Catégorie : Philosophie

La mythologie comme protohistoire spécifique des sociétés.

— Par Camille Loty Malebranche —

Le mythe n’est pas une factualité de l’histoire mais une projection la déterminant. Il augure de la configuration mentale et comportementale des sociétés dans la manifestation métaphysique, politique, morale de leur existence identitaire. C’est donc une part du spécifique de l’essence sociale.

Les mythes, les grands mythes fondateurs, s’ils ne sont pas des faits historiques mais des socles de l’imaginaire projetant les sociétés vers leur propre devenir, forment un fondement du projet existentiel qui fait l’histoire dont ils sont au principe inspirateur, étant vision de départ du soi collectif tel que conçu, pressenti, projeté et peu à peu façonné par les groupes ancestraux et les élites des sociétés. Les mythes sont la fiction dynamique qui détermine l’action par laquelle la société s’érige. Une fiction qui se veut respectivement canevas idéel, bilan imaginaire du vécu ou synthèse de la projection collective du soi social. Là, le mythe est antérieur à l’histoire en tant que celle-ci est à la fois logos et praxis institutionnels de la direction imprimée par les élites à leur société, alors que le mythe constitue cette eidétique qui réfère à la substance de la conception de soi de toute société humaine que met en branle l’histoire.

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La valeur, cette prégnance mentale de la conscience agissante.

— Par Camille Loty Malebranche —

La valeur est un condensé du sens qui opère dans la perception humaine au moment de concevoir le monde et les situations. La valeur est plus qu’un métronome de l’action mais la détermination du mental qui enfante le comportement de l’homme pensant agissant ou réagissant, le critère fondamental du jugement de l’homme sur l’agir, le sien et celui des autres. Un critère qui opère au départ dans le jugement de l’action envisagée par la pensée qui la conçoit, pendant qu’elle est en train d’être posée et après comme fait accompli. Car l’action est en soi une expression de la valeur selon laquelle elle a été menée, accomplie.

La valeur est la mesure de la prégnance idéelle qui détermine l’homme dans le parcours de ses choix de vie. En matière de logique ou de morale, la valeur est un schéma idéel et comportemental permettant de s’orienter ou d’orienter une structure sociale. La valeur est le moule de la vision de l’action qui permet d’atteindre des fins. Nulle entreprise humaine n’échappe à des principes logiques et moraux qui en constituent la valeur humaine à côté de la valeur utilitaire ou matérielle.

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La valeur, cette prégnance mentale de la conscience agissante.

— — Par Camille Loty Malebranche — —

La valeur est un condensé du sens qui opère dans la perception humaine au moment de concevoir le monde et les situations. La valeur est plus qu’un métronome de l’action mais la détermination du mental qui enfante le comportement de l’homme pensant agissant ou réagissant, le critère fondamental du jugement de l’homme sur l’agir, le sien et celui des autres. Un critère qui opère au départ dans le jugement de l’action envisagée par la pensée qui la conçoit, pendant qu’elle est en train d’être posée et après comme fait accompli. Car l’action est en soi une expression de la valeur selon laquelle elle a été menée, accomplie.

La valeur est la mesure de la prégnance idéelle qui détermine l’homme dans le parcours de ses choix de vie. En matière de logique ou de morale, la valeur est un schéma idéel et comportemental permettant de s’orienter ou d’orienter une structure sociale. La valeur est le moule de la vision de l’action qui permet d’atteindre des fins. Nulle entreprise humaine n’échappe à des principes logiques et moraux qui en constituent la valeur humaine à côté de la valeur utilitaire ou matérielle.

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La Démocratie des demeurés

— Par Camille Loty Malebranche

Les demeurés dansent débiles la valse sépulcrale des rois roturiers

Goguenards idiots qui guinchent

Piétinent leur propre être en dépouille.

Et leurs sinistres ovations aux anthropophages qu’ils investissent,

Poursuivent les siècles d’autophagie

Où l’homme, bête parmi les bêtes,

Dévorait la chair humaine pour s’engraisser de ses semblables!

