— Par Camille Loty Malebranche —
Le mythe n’est pas une factualité de l’histoire mais une projection la déterminant. Il augure de la configuration mentale et comportementale des sociétés dans la manifestation métaphysique, politique, morale de leur existence identitaire. C’est donc une part du spécifique de l’essence sociale.
Les mythes, les grands mythes fondateurs, s’ils ne sont pas des faits historiques mais des socles de l’imaginaire projetant les sociétés vers leur propre devenir, forment un fondement du projet existentiel qui fait l’histoire dont ils sont au principe inspirateur, étant vision de départ du soi collectif tel que conçu, pressenti, projeté et peu à peu façonné par les groupes ancestraux et les élites des sociétés. Les mythes sont la fiction dynamique qui détermine l’action par laquelle la société s’érige. Une fiction qui se veut respectivement canevas idéel, bilan imaginaire du vécu ou synthèse de la projection collective du soi social. Là, le mythe est antérieur à l’histoire en tant que celle-ci est à la fois logos et praxis institutionnels de la direction imprimée par les élites à leur société, alors que le mythe constitue cette eidétique qui réfère à la substance de la conception de soi de toute société humaine que met en branle l’histoire.

— Par Camille Loty Malebranche —
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— Par Camille Loty Malebranche —
Cher Edgar Morin,
— Par
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