— RS n° 460 lundi 17 août 2026 —
À Génipa, sur le littoral de la commune de Ducos, sept hectares de mangrove sont partis en fumée.
Déjà, l’Assaupamar s’interroge légitimement sur l’origine des foyers surgis nuitamment, mais chacun a pu noter que le réchauffement climatique en pleine saison des pluies, a sous-hydraté les palétuviers constitutifs de notre forêt la plus humide, la mettant ainsi à la merci des étincelles de toute origine.
En France, en Espagne, en Grèce, aux Pays-Bas, dans l’État de Washington, au Canada…, le phénomène atteint des proportions plus inquiétantes avec des causes profondes identiques. Les derniers fanatiques et endoctrinés de la planète jouent aux climatosceptiques, nient l’évidence, mais les prévisions majoritaires des scientifiques du monde se réalisent sous nos yeux, en pire. Les records de températures, de sécheresses, d’incendies, sont régulièrement battus.
Et le phénomène se poursuivra mécaniquement. Les mesures à prendre aujourd’hui ne pourront dans le meilleur des cas, inverser la tendance avant des décennies. L’urgence est de s’organiser pour la prévention des conséquences et de s’adapter à l’irréversible. Reconstruire le bâti brûlé, replanter judicieusement les forêts ravagées, assurer l’entretien adéquat, recruter et former des équipes de pompiers et de secouristes, acquérir et localiser le matériel en quantité suffisante pour attaquer rapidement les feux, adapter l’agriculture et l’habitat. Cela exige des moyens lourds, au service du collectif.
Faire face à ces défis, suppose une logique à mille lieux de la recherche du profit immédiat et privé. Aucune réponse ne vaudra si la solidarité humaine n’est pas présente, dans chaque pays et au-delà des cadres nationaux.
Nous répétons que la sortie du capitalisme extractiviste, l’éradication de la pauvreté et des inégalités, l’élimination de la guerre du nord au sud, de l’est à l’ouest de la planète, seule voie pour assurer la survie digne de l’humanité, suppose que l’on se décide pour le communisme, qu’on en développe la culture. L’urgence commande de ne pas se contenter de répéter la nécessité de son avènement.
Toute la réflexion et la pratique des diverses branches de l’écosocialisme visent à promouvoir des revendications transitoires à ne plus éluder. Le Manifeste de la Quatrième Internationale contribue à ce combat. À lire. À étudier sans tarder.
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Le saute-mouton d’Eddy …
Les interviews du personnel politique par Eddy Marajo sont toujours instructives sur la pensée des unEs et des autres. C’est bien pourquoi l’on s’interroge au vu de certains non-dits. Coup sur coup, il a interrogé Marcellin Nadeau et Charles Chammas. Dans les deux cas, répète-t-il : « après les municipales, les prochaines élections, ce sont les législatives puis les Territoriales ». Étrange.
Eddy Marajo serait-il devenu, sur le tard, un nationaliste indifférent à ce qui se passe en France et dans le monde ? Ou pense-t-il que les Politiques de notre pays n’ont rien à dire sur la prochaine élection présidentielle française, ou que cela ne nous concerne pas, ou que les MartiniquaisEs s’en moquent, ou qu’on aura bien le temps, ou que l’on se contente des seuls débats faisant rage en France ? Toutes ces parades seraient insolites, alors que même les analyses sommaires soulignent l’importance des enjeux de ce scrutin pour la France, ses colonies, le monde.
La France basculera-t-elle dans le camp des pays à orientation fasciste, ou inaugurera-t-elle une expérience de « gauche de rupture » dans un des grands pays européens ? Il est bien clair qu’il y a là matière à parler politique internationale, sociale, écologique, économique, sociétale (racisme, immigration, oppression des femmes, des minorités de genre, de laïcité, etc.).
Il serait temps de comprendre que le peuple ne s’intéresse pas seulement aux querelles internes du PPM, aux choix de Nestor Azerot aux prochaines territoriales, aux intentions législatives de Charles Chammas ou de Jiovanny William, ou encore aux stratégies de Catherine Conconne. Autant de questions liées au résultat du scrutin éclipsé.
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Gaza, Cisjordanie, Liban et le sort de l’humanité
Quelle horreur ! Quelle abomination ! Quelle honte pour l’humanité ! Les génocidaires qui règnent sur Israël ne violent pas seulement le droit international. Ils violent ouvertement leurs propres décisions, sous la houlette de leur complice étasunien, travestissant en prétendus « accords de paix », leurs irréparables crimes contre l’humanité.
Tous les jours, à Gaza, des civils sont assassinés, femmes et enfants compris. Ils appellent ça, un cessez-le-feu. Tous les jours, en Cisjordanie, des colons sanguinaires provoquent, agressent, pillent, pourchassent, expulsent, exterminent. Au sud du Liban, en dépit du prétendu « accord cadre », la litanie des « frappes » assassines israéliennes continue d’allonger la liste des milliers de victimes, de provoquer la fuite éperdue d’un million de réfugiés, et la destruction scélérate des infrastructures collectives. Partout, les victimes appartiennent toutes aux peuples palestinien et libanais.
L’horreur n’est pas seulement dans ces crimes de masse. Elle est dans le silence, la passivité, la complicité criminelle des chefs d’État, européens et autres. Les rares qui protestent sont traités de tous les noms. Quant aux mouvements qui interpellent, manifestent, s’insurgent, ils sont confrontés aux politiciens et médias aux ordres qui les abreuvent d’insultes à longueur de journée. Cyniquement, ils sont de plus accusés d’antisémitisme et d’incitation à la haine. Les générations à venir auront du mal à s’expliquer le caractère profondément illogique du moment traversé aujourd’hui.
En attendant, il conviendrait de ne pas oublier le terrible précédent historique d’il y a 90 ans : l’indifférence de trop de monde devant les crimes de Franco et ses sbires en Espagne fut le prélude de la phase la plus extrême de la barbarie nazie. Laisser faire les fascistes, c’est toujours les encourager dans leur œuvre de tyrans. Progressistes et Démocrates de Martinique et d’ailleurs, agissons contre les poussées fascistes, dont Tsahal et les dirigeants d’Israël ne sont que l’avant-garde barbaresque.