La lune s’est parée de fanfreluches rouge-sang

Et le soleil est de béance boulimique.

L’horizon des monstres familiers,

Exhibe sa tronche goulue telle une langue gourmande.

Ah! Vorace manigance des gesticulateurs plébiscités démocrates!

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L’Histoire humaine, ce construit axiologique

Par Camille Loty Malebranche

L’homme est un esprit en accomplissement dont la mission est l’autoconstruction par des valeurs. Les valeurs sont les briques constitutives de l’édifice humain. L’animal humain ne commence son humanisation qu’en intégrant les valeurs morales, intellectuelles, spirituelles qui le font personne humaine. Quand les excentricités matérialistes se substituent aux valeurs ontologiques proprement humaines, c’est toute l’orientation sociale de l’homme qui est déviée de sa vérité et frappée de déshumanisation. Une société en crise est avant tout une société en crise de valeurs, une société aux valeurs fausses.

L’histoire n’est que la somme des représentations du monde et de la place de l’homme dans le monde mis en place à travers la projection de soi des sociétés tout au long de l’action. L’histoire est l’engramme des générations qui construisent le monde, le monde étant la représentation et l’action des hommes ajoutées à l’univers. C’est aussi une téléologie collective vers une entéléchie temporelle des sociétés humaines. Là où la métaphysique et la spiritualité courent à l’eschatologie comme accomplissement supraterrestre et extratemporel parce que visant à l’éternité, l’histoire est la menée politique des vœux humains en vue d’un aboutissement terrestre et temporel des sociétés.

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Le chaos, un ennemi majeur de la démocratie.

— Par Camille Loty Malebranche —

Il est trois principaux achoppements de la démocratie, ainsi que je l’entends: la dictature, le populisme et le chaos. Remarquez que si nous n’évoquons pas nommément le fascisme, c’est qu’il participe toujours des deux premiers en tant qu’il est dilué dans la dictature et teinté de populisme. En ce texte, nous allons considérer le chaos.

La démocratie, ce pouvoir du peuple garanti par les institutions étatiques vraiment contrôlées par le peuple, n’a pas pour ennemis que les dictatures de toutes sensibilités: autocratiques, théocratiques, monarchiques, ce, toujours sous la férule de l’ordre économique et social infligé par les tenants du pouvoir; en vérité, le chaos qui suit l’égrugeage institutionnel et la désagrégation partielle ou totale du vivre ensemble national, rendant ainsi l’État inopérant, est un des plus catastrophiques abîmes où s’inhume la démocratie. Il est, en certaines circonstances de l’histoire, des dictatures progressistes qui construisent quoique par massacres et monstruosités, l’État-Nation et toutes les structures institutionnelles économiques et politiques, mais le chaos, lui, est précisément, l’empêchement de la moindre construction socio-économique et une sape de l’État en ses fondements administratifs.

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Informations-Actualité: Modalités de regard.

Par Camille Loty Malebranche

Analyse factuelle, analyse idéelle – herméneutique

Il est deux analyses pour un observateur qui objective les faits d’actualité :

1) Le questionnement stricto sensu des faits en soi, pris dans leur factualité événementielle immédiate.

2) La considération desdits faits au regard du contexte géopolitique – contexte très turbulent en notre temps d’hyperactivité géostratégique par la mouvance des pôles d’influence se constituant dans un monde multipolaire – à travers une lecture sémiologique, anthropologique, historique, socioéconomique afin de juger, tout en projetant la finalité probable que comporte l’englobant général où ces faits se situent. Cela, c’est de l’herméneutique, et dans une occurrence d’interrogation du sens de l’actualité, cette Histoire en train de se faire, car l’actualité, c’est de l’Histoire en route, on ne peut ne pas envisager cette sorte de prospective théorique qu’est l’herméneutique, c’est-à-dire l’interprétation rapprochée et idéelle des choses et des faits.

