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Billet à Michèle Voltaire Marcelin à propos de son poème : « L’histoire a faussé les comptes »

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Chère Michèle,

À plusieurs reprises –et avec grand plaisir–, j’ai lu ton magnifique poème intitulé « L’histoire a faussé les comptes ». En décours de lecture, je me suis laissé habiter par le tumulte qui, vêtu du souffle salin des marées insulaires, affleure d’une poésie cousue de lumière. 

Je te le dis sans hésiter et en toute clarté : la poésie de Michèle Voltaire Marcelin est une parole de haute voilure. Elle nous est confiée sur les cimes et dans les plissures de la déclamation de la langue-étendard, de la langue-manifeste au sens où l’entendaient les poètes surréalistes nourris du petit-lait de la révolte. Parole de haute voilure, la poésie qu’elle nous tend et des mains et du cœur porte en ses fulgurances des tracées luminaires, l’art de tisser le dire poétique lui-même. Poésie de haute couture également, elle a de surcroît l’élégance d’arpenter les cicatrices mutiques de l’Histoire et du Temps, dans la conjugaison ailée du Temps-passé, du Temps présent et du Temps-qui-vient. Car en ses errements têtus « L’histoire a faussé les comptes »…

Et voici que le poème « L’histoire a faussé les comptes » entre en résonance avec « Bouche de clarté », le visionnaire poème de René Depestre : « Ma bouche folle de systèmes / folle d’aventures / place des balises / aux virages les plus dangereux ».<p>  Lire Plus

« Intervention divine », un film d’Elia Suleiman

Samedi 8 novembre dès 18h au T.O.M. Croix-Mission Fdf

(en arabe : يد إلهية, Yadon ilaheyya) est un film palestinien réalisé par Elia Suleiman, sorti en 2002. Le film est une critique ironique de l’absurdité de la situation géopolitique en Palestine.

Avec Elia Suleiman, Manal Khader, Nayef Fahoum Daher
Titre original Yadon Ilaheyya  | Drame, Guerre, Romance 2 octobre 2002 en salle | 1h 32min |

Synopsis: 
Es, un Palestinien vivant à Jérusalem, est amoureux d’une Palestinienne de Ramallah. L’homme est partagé entre son amour et la nécessité de s’occuper de son père, très fragile. En raison de la situation politique, la femme ne peut aller plus loin que le checkpoint situé entre les deux villes. Les rendez-vous du couple ont donc lieu dans un parking désert près du checkpoint.

La presse en parle :
Aden par Philippe Piazzo
Dans ce film cinglant qui met en avant avec humour l’exaspération totale des Palestiniens face aux Israéliens, le moindre épisode burlesque prend des allures de manifeste.

Chronic’art.com par Frédéric Bas
Comme tous les grands films comiques, le poème d’Elia Suleiman provient d’une douleur qui affleure à chaque plan.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 7 novembre

Début du procès à grand spectacle de Landru le 7 novembre 1921

Henri Désiré Landru, né le 12 avril 1869 à Paris (19e arrondissement) et mort le 25 février 1922 à Versailles, est un célèbre tueur en série et criminel français. Il fut surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais ».

Biographie
Origines
Henri Désiré Landru est issu d’une famille modeste. Il est né en 1869, au 41 rue de Puebla (aujourd’hui avenue Simon-Bolivar) dans le quartier de Belleville à Paris et est le fils cadet de Julien Alexandre Silvain Landru, 34 ans, chauffeur aux Forges Vulcain (qui se suicida au Bois de Boulogne le 28 août 1912), et de Flore Henriquel, 34 ans, couturière et blanchisseuse à domicile (décédée en 1910). Le couple avait déjà une fille, Florentine Marguerite Landru (née en 1854). La famille est établie à Paris, rue du Cloître-Notre-Dame, où Landru a passé l’essentiel de son enfance heureuse.<p>  Lire Plus

Patricia Lollia, un parcours entre reconnaissance et nouvelles perspectives

Le Salon international Business Art Fair s’est tenu du 24 au 26 octobre à l’Espace Nesle, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris, à l’occasion du week-end d’art contemporain de la capitale.
L’événement a réuni une centaine d’artistes de différents horizons et a mis en avant la diversité des expressions artistiques actuelles.

