussaint – La Caja Vacia

Lundi 20 mars 2017 à 19h 30. Madiana

Un film de Claudia Sainte-Luce
Avec Claudia Sainte-Luce, Jimmy Jean-Louis, Pablo Sigal
Genre Drame
Nationalité mexicain
Synopsis :
À 60 ans, après de nombreux ennuis de santé, Toussaint s’installe chez sa fille Jazmin qui vit à Mexico. D’origine haïtienne, il est un parfait inconnu pour cette fille qu’il n’a jamais su aimer, toujours ailleurs. Pendant cette cohabitation forcée, il recompose le puzzle de son passé et Jazmin apprend à le connaître…
L’actrice-réalisatrice reprend le rôle qu’elle tenait dans son 1er film Les Drôles de poissons-chats (2013), un film formidable primé dans divers festival dont celui de Toronto. En grande partie autobiographique, ce 2e long-métrage qu’elle considère comme « un processus de soin personnel » a pour titre original La Boîte vide : « Chacun vient au monde avec une boîte pleine de personnes, de souvenirs et quand on est atteint par la maladie d’Alzheimer, la boîte se vide peu à peu… »
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RCM 2017 : Le Christ aveugle

Dimanche 19 mars 2017à 19h 30 à Madiana

Un film de Christopher Murray

Avec Michael Silva, Pedro Luis Godoy, Ana María Henríquez, Bastián Inostroza, Mauricio Pinto
Synopsis :
Michael (30) est un mécanicien qui dit avoir eu une révélation divine dans le désert. Loin de le croire, les voisins le traitent comme l’idiot du village. Plus tard, quand il apprend que son ami d’enfance a eu un accident dans un village reculé, Michael décide de tout quitter pour faire un pèlerinage, pieds nus, et tenter de le guérir en accomplissant un miracle. Sa démarche va attirer l’attention des pauvres gens, démunis par l’abus de l’exploitation minière. Ils voient en lui un nouveau Christ en mesure d’atténuer la dure réalité du désert chilien.

Le producteur n’a pas la foi et nous explique son choix.

Sélectionné cette année à la Mostra de Venise, en compétition officielle, ce premier film ambitieux du réalisateur Christopher Murray débute sa route sur les sillons du grand écran.…

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Rencontres Cinémas Martinique 2017 : le programme

Du 17 au 25 mars 2017 à Tropiques- Atrium  et à Madiana

— Présentation de Steve Zébina —

Télécharger le programme complet en pdf

Un festival est comme une histoire, un conte qui nous emmène au gré des films des projections, des échanges, à visiter un imaginaire.

Pour cette 12e édition et après notre virée africaine, c’est à une exploration d’un autre continent de cinéma que nous vous convions : L’Amérique du Sud.

Comme l’an dernier, nous laisserons notre désir d’exhaustivité aux oubliettes et tel un personnage de Macondo, nous nous enfoncerons dans cette cinématographie riche et variée.

Premier pas : étendre les frontières géographiques. Cette Amérique que certains appellent Latine, hispanophone, ne peut se réduire à un continent.

Les perles de la Caraïbe, de Puerto Rico à Cuba,les héritages africains, amérindiens, irriguent ces cultures composites. Le cinéma raconte cette histoire à travers des coproductions régulières, l’existence de célèbres écoles cubaines ou mexicaines qui ontformé toute une génération de réalisateurs, de techniciens.…

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« Dillinger è morto », un film de Marco Ferreri

Mardi 14 mars 2017 à 20h

espace d’art contemporain 14°N 61°W
Place de l’Enregistrement
97200 Fort de France – Martinique FWI

Synopsis :
Glauco (Michel Piccoli), concepteur de masques à gaz, rentre chez lui dîner, après avoir écouté, non sans un certain ennui, un discours subversif d’un de ses collègues. Il trouve sa femme (Anita Pallenberg) déjà couchée (elle est souffrante). Il décide de dîner seul en regardant la télévision, notamment un reportage à la gloire de Fausto Coppi. Ensuite il se projette différents films de vacances et fait l’idiot devant l’écran. Après quelques jeux érotiques avec sa bonne (Annie Girardot), il finit par tuer sa femme au moyen d’un revolver qu’il a trouvé par hasard enveloppé dans un vieux journal annonçant la mort du gangster américain John Dillinger. Auparavant, il avait remis le revolver en marche et s’était amusé à le peindre en couleurs clownesques.