Les faits en soi que présentent les médias fussent-ils très idéologisés, sont souvent vrais, (même si des fois on invente pour des besoins d’establishments impliqués, de terribles mensonges comme ce fut le cas du faux charnier de Timisoara avant la chute de Ceausescu).

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La Littérature, cette euphonie coiffant la sensibilité discursive

— Par Camille Loty Malebranche —

Les faits et situations réels ou imaginaires qui nourrissent les récits existent dans la factualité du monde ou la fiction humaine, c’est, toutefois, leur narration ou leur description qui les métamorphose en littérature. Narration ou description qui ne sont littéraires que par l’euphonie qui, pour nous, constitue la formalisation esthétique des énoncés par l’harmonie phonique des mots dans l’expression. C’est là, de cette harmonie que sourd ce qui fait l’art littéraire. Euphonie soutenue, articulée et élaborée de tous les instants dans le verbe de l’artiste littéraire conteur ou écrivain. C’est la structuration esthétique par le choix ludique des mots pour leur harmonie sonore-musicale, que la littérature advient. Les mots en leur jeu sonore sont le fondement même du bâtiment que l’on nomme « style littéraire », ils sont l’aura qui fait la littérature par-delà l’énonciation et la discursivité… C’est, à tout le moins, le sens de la littérature prise au sens très strict, en son acception très strictement esthétique d’art. Même si l’on ne définit pas un art!

La littérature peut être envisagée, car on ne définit pas un art, comme l’élaboration euphonique du langage, le travail de la sonorité musicale, l’eurythmie du discours sur fond de sensibilité patente, éloquente qui, précisément, distingue le littéraire du non littéraire, manifestant le surgissement de l’art au bout de l’expression de la conscience esthétique de l’artiste: le littérateur…

L’euphonie est la fusion de l’esthétique et de la sémantique dans le discours qui détermine l’art et différencie le langage artistique du non artistique.

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L’Histoire humaine, ce construit axiologique

— Par Camille Loty Malebranche —

L’homme est un esprit en accomplissement dont la mission est l’autoconstruction par des valeurs. Les valeurs sont les briques constitutives de l’édifice humain. L’animal humain ne commence son humanisation qu’en intégrant les valeurs morales, intellectuelles, spirituelles qui le font personne humaine. Quand les excentricités matérialistes se substituent aux valeurs ontologiques proprement humaines, c’est toute l’orientation sociale de l’homme qui est déviée de sa vérité et frappée de déshumanisation. Une société en crise est avant tout une société en crise de valeurs, une société aux valeurs fausses.

L’histoire n’est que la somme des représentations du monde et de la place de l’homme dans le monde mis en place à travers la projection de soi des sociétés tout au long de l’action. L’histoire est l’engramme des générations qui construisent le monde, le monde étant la représentation et l’action des hommes ajoutées à l’univers. C’est aussi une téléologie collective vers une entéléchie temporelle des sociétés humaines. Là où la métaphysique et la spiritualité courent à l’eschatologie comme accomplissement supraterrestre et extratemporel parce que visant à l’éternité, l’histoire est la menée politique des vœux humains en vue d’un aboutissement terrestre et temporel des sociétés.

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Le Chercheur et le Poète.

—Par Camille Loty Malebranche —

Le Chercheur

Je sais que le poète n’est pas théoricien, mais c’est précisément la sensibilité définitionnelle de la poésie savante que je cherche chez vous. Car là où la grammaire opère la déclinaison des lexèmes dans les langues flexionnelles, la poésie fait la déclinaison conceptuelle et logique des lemmes sentis comme des choses du vécu, des protagonistes du sentiment qui théorisent le sentir par le métalangage de la beauté.

Fort de ce constat personnel, j’aimerais, cher ami poète, vous dont l’esthétique du verbe, trouve les meilleures tournures pour dire le monde, vous entendre en quelques vers sur chacun des deux sujets suivants: la réussite et l’école.