Le collectif Art Freedom, dirigé par Mélissa Biron, a une nouvelle fois assuré la présence d’artistes ultramarins au sein du salon. Trois créatrices originaires de Guadeloupe et de Martinique y ont présenté leurs œuvres : Patricia Lollia, Jorgi et Marie-Françoise Luce.

Originaire du Gosier, Patricia Lollia participait pour la seconde fois à un salon parisien. Elle y a présenté une fresque mettant en scène quatre femmes antillaises, dans la continuité de sa démarche artistique intitulée « Une œuvre, une histoire ».
Son travail a été récompensé par le troisième prix du jury, une distinction saluant la qualité de sa recherche plastique et la singularité de son univers.

« Il est important que les artistes guadeloupéens soient visibles sur la scène nationale et internationale.<p>  Lire Plus

Je klere sou leksikografi kreyòl 1958-2024 :

… istwa li, metòd li, leksik ak diksyonè li chapante, wòl yo lan amenajman lenguistik ann Ayiti

 — Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

KEPKAA

Komite entènasyonal pou pwomosyon kreyòl ak alfabétisasyon

SELEBRASYON MWA LANG AK KILTI KREYÒL, OKTÒB 2025

Onè respè pou Pradel Pompilus,
pyonye leksikografi kreyòl ann Ayiti,
otè premye « Lexique créole-français » (Université de Paris, 1958).
Onè respè pou Pierre Vernet,

fondatè Fakilte Lengwistik Aplike nan Inivèsite Leta d Ayiti,
premye lengwis ki plede pou kreyòl ak fransè mache ansanm.
Onè respè pou André Vilaire Chery,
otè « Dictionnaire de l’évolution du vocabulaire français en Haïti »
(tòm 1 ak tòm 2, Edisyon Édutex, 2000 ak 2002).

Onè respè pou Albert Valdman, depi plis pase 50 lane li bay lang kreyòl la
plizyè diksyonè ki kanpe sou fondas natal metodoloji leksikografi pwofesyonèl la.

OKTÒB 2025, MWA LANG AK KILTI KREYÒL

Tit atik la : « Leksikografi kreyòl 1958-2024 : istwa li, metòd li, leksik ak diksyonè li chapante, wòl yo lan amenajman lenguistik ann Ayiti »

Ak atik sa a mwen pral fè nou voyaje andedan istwa leksikografi kreyòl la, sòti nan premye leksik Pradel Pompilus te pibliye an 1958 —« Lexique français-créole », Éditions de la Sorbonne, Paris, 1958–, jouk nou rive lan « Dictionnaire de droit du travail » avoka Philippe Volmar pibliye ann Ayiti (Éditions Charesso, Port-au-Prince, 2024) ».<p>  Lire Plus

Mwa Lang Kréyol La 2025 – Nou ka viv li ansanm ! ✨

La Martinique célèbre le créole sous toutes ses formes, tout au long du mois d’octobre

Chaque année en octobre, la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) met à l’honneur la langue et la culture créoles à travers un événement majeur : « Mwa Lang Kréyol La ». L’édition 2025, placée sous le signe de la transmission intergénérationnelle, invite la population martiniquaise à vivre ensemble ce moment d’exploration, de célébration et de partage autour de la richesse du créole.

Une édition tournée vers la jeunesse et l’avenir

Pour cette nouvelle édition, la CTM renforce son engagement en faveur de la transmission du créole aux jeunes générations. À travers un partenariat étroit avec les établissements scolaires et la mise en place d’actions participatives, les jeunes sont au cœur de la dynamique.

Un temps fort de cette programmation est l’opération « Ki Matjoukann Pou Manmay Lékol », qui fédère les initiatives à destination de l’ensemble des élèves de Martinique, qu’ils soient inscrits ou non en option créole. Ateliers, concours, activités pédagogiques et immersions culturelles sont au rendez-vous pour ancrer le créole dans les pratiques quotidiennes des plus jeunes.<p>  Lire Plus

« Une bataille après l’autre », un film de Paul Thomas Anderson

En V.O. à Madiana 
Lundi 6 octobre 17h00
Mardi 7 octobre 20h30

Par Paul Thomas Anderson
Avec Leonardo DiCaprio, Benicio Del Toro, Teyana Taylor
Titre original One Battle After Another | 24 septembre 2025 en salle | 2h 42min | Action, Comédie
Synopsis :
Tout public avec avertissement
Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob vit en marge de la société, avec sa fille Willa, indépendante et pleine de ressources. Quand son ennemi juré refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…
La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Peu de films semblent aussi bien placés pour obtenir un maximum de statuettes que Une bataille après l’autre, un divertissement brillant.

