Catégorie : Sciences Sociales

Canicule au travail : ce que les employeurs doivent désormais faire pour protéger leurs salariés

— Par Michel Miné (*) —

Des seuils de 28 °C, 30 °C et 34 °C sont reconnus pour prévenir la sécurité et la santé des travailleurs.

Les vagues de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels mais un risque professionnel à part entière. Depuis 2025, le Code du travail impose de nouvelles obligations aux employeurs, tandis que les salariés disposent de plusieurs recours lorsque leur santé est menacée par des températures extrêmes.

Écrit par The Conversation

En bref

  • Depuis le décret du 27 mai 2025, les employeurs doivent intégrer le risque lié aux fortes chaleurs dans leur évaluation des risques professionnels et mettre en place des mesures de prévention adaptées.
  • Les entreprises doivent notamment adapter les horaires, prévoir davantage de pauses, fournir de l’eau fraîche, limiter l’exposition à la chaleur et, lorsque cela est possible, modifier l’organisation du travail.
  • Plusieurs repères existent : l’INRS considère qu’au-delà de 28 °C pour un travail physique, 30 °C pour une activité sédentaire et 33 °C en général, la chaleur peut devenir dangereuse pour la santé des travailleurs.
  • En cas de danger grave et imminent, les représentants du personnel peuvent déclencher un droit d’alerte et les salariés exercer leur droit de retrait.

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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage

— Par Mireille Pierre-Louis —
Contribution à titre personnel/V26 mai 2026

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ». (Mayra Santos)

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
A qui profite le crime ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
D’une servitude, l’autre

 

Héritaj’

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.
Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.
Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?
Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.
Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affable1, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

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Abus d’autorité sur des élèves : le Conseil d’État se prononce sur la révocation d’un enseignant

Le Conseil d’État rappelle qu’une sanction doit être proportionnée avec la gravité des fautes commises

Un maître de conférences d’université a entretenu pendant 6 ans des relations personnelles, à connotation sexuelle, avec plusieurs de ses étudiantes. Un comportement assorti d’agissements intrusifs et parfois obscènes. Quelle sanction peut être appliquée à ce professeur au regard de ses agissements ?

M. B., maître de conférences dans une université, a développé entre 2014 et 2020 des relations personnelles à connotation sexuelle avec plusieurs de ses étudiantes alors en début de parcours universitaire. Ces agissements se sont traduits par un comportement intrusif et insistant, l’envoi de messages, des propos crus, obscènes et parfois dégradants, et des sollicitations pour obtenir des photos dénudées. Le professeur a aussi reconnu l’existence d’une relation sexuelle avec l’une d’entre elles, dont il connaissait l’état de vulnérabilité. Sa stratégie de dissimulation a démontré qu’il était conscient du caractère répréhensible de ses agissements.

Informée des faits, la présidente de l’université concernée engage des poursuites disciplinaires à son encontre devant la section disciplinaire du Conseil académique de l’établissement. Une révocation avec exécution immédiate est prononcée, entraînant pour le professeur la rupture du lien avec l’administration et la perte de sa qualité de fonctionnaire.

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Élitisme et populisme, deux antithèses qui se synthétisent au pouvoir

— Par Camille Loty Malebranche —

Élitisme et populisme sont souvent des méthodes non de gouvernance mais de duplicité utilisées par des élites indignes, les lumpen oligarques de notre temps, pour manipuler respectivement en politique et en économie, les foules électorales et consommatrices. Quand les élites sont vides et immorales, elles substituent donc l’ersatz de la manipulation immonde à la transparence de la justice sociale en vue de régner, n’ayant point les valeurs dignes et humaines pour orienter leurs gouvernés qu’est la société.

