Comment l’égoïsme et l’individualisme inhérent au modèle économique du néo libéralisme fracture la société antillaise et la conduit désormais à une violence inarrêtable ?
— Par Jean-Marie Nol —
La société antillaise, et singulièrement la Guadeloupe, semble aujourd’hui engagée dans un processus de délitement profond dont la montée spectaculaire de la violence juvénile n’est que la manifestation la plus visible et la plus tragique. Les faits divers se succèdent à un rythme qui sidère autant qu’il inquiète : meurtres par arme à feu, règlements de comptes, banalisation de la mort violente dans des communes autrefois perçues comme paisibles. Le quatrième décès par balle enregistré dès les premières semaines de l’année en Guadeloupe n’est pas un accident de parcours, ni un simple échec ponctuel des politiques de sécurité publique. Il est le symptôme d’une rupture beaucoup plus profonde, enracinée dans les transformations économiques, sociales et morales imposées depuis plusieurs décennies par le modèle néolibéral français et sa déclinaison ultramarine.
Face à cette violence devenue structurelle, l’impuissance affichée de l’État et des élus locaux nourrit un sentiment de sidération collective. Pourtant, cette impuissance n’est pas seulement institutionnelle, elle est conceptuelle.


Les errements têtus de Dominique Domerçant, indocte « historien » de la gastronomie haïtienne
Retour programmé de la « soup joumou » dans la gastronomie du Jour de l’An 2026
Du 17 au 23 janvier 2026, le territoire de l’Espace Sud vivra au rythme de la première édition de Lawond Sud Santé, un événement itinérant inédit dédié au bien-être, à l’activité physique et à la prévention santé. Pensé pour tous les publics, cet événement propose une semaine d’animations 100 % gratuites, accessibles aussi bien aux sportifs confirmés qu’aux curieux souhaitant adopter de meilleures habitudes de vie.
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— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —
Un nouveau monde est entrain de naître aux Antilles : lignes de force, lignes de fracture ?
Le nouvel ordre mondial qui se dessine devrait inciter les élus et intellectuels Antillo – guyanais à l’heure de nouveaux choix parmi les plus clairvoyants.
Le Modem Martinique ne peut que se réjouir de la destitution d’un Maduro dictateur qui a plongé son pays dans une crise économique et sociale sans fin.
— Par Jean Samblé —
— RS n° 428 lundi 5 janvier 2026 —
Chaque année au mois de janvier, le Dry January – également appelé « Défi de janvier » – propose aux citoyens de faire une pause volontaire dans leur consommation d’alcool pendant trente-et-un jours. Lancée en France en 2020, cette initiative de santé publique connaît une progression constante et s’impose désormais comme un rendez-vous annuel bien identifié, mobilisant plusieurs millions de participants.
Le droit international est mort : alors quels enseignements tirer pour les Antilles françaises du retour de la politique du Big Stick des USA dans la caraïbe et notamment au Venezuela ?
— Communiqué de la Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme de Guadeloupe —
— TraductionAlain Marshal —
— Communiqué de la CGTM —
Au cours de la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les bombardements au Venezuela perpétrés par l’armée américaine de Trump et l’enlèvement du président Maduro et de sa femme constituent des actes de piraterie internationale.
La crise actuelle du Venezuela s’inscrit dans une longue dégradation de la démocratie et de l’État de droit, dont Nicolás Maduro porte une responsabilité centrale. Désigné successeur d’Hugo Chávez, il n’a jamais bénéficié d’une légitimité populaire pleine et entière. Son accession au pouvoir s’est faite à l’issue d’élections extrêmement serrées, organisées dans un contexte de déséquilibre manifeste : institutions électorales majoritairement inféodées au pouvoir, usage massif des ressources de l’État à des fins partisanes, accès inégal aux médias et climat de pression politique permanente sur l’opposition. Les scrutins ultérieurs n’ont fait qu’aggraver ces soupçons, notamment lorsque des résultats ont été proclamés sans publication complète des procès-verbaux, vidant l’acte électoral de sa crédibilité démocratique.
Le botaniste français Francis Hallé est mort le 31 décembre 2025 à Montpellier, à l’âge de 87 ans. Spécialiste reconnu des forêts tropicales humides et ardent défenseur des forêts primaires, il a consacré plus de soixante années à l’étude du monde végétal et à la transmission de ses connaissances auprès du public.
En 2026 , la surprenante résilience matérielle de la classe moyenne des Antilles à la crise ne doit pas être masquée par des considérations politiques et idéologiques.