— Par Sarha Fauré —
En l’espace de quelques heures, Monique Barbut est passée du statut de ministre démissionnaire à celui de ministre confirmée. Ce spectaculaire revirement, intervenu après un entretien avec Emmanuel Macron, a évité une nouvelle crise politique au sommet de l’État. Mais il a surtout mis en lumière les profondes contradictions de l’exécutif en matière de transition écologique.
La veille encore, la ministre de la Transition écologique expliquait publiquement qu’elle ne pouvait plus cautionner les orientations du gouvernement. Dans une lettre au ton particulièrement sombre, elle estimait avoir perdu les moyens d’agir face à des arbitrages de plus en plus défavorables à l’environnement. Le point de rupture était clairement identifié : la réintroduction, sous conditions, de plusieurs pesticides dans le cadre de la loi d’urgence agricole, une décision qu’elle qualifiait de « recul environnemental de trop ».
Quelques heures plus tard pourtant, changement de scénario. Après avoir été reçue à l’Élysée, Monique Barbut annonçait qu’elle demeurait au gouvernement, affirmant avoir obtenu des engagements du président de la République sur plusieurs dossiers environnementaux.
Des garanties limitées
Les contreparties avancées restent toutefois modestes.

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