Le Poète

Vous demandez au poète de coltiner des définitions, alors qu’aujourd’hui la mystification par le verbiage vil a officiellement remplacé la poésie devenue collection de vocables décousus pour des minus poétaillons. Votre question, chercheur, est un rappel à l’entendement de l’art envers et contre la pitrerie actuelle où des poétastres grésillent de leur langue poussiéreuse et caquettent en grattant la terre verbale pour n’y trouver que des vers mort-nés à travers l’opération abortive de leur médiocrité qui fait de la poésie un sous-art, plus mineur que la danse des saltimbanques sur échasses, sous leur plume de paille sèche et sans encre.

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La Mesquinerie, cette dégénérescence existentielle…

— Par Camille Loty Malebranche —
Le mesquin est un miséreux dans l’être, qui bloque et entrave l’effort d’autrui à l’élévation. La mesquinerie est le recours à l’ostracisme et au freinage crapuleux de toute sortes contre autrui par le mesquin trop fragile dans son statut et trop inconfortable dans ses privilèges pour laisser l’autrui de valeur atteindre son potentiel. Creuser maladivement des abîmes imaginaires et dresser des murs fictifs de haine, pour empêcher le succès des autres dont il se sent inférieur, voilà du mesquin, l’existentielle démarche qu’il pratique avec sinistre ferveur, comme une religion pathologique, comme un culte maléfique et pathogène.

La société bourgeoise de consommation, parce qu’elle excite des inepties de classes, avec son entêtement de performance et de compétitions forcenées le plus souvent injustes voire déloyales, est un terreau de tératogénie mentale et de contamination caractérielle, où prolifèrent des mesquins comme du champignon vénéneux dans un terrain toxique.

Parmi les tares de civilisation, la mesquinerie est sans doute la pire pierre où achoppent les rapports humains, les relations interclasses ou interpersonnelles par les aspérités artificielles des haines latentes et irrationnelles et des discriminations les plus bâtées.

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La trilogie constitutive de la liberté.

— Par Camille Loty Malebranche —

La volonté, le choix, la responsabilité sont la trilogie de la liberté vraiment souveraine. L’on comprend alors que la liberté, elle-même, est un apprentissage, un exercice mental pour être prêt aux exigences de la souveraineté de conscience. Nous préférons éluder le raccourci argumentatif qui dit que « l’homme est né libre » pour préciser que l’homme est né avec la faculté d’être libre. La liberté est faculté plutôt qu’effectivité à notre naissance car nous naissons avec tous les manques dont le plus opposé à la liberté effective, est l’ignorance.

Fors tous les conditionnements de l’institution sociale qui nous prend en charge dès que les mains de l’obstétrique nous remettent à celles de nos parents, la famille qui nous accapare, nous organise et nous façonne – famille elle-même toute structurée par et pour la société – nous sommes nous-mêmes porteurs de toutes sortes de pulsions agressives et serviles qui nous empêchent d’être libres.

La liberté ne se peut que comme apprentissage et désapprentissage.

La faculté, toute faculté, pour devenir qualité et richesse, doit être mise à contribution par la gérance judicieuse de l’homme.

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Essentialisme idéologique et discriminations…

— Par Camille Loty Malebranche —

Il est deux essentialismes: l’ontologique et l’idéologique.
La voie la plus sûre du pouvoir des asservisseurs et des tyrans est de s’essentialiser afin de se placer hors de portée de la rationalité selon le principe d’une onction de supériorité par essence de leur catégorie. Ainsi, ils interdisent l’intellection des mécanismes structurels de leurs privilèges indécents par leurs asservis qu’ils mystifient. Car l’homme ne domine ni ne réifie l’homme, que par la violence et l’essentialisation des contingences existentielles.

