On attendait beaucoup de cette pièce – présentée dans le cadre du festival « Mois Kréyol » – inspirée des carnavals à la mode de Guadeloupe (terre d’origine de la chorégraphe), Martinique, Guyane mais encore de Venise, du pays basque et même de Dunkerque ! On était curieux de découvrir un spectacle qui mêle paroles et chants à une danse faisant elle-même appel à diverses musiques. On sait bien à la Martinique que le carnaval n’est pas partout le divertissement folklorique qu’il est devenu ailleurs, qu’il peut demeurer un moment de transgression en rupture avec le reste de l’année.
Moun bakannal restitue ce côté transgressif des carnavals antillais avec des gestes obscènes et des tenues provocantes. Un danseur est habillé de sous-vêtements féminins et même, pendant l’une des séquences de la pièce, chaussé de belles chaussures rouges à talon haut. Ce danseur, Stéphane Mackowiak, est par ailleurs le plus affûté, le plus bondissant et celui qui cultive encore plus que les autres des attitudes provocatrices.
La pièce commence par une projection de séquences du monde du carnaval (moun bakannal), puis on entre dans le vif du sujet avec une danse avec bâtons venue du Pays basque interprétée par trois danseurs vêtus de sortes de pyjamas blancs (ce qui donnera lieu à une chanson).



— Par Selim Lander —
— par Selim Lander —




— par Selim Lander
Je vous dois la vérité en peinture


La Fondation Clément offre aux Martiniquais le plaisir d’une belle redécouverte avec cette grande exposition rétrospective consacrée à un plasticien cubain, né en 1944, auteur d’une œuvre considérable couronnée de nombreuses récompenses et que les Cubains comparent par son importance à un Wifredo Lam. Plaisir de contempler des formes inédites dans le paysage de l’art caribéen contemporain. Certes, on avait déjà beaucoup vu de figures anthropo- ou anthropozoo-morphes mais celles-ci sont différentes, des êtres composites, difformes qui ne nuisent pas à l’équilibre, à l’harmonie du tableau ou de la sculpture.
— Par Selim Lander —
–
— par Selim Lander — Sous-titré « Un secret de famille national », ce seul en scène relate divers épisodes, de moins en moins occultés, à vrai dire, de l’histoire de France en tant que puissance coloniale. Qui aura lu Le Livre noir du colonialisme dirigé par Marc Ferro (1) n’apprendra rien de nouveau, à ceci près que Lambert ne traite – avec un incontestable talent – que du cas français, sans aucune référence au contexte historique, faignant d’oublier que la conquête des pays les moins avancés techniquement (et donc militairement) par les pays industrialisés fut un phénomène mondial dans lequel la France s’est inscrite parmi d’autres. Dans le livre de Ferro, c’est ainsi Pap Ndiaye, qui fut chez nous ministre de l’Éducation nationale, faut-il le rappeler, qui relate l’extermination des Indiens d’Amérique du nord et démontre son caractère génocidaire. Quant à Catherine Coquery-Vidrovitch (auteure de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Afrique), elle rappelle, par exemple, toujours dans le même ouvrage, que la colonisation arabe est restée esclavagiste bien après que la traite et l’esclavage aient été abolis par les puissances occidentales.
— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander — Voyant cette pièce on pense irrésistiblement aux Bonnes de Jean Genet, non que celles évoquées dans Résonances soient prêtes à passer au meurtre mais leur hargne ne paraît pas moindre que celle des sœurs Papin. Si la violence est maîtrisée, elle n’est pas moins présente et la pièce de Yure Romao et
— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander —