Étiquette : Robert Lodimus

Analyse sociolittéraire des « Larmes du destin » de Robert Lodimus

(Avec l’aide IA)

Les larmes du destin de l’écrivain et journaliste haïtien Robert Lodimus est un récit poignant qui s’inscrit comme un plaidoyer littéraire et social contre la misère, l’analphabétisme et l’exploitation humaine en Haïti.

À travers l’évocation de figures populaires de l’informel, le texte dresse une critique sans concession des structures inégalitaires de la société.

1. La radiographie de la misère et de l’informel

Le récit met en lumière la vie des couches les plus vulnérables de la population, symbolisées par des personnages comme Esthée, une marchande ambulante de maïs bouilli.

  • L’espace de la vulnérabilité : L’auteur décrit un environnement marqué par l’indigence, l’aliénation et le manque d’éducation. La ville y est dépeinte avec une « sombritude » métaphorique, illustrant la lourdeur du quotidien.

  • La dignité dans la précarité : Malgré la dureté de sa condition (« l’indigente créature »), le personnage conserve une mine souriante et s’attire l’admiration de sa clientèle. Lodimus souligne ici la noblesse et le courage des petits travailleurs face à l’adversité économique.

2. Une esthétique naturaliste et engagée

L’écriture de Robert Lodimus se rapproche des codes du naturalisme moderne, rappelant parfois le rôle de témoin social d’un Émile Zola.<p>  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre IV

 Par Robert Lodimus —

Chapitre IV

La République est morte !

Où est ce « Jésus » qui la ressuscitera  comme Lazare ?

« Là-bas est l’île aux tombes, la taciturne; là-bas aussi sont les tombes de ma jeunesse. Je veux y apporter, toujours vertes, une couronne de vie… »

(Frederick Nietzsche, Le chant des tombes, Ainsi parlait Zarathoustra)

Que faudrait-il encore écrire ou dire pour espérer arracher quelques larmes de conscience aux vendeurs du droit d’aînesse de la République d’Haïti. Ces conspirateurs et ces traîtres, attirés par le pouvoir et l’argent, flirtent depuis des décennies avec les néocolons qui ont fait le serment sur la tombe de leurs ancêtres négriers de conduire la Nation haïtienne à sa ruine et à sa perte. « Haiti must disappear », répètent avec hargne et abjection les forbans cachés dans le ventre de l’Organisation des Nations unies (ONU). Haïti doit disparaître pour permettre à la France impériale d’enlever des pages de l’histoire universelle l’outrage de la prodigieuse défaite qu’elle subit sur la terre de Saint-Domingue. Une bande d’esclaves incultes, certes, mais géniaux, kidnappés de l’Afrique, osèrent apprendre aux empires kleptocrates européens, maîtres absolus des vols et des rapines en Amérique, le sens équitable et plénier du concept de « Liberté ».<p>  Lire Plus

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Deuxième partie)

Par Robert Lodimus —

L’Affaire PetroCaribe réveillera probablement dans les mémoires le grand scandale de corruption enregistré au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti présidée par les escrocs Bill Clinton et Jean-Marx Bellerive, après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti.

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Le vendredi 3 mars 2017, les Haïtiens apprenaient avec surprise la mort de l’ex-président René Préval des suites d’un accident cardio-vasculaire. Il avait dirigé la République durant dix ans. Sans interruption de ses deux  mandats obtenus dans l’intervalle de cinq ans. C’est sous le deuxième gouvernement de René Préval que l’État vénézuélien incluait Haïti sur la liste des pays bénéficiaires du programme PetroCaribe. L’accord a été signé en 2008. Soit deux années avant la catastrophe sismique du 12 janvier 2010 qui a détruit la ville de Port-au-Prince et ses banlieues. Le montant du prêt à très faible intérêt (1%) octroyé par le Commandant Chavez à ses bienfaiteurs de la Caraïbes pouvait atteindre un plafond de 30 millions de dollars US par mois, soit 360 millions de dollars l’an. Le remboursement devrait s’étaler sur 25 ans, avec une période de grâce de 2 ans, selon les modalités prévues dans les clauses du contrat. <p>  Lire Plus

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Première Partie)

Par Robert Lodimus —

(Première Partie)

La corruption est criminogène. Surtout lorsqu’elle est pratiquée dans des institutions publiques qui sont investies du mandat de servir et de protéger les populations fragilisées. 

