« Il n’est plus possible d’ignorer les évènements de La Saline », estime Le Nouvelliste. « En plein jour, des hommes armés assoiffés de sang, des membres de gangs connus, appuyés, écrit le RNDDH, par un blindé de la BOID (la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale de la Police nationale, ndlr.), ont tué hommes, femmes, enfants, charcuté et brûlé des cadavres ». Tout cela « à deux minutes en voiture du Parlement et à quatre minutes à peine du palais national », fustige le quotidien qui poursuit : « Des policiers ayant abandonné leurs postes, convertis en membres de gangs – non encore révoqués aux dernières nouvelles – sont impliqués dans la perpétration de ces atrocités ».
Quels mobiles ont mené à ces évènements ?
Toujours selon Le Nouvelliste qui cite le rapport du Réseau haïtien de défense des droits de l’homme, il y avait, entre autres, « la volonté de casser l’élan de la mobilisation politique contre le pouvoir dans ce quartier réputé hostile au président Jovenel Moïse.






Bien souvent déterminé par le marché éditorial des pays occidentaux, notre regard sur la littérature haïtienne contemporaine ne porte pas toujours aussi loin qu’il le devrait. Quand nous savons que ce qui vaut pour la littérature vaut aussi pour tout le reste, nous pensons qu’il est important que nous prenions l’habitude d’aller à la rencontre d’Haïti, en Haïti. C’est dans cette optique nous avons rencontré l’écrivain Lyonel Trouillot, qui vient de signer son accession à la direction éditoriale de C3 avec sept (7) nouveaux titres et deux (2) rééditions
Une semaine après le passage de l’ouragan Matthew, la situation est toujours aussi catastrophique en Haïti. Près de 1,5 million de personnes, affamées, attendent une aide d’urgence pour pouvoir se nourrir et boire de l’eau potable.
Haïti est vulnérable. Le pays a déjà été frappé, en 2010, par un séisme qui avait causé la mort de 200 000 personnes. S’en était suivie une épidémie de choléra, qui avait touché plus de 680 000 personnes. Elle avait fait plus de 10 000 victimes.
Haïti, qui peine encore à se relever du terrible tremblement de terre de 2010, a été pour le moment le pays le plus touché par Matthew. Cette moitié occidentale de l’île d’Hispaniola est très sensible aux aléas climatiques en raison de l’importante déforestation. L’ouragan a fait au moins 108 victimes selon l’AFP, dont 50 dans une seule commune d’Haïti. Le bilan de Reuters est de 140 victimes, dont 136 en Haïti, selon des sources officielles haïtiennes. Ce bilan risque de s’alourdir à mesure que les équipes de la protection civile parviendront à rejoindre les communes avec lesquels tout contact est rompu depuis plus de 24 heures. Les bâtiments de la commune de Jérémie, dans l’ouest d’Haïti, ont par ailleurs été rasés à 80% selon l’AFP.

De mai à décembre 1944, Aimé et Suzanne Césaire ont été les hôtes de la première république noire indépendante, à la demande du président d’Haïti, afin de participer aux travaux du Congrès international de philosophie et de connaissances.
Le chef de l’État haïtien Michel Martelly, dont le mandat s’achevait samedi, et les représentants du Parlement ont signé un accord prévoyant l’installation d’un gouvernement transitoire dans l’attente du prochain scrutin présidentiel.
Le second tour de l’élection présidentielle et des législatives n’a finalement pas eu lieu ce dimanche en Haïti, reporté à la dernière minute pour des raisons de sécurité. Si l’opposition, qui refusait de participer à ce qu’elle considère comme « un coup d’Etat électoral » fomenté par le pouvoir en place, s’en réjouit et réclame le départ immédiat du président Michel Martelly, les partisans du candidat du pouvoir, Jovenel Moïse, sont déçus et en colère. Ils estiment avoir été privés de leur droit de vote.
Trois jours après le premier tour des élections législatives, le Conseil électoral provisoire (CEP) a décidé d’annuler le scrutin dans la ville de Port-à-Piment. Selon des propos repris par le site d’information 
Cinq ans après le séisme qui a dévasté l’île, provoquant la mort de dizaines de milliers d’Haïtiens et laissant des centaines de milliers de personnes sans soin ni abri, le « Guardian » évoque 60.000 Haïtiens qui vivent encore dans des tentes. Les sites ProPublica et NPR révèlent les responsabilités et défaillances de la Croix-Rouge américaine sur le terrain.
Le cadavre d’un jeune Haïtien a été retrouvé mercredi 11 février, pendu à un arbre du parc Ercilia Pepin à Santiago, la deuxième ville de la République dominicaine. La victime, un cireur de chaussures d’une vingtaine d’années, dont la police n’a pu obtenir que le surnom, « Tulile », a été roué de coups et poignardé avant d’être pendu, pieds et poings liés. Ce meurtre a été commis quelques heures après une manifestation anti-haïtienne dans le quartier de Los Ciruelitos, au nord de Santiago. Visage masqué, les manifestants ont brûlé un drapeau haïtien et exigé l’expulsion des migrants venus de la République voisine.
En 2007, j’étais invité par l’Université d’Haïti aux évènements qui rendaient hommage à Jacques Roumain.
L’ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, dit «Bébé Doc» et qui avait dirigé son pays d’une main de fer avant de s’exiler en France, est mort samedi à Port-au-Prince dans une relative indifférence, avant que son pays ait pu le juger pour crimes contre l’humanité.
« Luttes intestines aveugles, affrontements fratricides, gestion catastrophique des affaires publiques, manipulations ouvertes par les puissances étrangères… », paru sous le titre « La route jamaïcaine : Une chronique des relations historiques entre Haïti et la Jamaïque », le livre de Jean Victor Généus est une monographie permettant notamment de saisir les mœurs politiques haïtiennes pendant plus d’un siècle (1843-1950) ainsi que des relations d’amitié et de solidarité dans la vie commune de ces deux pays.
Vient de paraître chez Mémoire d’encrier Histoire du style musical d’Haïti, essai de Claude Dauphin.