CinemaTeaser par Aurélien Allin
Jamais n’avait-on vu à l’écran, avec autant de précision et de clarté, le cœur de Paul Thomas Anderson.

Diverto par La Rédaction
Une leçon de cinéma signée Paul Thomas Anderson.

Elle par Françoise Delbecq
On est emporté par cette vague d’images folles qui se succèdent à grande vitesse.<p>  Lire Plus

« Black Label », Samedi 11 octobre – 19h30 – Tropiques-Atrium

Un spectacle littéraire, musical et chorégraphique conçu par JoeyStarr et David Bobée

Black Label, c’est la rencontre puissante entre l’énergie brute de JoeyStarr, rappeur et comédien, et l’univers engagé du metteur en scène David Bobée. Ensemble, ils signent un spectacle à la croisée des arts et des luttes, mêlant poésie antiraciste, musique, danse et performance visuelle.

Inspiré du poème Black-Label de Léon-Gontran Damas, figure majeure du mouvement de la négritude, le spectacle propose une traversée littéraire, historique et politique du point de vue des diasporas africaines. À travers les textes d’Aimé Césaire, Langston Hughes, Malcom X, Tracy K. Smith, Lisette Lombé, Éva Doumbia, et jusqu’à la Charte du Manden (1222), cette création donne à entendre les grandes voix de l’antiracisme, d’hier à aujourd’hui, jusqu’au mouvement Black Lives Matter.

JoeyStarr y prête sa voix rocailleuse, son charisme et sa force de conviction à ces mots brûlants de colère, de courage et de lutte. À ses côtés, quatre artistes incarnent cette parole engagée :

  • Sélène Saint-Aimé, contrebassiste et chanteuse jazz,

  • Wilbur Thompson, musicien,

  • Nicolas Moumbounou, chanteur et danseur,

  • Jules Turlet, chansigneur sourd, qui traduit l’intégralité du spectacle en langue des signes.

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« Valeur sentimentale », un film de Joachim Trier

Dimanche 21 septembre à 11h | Lundi 22 septembre à 19h | Jeudi 25 septembre à 19h | Mardi 23 septembre à 14h | Madiana
Par Joachim Trier, Eskil Vogt | Avec Renate Reinsve, Stellan Skarsgård, Inga Ibsdotter Lilleaas
Titre original Sentimental Value | 20 août 2025 en salle | 2h 13min | Comédie, Comédie dramatique, Drame
Synopsis
Tout public
Agnes et Nora voient leur père débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à une jeune star hollywoodienne, ravivant des souvenirs de famille douloureux.
La presse en parle :
Bande à part par Anne-Claire Cieutat
Sensible, aéré et vivant, le nouvel opus du réalisateur danois Joachim Trier est une merveille.

Elle par Françoise Delbecq
Magnifique.

La Voix du Nord par Christophe Caron
Un drame psychologique profond et feutré.

Le Figaro par Eric Neuhoff
Valeur sentimentale, grand prix au dernier Festival de Cannes, balaie avec grâce la gamme des sentiments les plus violents, à la façon d’un Bergman contemporain.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 20 septembre

Décès d’Alexis Leger, dit Saint-John Perse, le 20 septembre 1975

 » S’en aller ! S’en aller! Parole de vivant ! »

Alexis Leger, dit Saint-John Perse, né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre et mort le 20 septembre 1975 à Hyères, est un poète, écrivain et diplomate français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1960.

En marge des mouvements littéraires de son époque, sa poésie, en versets, est réputée pour son hermétisme, mais aussi pour sa force d’évocation. Il reçoit le prix Nobel de littérature « pour l’envolée altière et la richesse imaginative de sa création poétique, qui donne un reflet visionnaire de l’heure présente ».

