Calais – La marionnette géante Amal, porte-voix des enfants en exil, a fait étape dimanche à Calais, haut-lieu de transit migratoire vers l’Angleterre, avant de traverser elle aussi la Manche pour conclure un périple de 8.000 km, a constaté un correspondant de l’AFP.
La voyage de la marionnette de 3,5 m de haut, qui représente une fillette syrienne, a débuté en juillet en Turquie et doit s’achever à Manchester, après la Grèce, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Allemagne et une traversée de France.
Son odyssée, « The Walk » (La Marche), est destinée à sensibiliser l’Europe au sort des migrants et notamment des enfants non-accompagnés ou séparés de leur famille. Avec un message: « Ne m’oubliez pas« , explique la fondation britannique « Good chance Theatre« , née en 2015 dans la « Jungle » de Calais, à l’origine du projet.
Sur les plages des Hauts-de-France, face à des côtes anglaises parfois à peine distantes de 30 kilomètres, Amal est venue partager la dernière épreuve des migrants qui y affluent dans l’espoir de traverser le détroit du Pas-de-Calais.

Paris – Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a annoncé mercredi soir que pour l’épreuve de philosophie de la session 2021 du baccalauréat, les élèves de Terminale pourront conserver la meilleure note entre celle de l’épreuve et celle du contrôle continu. 
Philosophe atypique, Dany-Robert Dufour a développé au fil des années une œuvre importante à la croisée de la philosophie du langage, de la philosophie politique et de la psychanalyse. Il publie « Fils d’anar et philosophe » (R&N éditions), un livre d’entretien avec Thibault Isabel qui revient sur son cheminement philosophique et sur les rencontres qui ont marqué sa vie.
Parce que le couple a pris une place centrale dans la vie affective, le philosophe Pierre Zaoui analyse, dans un entretien au « Monde », la puissance d’un lien qui ne peut subsister que si l’on peut s’en échapper.
Les Éditions du Sandre publient les deux derniers volumes des œuvres de Cornelius Castoriadis. L’occasion de nous plonger dans la pensée du philosophe, historien, économiste, psychanalyste et défenseur d’une démocratie radicale, décédé en 1997.
«Les valeurs religieuses doivent avoir la suprématie sur les valeurs humaines», a affirmé le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. «La valeur de l’homme est supérieure à tout», lui a répondu Emmanuel Macron
Le philosophe estime, dans une tribune au « Monde », que la stratégie de la communion universelle pour promouvoir la lutte pour le climat, employée notamment par Nicolas Hulot, est inefficace.
Si l’on entre dans « l’Éthique » de Spinoza, il est difficile d’en sortir tant cet ouvrage qui parle de la place de l’homme au sein de la Nature ( conçue comme la totalité infinie de ce qui est) et de la meilleure façon de s’y épanouir, est une architecture conceptuelle d’une rigueur rationnelle absolue enchaînant les propositions les unes aux autres d’un bout à l’autre de l’ouvrage. Voici quarante ans que je lis l’«éthique «, non pas de manière continue ! Mais parfois par lectures intenses, puis pendant des mois les idées font leur chemin dans mon esprit, puis une question se pose ( par exemple : comment passe-t-on du premier genre de connaissance par idées confuses, inadéquates au second genre de connaissance par idées adéquates c’est-à-dire vraies, étant donné que le libre-arbitre, la décision volontaire est une illusion ?). Et je reprends la lecture traquant les propositions et leur enchaînement.
La « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen », l’ »Habeas Corpus » en Angleterre, la Constitution américaine, les lois sur la laïcité de 1905, le Manifeste du Parti Communiste de 1848, les lois sur la Sécurité Sociale de 1945, oui, tous ces textes ont une forme et un contenu, c’est du solide qui peut porter ses fruits pendant des siècles et qui marque une étape et un progrès dans l’histoire de l’humanité. Donc, ne me faites pas dire que la politique n’est qu’inconsistance ! Il arrive qu’une personnalité ou un groupe de personnes parviennent à faire passer une loi en dépit des criailleries de la presque majorité des représentants du peuple et du peuple lui-même parce que cette loi porteuse de raison et d’humanité finit par convaincre une partie des réticents. Ainsi en fut-il de la loi Weil sur l’interruption de grossesse en 1975.
Je vole ce titre à Montaigne qui, dans le chapitre XLVII des Essais, parle des incertitudes quant à l’issue d’une bataille alors que le chef de guerre en toute conviction se croit assuré de la victoire. On pourrait à ce propos citer le Président Trump qui se croit vainqueur dans son conflit avec l’Iran en faisant assassiner l’un des principaux responsables du régime iranien !
Rappel des faits. Une pétition initiée par le philosophe Vincent Cespedes demande à « sortir Martin Heidegger » de la liste des auteurs recommandés.