Le pouvoir oligarchique est économiquement élitiste car il s’essentialise en essentialisant la classe économique qu’est l’oligarchie s’érigeant comme surhumaine devant détenir tous les privilèges matériels au-dessus du reste des mortels. Le pouvoir oligarchique est politiquement populiste puisqu’il ne vivrait pas sans simuler une factice référence au peuple, une proximité avec les foules électoralistes et consommatrices dans une condescendance qui lui est vitale vu que sa légitimation et le maintien de toutes ses infamies et injustices passent par le soutien aliéné des multitudes manipulées. Nulle mystification essentialiste de soi des oligarques aux yeux des cohues ne serait possible sans un élitisme mystificateur de rang, de privilège et de supériorité substantialisée de classe.

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Peut-on fumer en voiture ?

Fumer en voiture est possible si le conducteur et les passagers sont tous majeurs.

Toutefois, en présence d’un mineur, fumer en voiture est interdit. L’interdiction s’applique à tous les occupants du véhicule.

Fumer en voiture en présence d’un mineur est sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 750 €. En général, il s’agit d’une amende forfaitaire de 135 €.

Attention  

Le conducteur ne doit pas fumer ni vapoter si la cigarette, ou la cigarette électronique, tenue dans la main, l’empêche d’avoir une conduite en toute sécurité. En effet, un conducteur doit en permanence être en capacité d’exécuter facilement et sans délai toutes les manœuvres nécessaires à la conduite. En cas d’infraction constatée, le conducteur risque une amende de 150 €. En général, il s’agit d’une amende forfaitaire de 35 €.

Sur le même sujet

Vérifié le 28 avril 2026 – Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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Pourquoi le bien commun fait son grand retour dans le débat public

Longtemps éclipsée par les notions d’intérêt général, de droits individuels et de contrat social, l’idée de bien commun retrouve aujourd’hui une place centrale dans les discours politiques, juridiques et intellectuels. Ce retour révèle moins une nostalgie du passé qu’une tentative de répondre aux fractures sociales, démocratiques et écologiques contemporaines.

En bref

  • Le bien commun, quasiment disparu du vocabulaire politique moderne depuis le XVIIe siècle, connaît un retour spectaculaire dans les discours politiques, les textes juridiques et les travaux universitaires.

  • Cette réapparition traduit les limites des cadres libéraux traditionnels pour répondre aux crises écologiques, démocratiques et sociales, ainsi qu’au besoin de redonner un horizon collectif.

  • Le concept est aujourd’hui mobilisé par des courants très différents : écologistes, défenseurs des biens communs, doctrine sociale de l’Église ou encore penseurs conservateurs, chacun lui donnant une signification propre.

  • Plus qu’un simple retour historique, le bien commun apparaît comme une tentative de nommer ce qui dépasse les intérêts individuels et de reconstruire un projet collectif dans des sociétés fragmentées.

— Par Lino Castex (*) —

Employer l’idée de “bien commun” aujourd’hui, c’est un peu comme faire tinter son verre lors d’un repas de fête : cela permet d’attirer l’attention.

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Étudiants en master : êtes-vous éligible à l’aide à la mobilité ?

Vous êtes étudiant boursier, vous avez obtenu votre licence et vous êtes inscrit pour l’année universitaire 2026-2027 en master 1 dans une autre région académique que la vôtre ? Vous bénéficiez dans ce cas automatiquement de l’aide à la mobilité.

Cette aide à la mobilité est allouée, sous certaines conditions, par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le ministère de la Culture. Elle vise à faciliter la mobilité géographique des étudiants boursiers titulaires d’une licence, inscrits en 1re année de master dans une région académique différente de celle dans laquelle ils ont obtenu leur licence.

Le montant de l’aide est de 1 000 €. Elle est versée en une fois par le Crous, le mois suivant la réception de vos justificatifs.