Biographie
Jeunesse et débuts diplomatiques
Fils d’Édouard Pierre Amédée Leger, avocat-avoué en Guadeloupe à partir de 1873, et de Marie Pauline Françoise Renée Dormoy, fille d’une famille de planteurs guadeloupéens3, Alexis Leger naît au no 54 rue Achille-René-Boisneuf à Pointe-à-Pitre. Il y passe son enfance, ainsi qu’à l’îlet Feuille où il découvre la nature, et surtout dans les deux importantes demeures familiales que sont « La Joséphine » — une caféière sur les hauteurs de Saint-Claude au sud de Basse Terre — et « Le Bois-Debout » — une exploitation de canne à sucre à Capesterre — qui marqueront son imaginaire.<p>  Lire Plus

« Sirāt », un film d’Oliver Laxe

Mercredi 24 septembre, Vendredi 26 septembre | à 19h à Madiana|

Par Oliver Laxe, Santiago Fillol | Avec Sergi López, Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy |10 septembre 2025 en salle | 1h 55min | Drame
Synopsis
Tout public avec avertissement
Au cœur des montagnes du sud du Maroc, Luis, accompagné de son fils Estéban, recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils rallient un groupe de ravers en route vers une énième fête dans les profondeurs du désert. Ils s’enfoncent dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte à leurs propres limites.
La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
C’est le meilleur film de l’année : « Sirāt » secoue comme rarement sur grand écran.

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une fascinante et inoubliable onde de choc.

Bande à part par Olivier Bombarda
Un road-movie au parfum étrange et mystérieux, un geste de cinéma devenu si rare qu’il en est d’autant plus précieux.

CinemaTeaser par Perrine Quennesson
Délire spirituel qui cherche la lumière dans l’obscurité ou parabole politique sur un monde en conflit qui n’épargne rien, ni personne, SIRÂT est tout ça à la fois.<p>  Lire Plus

« Left-Handed Girl », un film de Shih-Ching Tsou

Dimanche 28 septembre à 11h | Madiana

Avec Janel Tsai, Nina Ye, Shi-Yuan Ma
17 septembre 2025 en salle | 1h 48min | DrameDe | Par Shih-Ching Tsou, Sean Baker
Synopsis
Tout public
Une mère célibataire et ses deux filles arrivent à Taipei pour ouvrir une petite cantine au cœur d’un marché nocturne de la capitale taiwanaise. Chacune d’entre elles doit trouver un moyen de s’adapter à cette nouvelle vie et réussir à maintenir l’unité familiale.
La presse en parle :
Elle par Françoise Delbecq
Un film tendre et pop, d’une énergie incroyable.

Positif par Jean-Dominique Nuttens
Le film impressionne par la finesse de son écriture, la vérité des émotions qu’il fait naître, la justesse de son interprétation, l’ampleur du tableau qu’il dessine sous une apparence modeste.

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Le bouleversant portrait d’une famille pas comme les autres.

Bande à part par Olivier Pélisson
Le premier long-métrage en solo de la réalisatrice taïwanaise Shih-ching Tsou révèle une autrice à la créativité revigorante. Son immersion féminine en plein Taipei repose sur un récit qui mêle avec poigne les tons et les énergies, et épate autant par sa tenue que par son propos émouvant.<p>  Lire Plus

 Éducation et société

Téléchargez les images - 6  Les classes du rez-de-chaussée

 Quatre classes multiâges en milieu urbain

 Coordonné par Françoise Carraud, Préface par Sylvie Jouan, Postface par Anne-Marie Chartier

 Dans leur école de plus de quinze classes, située dans un quartier très pauvre de Lyon, cinq enseignants ont créé les classes du rez-de-chaussée. Pour mieux accompagner leurs élèves, en difficulté avec l’école et les apprentissages, ils ont choisi de les rassembler dans des classes multiâges les accueillant ensemble depuis le CP jusqu’au CM2 (soit de six à onze ans environ). Ils ont décidé de fair[…] EAN : 9782336524344
28/08/2025
135 x 215 mm
Collection : Enfance éducation et société
184 pages
20.00 € DÉCOUVRIR

 