L’essentialisme ontologique, cette désignation philosophique de l’essence des êtres, est inviolable. Malgré toutes les logomachies ayant lieu sur le concept d’essence qui détermine la nature de chaque catégorie d’êtres en ce que ceux-ci ont d’immuable comme présence au monde et comme identité en tant qu’êtres, nul ennemi de l’essentialisme n’a pu démontrer objectivement que les êtres sont sans nature. Et l’étude approfondie scientifique ou philosophique du monde est précisément l’interrogation des essences qui différencient par les natures qu’elles déterminent, les catégories, les espèces; et également l’interrogation des différents règnes connus et étudiés.

En ce qui concerne l’être humain, hormis l’essence ontologique qui relève de la nature humaine et se dévoile par l’interrogation épistémique des dimensions biologique et métaphysique de l’être humain, il est parfois une essence artificielle et sociale, particulièrement pernicieuse et mensongère, relevant de l’idéologie, c’est l’essentialisme idéologique.

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Violence Vitale et violence létale.

 Par Camille Loty Malebranche —

Il est deux violences claires et distinctes chez l’Homme: la vitale, fondamentale pour l’affirmation de la vie, et la létale qui détruit ou menace la vie comme par corruption de l’énergie vitale.

La violence vitale de l’homme, c’est, après les efforts somme toute organiques de subsistance et de se perpétuer comme espèce par la reproduction, d’affirmer avec force et détermination les grandeurs globales de ses attributs et facultés où il manifeste l’élévation de l’espèce en ce qu’elle a de beau. Une violence vitale qui devient létale si déviée par la logique ignominieusement aberrante de sourdes et inavouables compétitions sociales dérivant en haines. La perversion humaine est telle que même les lieux de saines compétitions comme le sport – cette activité créée pour canaliser les énergies humaines dans le dépassement de soi et contre la violence destructrice – dégénèrent assez fréquemment sous la dictée insidieuse d’intérêts malsains et de passions morbides. Car passions et intérêts dévoyés sont comme des déserts où prolifèrent les épines vénéneuses des sauvageries extrêmes et des rivalités agressives; ce sont des terreaux fertiles en violence létale…

L’Homme est un être violent qui a survécu et s’est imposé par sa violence tant intelligente que physique, mais malheureusement, son mésusage de cette force vitale, en fait une puissance de destruction de sa propre espèce.

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L’histoire et ses héros : honnies soient les ablutions idéologiques réactionnaires!

 Par Camille Loty Malebranche

Décontextualiser les faits de l’histoire, c’est affabuler le passé pour manipuler le présent. Quant au héros nous ne pouvons le juger que par les principes qu’il promeut, les valeurs qu’il endosse. Là, le principe pérenne de justice ponctuera toujours le parcours du bon héros car l’héroïsme juste est celui où le héros, au bout de tout son génie et parfois, son sacrifice, se consacre à la défense de ce principe du bien qu’est la justice surtout dans son application effective qu’est l’équité. À ce niveau, justice et équité forment la paire axiologique du bien que prônent les sagesses millénaires qui les considèrent inscrites en l’homme comme innéité de la conscience morale que sous-tend la faculté d’empathie dont tout humain le moindrement équilibré, est porteur.

Toute action historique – j’entends spécifiquement, tout acte et fait politique impliquant le sort d’un pays, d’une société ou d’un groupe à travers l’orientation que lui donnent ses dirigeants – est forcément incluse voire tributaire de la dialectique de la contextualité. Dialectique de contextualité, c’est-à-dire jeu d’actions-réactions, manière de répondre à des situations à travers les conjonctures tout en ciblant des fins.

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De l’Amour contre l’insignifiance…

— Par Camille Loty Malebranche —

L’amour est en soi un archétype supérieur du sens en tant qu’il fait du don de soi et de la sublime appétence à se donner à l’autre bien-aimé, un destin qui décuple, centuple l’enthousiasme existentiel, le goût à la vie. C’est le chantre des splendeurs, le relief verdoyant d’une finalité à travers la proximité jouissive contre la grisaille et le spleen de l’absurde. L’amour est l’envergure, la dimension ontologique et sentimentale du divin et de son infinitude.

