—RS n° 422 lundi 24 novembre 2025 —
Depuis quelques mois (et pour certain·e·s depuis… toujours en fait), petites et « grosses » écuries électorales affûtent leurs armes. Plus exactement, ils et elles bichonnent leurs chevaux en couvrant de boue ceux des autres concurrents. Ceci étant, on ne saurait raisonnablement jeter l’anathème sur celles et ceux qui entendent concourir aux élections. On dit même, dans certains milieux, peu experts dans l’habillage des ambitions personnelles, qu’on va pour « tenter sa chance ».
Réduire la politique au combat électoral est une tendance forte. On peut, on doit penser autrement, mais quand la lutte armée n’est pas à l’ordre du jour, l’électoralisme a des circonstances atténuantes.
En outre, il convient de faire la distinction entre électoralisme et participation aux élections. L’électoralisme consiste à faire croire que la clé de l’émancipation réside dans l’élection de soi-même, avec ou sans ses parents, ami·e·s et allié·e·s. L’électoralisme, c’est aussi tout subordonner aux élections. C’est jeter aux orties les programmes, dans la propagande comme dans la construction des alliances. (On pourrait ajouter que le refus systématique des élections n’est pas mieux que l’électoralisme, mais cette position, plutôt marginale, n’est pas le sujet ici.)

La signature de l’accord de Bougival par le responsable de la délégation kanak, l’État français, les Caldoches auto-désigné·e·s
— RS n° 404 lundi 21 juillet 2025 —