Jeudi 9, Vendredi 10, Samedi 11 Octobre 2014 au T.A.C.
—Par Roland Sabra —
Théâtre Aimé Césaire (T.A.C.)
A évoquer Sacco & Vanzetti on risque fort de s’entendre répondre qu’il s’agit d’une chanson de Joan Baez. Point final. Bien rares sont ceux qui évoqueront le poème d’Aragon écrit dans la désillusion à la suite de l’échec d’une manifestation à Dieppe, appelée par le PC. Pas plus nombreux seront ceux, surtout dans les jeunes générations qui connaîtront l’histoire de ces deux anarcho-syndicalistes accusés de braquages et de crimes dont ils sont innocents et exécutés par électrocution en 1927 à la prison de Cherry Hill aux Etats-Unis.
La pièce d’Alain Guyard commence quelques heures avant l’exécution de Nicola Sacco.<p> Lire Plus

— Par Christian Antourel —
En Amérique comme en Europe, le début des années ’20 sont des années de crise et de luttes sociales. Les grèves tournent en affrontements violents dans plusieurs grandes villes des États-Unis, comme à Boston. En 1920, de nombreux attentats anarchistes frappent les responsables politiques. Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat à la charrette piégée qui fait 38 morts et 200 blessés. Une vague de répression s’abat sur les anarchistes mais aussi sur les communistes, les socialistes et les syndicalistes américains.
Il en aura fallu du travail et de la passion à Marie Alba pour écrire et mettre et scène la lecture théâtralisée de « Femmes combattantes, Femmes influentes » présentée au public de Fort-de-France ce samedi 8 février 2020 dans l’écrin bleuté du Théâtre Aimé Césaire ( T.A.C.). C’est d’abord à un travail d’historiographe de l’histoire des femmes que s’est attelée l’autrice ( et non pas auteure, dont la prononciation évacue le féminin!). Quels rapports aux hommes, à la famille, à la société et dans leur existence propre en tant qu’individu ? Fallait-il se limiter à mettre en avant la spécificité du groupe social féminin ou pencher du coté de l’histoire du genre et par ce choix faire valoir les relations sociales entre les sexes ? Et puis ici, aux Antilles, terres d’esclavage, terres d’ un traumatisme unique en sa forme, sa violence et sa durée, et qui perdure et se transmet, qu’en est-il de la place des femmes dans le combat abolitionniste ? La dimension féministe bien réelle de ces luttes n’est-elle pas pour autant occultée par le combat d’émancipation de tout un peuple, tout genre confondu ?<p>
« Nos paroles nous engagent…