- par Rodolf Etienne

De son élection en 1926 à la départementalisation de 1946, Gilbert Jean Énal accompagne la transformation de Sainte-Luce. Les recherches de la généalogiste Enry Lony révèlent notamment comment cet élu de la Troisième République fut maintenu à son poste sous le régime de Vichy.
L’histoire d’une commune ne se résume pas à la succession de ses édiles. Elle se construit aussi dans les décisions quotidiennes, les transformations du territoire et les rapports, parfois complexes, qu’entretiennent les élus avec les pouvoirs qui les gouvernent.
À Sainte-Luce, Gilbert Jean Énal, maire du 4 août 1926 au 14 mars 1965, offre un exemple particulièrement révélateur de cette continuité politique au milieu des bouleversements du XXe siècle.
Notre premier volet rappelait la durée exceptionnelle de son mandat. Ce deuxième article s’attache à ses premières décennies, depuis son accession à la mairie jusqu’à la départementalisation. Il s’appuie principalement sur les recherches de la généalogiste Enry Lony, réunies dans son ouvrage La commune de Sainte-Luce à travers ses élus, 1848 à 1998 — 150 ans d’histoire. Les pages consacrées à Jean Énal éclairent non seulement son itinéraire personnel, mais aussi les conditions dans lesquelles Sainte-Luce entra progressivement dans la modernité, avant de traverser les années particulièrement difficiles de la Seconde Guerre mondiale. Lire Plus

— RS n° 471 du lundi 2 novembre 2026 —
Depuis la suppression du statut de protection temporaire accordé aux ressortissants haïtiens, des milliers de familles installées aux États-Unis vivent dans l’incertitude. À Miami et dans le sud de la Floride, la crainte des arrestations affecte désormais les commerces, l’emploi, l’école et la vie culturelle. Dans le quartier de Little Haiti, les conséquences dépassent la seule question migratoire : c’est une partie de la vie collective qui se fragilise.

— Communiqué de Alerte 2027 —


À 88 ans, Ellen Johnson Sirleaf demeure l’une des grandes figures politiques de l’Afrique contemporaine.
« Ce qui est terrible, ce n’est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain. »
À l’heure où les élus martiniquais préparent avec l’État une étrange autonomie, un nombre croissant de Martiniquais constatent de graves difficultés dans leur vie quotidienne : prix des denrées alimentaires hors de contrôle, transports défaillants, accès aux soins compliqué, chômage élevé et services publics sous tension…