4 conditions sont requises pour en bénéficier :

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Quand tout devient jeu

N° 452 Juillet-août 2026

Auteur(s) : Jean-Michel Frodon ; Pauline Hot ; Thierry Wendling ; Stéphane Pallez ; Rémi Cayatte ; Vincent Berry ; Nicolas Vieille ; Julian Alvarez ; Olivier Caïra ; Fabien Locher ; Emmanuelle Savignac ; Julien Damon

Auteur(s) moral(aux) : La Documentation française

Éditeur : La Documentation française

Longtemps cantonné à la sphère du loisir ou de l’enfance, le jeu s’est imposé au cœur de nos existences. Qu’il prenne la forme d’un ticket de loto, d’un jeu vidéo en ligne, d’un plateau partagé en famille ou d’une méthode de formation professionnelle, il traverse désormais toutes les sphères de la vie quotidienne. Sa présence sous diverses formes s’observe tant dans la vie privée que dans le monde professionnel, la communication que la consommation.
Ce dossier de Cahiers français, qui sera en vente durant les vacances d’été, se propose d’explorer les multiples dimensions de ce phénomène social : économique, éducative, culturelle, sociologique – autant d’aspects où se redéfinit notre rapport au plaisir, à la règle et notre façon d’envisager les relations humaines.

Politiques publiques

Dossier – Quand tout devient jeu

Pourquoi jouons-nous ?

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Démarchage téléphonique interdit : quelles sont les nouvelles règles ?

À compter du 11 août 2026, le démarchage téléphonique à des fins commerciales sera interdit, sauf dans certains cas. On vous présente les changements à venir.

Actuellement, le démarchage non sollicité par téléphone, SMS, courriel ou via les réseaux sociaux est interdit pour les professionnels de quelques secteurs d’activité, comme la rénovation énergétique ainsi que l’adaptation des logements au handicap et à la vieillesse.

Pour empêcher les entreprises des autres secteurs d’activité de vous solliciter par téléphone, vous pouvez inscrire votre numéro sur le service gratuit Bloctel. Tous les professionnels ont interdiction d’effectuer du démarchage téléphonique auprès d’une personne inscrite sur la liste Bloctel, sauf dans certaines situations prévues par le Code de la consommation.

Ce qui change à compter du 11 août 2026

À partir du 11 août, le démarchage téléphonique sera interdit par principe, pour les entreprises de tous les secteurs d’activité. Une entreprise pourra vous contacter par téléphone, pour du démarchage, uniquement dans les 2 cas suivants :

  • L’appel concerne un contrat que vous avez conclu. L’entreprise pourra, par exemple, vous proposer des produits ou des services complémentaires, ou une offre visant à améliorer le service qui vous est fourni ou les performances de celui-ci.

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Kréyol Pride 2026 : la Guadeloupe accueille sa première marche des fiertés ancrée dans son identité créole

Le samedi 25 juillet 2026, Basse-Terre accueillera la toute première édition de la KRÉYÒL PRIDE. Portée par plusieurs associations guadeloupéennes, cette marche des fiertés se veut bien plus qu’un rendez-vous LGBTQIA+ : elle ambitionne de devenir un événement caribéen de lutte contre toutes les formes de discrimination, en célébrant la diversité, la culture créole et les droits humains.


🇬🇵 Une Pride pensée par et pour la Guadeloupe

Après plusieurs années de préparation et plusieurs tentatives pour obtenir les autorisations nécessaires, la KRÉYÒL PRIDE voit enfin le jour. Ce rendez-vous inédit est porté par les associations Secret’s Out, Queer Super Power, Queer Gang et Trans’Actions Guadeloupe, avec le soutien de la Maison des Diversités et de l’Inclusion (MDI) et de la fédération BIF-WI.

L’événement revendique un ancrage profondément guadeloupéen. Son identité visuelle mêle le madras, symbole de la culture antillaise, aux couleurs de l’arc-en-ciel, incarnant la diversité et la fierté. Un choix assumé par les organisateurs qui souhaitent proposer une « Pride des diversités », fidèle aux réalités sociales, culturelles et historiques de la Guadeloupe.

« Nos couleurs, c’est le madras et l’arc-en-ciel », résument les organisateurs, convaincus que la visibilité des personnes LGBTQIA+ s’inscrit dans un combat plus large pour l’égalité et la reconnaissance de toutes les différences.

