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Le cinéma Madiana accueille de nouveau le public, dès  ce samedi 12 décembre !

Nota Bene : En raison de la crise sanitaire, il est recommandé de réserver ses places en ligne ! Masques et gel toujours à l’ordre du jour ! La restauration est également de nouveau possible !

Le circuit Elizé annonce la réouverture de ses salles de cinéma ce samedi 12 décembre, avec la première séance à 13 heures, et la dernière à 18 heures pour cause de couvre-feu. Pour le moment, Madiana programme principalement des films sortis avant le confinement. La raison ? Le circuit martiniquais – mais c’est aussi valable pour les salles en Guyane et en Guadeloupe – est bloqué par le confinement et donc la fermeture des cinémas de métropole. Or, les grands groupes de diffusion attendent la réouverture des salles nationales pour lancer les grands films de cette fin d’année. (Communiqué de Madiana dans le Journal France Antilles)

Néanmoins, quelques films peuvent selon moi attirer l’attention des amoureux du grand écran, et même s’ils ne sont pas exactement ceux que l’on espérait, si ce ne sont pas des œuvres majeures, allons les voir pour soutenir le réveil de l’activité cinématographique, et pour apporter notre soutien au complexe de Madiana  !

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Coup de gueule : les cinémas Madiana et la VO

— Par Selim Lander et Roland Sabra —
Comment dire l’exaspération des cinéphiles martiniquais face à la légèreté des gestionnaires de Madiana dès qu’il s’agit de la VO ? Grâce à Steve Zebina qui a organisé des projections de films en VO pour Tropiques Atrium dans leurs salles, ces gens ont compris qu’il y avait des amateurs pour de tels films, donc de l’argent à gagner. Mais il faut croire qu’ils détestent la VO au fond d’eux-mêmes puisque les incidents se multiplient. Combien de films programmés ne sont finalement pas passés au cours de ces deux dernières années ? On aimerait pouvoir en faire le compte ! Nous pardonnera-t-on si nous avouons avoir eu mieux à faire que dresser ce genre de liste ? C’est dommage, malgré tout, car il serait bon de mettre sous le nez des gestionnaires de ce cinéma la liste exhaustive de leurs manquements.
Ce n’est pas anodin de déplacer pour rien des amateurs qui viennent spécialement, parfois de fort loin (certes rien n’est kilométriquement très éloigné en Martinique, mais l’on sait combien le moindre déplacement peut être chronophage !).

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« Ouaga girls » de Theresa Traore Dahlberg

— Par Selim Lander —

Pas un docu-fiction, Ouaga Girls est à ranger dans la catégorie des faux-vrais documentaires. Vrai parce que les personnages d’apprenties, de professeurs, de garagistes, etc. sont interprétés par de vrais apprenties, professeurs, etc. Faux parce que, sauf erreur, le film est scénarisé, les dialogues ont été répétés et les scènes rejouées autant de fois que nécessaire. Ceci admis, le film reste une formidable incursion dans un univers complètement exotique pour les spectateurs occidentaux auxquels ce film est destiné en priorité (produit avec des fonds suisses et français, présent dans les festivals internationaux), même s’il peut atteindre aussi, quoique plus difficilement, le public africain.

Sans vouloir faire la leçon à nos collègues critiques de cinéma plus patentés que nous-même, le statut de ces films qui visent deux publics radicalement différents (pour ne pas dire aux antipodes l’un de l’autre) mériterait d’être mieux examiné. Ouaga Girls, par exemple, est centré sur quelques élèves d’une institution burkinabé destinée à former des jeunes femmes (uniquement des jeunes femmes) aux métiers de l’automobile, héritage probable de l’ère Sankara et de l’orthodoxie communiste suivant laquelle, rappelons-le, il n’y a pas de métier spécifiquement masculin ou spécifiquement féminin.

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