Quand la tragédie s’appellera Mi Laï [1], je me trancherai plus la gorge avec des mots inutiles sur la page à moitié vide de mes chagrins. Si la Rivière Massacre doit encore charrier d’autres cadavres dans le fleuve Artibonite, je ne m’amuserai plus avec des mots suspendus dans le temps qui nous écorche…Si jamais demain doit être encore un présent au goût de fiel, alors je crierai comme Shakespeare : « Déjà mort, il n’y a plus de mort possible. » Et juste en bas de mon épitaphe, on écrira ces deux phrases d’Heinrich Heine : « L’arme sied mieux que la couronne au cercueil du poète. Elle est le témoignage de sa fidélité aux luttes libératrices de l’humanité. »

(Robert Lodimus, Vers l’aube de la Libération, 1988, poésie)

Les conséquences socioécomiques des pratiques de la corruption dans les sociétés planétaires du Nord et du Sud préoccupent au plus haut point les organismes qui œuvrent dans le domaine des Droits humains.<p>  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre III

 Par Robert Lodimus —

Chapitre III

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Sous les griffes de la terreur

« Après l’anéantissement des ennemis armés, il y aura encore des ennemis non armés; ceux-ci ne manqueront pas de mener une lutte à mort; nous ne devons jamais les sous-estimer. Si nous ne posons pas maintenant le problème de cette façon, nous commettrons les plus graves erreurs. »

(Mao Tsé-toung)

Naître, grandir, vieillir, mourir en Haïti sont lourds de cauchemars et d’épreuves. Inestimables de conséquences. Comment passer toute une existence à louvoyer sur un océan d’obstacles anguleux, presque insurmontables, sans en apporter les séquelles avec soi dans la tombe?

Tout ce que les Haïtiens ont hérité, jusqu’à présent, de la grande victoire du 18 novembre 1803 à Vertières, ce sont des sacs de tribulations qu’ils ne cessent infatigablement de traîner sous un soleil d’incertitude et d’inquiétude qui glace le cœur et qui gèle le sang. Où chercher encore le chemin de ce « Canaan »? N’est-ce pas la quête acharnée de ce lieu de rédemption, de cet endroit de salut, de cet emplacement de sécurité qui explique la présence de tous ces compatriotes aux États-Unis, en France, au Canada, en République Dominicaine, aux Bahamas et ailleurs?<p>  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre II

Par Robert Lodimus

Chapitre II

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Ils ont assassiné notre rêve

« Il vient une heure où philosopher ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »

(Victor Hugo)

Rien ne présageait de la tempête politique qui allait se lever à l’horizon. Cette journée-là, comme à l’accoutumée, les nuages de frayeur se bousculaient dans le ciel de la saison automnale. Cet automne maudit a repeint les villes, les bourgs et les villages en jaune de la trahison, en rouge de la cruauté et en blanc de la capitulation. Les riverains craquaient, se cassaient en deux et gémissaient sous les fouets des persécutions politiques. De leur bouche souffreteuse et peureuse coulait la bave d’une colère rageuse qui bouillonnait à l’intérieur, et qu’ils cherchaient en vain à transformer en une boule de révolte enflammée. Gardaient-ils encore l’espoir de parvenir à incendier et à faire exploser le « bunker » où se retranchaient les visages du « Mal » absolu de ce siècle bouleversé ?

Les âmes éprouvées se repliaient dans la léthargie et la démobilisation que leur imposaient l’incertitude et la résignation.<p>  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre I

— Par Robert Lodimus —
Tous les quatre ou cinq ans, les masses populaires participent à des mascarades électorales organisées sur la planète par les États mafieux. Elles votent des incompétents, des voleurs, des corrupteurs, des assassins, des usurpateurs, des traîtres, des « malfrats »… Elles octroient la « légitimité gouvernementale » à des fauves qui protègent les intérêts des oligarques et qui les dévorent. Le système électoral, tel qu’il se définit aujourd’hui dans les pays dominants et dominés, et par le but qu’il poursuit, demeure une « invention diabolique », en vue d’exploiter la naïveté des électeurs qui n’ont  pas une « faculté cognitive adéquate » pour rationnaliser leur bulletin de vote.

(Robert Lodimus, Voter : c’est choisir son maître)

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme de classe à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles. »

(Karl Marx)

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Avant-propos

De temps en temps, des milliers d’Haïtiens envahissaient les rues de la capitale et des principales villes du pays.<p>  Lire Plus

Merci Camarade Fidel !