Téléchargez les images - 7Réinventer l’école à l’ère de l’intelligence artificielle

Réflexions pour une reprise en main du numérique à l’école

 Ahmed Messaoudi 

L’école fait aujourd’hui face à l’omniprésence du numérique. Comment concilier le temps de l’apprentissage avec l’instantanéité ?
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L’éphéméride du 6 septembre

Publication du Manifeste des 121 le 6 septembre 1960

Le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie », est signé par des intellectuels, universitaires et artistes et publié le 6 septembre 1960 dans le magazine Vérité-Liberté. Le manifeste est né dans le sillage du groupe de la rue Saint-Benoît. Il a été pensé puis rédigé par Dionys Mascolo et Maurice Blanchot. Ce traité a permis de regrouper des personnalités de divers horizons dans un esprit libertaire et plutôt orienté à gauche. Il est important pour l’histoire de la gauche et de l’extrême gauche en France.

Contenu du manifeste
« On ne réclamait plus seulement le droit du peuple à ne plus être opprimé, mais le droit du peuple à ne plus opprimer lui-même. »

— François Maspero, Le droit à l’insoumission, le dossier des 121, Paris, François Maspero, 1961, « Avertissement de l’éditeur »

Selon ses propres termes, le manifeste cherche à informer l’opinion française et internationale du mouvement de contestation contre la guerre d’Algérie. Les 121 y critiquent l’attitude équivoque de la France vis-à-vis du mouvement d’indépendance algérien, en appuyant le fait que la « population algérienne opprimée » ne cherche qu’à être reconnue « comme communauté indépendante ».<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 26 août

Dépôt de gerbe à la femme du Soldat inconnu le 26 août 1970

Le dépôt de gerbe à la femme du Soldat inconnu désigne une des premières actions médiatiques du Mouvement de libération des femmes le 26 août 1970 à Paris en France. Elle consistait à déposer des fleurs en hommage à la femme du Soldat inconnu sur la tombe de ce dernier. Cette action était réalisée par neuf femmes, dont Cathy Bernheim, Christine Delphy, Monique Wittig, Christiane Rochefort et l’Américaine Namascar Shaktini1,2,3. Elles ont été arrêtées par la police dès l’approche de l’Arc de triomphe.

Traitement médiatique

Certains médias parlent d’une trentaine de femmes (neuf en réalité). L’analyse journalistique de Marianne Lohse dans France-Soir précise que « Plusieurs [manifestantes] sont jeunes et jolies »4.

La télévision nationale réalise un court reportage sur la manifestation5.

Deux slogans ont retenu l’attention éditoriale :

« Il y a plus inconnu que le soldat inconnu. Sa femme » ;

« Un homme sur deux est une femme ».

MLF : 1970, année zéro

— Par Françoise Picq, sociologue spécialiste de l’histoire du féminisme, université Paris-Dauphine.<p>  Lire Plus

Leksikografi kreyòl 1958-2024 

Istwa li, metòd li, leksik ak diksyonè li chapante, wòl yo lan amenajman lenguistik ann Ayiti

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Onè respè pou Pradel Pompilus,

pyonye leksikografi kreyòl ann Ayiti,
otè premye « Lexique créole-français » (Université de Paris, 1958).
Onè respè pou Pierre Vernet,

fondatè Fakilte Lengwistik Aplike nan Inivèsite Leta d Ayiti,
premye lengwis ki plede pou kreyòl ak fransè mache ansanm

Onè respè pou André Vilaire Chery,
otè « Dictionnaire de l’évolution du vocabulaire français en Haïti »
(tòm 1 ak tòm 2, Edisyon Édutex, 2000 ak 2002).

Onè respè pou Albert Valdman, depi plis pase 50 lane li bay lang kreyòl la
plizyè diksyonè potomitan ki kanpe sou fondas natal metodoloji leksikografi pwofesyonèl la.

