Macron reprend les mystifications les plus éculées

—- Le n° 304 de « Révolution Socialiste », journal du G.R.S. —

Les mises en scène et le baratin de Macron n’arriveront pas à faire prendre pour des nouveautés les vieilles lunes de la politique capitaliste. Les ficelles sont grosses, et le bavardage reste répétitif.

Pour faire croire à une prise en compte de la hausse des prix, il fait un gros tapage sur la hausse du prix d’indice dans la fonction publique, mais tout le monde constate que la hausse des salaires en résultant, est nettement inférieure à la hausse réelle et palpable du coût de la vie.

Dans le privé, le décalage est encore plus net entre SMIC et coût de la vie.

Pour tenter de masquer la tromperie, il reprend le blabla sur la participation, l’intéressement, les primes. Ces prétendues solutions ont de gros points communs.
1. Elles laissent de côté la nécessité de la hausse des salaires
, pour rattraper celle des prix.

2.Elles sont soumises aux manipulations de patrons, experts dans l’art de maquiller leurs profits, lorsque les calculs automatiques sont en jeu, et à leur mauvaise volonté lorsqu’il s’agit de négocier des « primes » ponctuelles.
3.Elles sont une occasion de chantage pour empêcher les grèves et augmenter les cad
ences, et pour dévitaliser les négociations annuelles obligatoires.

 4.Elles sont un moyen détourné de cadeaux au patronat, aux dépens de la sécurité sociale, des ressources de l’État, et donc finalement des travailleuses et travailleurs et de leurs retraites.

Il est important de démasquer ces supercheries, et d’engager la lutte pour les salaires.

Harcèlement, souffrances au travail : refusons l’inaceptable !

La Rectrice de l’académie de Martinique est l’objet d’une plainte pour harcèlement moral. Dans cette administration, il se murmure que cette pratique ne serait pas rare. Quand le ministère prétend faire une grande cause de la lutte contre le harcèlement scolaire, on se pose des questions. Nous suivrons le dossier.

À la Sécurité Sociale, une grève a posé le problème du malaise des agents confrontés à la colère légitime des usagers dun service public transformé en machine inaccessible et peu efficace.

À la CTM, des médecins signalent des taux anormaux de « burn out » et deux services connaissent une agitation pour mauvais traitements.

La Poste sort d’une grève où l’appel à la répression judiciaire a semblé plus facile que de résoudre réellement la dégradation des conditions de travail.

Dans le privé classique, les cas de harcèlement moral pourrissent le climat de bien des entreprises.

Les motifs de ces diverses situations combinent recherche de rentabilité à tout prix, goût immodéré du pouvoir, compensation autoritariste d’incompétence étalée, volonté de placer copains et copines au détriment d’autres.

Quoi qu’il en soit, il est du devoir du mouvement ouvrier et plus généralement de toute personne dotée dhumanité, de mener un combat sans merci contre ces pratiques barbares, sournoises et profondément destructrices.

La violence n’est pas seulement dans les coups de feu et les coups portés au physique. La tolérer ici, c’est l’encourager là. Ne dédaignons pas ce combat.

28 juin : importante réunion pour la nouvelle étape du combat anti-chlordécone

 Des dizaines d’organisations et de personnes sont invitées, mercredi 28 juin à la maison des syndicats, pour lancer la dynamique d’une nouvelle mobilisation de masse contre l’ impunité, pour les réparations.

Après la réunion avec les avocats du dossier, avec des responsables représentant la CTM, des municipalités et des députés, de nombreux mouvements (partis, syndicats, associations, colletifs se retrouveront à la maison des syndicats où toutes et tous sont invités.

 Les artistes ne sont pas en reste.

Une composition musicale de Marcel Sellaye a subi victorieusement le baptême du feu à l’occasion d’une soirée très réussie de l’harmonica jeudi dernier.

Son leitmotiv « Jijé yo, kondané yo » a électrisé le nombreux public. On l’entendra à nouveau pour la fête de la musique, ce mercredi au Lorrain. On peut parier sur un succès encore plus grand.

Les artistes jouent leur rôle dans la mobilisation qui s’amorce. Les syndicats aussi, bien entendu, qui se réunissent ce mardi.

 Les contacts avec les municipalités doivent permettre une implication plus forte que dans le passé.

 Il y a de la place pour tout le monde dans ce combat salutaire.