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HAÏTI et l’UNESCO – Chronique d’une duperie funambule…

dans le ballet du faire semblant…

— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —

Résumé

Le présent article –dont l’approche analytique est une première en ce qui concerne le discours et l’action de l’UNESCO–, démontre que cette institution onusienne déploie envers Haïti et envers les pays du Sud global un dispositif discursif standardisé fondé sur une langue de bois diplomatico-politique. Ce dispositif discursif standardisé recycle la même grammaire, les mêmes formules creuses à l’aide du même lexique —« renforcer », « accompagner », « promouvoir ». Une telle rhétorique, présentée comme expertise, masque l’absence d’actions structurantes et s’inscrit dans un ballet du faire‑semblant, où l’organisation multiplie les déclarations performatives sans ancrage empirique et sans reddition publique de compte. Ce dispositif s’est normalisé, il prospère en lien avec des Exécutifs souvent inconstitutionnels, il est appliqué dans de nombreux pays du Sud global parmi lesquels Haïti : narratif de résilience, célébration de traditions vivantes, invocation automatique de la cohésion sociale et patrimonialisation affective couplée au marketing identitaire. L’UNESCO reproduit ainsi un schéma énonciatif répétitif, paternaliste et auto‑référentiel, qui sert davantage sa communication institutionnelle que les besoins des États membres.

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Quand les pesticides gagnent, les promesses fleurissent

— Par Sarha Fauré —

En l’espace de quelques heures, Monique Barbut est passée du statut de ministre démissionnaire à celui de ministre confirmée. Ce spectaculaire revirement, intervenu après un entretien avec Emmanuel Macron, a évité une nouvelle crise politique au sommet de l’État. Mais il a surtout mis en lumière les profondes contradictions de l’exécutif en matière de transition écologique.

La veille encore, la ministre de la Transition écologique expliquait publiquement qu’elle ne pouvait plus cautionner les orientations du gouvernement. Dans une lettre au ton particulièrement sombre, elle estimait avoir perdu les moyens d’agir face à des arbitrages de plus en plus défavorables à l’environnement. Le point de rupture était clairement identifié : la réintroduction, sous conditions, de plusieurs pesticides dans le cadre de la loi d’urgence agricole, une décision qu’elle qualifiait de « recul environnemental de trop ».

Quelques heures plus tard pourtant, changement de scénario. Après avoir été reçue à l’Élysée, Monique Barbut annonçait qu’elle demeurait au gouvernement, affirmant avoir obtenu des engagements du président de la République sur plusieurs dossiers environnementaux.

Des garanties limitées

Les contreparties avancées restent toutefois modestes.

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Fast fashion : vers la fin de l’impunité ?

— Par Jean Samblé —

Pendant des années, l’industrie de la mode a bâti son succès sur un modèle simple : produire toujours plus, toujours plus vite et toujours moins cher. L’arrivée des plateformes de mode ultra-éphémère a encore accéléré cette dynamique, en renouvelant quotidiennement des milliers de références à des prix défiant toute concurrence. Mais face aux conséquences environnementales et sociales de cette course à la surconsommation, la France et l’Union européenne semblent désormais vouloir changer les règles du jeu.

Le Parlement français a récemment adopté une proposition de loi destinée à encadrer le développement de la « mode ultra-express ». Le texte cible les entreprises dont le modèle économique repose sur une production massive de vêtements à très bas coût, commercialisés en quantité considérable et conçus pour être consommés rapidement. Sans interdire ces plateformes, la loi instaure un système de pénalités destiné à décourager les pratiques les plus néfastes, en tenant compte notamment du volume de produits mis sur le marché et de leur capacité à être réparés.

Cette initiative intervient dans un contexte où les géants de l’ultra fast fashion, tels que Shein, Temu ou AliExpress, ont profondément bouleversé les habitudes de consommation.