KONFERANS LENGUIS-TÈMINOLÒG ROBERT BERROUËT-ORIOL BAY

NAN FLORIDA INTERNATIONAL UNIVERSITY (FIU) JOU KI 18 JIYÈ 2025

CONFÉRENCE DU LINGUISTE-TERMINOLOGUE ROBERT BERROUËT-ORIOL À LA FLORIDA INTERNATIONAL UNIVERSITY (FIU), 18 JUILLET 2025<p>  Lire Plus

« Résonances » – les bonnes et leurs diplomates

— Par Selim Lander — Voyant cette pièce on pense irrésistiblement aux Bonnes de Jean Genet, non que celles évoquées dans Résonances soient prêtes à passer au meurtre mais leur hargne ne paraît pas moindre que celle des sœurs Papin. Si la violence est maîtrisée, elle n’est pas moins présente et la pièce de Yure Romao et de ses complices, sous des dehors légers – samba et bossa nova au rendez-vous –, n’en est pas moins une dénonciation au vitriol de la condition ancillaire. Certes, cela a déjà été fait et non sans succès par Genet et aussi, bien sûr, Octave Mirbeau dans Le Journal d’une femme de chambre (Jeanne Moreau dans le film de Bunuel !), etc., mais cette nouvelle exploration de la condition ancillaire parvient à se faire une place dans un répertoire déjà aussi riche. Car elle se concentre sur un échantillon très particulier et éminemment folklorique pour un spectateur français, celui des bonnes importées du Brésil par les diplomates brésiliens en France. Passent presque inaperçus, en effet, les passages consacrés au témoignage de Françoise Ega (1920-1976), martiniquaise d’origine, auteure des Lettres à une noire, description de son expérience de femme de ménage à Marseille, comme celle des employées de maison expédiées en Métropole par le Bumidon.<p>  Lire Plus

« Résonances – Des révoltes silencieuses », de Yure Romão

Lundi 19 mai – 19h30 Salle la Terrasse de Tropiques-Atrium

Théâtre musical

Un spectacle de Yure Romão

« Résonances » est une œuvre sensible et engagée, qui donne voix aux luttes invisibles et à la solidarité des femmes migrantes, à travers un théâtre documentaire nourri de mémoire, de musique et de récits.

Conçu par Yure Romão, ce spectacle naît de la rencontre entre les témoignages d’employées de maison brésiliennes arrivées en France dans les années 2000, souvent au service de diplomates, et l’œuvre puissante de Françoise Ega, écrivaine martiniquaise et ancienne domestique, autrice de Lettres à une Noire (1978). Cette mise en écho révèle les résonances profondes entre différentes générations et histoires de migration féminine, du Brésil aux Outre-mer français.

« Résonances », c’est aussi une création collective : Yure Romão s’entoure de la poétesse Estelle Coppolani et de la conteuse et marionnettiste Ana Laura Nascimento pour co-écrire une œuvre à la croisée du conte, de la recherche documentaire et de la performance musicale. Le matériau de base : des enregistrements de femmes brésiliennes exilées, le texte de Françoise Ega, et une mémoire vive partagée entre passé et présent.

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« All We Imagine as Light », un film de Payal Kapadia

Lundi 5 mai à 20h50 Ciné+Festival

Avec Kani Kusruti, Divya Prabha, Chhaya Kadam
2 octobre 2024 en salle | 1h 58min | Drame |Festival de Cannes 2024 :Grand prix | Prix des cinémas Art et Essai – Mention spéciale |★★★★★|
Synopsis
Tout public
Sans nouvelles de son mari depuis des années, Prabha, infirmière à Mumbai, s’interdit toute vie sentimentale. De son côté, Anu, sa jeune colocataire, fréquente en cachette un jeune homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer. Lors d’un séjour dans un village côtier, ces deux femmes empêchées dans leurs désirs entrevoient enfin la promesse d’une liberté nouvelle.
La presse en parle :
Bande à part par Léo Ortuno
Après Toute une nuit sans savoir, documentaire ayant remporté l’Oeil d’Or en 2021, Payal Kapadia réussit à merveille son passage à la fiction avec All We Imagine as Light, Grand Prix au Festival de Cannes.