Prise de conscience par un bourgeois de l’absurdité de la vie dans la société de consommation, ce film est une sorte de fable absurde et cynique, genre dans lequel excellait Marco Ferreri.



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 » La Sociale  » film de Gilles Perret. Projection-débat

Vendredi 10 mars prochain, 19h30, à la Médiathèque de Port-Louis, ( 971)

AMD-Guadeloupe proposent,
une projection-débat avec le film « La Sociale » de Gilles Perret (2016)

De Gilles Perret
Avec acteurs inconnus
Genre Documentaire
Nationalité Français
Synopsis:
En racontant l’étonnante histoire de la Sécu, La Sociale rend justice à ses héros oubliés, mais aussi à une utopie toujours en marche, et dont bénéficient 66 millions de Français.

La presse en parle :

aVoir-aLire.com par Jérémy Gallet
C’est tout l’intérêt de ce documentaire que de réhabiliter un homme et une oeuvre, en rappelant combien les lois du marché et leurs appétits voraces constituent une menace pour notre système de protection sociale.

L’Humanité par Dominique Widemann
Le cinéaste Gilles Perret en restitue le sens et les valeurs issus du Comité national de la Résistance. Œuvre utile.

Télérama par Jérémie Couston
Déjà auteur d’un documentaire sur le programme du Conseil national de la Résistance (« Les Jours heureux », 2013), Gilles Perret continue son travail de mémoire.…

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Voir l’olivier lors de la nuit des AMD Guadeloupe

— Par Patrice Ganot —

Les AMD, les Amis du Monde Diplomatique, est une association dont un groupe s’est constitué en Guadeloupe. Depuis cette constitution, le groupe a réalisé de nombreuses manifestations. Les plus fréquentes, l’organisation de projections-débats. Elles se déroulent, généralement, à la Médiathèque de Port-Louis. La dernière nous a permis de voir un film documentaire relatif à l’invasion du Panama par les USA, en 1989, et d’échanger avec une jeune femme, chargée à la Région de la coopération Guadeloupe-Panama ; sa grande connaissance du pays a rendu cet échange des plus passionnants.

Le groupe des AMD organise aussi, à la salle Robert Loyson du Moule, « LA NUIT DU FILM ENGAGÉ ».

Il s’agit de projections de 4 films, entrecoupées de débats avec des intervenants choisis en fonction des thématiques « engagées » par les films.

En février 2016, la première « NUIT » nous a permis de voir : « La classe ouvrière va au paradis », « L’expérience Cecosesola », « Les couilles de l’éléphant », « La Terre Promise ».…

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« Moonlight » : noir et gay, la fin d’un tabou

— Par Nicolas Schaller —

Dans « Moonlight », qui vient de recevoir l’Oscar du meilleur film, Barry Jenkins déconstruit avec grâce les préjugés hypermachistes de la culture hip-hop afro-américaine. Entretien.

Trois temps dans la vie de Chiron, jeune Black de Liberty City (Miami), de l’enfance à l’âge adulte : « Moonlight », sacré Oscar 2017 du meilleur film, ne serait qu’un récit d’apprentissage de plus s’il n’était aussi et surtout celui d’une romance homosexuelle refoulée. Une coming-of-age story du coming out, dirait-on à Hollywood. Ou comment le déterminisme social et les codes de son milieu transforment un gamin du ghetto en ce qu’il n’est pas avant que l’amour ne le libère. Tiré d’une pièce de théâtre autobiographique de Tarell Alvin McCraney (« In Moonlight Black Boys Look Blue »), « Moonlight » est un objet de cinéma unique, l’un des plus beaux de ce début d’année. Comme un point final idéal à l’ère Obama.

Entretien avec son réalisateur, Barry Jenkins.…

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Les Oscars 2017 contre Donald Trump en dix moments clés

Le président américain a fait l’objet de vives critiques lors de la 89e cérémonie des récompenses du cinéma d’outre-Atlantique. Retour sur ces sorties que l’intéressé n’a pas encore commentées sur son compte Twitter.