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La chaleur tue encore

Canicule de juin 2026 : une catastrophe sanitaire qui interroge la capacité de la France à s’adapter au changement climatique

— Par Sabrina Solar —

Avec près de 5 800 décès supplémentaires enregistrés en seulement seize jours, la canicule exceptionnelle qui a frappé la France entre le 17 juin et le 2 juillet 2026 constitue l’un des épisodes climatiques les plus meurtriers depuis vingt ans. Au-delà du bilan humain, cette vague de chaleur met en lumière les limites des politiques d’adaptation face à un phénomène appelé à devenir plus fréquent et plus intense sous l’effet du changement climatique.

Le dernier bilan publié par Santé publique France fait état de 5 764 décès en excès, toutes causes confondues, sur la période. Si ces chiffres ne permettent pas encore d’attribuer avec certitude chaque décès à la chaleur, ils traduisent une surmortalité d’une ampleur inédite depuis la canicule de 2003, qui avait profondément marqué les esprits. Les autorités sanitaires précisent que le décompte pourra encore évoluer à mesure que les certificats de décès seront consolidés et que les causes médicales seront analysées.

Contrairement aux premiers bilans diffusés au début du mois de juillet, cette nouvelle évaluation intègre l’ensemble des certificats de décès, y compris ceux établis sur support papier, souvent utilisés lors des décès à domicile.

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PFAS : quelles interdictions entrent en vigueur en 2026 ?

— Par Stéphane Jomin (*) —
Présents dans de nombreux produits du quotidien, les PFAS peuvent contaminer l’air, l’eau et les sols à chaque étape de leur cycle de vie.

Présents dans les textiles, les cosmétiques, les emballages ou encore les réfrigérants, les PFAS s’accumulent durablement dans l’environnement. Après de premières in

Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) sont un groupe de plusieurs milliers de substances chimiques (polymériques ou non) et d’origine synthétique ou liée à la dégradation d’autres PFAS. On les utilise dans de nombreuses applications du quotidien. On en retrouve dans les textiles, les emballages (alimentaires), les lubrifiants, les réfrigérants, l’électronique, la construction et bien d’autres encore.

Les propriétés physico-chimiques de ces substances conduisent à leur très grande persistance dans l’environnement du fait de la stabilité de la liaison chimique carbone-fluor, qui confère aux PFAS une résistance à la dégradation thermique, chimique et biologique. Cette persistance est associée à d’autres propriétés de dangers tels qu’une grande mobilité, de la bioaccumulation, de la toxicité pour l’humain et pour l’environnement.
Restriction progressive des PFAS en Europe

À la suite de la médiatisation des problématiques liées au PFAS, la France a introduit une réglementation prévoyant l’interdiction progressive de certains produits contenant des PFAS, certains étant déjà interdits depuis le 1er janvier 2026.

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Psychologie, Psychothérapie & Psychanalyse – Nouveautés de juillet 2026

🧠 Psychologie

📖 Un psychologue dans les quartiers de Strasbourg

L’inconscient à l’épreuve de la précarité

✍️ Christian Gauffer

📚 Dans les quartiers populaires de Strasbourg, la vie se joue à la frontière de l’invisible et du quotidien. À travers le regard d’un psychologue engagé, ce livre nous plonge au cœur d’histoires singulières, celles de femmes et d’hommes en quête d’existence, de dignité et de liberté. Ici, la parole devient territoire, l’écoute un acte de résistance face à la solitude, à la violence et à l’exil intér[…]

🏷️ EAN : 9782336625836
📅 Parution : 18/06/2026
📐 Format : 135 × 215 mm
📚 Collection : Psycho-Logiques
📄 150 pages
💶 17.00 €


💬 Psychothérapie

📖 Manuel d’observations et d’entretiens cliniques

Des grandes théories aux grands principes pratiques

✍️ Valentin Tumbwa Mangwamba Pasmak
📝 Préface par Jean-Paul Yawidi Mayinzambi

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La mythologie comme protohistoire spécifique des sociétés.