Par Robert Lodimus

Le Géant Fidel Castro Ruz a fermé les yeux sur un monde qui se porte de plus en plus mal.

La mort du « Lider Maximo », Fidel Castro, est survenue à un moment où la République d’Haïti s’apprêtait à affronter une autre crise électorale qui risquait cette fois-là de la basculer dans l’explosion sociale.  Nous avons appris avec des larmes dans la gorge la triste nouvelle que nous attendions depuis longtemps dans l’anxiété et dans l’angoisse. Au fur et à mesure que les mois et les saisons  défilaient dans le paysage politique, nous savions que la fin du Grand Guerrier était proche. Il n’apparaissait plus en public. Fidel n’a même pas pu recevoir le fils de son ami Pierre  Eliott Trudeau en visite à la Havane, en l’occurrence Justin Trudeau, devenu à son tour Premier ministre du Canada depuis le 4 novembre 2015. La voix généreuse et charitable du « Dernier des Mohicans » qui s’élevait avec fermeté pour se porter à la défense des pauvres  s’est éteinte doucement à la Havane, au milieu des siens.<p>  Lire Plus

« Les tigres sont encore lachés » : Avant-propos & Chapitre 1

Par Robert Lodimus

(Essai, Éditions Nemours, 2017, 300 pages)


Tous les quatre ou cinq ans, les masses populaires participent à des mascarades électorales organisées sur la planète par les États mafieux. Elles votent des incompétents, des voleurs, des corrupteurs, des assassins, des usurpateurs, des traîtres, des « malfrats »… Elles octroient la « légitimité gouvernementale » à des fauves qui protègent les intérêts des oligarques et qui les dévorent. Le système électoral, tel qu’il se définit aujourd’hui dans les pays dominants et dominés, et par le but qu’il poursuit, demeure une « invention diabolique », en vue d’exploiter la naïveté des électeurs qui n’ont  pas une « faculté cognitive adéquate » pour rationnaliser leur bulletin de vote.

(Robert Lodimus, Voter : c’est choisir son maître)

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme de classe à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles. »

(Karl Marx)

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Avant-propos

De temps en temps, des milliers d’Haïtiens envahissaient les rues de la capitale et des principales villes du pays.<p>  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Parties IX & X – Conclusion

Neuvième partie

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Pour les Carthages du monde

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« Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’accroissement du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme. »

(Léon Trotsky)

Nous avons abondamment expliqué, au cours de cette série, – dans laquelle nous utilisons le mot Carthage, qui représenta une cité prospère de l’antiquité, comme métaphore –, que les puissances esclavagistes ne sont pas disposées à soutenir véritablement les efforts de développement et d’autodétermination des pays qu’elles maintiennent elles-mêmes sous la dépendance et la domination du « Capital ». Yalta, cette ville historique de Crimée où se rencontrèrent en février 1945 Franklin D. Roosevelt des États-Unis, Winston Churchill du Royaume uni, Joseph Staline de l’Union soviétique, symbolise le lieu de la manifestation du cynisme des puissances impérialistes. Les futurs vainqueurs de la seconde guerre mondiale séparèrent entre eux la terre, l’océan et l’espace, avant même la défaite officielle de l’Allemagne et la capitulation du Japon.<p>  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VIII

Huitième partie

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Sauver Carthage, c’est anéantir le néolibéralisme

« Vous me demandez ce qui me pousse à l’action? C’est la volonté de me trouver au cœur de toutes les révoltes contre l’humiliation, c’est d’être présent, toujours et partout, chez les humiliés en armes. »

(Ernesto Che Guevara)

Nous nous sommes réveillés le samedi 11 avril 2020 à l’aube avec l’idée que le Christ venait de décéder la veille, vendredi après-midi, dans l’indifférence mondiale. Sincèrement, y avons-nous pensé nous-mêmes? C’est vrai qu’avec le temps, les traditions socioreligieuses ont beaucoup changé. Le dimanche, qui était autrefois le jour consacré au Seigneur, est usurpé par les forces capitalistes qui cherchent toujours les moyens de mousser leurs plus-values. Le salarié n’a plus de repos. Toute sa vie est vendue au « Diable » de l’impérialisme. Le « dieu » de l’argent n’est-il pas en train de déloger tranquillement le « Dieu » du paradis? Au Canada, les églises vaticanes se ferment les unes après les autres. Pour défaut d’acquittement des bordereaux de l’eau chaude, de l’électricité, du chauffage etc.<p>  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VI

