— Par Rodolf Étienne —
La Martinique vient d’ouvrir une nouvelle phase de son évolution institutionnelle. Dans le même temps, son système de transport public traverse une crise structurelle reconnue par ses propres responsables. La question n’est pas de savoir si l’autonomie est souhaitable ou non, mais si l’augmentation des pouvoirs territoriaux s’accompagnera d’une exigence équivalente de gouvernance, de transparence et de résultats.
« Plus de pouvoir sans davantage de responsabilité ne produit pas davantage d’autonomie. Il produit seulement davantage de pouvoir. »
Bien sûr. Voici le corps à coller juste après l’exergue, sans reprendre le titre, le chapô ni la signature.
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LE BUS COMME TEST
Il faut commencer par être exact : ce n’est pas la Collectivité territoriale de Martinique qui exploite directement les bus. L’autorité organisatrice est Martinique Transport.
Mais il serait tout aussi inexact de présenter la CTM comme un acteur extérieur au système. Le conseil d’administration de Martinique Transport compte quatorze élus, dont huit représentants de la CTM. La Collectivité est donc majoritaire dans cette gouvernance politique.
Autrement dit, la CTM n’est pas au bord de la route en train d’observer un système qui lui serait étranger.<p> Lire Plus



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En dépit de consultations populaires, le débat institutionnel n’a pas eu lieu. Les consultations ont été des leurres présentés comme des référendums. Les vraies questions n’ont jamais été posées alors que les réponses aux fausses questions sont réputées s’y rapporter.