— Par Camille Loty Malebranche —

Le mythe n’est pas une factualité de l’histoire mais une projection la déterminant. Il augure de la configuration mentale et comportementale des sociétés dans la manifestation métaphysique, politique, morale de leur existence identitaire. C’est donc une part du spécifique de l’essence sociale.

Les mythes, les grands mythes fondateurs, s’ils ne sont pas des faits historiques mais des socles de l’imaginaire projetant les sociétés vers leur propre devenir, forment un fondement du projet existentiel qui fait l’histoire dont ils sont au principe inspirateur, étant vision de départ du soi collectif tel que conçu, pressenti, projeté et peu à peu façonné par les groupes ancestraux et les élites des sociétés. Les mythes sont la fiction dynamique qui détermine l’action par laquelle la société s’érige. Une fiction qui se veut respectivement canevas idéel, bilan imaginaire du vécu ou synthèse de la projection collective du soi social. Là, le mythe est antérieur à l’histoire en tant que celle-ci est à la fois logos et praxis institutionnels de la direction imprimée par les élites à leur société, alors que le mythe constitue cette eidétique qui réfère à la substance de la conception de soi de toute société humaine que met en branle l’histoire.

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13 parcours de réussite aujourd’hui menacés

— Communiqué de presse —

Nous vous informons de la situation problématique des 13 élèves lauréats du CAP 2026 Accompagnement Éducatif des Jeunes Enfants du lycée professionnel Dumas Jean Joseph de la cité technique de Pointe des Nègres.

Cet établissement prépare chaque année 13 élèves à l’obtention d’un CAP Petite enfance. Jusqu’à l’ouverture d’une demi-division de 1ère BAC Pro Accompagnement Soins et Services à la personne en septembre 2014, les lauréats de cette formation se retrouvaient sans véritable possibilité de poursuite d’études. Depuis cette ouverture à leur profit, tous les élèves de cette formation ont pu adhérer à un parcours de réussite mis en place par une équipe éducative motivée qui a permis l’insertion professionnelle de jeunes au parcours scolaire à l’origine difficile et issus pour la plupart d’un milieu social défavorisé. Tous ces élèves obtenaient le Bac-pro et poursuivaient jusqu’à obtenir un BTS, un diplôme d’État d’Éducatrices de jeunes enfants, d’Aide soignanOKtes et pour certaines, un diplôme d’État d’infirmière.

Pour la rentrée scolaire 2026, aucune solution de poursuite d’études n’a été proposée à ces élèves, non à cause de la disparition de la classe ASSP2 mais au fait que les places qui leur étaient réservées ont été attribuées à des élèves de seconde d’enseignement général ayant raté leur parcours initial.

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Qualité de l’air : le CDST invite le public à apprendre en s’amusant

🎯 Comprendre l’air que nous respirons tout en passant un bon moment : c’est le pari lancé par Madininair à l’occasion d’une série d’animations gratuites organisée durant le mois de juillet au Centre de Découverte des Sciences de la Terre (CDST) de Saint-Pierre.

👨‍👩‍👧‍👦 Petits et grands sont invités à participer chaque jour, de 9 h à 16 h, à des activités ludiques imaginées pour mieux connaître la qualité de l’air, qu’il s’agisse de l’air extérieur ou de celui que nous respirons à l’intérieur de nos habitations.

🎮 Des animations interactives pour tous

Pour sensibiliser le public de manière originale, Madininair mise sur des formats immersifs et participatifs :

🕶️ Escape Game en réalité virtuelle
🎲 Jeux de société éducatifs
🌿 Rallyes nature
🤝 Défis collaboratifs
🔬 Découverte du fonctionnement des capteurs de qualité de l’air

L’objectif est de permettre à chacun de comprendre les principales sources de pollution présentes en Martinique et d’adopter les gestes qui contribuent à préserver un air plus sain.

💡 Toutes les animations sont gratuites. Les visiteurs individuels sont accueillis librement, tandis que les groupes sont invités à réserver auprès de l’équipe du CDST.