Sixième partie

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Haïti, comme la Carthage d’Hannibal

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« Pour les petits et les pauvres, la vie est un couloir de wagon où il faut s’aplatir pour laisser passer les autres, et encore sourire, et même demander pardon. »

(Gilbert Cesbron)

Le jeudi 19 mars 2020, la panique s’installait au sein de la population haïtienne. Deux cas de coronavirus venaient d’être diagnostiqués par les autorités sanitaires. La situation paraissait se compliquer davantage pour des individus qui menaient une existence déjà précarisée. « La République d’Haïti, vraisemblablement, n’allait pas pouvoir faire face à un fléau de cette ampleur », pensions-nous? Sans être superstitieux, nous croisions les doigts – comme beaucoup de compatriotes, peut-être – pour que les îles antillaises soient écartées, même miraculeusement, du chemin de la catastrophe provoquée… Malheureusement, le sort en avait décidé autrement. Un indigène et un étranger belge furent testés positifs. Le mal était donc fait. Désormais, les Haïtiens se comptaient aussi parmi les peuples de l’univers qui luttaient pour se protéger contre la pandémie mystérieuse et meurtrière. La nouvelle – même si l’on s’y attendait – avait causé de l’émoi jusque dans la diaspora.<p>  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie V

Cinquième partie
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Les États esclavagistes ont juré de reprendre Haïti
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« Le monde a proclamé la liberté, ces dernières années surtout; mais que représente cette liberté! Rien que l’esclavage et le suicide! Car le monde dit : Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands et les riches. Ne crains donc pas de les assouvir, accrois-les même; voilà ce qu’on enseigne maintenant. Telle est leur conception de la liberté. Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins? Chez les riches, la solitude et le suicide spirituel; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on n’a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. »

(Fiodor Dostoïevski)

Au moment où nous rédigeons cette série de réflexions philosophiques et politiques, le monde se prépare à vivre une nouvelle tragédie d’une ampleur imprévisible. Les frontières terrestres et maritimes se ferment les unes après les autres. Le mal qui répand la terreur aujourd’hui, après la peste de l’époque médiévale, la grippe espagnole de 1918 et l’Ébola, s’appelle « coronavirus (COVID-19) ».<p>  Lire Plus

Comprendre le « sodaliciocratisme » de Robert Lodimus

Le sodaliciocratisme est un terme idéologique, principalement associé à des écrits littéraires et politiques traitant du contexte haïtien, qui prône une forme de gestion de l’État fondée sur des principes progressistes, révolutionnaires et participatifs.

Ce terme semble spécifique à des contextes de critique politique et de théorie sociale (comme dans l’œuvre de Robert Lodimus) et ne doit pas être confondu avec le « Sodalitium Christianae Vitae », une organisation religieuse péruvienne dissoute par le Vatican 

Idéologie et Objectifs : 

Il est défini comme une idéologie visant la transformation de l’État en un moteur de changement sociétal, garantissant la sécurité publique et l’émancipation économique sur une base d’universalité.

Projet de Société : 

Il aspire à répondre aux aspirations de bonheur et de bien-être des individus, en cherchant à contrer les inégalités et l’iniquité qui minent les sociétés, notamment celles de la périphérie.

« Sodaliciocratie prolétarienne » : 

Dans le contexte de la réflexion sur la République d’Haïti, il est fait référence à une « sodaliciocratie prolétarienne » (et non impériale), visant à surmonter la corruption socioéconomique et les ambitions politiques qui ont, selon ce point de vue, affaibli les fondations républicaines.<p>  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie III

Troisième partie : Napoléon Bonaparte : Le Néron de la France coloniale

« Si tu es neutre en situation d’injustice, c’est que tu as choisi le camp de l’oppresseur. »

(Desmond Tutu)