Il est dans le rapport de l’homme au monde, une propension qui caractérise la posture de son état métaphysique, un appel irrépressible que j’appelle « gnosique » qui consiste au besoin ontologique de comprendre le pourquoi de notre place dans l’univers. Un besoin qui déclenche une quête permanente de sens, quête restée inassouvie tant que l’homme se borne au schème du sensible. Une quête que seule la transcendance peut accueillir à bon escient! En spiritualité, c’est-à-dire au stade absolu, la quête humaine du sens de soi va bien au-delà du théorique voire du dicible, et c’est l’intuitif et le sentimental qui nous signifient la vérité de notre essence avant même les révélations.

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Altruisme et paternalisme, disponibilité désintéressée contre mesquinerie prédatrice…

— Par Camille Loty Malebranche —

Si l’on me demandait quelle est la face la plus hideuse, la plus sale de l’égoïsme ? Je répondrais sans la moindre hésitation que c’est le paternalisme, cette facticité du bienfaiteur narcissique en mal de règne pour l’assouvissement pathologique et pathogène des noirceurs de son ego, et donc toujours en quête de pouvoir aux dépens du destinataire de ses « bienfaits » piégés. De fait, le favori d’un paternaliste est une proie ciblée et perçue comme vulgaire favorisé par celui-ci qui, quels que puissent être les mérites du destinataire dudit bienfait, ne vise qu’à en faire sa chose par toutes les platitudes et les ruses de la réification de l’homme par l’homme. Le paternalisme est le bas-fond le plus sombre, le plus abyssal du mensonge mesquin et de l’hypocrisie narcissique que cultive un manipulateur singeant l’altruisme pour mieux dévorer son semblable.

L’altruisme, quant à lui, se reconnaît par le refus de tout rapport rapproché avec le bénéficiaire du bienfait qu’il fait. L’altruiste considère que le bien est un dû à l’humanité et une manière d’accomplir la sienne comme espace de valeurs spirituelles et morales, ces seules voies véritables de l’entéléchie humaine.

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Actualité: Médiatisation sensationnaliste du vide.

— Par Camille Loty Malebranche —

L’actualité événementielle du monde – cette histoire en train de se faire – est constamment séquestrée en sa présentation par une certaine presse vorace, presse généralement au service de l’État Moloch et des cerbères du capital qui le déterminent dans ses politiques.

Dans la surenchère de l’actualité politique, il s’agit de faire l’histoire par l’hyper-ostensibilité médiatique des icônes et des figurants, sans rien changer dans l’essentiel. Le pouvoir de tout empire, même en déclin, étant ailleurs – loin des seigneuries factices hypermédiatisées qu’on exhibe – le secret des soi disant analystes officiels et la méticuleuse mission propagandiste d’une certaine presse, consiste à focaliser les attentions sur les lieux communs, comme la différence de style de deux candidats aux élections étasuniennes. Comme si cela était la sève dont devrait se nourrir le sens dans un monde désignifié, pris en otage par quelques pérennes ploutocrates.

Avec une masse émoustillée par la fiction des apparences, en quête de « révolution » par le look qui fascine la mièvrerie collective, l’illusion d’une métamorphose du pouvoir par les manières ne manquera pas d’entretenir la ferveur des superstitieux du changement par la tronche de l’élu, idolâtres inconscients d’un système érigé en culte et rite pour le populo.

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Qualité et quantité : du substratum de l’être aux contingences de l’étant!

— Par Camille Loty Malebranche —

La qualité est prioritairement ontologique en tant que manifestation de tout être fini ou infini, tangible ou intangible à partir de sa substance et de ses caractères intrinsèques, alors que la quantité n’a qu’une valeur ontologique secondaire parce que référant aux seuls êtres finis et matériels dont elle constitue l’étendue à travers la mensuration de la densité, du volume, de la masse… La quantité évoque l’occupation spatiale d’un étant dans un topos. Ainsi, les choses immatérielles sont désignées par leur niveau d’expression, leur intensité exprimée car n’ayant pas de posture quantitative à proprement parler : la connaissance, l’amour, la joie sont intenses mais jamais volumineux pour être mesurables ou comptables!