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Nouveautés de juillet 2026, Cinéma, Arts, Architecture et Industries culturelles

🎥 Cinéma

🎭 De l’esthétique hallucinatoire au cinéma

Doute, angoisse et irréalité

✍️ Magali Villeneuve

🎬 L’image hallucinatoire, image sans objet qui balance entre diverses réalités, possède une esthétique riche qui résonne avec le dispositif du cinéma. Son versant épiphanique étant habituellement mis en valeur, cet ouvrage se concentre sur l’hallucination induite par le doute dans un contexte angoissant, voire horrifique, au cinéma.

De l’image mentale à l’image projetée, la connexion entre halluc[…]

🔖 EAN : 9782336614397
📅 04/06/2026
📐 135 x 215 mm
📚 Collection : Champs visuels
📄 178 pages
💶 20.00 €


💋 Le baiser de cinéma

✍️ Yannick Lemarié

🎬 Depuis sa naissance, le cinéma n’a cessé de montrer des couples s’embrasser sur la bouche au point que, dans les scénarios comme sur l’écran, la séquence est devenue quasiment incontournable.

Pourtant, si de nombreux critiques ou analystes en ont étudié les formes, il n’existe pas d’ouvrage qui traite le sujet dans son ensemble. Le but de ce livre (qui se limite au baiser sur la bouche) e[…]

🔖 EAN : 9782336619316
📅 25/06/2026
📐 155 x 240 mm
📚 Collection : Champs visuels
📄 304 pages
💶 29.00 €


🌟 Cette Ava

✍️ Catherine Epars

🎬 Le portrait d’Ava Gardner, photographiée par Helmut Newton en 1984.

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Accord-cadre solennel : ne pas laisser le président de l’exécutif décider seul avec l’État.

— Les Contre-Chroniques d’Yves-Léopold Monthieux —

Fort-de-France le 11 juillet 2026

Certes, le célèbre port de Grand’Rivière n’était pas construit, ni l’appontement révolutionnaire du Diamant qui a été interdit le propre jour de son inauguration. Ni édifié le ruineux stade Pierre Aliker qui n’a été, au mieux, utilisé qu’à moitié, une ou deux fois depuis 30 ans. Le TCSP qui est le symbole de la faillite du transport public martiniquais n’était pas ouvert. Pas plus que n’était offert à la nomenclatura en goguette l’éphémère Air Martinique ou mis en œuvre le projet mort-né de la SEMAIR.

La Martinique laissée aux mains autonomistes et indépendantistes.

Pourtant, c’est un département fonctionnant rondement, parfaitement équipé pour l’époque, c’est une collectivité en pleine santé financière, réputé le plus avancé des départements d’Outre-Mer, dont les clés ont été remises à la majorité du Pacte global de la gauche, en 1983. Remises avec des ouvrages en cours d’achèvement, tels la Rocade de Fort-de-France ou les ponts d’entre Ste Luce et Le Marin. Quarante ans après, on peut craindre que ne soient dérangés les mânes du président du Conseil général Emile Maurice, de ses vice-présidents Michel Renard et Jean Maran.

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Nouveautés de juillet 2026 en sciences humaines, philosophie, politique et géopolitique

📖 Débats laïques

Et enfin la laïcité

De la domination du religieux contestée à l’émancipation laïque réalisée

✍️ Jacques Ducol

📚 Ferdinand Buisson disait que la laïcité était le produit « du lent travail des siècles ». En effet, depuis l’Antiquité, la contestation toujours plus résolue de la tradition théologico-politique de domination du religieux sur le politique, et le rejet toujours plus affirmé de croyances imposées par la force, ont peu à peu permis l’avènement irréversible de la rationalité critique et de l’autonomie[…]

🔖 EAN : 9782336617428
📅 18/06/2026
📐 135 x 215 mm
📚 Collection : Débats Laïques
📄 296 pages
💶 27.00 €


🌍 Questions contemporaines

⚖️ Faismoimourir.com

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Guadeloupe-Martinique : changer de cap

