— Par Rodolf Étienne
Après la terre, les agriculteurs, viennent l’assiette et le consommateur.
C’est là que la question de la souveraineté alimentaire devient concrète.
La Martinique parle beaucoup d’autonomie, mais elle continue d’importer des volumes considérables de denrées qui pourraient, au moins pour partie, être produites localement.
L’enjeu, à ce stade, n’est pas de savoir si l’île peut devenir totalement autonome — elle ne le sera probablement jamais — mais de savoir sur quels produits elle peut réduire sensiblement sa dépendance dans les dix prochaines années.
Les chiffres donnent immédiatement la mesure du problème. En 2024, la Martinique a importé 17 341 tonnes de légumes et tubercules frais, soit 3 % de plus qu’en 2023. Parmi ces importations figuraient 4 369 tonnes de pommes de terre, 4 224 tonnes d’oignons, 2 185 tonnes de carottes et 1 562 tonnes de tomates. Les importations de fruits frais, secs et séchés atteignaient quant à elles 11 732 tonnes.
Ces volumes ne signifient pas que tous ces produits peuvent être remplacés intégralement par une production locale. Certaines cultures sont mal adaptées au climat, d’autres répondent à des habitudes de consommation ou à des calendriers saisonniers précis. Lire Plus

Depuis ce jeudi, les fabricants d’électroménager mettent à la disposition des consommateurs deux tableaux récapitulant la durée de disponibilité des pièces détachées pour l’ensemble des marques de petit et gros électroménager.
EDF Martinique fait du bénéfice …
SÉRIE #UNMOISSANSSUPERMARCHE 6/6 – Aidée par les internautes, une journaliste du Figaro.fr a cessé de mettre les pieds dans les grandes surfaces pendant un mois. Conclusion de cette expérience collaborative : on dépense moins en consommant mieux !
«Les différences entre le prix affiché et ce que paie au final l’acheteur sont presque systématiques», a souligné la secrétaire d’Etat Carole Delga, à l’occasion de la remise du rapport annuel de la DGCCRF, gendarme de la consommation.
Consommer peut être généreux, et contribuer à la beauté du monde : c’est la proposition iconoclaste du dernier numéro de «la Revue du Mauss», que le sociologue Alain Caillé a coordonné.
Un texte de l’écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger, intitulé 