Jean-Jacques Dessalines ne doit-il pas être considéré comme le général Hannibal de l’Amérique? Il a traversé le morne Puilboreau avec une armée haillonneuse, composée de femmes et d’hommes faméliques, fatigués, mais déterminés, pour aller combattre les troupes du cruel Donatien de Rochambeau dans le nord d’Haïti. L’histoire a-t-elle relevé le nombre de compatriotes qui auraient péri durant la marche longue et harassante vers les lieux des ultimes combats? Affaiblis par la fatigue et la maladie, certains d’entre eux ont dû être enterrés, probablement, aux abords des chemins cahoteux, dans les plaines herbeuses ou aux sommets des montagnes empierrées. Sans sépulcre, ils seraient restés des anonymes de l’histoire muette. La plupart de nos ancêtres libérateurs combattaient les pieds nus. Pour Carthage, les Alpes engloutirent environ 75 000 hommes sur un total de 100 000. Mao a perdu lui-même 100 000 camarades dans son long périple qui a fait de la Chine la grande puissance militaire et économique qu’elle est devenue au 20ème et au début du 21ème siècle.<p>  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie 1

Avant-propos

Luttons ou mourons

Les historiens, dans bien des cas, n’insistent pas assez sur les éléments de « complot international », lorsqu’ils tentent de cerner les causes et les effets de la « décadence » de la République d’Haïti. Il s’agit d’un état situationnel provoqué par les anciens maîtres de cette colonie jadis juteuse et prospère. C’est cet angle de traitement que ceux qui se donnent pour mission de rédiger l’histoire doivent prioriser pour éviter que l’autoculpabilisation ne déroute l’énergie et la conscience de la lutte. Depuis les événements politiques qui ont conduit à la naissance de la patrie haïtienne, les pays comme les États-Unis, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, le Canada etc., n’ont-ils pas tout tenté pour prouver que les anciens esclaves ont échoué dans leur projet de construire et de vivre dans une société libre, un État indépendant et un pays prospère ? Jusqu’à présent, pourrait-on dire, ils ont réussi. Ce peuple de la Caraïbe vit actuellement dans une réserve miséreuse, sans faune et sans végétation, comme des animaux de l’âge préhistorique, dont ils semblent hériter le tragique destin. 

La route qui doit faire lever le soleil sur les ajoupas des pauvres, y compris ceux de la République d’Haïti, passera inévitablement par une lutte révolutionnaire.<p>  Lire Plus

« Mourir pour Vivre » de Robert Lodimus : L’esthétique de la résilience et la noblesse du verbe

Analyse de l’œuvre « Mourir pour Vivre » (également intitulée « La Mort pour la Vie ») de l’écrivain et journaliste d’origine haïtienne Robert Lodimus

Ce livre, publié sous forme de feuilleton ou de chapitres successifs (notamment sur le portail culturel Madinin-art.net), se présente comme une fresque tragique et philosophique sur la condition humaine, l’exil et la résilience. 

1. Thématiques centrales

Le roman explore la dualité entre la souffrance inévitable et la volonté de survivre:

  • La Tragédie et l’Injustice : Robert Lodimus dépeint un univers marqué par la torture, la douleur et les fatalités qui s’abattent sur les plus démunis.

  • L’Exode et l’Errance : Le récit évoque les vagues migratoires (notamment vers la République Dominicaine) et le déracinement des familles, illustré par le destin de personnages comme Francesca Lamisère.

  • La Résistance et l’Espoir : Malgré la noirceur des thèmes, l’auteur met en avant le courage, la solidarité et la persévérance des habitants de lieux imaginaires comme « le village des Rochois », symboles de la lutte universelle contre l’oppression. 

2. Style et Narration

  • Dimension Philosophique : L’auteur intègre de nombreuses références littéraires et philosophiques (Victor Hugo, Jacques Roumain, Chrysippe de Soles, Khalil Gibran) pour élever le récit au rang de réflexion globale sur l’existence.

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L’inconnu de Mer frappée : chapitre XX

— Par Robert Lodimus —

Chapitre XX

Post-scriptum

Il ne peut y avoir de sauvetage
Quand le sang a noyé le monde.
Nous ne disposons que de nos bras
Pour rejoindre, à la nage, la mort.

(Edmond Jabès, Toujours cette image)

La saison automnale faisait hâtivement son barda, pour le comprendre – et non pour le dire – comme Marcelle Auclair, l’auteur des ouvrages « Le Bonheur est en vous » et « La pratique du Bonheur », édités respectivement en 1938 et en 1951. La vieille reine des pluies et des orages ramassait avec peine et empressement les feuilles rousses, encore humides, qui tapissaient les forêts bientôt grelottantes. Elle n’avait pas non plus oublié les grands pinceaux trempés dans le cuivre, avec lesquels elle peignait les arbres, en état de métamorphose et de squelettisation, déployés dans un paysage éclairé par un astre pâle et désenthousiasmé. À chaque journée, l’ombre de l’obscurité venait très tôt chasser la clarté du soleil : ce qui laissait présager que le carrosse de l’hiver était vraiment en chemin, et que bientôt, celui-ci viendrait s’installer royalement dans plusieurs compartiments de la nature.<p>  Lire Plus

Haïti : Pour comprendre le phénomène des gangs armés…

— Par Robert Lodimus —

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de « liberté », réelle et véritable. »

  (Lénine)

Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même sa diaspora cherche volontairement à éviter par tous les moyens. 

