Mort de Lucky Peterson, musicien et chanteur de blues

Lucky Peterson, nom de scène de Judge Kenneth Peterson, né à Buffalo (État de New York) le 13 décembre 1964 et mort à Dallas (Texas) le 17 mai 20201, est un guitariste, organiste et chanteur américain de blues.

 Les causes de sa mort, à l’âge de 55 ans, n’ont pas été précisées dans le communiqué transmis par sa famille, indiquant que le musicien, qui était à son domicile, à Dallas, avait été « transporté d’urgence à l’hôpital, dans un état critique ».

Son père, James Peterson, chanteur et guitariste, tenait le Governor’s Inn, un club de blues dans lequel Lucky Peterson eut rapidement l’occasion de côtoyer nombre de musiciens tels que Buddy Guy, Koko Taylor, Muddy Waters ou encore Junior Wells2.

Il commence l’apprentissage de l’orgue en prenant des cours avec Bill Doggett et Jimmy Smith. Il n’a alors que 5 ans lorsque Willie Dixon le repère. Plus tard, il passe à la guitare qui deviendra son deuxième instrument de prédilection.

En 2009, il a une dizaine d’albums à son actif dont Double Dealin’ sorti en 2001. Sa production Organ Soul Sessions, intégralement interprétée à l’orgue Hammond, montre son regain d’intérêt pour cet instrument et pour les standards de jazz et blues.

Il multiplie aussi les collaborations comme son duo avec Bootsy Collins, ou sa collaboration à l’album de la chanteuse Ayọ, Gravity At Last.

Lucky Peterson joue sur plusieurs instruments, notamment des guitares de la marque Gibson, ainsi que sur un modèle signé du luthier Tom Marceau (MarceauGuitars) depuis 2008. Son style en tant que guitariste n’est pas sans rappeler celui de B.B. King. Il brille d’ailleurs plus par son style, son toucher et sa présence sur scène que par ses compositions, dont peu de morceaux sont réellement connus du grand public.

En 2014, il sort l’album The Son Of A Blues Man, où il évoque ses racines, son enfance baignée de musique et sa carrière précoce. Il considère cet album comme l’expression la plus authentique de ce qu’il est3.

Le 25 juillet 2015, il ouvre la 36e édition du festival Jazz à Vannes, dont il est l’un des habitués4.

Après avoir enflammé les Victoires du Jazz le 13 juillet 2016, il enregistre l’album Tribute To Jimmy Smith qui sort le 13 octobre 2017 sur Jazz Village5.

En 2019 il entame une tournée pour fêter ses 50 ans de musique. Il sort pour l’occasion l’album 50 Just Warming Up!.

Vie privée
Lucky Peterson est marié à Tamara Peterson, chanteuse soul, avec qui il s’est produit sur scène et dans certains disques.

Discographie
Lucky Strikes! (Alligator) 1989
Triple Play (Alligator) 1990
I’m Ready (Gitanes – Jazz Productions) 1992
Beyond cool (Verve / Gitanes – Jazz Productions) 1993
Lifetime (Verve / Gitanes – Jazz Productions) 1995
Lifetime Remix avec Bootsy Collins (Verve / Gitanes – Jazz Productions)
Spirituals & Gospel Dedicaded To Mahalia Jackson, avec Mavis Staples (Verve / Gitanes – Jazz Productions) 1996
Move (Verve / Gitanes – Jazz Productions) 1997
Lucky Peterson (Blue Thumb / Gitanes-Jazz Productions) 1999
Double Dealin’ (Blue Thumb / Gitanes-Jazz Productions) 2001
Black Midnight Sun (Dreyfus Jazz) 2003
Organ Soul Sessions (Emarcy / Universal Jazz) 2009, triple album de reprises constitué de :
The Music Is The Magic
Mercy
Brother Where Are You ?
Heart Of Pain (JSP Records) 2010
You Can Always Turn Around (Dreyfus Jazz) 2010
Every Second A Fool Is Born (JSP Records) 2011
The Son Of A Bluesman (Jazz Village) 2014
Live In Marciac – July 28Th 2014 (Jazz Village) 2015 [double album live] Tribute To Jimmy Smith (Jazz Village) 2017
50 just warming up! (Jazz Village) 2019