Culturopoing.com par Vincent Roussel
Payal Kepadia signe une œuvre en état de grâce, entre gravité et légèreté, qui progresse lentement mais sûrement vers le sensoriel et l’aérien. Rarement on aura vu un film indien si directement branché sur le mouvement de la ville et le contemporain.<p>  Lire Plus

La Mort pour la Vie ou Mourir pour Vivre : Chapitre V

— Par Robert Lodimus —

Chapitre V

LE DÉFI

« Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l’homme, ce n’est pas la mort, mais la crainte de la mort. »

                                         (Épictète)

     La nuit avait enlevé son masque horrifiant sur la « trombine » stupéfiée, médusée, atterrée  de la nature amochée. Le jour se leva sans clarté sur les hameaux qui ceinturaient La Roche, et qui n’avaient pas non plus résisté aux assauts des vents dévastateurs et à la frénésie du déluge mortifère. La localité dans son ensemble offrait aux regards tout ébahis une scène de délabrement indescriptible, un théâtre de désolation dantesque, un tableau de déliquescence apocalyptique, un spectacle de débâcle effarant, un panorama de décrépitude impensable, un champ de ruines incroyable, un cirque de décadence inimaginable. Cette fois-là, le village avait réellement cassé ses épines dorsales et il était amputé de ses jambes et de ses bras fluets. Il eût été vraiment difficile pour lui de se relever, et de se remettre à clopiner, à boiter voire à marcher comme avant. Dans cet environnement dépérissant, devenu encore plus invivable par les malheurs soudains, les rescapés avec leur profil de morts-vivants, comme on en voyait dans les romans de Bram Stoker, n’avaient même pas imaginé l’avenir, tellement ils le voyaient porteur d’incertitude démoralisante.<p>  Lire Plus

La Jeune femme à l’aiguille, un film de Magnus von Horn

Jeudi 25 avril & Dimanche 27 avril à 19h | Vendredi 2 mai à 14h | Madiana

Par Line Langebek Knudsen, Magnus von Horn
Avec Victoria Carmen Sonne, Trine Dyrholm, Besir Zeciri
Titre original Pigen med nålen | 9 avril 2025 en salle | 2h 02min | Drame, Historique
Synopsis
Interdit – 12 ans
Copenhague, 1918. Karoline, une jeune ouvrière, lutte pour survivre Alors qu’elle tombe enceinte, elle rencontre Dagmar, une femme charismatique qui dirige une agence d’adoption clandestine. Un lien fort se crée entre les deux femmes et Karoline accepte un rôle de nourrice à ses côtés.
La presse en parle :
Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Une terrible histoire enveloppée dans un sublime noir et blanc.

Culturopoing.com par Audrey Jeamart & Olivier Rossignot
La Jeune Femme à l’Aiguille illustre l’art vénéneux des belles et des bêtes notamment dans son somptueux catalogue de monstruosités, qu’elles soient physiques et morales, qui finit par servir de fil rouge à l’oeuvre.

Elle par Françoise Delbecq
Si les hommes n’apparaissent ici que faibles ou lâches, la force de ce film tient au lien entre les deux femmes (…).<p>  Lire Plus

« Toute la beauté et le sang versé », un film de Laura Poitras

Samedi 5 avril à 17h 30 Tropiques-Atrium
Lion d’or du meilleur film 2022
Etats-Unis – 2023 – 1h 57
Documentaire
De : Laura Poitras
Titre original : All The Beauty And The Bloodshed

Synopsis:
Nan Goldin a révolutionné l’art de la photographie et réinventé la notion du genre et les définitions de la normalité. Immense artiste, Nan Goldin est aussi une activiste infatigable, qui, depuis des années, se bat contre la famille Sackler, responsable de la crise des opiacés aux États Unis et dans le monde. Toute la beauté et le sang versé nous mène au cœur de ses combats artistiques et politiques, mus par l’amitié, l’humanisme et l’émotion.

La presse en parle:
Le Parisien par La Rédaction
Cet affrontement à la David contre Goliath va progressivement porter ses fruits : une belle histoire, doublée de celle, fascinante, de l’une des plus grandes artistes vivantes…

Le Point par Florence Colombani
Neuf ans après l’événement « Citizenfour », la documentariste revient avec un film splendide autour de Nan Goldin.

Les Fiches du Cinéma par Michael Ghennam
Un Lion d’or notable et mérité pour Laura Poitras, qui livre un grand documentaire, à la fois politique et intime.<p>  Lire Plus

Municipales & intercommunales 2026 : un pas vers la parité!