En 2025, la population haïtienne était évaluée à 12 037 506 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel.<p>  Lire Plus

Haïti : La mort du soleil au pays des aïeux…

— Par Robert Lodimus —

«  Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’augmentation du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme.»
(Léon Trotsky)

Nous avons abondamment expliqué, au cours de cette série, – dans laquelle nous utilisons le mot Carthage, qui représente une cité prospère de l’antiquité, comme métaphore –, que les puissances esclavagistes ne sont pas disposées à soutenir véritablement les efforts de développement et d’autodétermination des pays qu’elles maintiennent elles-mêmes sous la dépendance et la domination du « Capital ». Yalta, cette ville historique de Crimée où se rencontrèrent en février 1945 Franklin D. Roosevelt des États-Unis, Winston Churchill du Royaume uni, Joseph Staline de l’Union soviétique, symbolisent le lieu de la manifestation du cynisme des puissances impérialistes.

Les futurs vainqueurs de la seconde guerre mondiale séparèrent entre eux la terre, l’océan et l’espace, avant même la défaite officielle de l’Allemagne et la capitulation outrageante du Japon.<p>  Lire Plus

La dissection du capitalisme chez Émile Zola et Robert Lodimus

— Par Robert Lodimus —

On doit comparer Émile Zola et Robert Lodimus principalement pour leur rôle de témoins engagés de leur époque et leur dénonciation virulente des injustices sociales. 

Présentation des auteurs

Au XIXe siècle, Émile Zola, chef de file du naturalisme, a consacré sa vie à disséquer les tares de la société industrielle française, culminant dans son célèbre engagement pour la justice avec « J’accuse ». À cette figure historique fait écho, à l’époque contemporaine, celle de Robert Lodimus. Écrivain et journaliste engagé, Lodimus s’inscrit dans cette même lignée d’intellectuels qui utilisent le verbe pour dénoncer les structures d’oppression, du capitalisme financier au néocolonialisme qui frappe Haïti.

Problématique :
Dans quelle mesure l’engagement littéraire de Robert Lodimus peut-il être considéré comme une forme de naturalisme moderne ? Comment ces deux auteurs, malgré des contextes séculaires différents, parviennent-ils à transformer le récit de la misère en un levier de transformation politique ?

Voici les points de rapprochement clés entre ces deux auteurs :

1. Littérature de Combat et Engagement Social

  • Émile Zola : 

Figure de proue du naturalisme, il a utilisé ses romans (comme Germinal) pour dépeindre la misère ouvrière et son célèbre « J’accuse » pour combattre l’injustice judiciaire de l’Affaire Dreyfus.<p>  Lire Plus

L’inconnu de Mer frappée : Chapitre XVII

— Par Robert Lodimus —

Chapitre XVII

LA LETTRE

« Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle. »

        (Napoléon Bonaparte)

     L’odeur parfumée qui provenait de la cuisine pénétrait ma gorge angoissée, et la sensation que je ressentais au cou s’apparentait au symptôme du globus pharyngé. C’est le stress qui avait involontairement contracté les muscles du haut de mon corps. Cela arrivait plutôt dans des situations d’anxiété et d’incertitude où les individus cherchaient à refouler des émotions fortes, après l’annonce d’une mauvaise nouvelle. Le craquement du parquet sous les sandales d’Elvira réveillait le silence oppressant, et mes yeux s’ouvraient sur les ombres projetées par les faibles lumières des bougies, qui formaient des formes étranges sur les murs du salon spacieux. Elvira, la cuisinière de Me Ludovic, une paysanne d’une posture assurée et d’une présence imposante et respectable, malgré son âge légèrement avancé, avait déjà dressé la table pour le souper. Me Ludovic se redressa lentement du fauteuil berçant qui, avec le temps, avait fini par épouser la forme de son seul et unique occupant. C’est dans cette position de détente optimale, le corps à demi-allongé, qu’il s’abandonnait aux caresses spirituelles du silence rempli de souvenirs, comme une cathédrale de nostalgie monumentale.<p>  Lire Plus