Au niveau matériel, la qualité réfère au substratum qui définit un étant alors que la quantité est la condition contingente où la qualité prend forme pour être factuelle dans le monde. La qualité a donc une acception ontologique où elle incarne tel attribut d’une essence et un sens axiologique prenant forme dans le jugement de valeur appliqué par l’homme aux étants. Au sens axiologique absolu, la qualité intronise la plénitude du bon, alors qu’au relatif, elle est l’archétype qui permet de juger les étants dont la conformité ou non audit archétype, détermine leur bonne ou mauvaise qualité!

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Pour saluer Monsieur Edgar Morin

— Par Patrick Chamoiseau—

Cher Edgar Morin,

Vous accueillir ici, en Martinique, relève de l’honneur et du plaisir.
C’est un honneur, car le rayonnement de votre pensée nourrit, de par le monde, des milliers et des milliers de lecteurs. Et ces milliers de lecteurs considèrent vos ouvrages non comme des livres de chevet mais comme des tables d’existence. Innombrables, et même innumérables, sont ceux qui auraient tout donné pour être des nôtres ce soir, et de le savoir nous dresse quelque peu la mesure du privilège dont nous bénéficions.

C’est aussi un plaisir, mais un plaisir des plus variés, qui va de la reconnaissance à la pure gratitude, jusqu’à la satisfaction d’être en présence d’une très belle âme humaine.

Mais au-delà de l’honneur et du plaisir, je veux témoigner d’un sentiment très singulier : celui d’une vieille fraternité, et cela non parce que je fréquente vos pensées depuis trois décennies, mais surtout en raison de ce que vous êtes dans votre vie elle-même. Une vie conforme à vos idées, qui nous incline à reconnaître que nous sommes en présence d’un ami, et j’oserais dire : d’un frère.

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L’autoracisme, cette autodéchéance du soi ethnique et social.

— Par Camille Loty Malebranche

L’un des traits majeurs de l’autoraciste est son larbinisme dévoué envers ceux qu’il prend pour supérieurs par leur classe, leur race ou leur pays d’origine. L’autoracisme – racisme à rebours – consiste en la posture d’une ethnie ou d’une société opprimée ou stigmatisée, qui se comporte comme une « race » inférieure par essence face à ses dominateurs ou contempteurs, vivant comme par procuration du contempteur qu’elle introjecte, consacre comme maître à travers une sorte de confinement de soi dans l’autoravalement. L’autoracisme, c’est la perception du soumis volontaire, misérable laquais consentant qui veut être défini et dominé dans une posture de soumission comme une sorte de serf intellectuel, recherchant, en minus méprisable, l’approbation du « supérieur » qu’il considère tel à cause de son ethnicité étrangère, sa société de provenance, ses apparats matériels ou institutionnels, sans jamais interroger les voies historiques souvent criminelles d’acquisition desdits apparats ni même l’usage idéologique actuel qu’en fait ce dominateur que bêtement il se choisit par complexe d’infériorité. Le larbinisme civilisationnel, ce visage découvert de l’autoracisme, émanation pérenne de l’autoracisme, est une composante majeure des relations nord-sud.

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Valeur et juste gouvernance…

— Par Camille Loty Malebranche —

La valeur est le repère du sens dans la représentation de soi et de l’être par l’homme ou la civilisation qui la manifeste. Elle fait partie toujours des domaines majeurs du sens logique, moral, s’exprimant dans les champs d’action politique, religieux autant individuel que social de celui ou de ceux qui l’assument, et, en science c’est encore la valeur, cette fois épistémologique, qui tient lieu de flambeau de la vérité tant de la discipline scientifique que de son application. Pour établir la justice, il s’agit pour l’homme, conscience créatrice, de construire un ordre socioéconomique, un système politique d’équité et non de se murer dans un vieux dualisme capitalisme et pseudo-communisme qui ont tous deux échoué.