« Dépenses publiques en voie de baisse » : quand l’État n’est plus providence , alors sera -t-il donc aux abonnés absents en Guadeloupe et Martinique ?
— Par Jean-Marie Nol —
Pendant plusieurs décennies, la Guadeloupe et la Martinique ont  construits leur développement économique et social sur un pilier fondamental : la puissance financière de l’État providence. Derrière les infrastructures publiques, les aides sociales, les exonérations fiscales, les emplois publics, les investissements hospitaliers, les dispositifs de soutien aux entreprises, les indemnisations après les catastrophes naturelles et les transferts sociaux se trouvait une réalité rarement remise en cause : l’État français disposait des moyens budgétaires nécessaires pour amortir les crises et maintenir un niveau de vie relativement élevé dans des territoires dont l’économie productive demeurait structurellement fragile. Ce modèle a longtemps donné l’illusion d’une protection permanente, capable de compenser les handicaps liés à l’insularité, à l’éloignement des grands marchés, à l’étroitesse du tissu industriel et à la faiblesse des exportations. Aujourd’hui, cette époque semble toucher à sa fin avec la crise de la dette .
Au moment même où l’ensemble des élus de Guadeloupe, toutes sensibilités politiques confondues, affiche un front uni pour demander au président de la République et au gouvernement un engagement financier exceptionnel afin de sortir durablement de la crise de l’eau, une question essentielle reste largement absente du débat public : l’État français dispose-t-il encore des moyens financiers lui permettant de répondre à une telle demande ?

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Climat : la France face à l’urgence d’un changement d’échelle

Canicules à répétition, sécheresses, incendies, inondations : le temps de l’adaptation est arrivé

— Par Sabrina Solar —

Les records de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels. Ils deviennent progressivement la nouvelle norme. Chaque été apporte son lot de canicules, de sécheresses, de restrictions d’eau, d’incendies de forêt ou d’épisodes orageux d’une violence inédite. Ces phénomènes ne sont plus considérés comme des accidents climatiques isolés, mais comme les manifestations d’un réchauffement désormais bien installé.

C’est dans ce contexte que le Haut Conseil pour le climat (HCC) publie son huitième rapport annuel. Le constat dressé par cette instance indépendante est particulièrement sévère : malgré plusieurs avancées depuis l’Accord de Paris de 2015, la France demeure insuffisamment préparée aux bouleversements climatiques qui s’accélèrent. Les politiques engagées restent trop lentes, insuffisamment financées et parfois contradictoires avec les objectifs affichés.

Au-delà d’un simple bilan, le rapport lance un avertissement : le pays doit désormais changer d’échelle dans sa manière de concevoir l’adaptation au changement climatique.

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2018 : “Il est urgent de modifier les statuts de la collectivité territoriale de Martinique”.

— Les Contrechroniques D’Yves-Léopold Monthieux—

Re-publication

Cette Contrechronique avait fait l’objet d’un débat intense que j’avais capturé sur Facebook et que je tiens à la disposition de ceux qui y ont participé. Je n’ai rien à y changer.

Tant en raison des limites démocratiques de sa conception et de son élaboration que pour les imperfections de son contenu, on a déploré à juste titre la mise en œuvre de la loi de juillet 2011 créant la collectivité territoriale de la Martinique (CTM). Il ne fait de doute pour personne que les anomalies statutaires sont les fruits amers de dispositions empruntées à la collectivité prévue dans le cadre de l’article 74 de la constitution. Aussi, l’issue des opérations électorales alambiquées de janvier 2010 a donné raison aux citoyens qui avaient vu dans l’organisation d’un référendum de rattrapage, le 24 janvier 2010, le refus d’accepter le verdict populaire du 10 janvier précédent. Ainsi, par un subterfuge institutionnel qui ne connaît pas d’exemple en France, le président de la République Nicolas Sarkozy réussissait à mettre la Martinique sur un cap institutionnel que les Martiniquais avaient massivement refusé, et ainsi satisfaire certaines ambitions locales.

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