-— Par Rodolf Étienne —
Pendant une grande partie du XXe siècle, la revendication centrale des peuples colonisés fut l’indépendance.
Mais les indépendances ont-elles réglé les comptes de la colonisation ?
Soixante ou soixante-dix ans plus tard, voilà qu’une autre question prend une place croissante : après avoir obtenu le droit d’être libres, que faire des conséquences économiques, humaines, culturelles et patrimoniales de plusieurs siècles d’esclavage et de domination coloniale ?
C’est sous cet angle que la 3ème Conférence régionale de la CARICOM sur les réparations, organisée à la Barbade du 17 au 19 septembre 2026, prend une dimension qui dépasse largement Bridgetown.
Réunis autour du thème Reparatory Justice as the Coming Enlightenment, responsables politiques, chercheurs, juristes, militants et représentants du monde africain et de ses diasporas ont travaillé à la mise en œuvre du Plan en 10 points révisé de la CARICOM pour la justice réparatrice.
La rencontre intervenait après l’adoption, le 25 mars 2026, de la résolution A/RES/80/250 des Nations unies sur la traite et l’asservissement racial des Africains. La CARICOM présente donc explicitement cette conférence comme le passage de la résolution à l’action. Lire Plus

Dans le « paysage » qu’est Artaud, il faut « s’y promener, il faut prendre le temps d’aller de saillie en trou, de sentier en piste, il faut s’y exposer, s’y aventurer. » (Kenneth White, in Le monde d’Antonin Artaud, essai, 1989). C’est bien à cette sorte d’aventure que nous convie l’écrivaine, responsable de la mise en scène de son propre texte, Billes de verre, éclats de plomb, avec la complicité de deux comédiens chargés d’assumer ses paroles, comme aussi celles d’ Antonin Artaud et Frantz Fanon, qui traversent en fulgurantes insertions l’écriture ardente et métaphorique de Thérèse Bonnétat.