«L’Oscar du président le moins apprécié est attribué à… Donald Trump!» Pour cette 89e cérémonie des Oscars, la salle du Dolby Theater est devenu le temple de la résistance contre le président américain. La vraie star de la soirée, c’était lui, cible de vives critiques tout au long de la soirée. Retour sur les dix moments «anti-Trump» qui ont marqué cette cérémonie.

• Tribune anti-Trump

Vendredi, deux jours avant même la cérémonie des Oscars, le réalisateur iranien Asghar Farhadi et cinq autres réalisateurs également nommés dans la catégorie «meilleur film étranger» ont publié une tribune anti-Trump. Signe de protestation contre le décret présidentiel interdisant l’accès aux réfugiés et ressortissants de sept pays musulmans signé par Trump – puis invalidé par la Cour d’appel de San Francisco – ils ont publié un communiqué dénonçant «le climat fanatique et nationaliste» régnant à l’heure actuelle aux États-Unis.…

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Les plus mauvais films et interprètes de l’année ont été…

Les gagnants des 37es Razzie Awards, qui récompensent les plus mauvais longs métrages et interprètes de l’année, ont été annoncés samedi dans une vidéo, à la veille des Oscars. Un documentaire à charge contre Hillary Clinton repart avec le titre tout sauf envié de pire film de l’année.

Même lorsqu’il s’agit de distinguer avec humour ce qui se fait de moins bien, Hollywood se montre encore très politique cette année. Hillary’s America: The Secret History of the Democratic Party est un documentaire sorti pendant l’été 2016 qui prétendait dénoncer le vrai visage de l’adversaire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, ainsi que les mensonges de son parti.

Le film, qui a été durement critiqué pour sa subjectivité et ses incohérences par les médias américains, mais applaudi à l’époque par le candidat républicain, a reçu quatre Razzie Awards. Dinesh D’Souza, néoconservateur à l’origine du documentaire dans lequel il apparaît, a récolté les prix du pire acteur et du pire réalisateur (avec Bruce Schooley, qui l’a épaulé dans son projet).…

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Le pire du cinéma étasunien : les nominés 2017

Les Raspberry Awards du mot anglais raspberry (framboise) est utilisé en référence à l’expression « blowing a raspberry », qui signifie « faire un bruit de dérision », semblable à celui du pet. Les Raspberry Awards (Framboises d’or) ou Razzies Awards, decernés par les journalistes, professionnels de l’industrie du septième art et cinéphiles membres de l’association The Golden Raspberry Awards Foundation récompensent chaque année les pires productions, acteurs, réalisateurs et scénaristes… Des prix aussi amusants que dérangeants, remis lors d’une véritable cérémonie officielle traditionnellement organisée la veille des Oscars. A la clé pour les lauréats, une boîte de pellicule surmontée d’une framboise dorée, estimée à quelques 4,97 dollars…

Au fil des ans, les Razzie Awards ont décerné trois types de récompenses.
Razzie Award
La récompense la plus célèbre. Elle se présente généralement sous la forme d’une framboise posée sur une bobine de film Super 8, le tout peint en jaune doré et d’une valeur d’environ 5 dollars.…

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« Elle », « Juste la fin du monde », « Divines » et « Merci patron »

Le film « Elle » du Néerlandais Paul Verhoeven et son actrice Isabelle Huppert ont été sacrés vendredi soir aux César lors d’une soirée qui a aussi fait une large place au film « Divines« .
La cérémonie qui s’est déroulée Salle Pleyel, a également pris une tournure politique avec un appel à la défense de la liberté dans l’Amérique de Trump de la star George Clooney, et un autre à voter à gauche du réalisateur britannique Ken Loach.
Grand favori avec onze nominations, « Elle » a remporté le César du meilleur film. Très bien accueillie au dernier Festival de Cannes, cette histoire d’une femme violée qui se met à traquer son agresseur avait déjà obtenu le Golden Globe du meilleur film étranger. « Isabelle Huppert, tu as ajouté un niveau supérieur à ce film, et c’est quelque chose que je n’avais pas à l’esprit quand j’ai commencé. C’est quelque chose qui s’est passé avec toi », a déclaré Paul Verhoeven en recevant son prix.…

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