La valeur, critère motivant la conduite humaine par l’action.

Nos sentiments nourrissent nos valeurs et nos valeurs hébergent nos sentiments, de sorte que nos sentiments sont des valeurs modulées par la logique, une interaction logique et axiologique, qui nous imprègne. Une imprégnation si forte qu’elle devient une partie de nous, de nos réflexes autoconditionnés qui nous agissent et nous font agir.

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Sur la question de l’utilité de la philosophie…

— Par Camille Loty Malebranche —

À la question réflexe « à quoi sert la philosophie? », je dis qu’ainsi posée, cette interrogation répétitive résonne comme une inquisition. Question trop chargée de préjugés sots, au point d’en devenir aberrante! Aberration primitive de la foule qui ne peut s’imaginer un ailleurs à l’utilité servile, celle de l’usage objectal des choses. Pragmatisme programmé par la société de l’immédiat.

Posée au pluriel, la réponse à la question de la fin des philosophies, non de leur utilité, serait: Elles aident à proposer des modes de vision, des manières de regard des êtres et des choses.

Mais sans vouloir justifier ce qui n’est sur la sellette du superfétatoire que par la superfluité du pratique, du rentable et de l’utile, ces idoles de la masse servile et réflexe que le systématisme de l’ordre socioéconomique et de l’idéologie programme, nous affirmons une bonne fois pour toutes, que l’utilité n’est pas la fin de l’homme et que ce qui est humain n’a que faire des réquisitions d’un quelconque mode de production ou d’emploi utilitaire.

Pour retourner à la manière de comprendre, cette forme d’observation et de perception qu’est la philosophie, je dis qu’elle (la philosophie) est le regard plongé dans les essences pour y appréhender le sens premier et ultime des étants, choses et situations perçus comme constituant l’être c’est-à-dire la présence en général en tant qu’antithèse du néant, à travers une généalogie et une eschatologie fondamentales.

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Parutions en philosophie : mai 2026

📘 PENSÉES

Pensées
Nouvelle édition
Annotations par Norbert Sclippa

Simone de Beauvoir écrivait que Sade revendiquait la vérité de l’homme contre toutes les abstractions de la philosophie, et qu’il avait dépassé le sensualisme de son époque pour le transformer en une morale de l’authenticité.
De son côté, Maurice Heine voyait en son œuvre une œuvre philosophique, et « la plus formidable machine de guerre » que le matérialisme ait jamais construite en vue de l’a[…]

EAN : 9782336610627
09/04/2026
135 x 215 mm
Collection : Hors Collection
176 pages
19.00 €


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Paradoxe du lointain proche et du proche lointain…

L’internet nous met en présence d’une autre catégorie de proximité par rapport à la proximité classique (géographique et physique) des êtres humains. Il s’agit de fait de la possibilité d’une multilocation virtuelle nous donnant pignon sur la planète et ses habitants au hasard des contacts.

Mon voisin de ville voire de palier que je ne rencontre qu’au hasard des côtoiements, tout en étant mon proche peut m’être lointain si jamais notre avoisinement se borne à de banales salutations indifférentes ou au silence. Ceux qui sont proches par l’espace immédiat, ne sont pas forcément des proches, c’est même un truisme que de le rappeler! Dans le même temps, mon abonné de blog qu’il soit allemand, algérien, russe, britannique… que je n’ai jamais perçu sur mon chemin physique, est mon proche auditeur ou interlocuteur par la communication des idées. Une proximité idéelle permise par un virtuel qui excède ses propres contours de virtualité à travers la vérité bien factuelle des contacts. Ainsi, le cyberespace fait naître un grand paradoxe où se chevauchent deux types de proximités, la proximité classique et la proximité électronique.

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