Vie Chère | Economie

GBH, Christophe Girardier, marges arrière, concentration économique et transparence : six mois après les auditions parlementaires, les conclusions sont connues, mais les questions essentielles demeurent.
Entre résultats officiels et nouvelles mobilisations, la Martinique cherche toujours les moyens d’une baisse durable du coût de la vie.
Deux ans après la signature du protocole de lutte contre la vie chère du 16 octobre 2024, la Martinique se retrouve confrontée à une interrogation devenue presque permanente : pourquoi les efforts annoncés pour réduire les prix alimentaires peinent-ils à transformer durablement la vie quotidienne des ménages ? La reprise des mobilisations à partir du 19 octobre 2026, à l’appel notamment du RPPRAC, témoigne de la persistance du conflit social. Elle intervient pourtant après plusieurs avancées institutionnelles : une enquête parlementaire, un avis approfondi de l’Autorité de la concurrence, une étude de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) et cinq bilans officiels du protocole.
Le paradoxe est saisissant. Jamais, au cours de ces dernières années, les mécanismes économiques de la distribution alimentaire martiniquaise n’auront fait l’objet d’autant d’investigations publiques. Pourtant, la connaissance de la formation des prix, des marges réalisées à chaque étape et de leur répartition entre les sociétés d’un même groupe demeure incomplète. Lire Plus


Pendant des décennies, son nom est resté accroché à celui de son époux.
Certaines régions attirent les habitants, produisent, innovent, exportent et maintiennent un chômage relativement faible. D’autres accumulent vieillissement, pauvreté, dépendance, perte de population et faiblesse de l’investissement.
— Collectif —
— Par Sabrina Solar —
— Par Jean Samblé —
Le 6 juillet 2016, l’Autorité de la concurrence (l’Autorité) a condamné Henkel et plusieurs grossistes-importateurs à 615.000 euros d’amende pour avoir mis en oeuvre des contrats d’importation exclusifs, en violation de la loi Lurel, de mars 2013 à février 2016. En application de ces contrats, un seul grossiste était chargé de la distribution des produits Henkel en Guyane, Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélémy, tandis qu’un deuxième s’était vu confier l’île de la Réunion et un troisième Wallis-et-Futuna. L’Autorité a considéré que ces contrats avaient empêché les détaillants des territoires concernés de mettre les grossistes en concurrence pour leur approvisionnement en produits Henkel. Elle a jugé leurs effets d’autant plus graves qu’ils concernaient la distribution de biens de consommation courante d’hygiène et d’entretien indispensables aux consommateurs domiens, dont le pouvoir d’achat est plus faible qu’en métropole.
