Dans un espace pentu et restreint par la présence de grosses roches rondes qui témoignent de l’activité volcanique passée (bombes), la moindre parcelle de terre disponible est ici mise en culture dans le plus grand respect de la nature et de l’homme.
Le jardin créole, jardin de subsistance cultivé avec les techniques et les savoirs ancestraux, trouve ici une illustration exemplaire. Le développement d’une plante légumière y profite de l’aide d’une autre plante qui lui est associée et devient sa « compagne » et sa protectrice lorsque qu’elle est insecticide. Ce mode de culture permet ainsi d’éviter tous les engrais chimiques et autre traitements phytosanitaires.
Les arbres fruitiers, châtaignier, jacquier, goyaviers, pruniers de Cythère, arbres à pain. orangers. cacaoyers. canne à sucre, ananas, procurent non seulement leurs fruits mais aussi leurs ombrages protecteurs. Traditionnellement le jardin créole est vivrier, médicinal et d’agrément. Les jardiniers du lieu passionnés qui ont à cœur de partager leurs connaissances, lui ont donné toutes ces vertus. Les plantes curatives des maux du corps humain y sont présentes et la beauté des fleurs tropicales mêlées aux bananiers d’ornement est une fête pour le visiteur (balisiers, orchidées, thumbergie appelée aussi « trompette de la mort »),
Ouvert toute l’année
Du lundi au samedi : 8h – 13h 14h – 17h
Dimanche 9h – 12 h
Tél.

Le jardin Bertin est un jardin d’agrément ou plutôt d’ornement comme peul l’être une pierre précieuse ciselée avec patience et posée dans un écrin.
C’est un jardin naturel où chaque plante, chaque arbre, parfois installé sans v avoir été invite. est considéré avec bienveillance. La mauvaise herbe n’existe pas ici : tout végétal est précieux et contient la promesse de ses vertus thérapeutiques, condimentaires ou simplement ornementales.
En 1995, Josette Nicole reçoit en pension une orchidée répondant au nom de Phaleaenopsié mivae. De cette cohabitation est née sa passion pour ces fleurs surprenantes, riches d’un langage de formes et de couleurs tellement vaste !
Le jardin installé sur le flanc du morne Gamelle, est un jardin créole où se mêlent les cultures vivrières de légumes, de fruits et les plantes condimentaires et médicinales : cacao, goyave, banane, canne à sucre, café (arabica aux petits grains et robusta aux gros grains), bois d’Inde, bois pissenlit, calebasse de toutes grosseurs et formes.
En 1982, Jean-Philippe Thoze, artiste paysagiste passionné de botanique, entreprend d’offrir une nouvelle vie à la maison familiale délaissée et à son iardin installé sur le flanc oentu d’un mome. ll compose un jardin botanique paysager d’unè richesse rare. Les allées nous conduisent à la découverte d’inestimables collections constituant de multiples scènes contrastées, mêlant lignes, touffes, espaces dégagés et aquatiques où se mêlent les ports magnifiques, les couleurs et les senteurs des fleurs tropicales dont la précieuse rose de porcelaine.
Un parc paysager a été créé autour des ruines de l’habitation de I’Anse Laiouche fondée au milieu de 17ê- » siècle et détruite lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1902.
Le jardin est installé au creux d’un vallon où coule la rivière Latouche. L’eau, n’est pas seulement une présence et un murmure, elle :st un des acteurs essentiels à la vie de cet espace voué à la conservation d’espèces végétales et animales en üoie de disparition.
Le jardin botanique paysager est installé au creux d’un vallon logé au cœur de la forêt tropicale humide. Le ruisseau qui l’habite lui est essentiel comme il l’était au fonctionnement de la distillerie Viviès au 19ème siècle: une allée porte le nom de « chemin du murmure » dont un coté est tapissée de « misère ». L’allée était le lieu de rassemblement des esclaves. [ NDLR]
Depuis trente-cinq ans Mme Servé mêle les plantes pour la beauté de leurs feuillages, de leurs fleurs ou de leurs vertus, dans le jardin qui enveloppe sa maison. Elle surprend leurs secrets intimes que seuls les colibris peuvent entendre, mais les poètes savent écouter…