— Communiqué de presse —

À la suite de l’adoption par le Sénat de la proposition de loi visant à renforcer la parité dans les fonctions électives et exécutives du bloc communal, Intercommunalités de France salue le fait que lors des élections municipales et intercommunales de l’an prochain, l’ensemble des conseils municipaux seront paritaires. L’extension du scrutin de liste aux communes de moins de 1 000 habitants, soit 71 % d’entre elles, représente une grande avancée pour la représentation des femmes dans les fonctions électives.


Intercommunalités de France plaide depuis de nombreuses années pour la parité dans l’ensemble des communes alors qu’aujourd’hui,
la part des femmes dans les conseils municipaux est de 42,4 % seulement. Cette évolution sera un gage de vitalité démocratique et permettra de faire naître des vocations nouvelles dans les petites communes.


Elle permettra en outre de
renforcer la part des femmes dans les conseils des intercommunalités. Aujourd’hui, en raison des règles de représentation des communes, seulement 35 % des conseillers communautaires sont des femmes. On compte 25,6 % de vice-présidentes et 11,9 % de présidentes d’intercommunalités.


Toutefois,
Intercommunalités de France regrette que par la voix de Françoise Gatel, ministre de la Ruralité, le Gouvernement ait supprimé du texte le système de fléchage et de double-liste.<p>  Lire Plus

Les Filles du Nil », un film de Nada Riyadh et Ayman El Amir

Lundi 24 mars – 18h à Tropiques-Atrium

Un film documentairede Nada Riyadh et Ayman El Amir
Avec Majda Masoud, Haidi Sameh, Monika Youssef | Égypte, France, Danemark, Qatar, Arabie Saoudite | 1h42 | 2025 | VOSTFR

Synopsis :
Dans un village du sud de l’Égypte, un groupe de jeunes filles coptes se rebelle en formant une troupe de théâtre de rue. Rêvant de devenir comédiennes, danseuses et chanteuses, elles défient leurs familles et toute la communauté avec leurs performances. Tourné sur 4 années, Les Filles du Nil suit le voyage de ces adolescentes pour devenir des femmes libres.

La presse en parle :
Franceinfo Culture par Mohamed Berkani
Les réalisateurs Ayman El Amir et Nada Riyadh signent un film d’une rare puissance et d’une grande humanité sur le combat d’une troupe de théâtre de rue qui lutte pour sa survie. Indispensable et universel.

Culturopoing.com par Noëlle Gires
Il est donc bien vrai que l’art peut être vécu comme la plus belle des résistances. Et l’on se prend à rêver, grâce à Majda, Haidi, Myriam et Monika qu’il puisse sauver le monde.<p>  Lire Plus

« La mer au loin », un film de Saïd Hamich

Dimanche 9 février à 11h, à Madiana
Avec Ayoub Gretaa, Anna Mouglalis, Grégoire Colin | 5 février 2025 en salle | 1h 57min | Drame, Romance
Synopsis
Tout public
Nour, 27 ans, a émigré clandestinement à Marseille. Avec ses amis, il vit de petits trafics et mène une vie marginale et festive… Mais sa rencontre avec Serge, un flic charismatique et imprévisible, et sa femme Noémie, va bouleverser son existence. De 1990 à 2000, Nour aime, vieillit et se raccroche à ses rêves.
La presse en parle :
Les Inrockuptibles par Ludovic Béot
Parce qu’elle est complexe et contradictoire, souvent sinueuse, l’émigration de ce jeune arrivé clandestinement en France ne sera jamais traitée comme sujet tangible, mais comme une impression, une émotion qui serre le cœur et inonde chaque image du second long métrage bouleversant de Saïd Hamich.

L’Humanité par Sophie Joubert
Ce deuxième long métrage fait ressentir la douleur de l’exil sur le temps long et dans toute sa complexité.

L’Obs par Guillaume Loison
Qu’on ne se méprenne pas : on est ici très loin d’une « Leloucherie » baignée de social, mais plutôt dans le sillage d’une chronique au long cours façon « Nous nous sommes tant aimés », vampée par ce faux solitaire de Nour qui, sans bouger d’un cil, voit son petit monde ballotté au gré du temps.<p>  Lire Plus