Napoléon Bonaparte : L’empereur fossoyeur qui assassina Toussaint Louverture…

… en 1803 au Château de Joux, dans le massif du Jura…

— Par Robert Lodimus —

Durant les dernières semaines de sa vie, Napoléon Bonaparte pensait de temps en temps à Hannibal Barca. Il relisait ou écoutait des récits tragiques sur la chute de Carthage. Peut-être, l’empereur voulait-il que la fin de son exil à l’île Sainte-Hélène ressemblât à celle du grand héros de la cité carthaginoise. Comme vous le savez, Hannibal se suicida, dans le but de priver ses ennemis, les Romains, du plaisir de le tourner en dérision. De le ridiculiser. De l’humilier. L’arme du suicide est souvent utilisée par les grands chefs militaires pour disparaître dans la dignité, pour mourir de manière honorable, après une cuisante défaite sur le champ de bataille. Les samouraïs s’éventraient avec leur sabre ou leur poignard : c’est ce que l’on appelle « faire son hara-kiri ». Adolf Hitler ne termina pas son existence comme Benito Mussolini. Il se tira lui-même une balle dans la tête. Alors que pour Benito Mussolini, la honte l’accompagna aux barrières des ténèbres. Son cadavre, comme celui de sa compagne, Clara Petacci, fut profané par les partisans le 28 avril 1945 à Giulino di Mezzegra, en Italie.<p>  Lire Plus

Critique Littéraire : Analyse du chapitre XVI de l’inconnu de Mer Frappée de Robert Lodimus

Le chapitre XVI de L’inconnu de Mer Frappée de Robert Lodimus, intitulé « LA CHASSE AU COMMUNISME », propose une critique acerbe des idéologies politiques et de l’instrumentalisation de la démocratie. Lodimus analyse comment la démocratie est détournée pour justifier la mauvaise gouvernance et la « chasse aux sorcières » idéologiques, agissant comme un « nirvana ante mortem » ou un opium pour les dominés. 

Points clés de l’analyse :

  • Critique de la démocratie : L’auteur dénonce une démocratie profanée, qui masque la tromperie consciente et la mauvaise gouvernance.

  • Logique de domination : Le chapitre souligne que le concept de démocratie est utilisé par les dominants pour maintenir les dominés dans la résilience : une sorte d’opium.

  • Idéologie et Conflits : Lodimus questionne pourquoi le partage équitable des ressources (communisme) engendre autant de haine et de conflits, faisant écho à Goethe.

  • Liberté naturelle vs Droits acquis : Il oppose la liberté innée aux droits naturels souvent bafoués par les structures politiques actuelles. 

Le chapitre XVI s’inscrit dans une réflexion plus large de l’œuvre sur les injustices, la « chasse » idéologique et l’appel à une prise de conscience pour une véritable révolution sociale et économique, notamment dans le contexte haïtien. <p>  Lire Plus

L’inconnu de Mer frappée : Chapitre XVI

— Par Robert Lodimus —

Chapitre XVI

LA CHASSE AU COMMUNISME

« Pourquoi faut-il que ce qui fait la félicité de l’homme devient la source de son malheur », écrit Goethe dans « Les Souffrances du jeune Werther »? S’organiser pour vivre ensemble, accepter les idées progressistes qui exhortent à partager équitablement ce que la nature met gratuitement à notre disposition ne devrait pas causer tant de chagrins et soulever tant d’inimitiés et d’aversions parmi les créatures pensantes. La seule source de bien-être pour les êtres humains est de réapprendre à vivre ensemble. Si l’humanité se porte mal, si les rivières, les étangs, les fleuves, l’océan sont devenus rouges de violence et de sang, c’est bien parce que le monde se divise en deux : les forts et les faibles, les dominants et les dominés. Les forts, les dominants, déclarent la guerre, tuent, pillent, dépouillent et esclavagent. Les faibles, les dominés, abdiquent, se soumettent, abandonnent, fuient ou crèvent dans les mornes et les vallées. En clair, cela s’appelle l’injustice sociale, l’inégalité économique. Il s’agit d’un système de « vautourisation » globalisé érigé par les pays colonialistes, et qui continue de dérégler, de désarticuler le mode de vie originelle des terriens vulnérables.<p>  Lire Plus