Catégorie : Ecologie

Fast fashion : vers la fin de l’impunité ?

— Par Jean Samblé —

Pendant des années, l’industrie de la mode a bâti son succès sur un modèle simple : produire toujours plus, toujours plus vite et toujours moins cher. L’arrivée des plateformes de mode ultra-éphémère a encore accéléré cette dynamique, en renouvelant quotidiennement des milliers de références à des prix défiant toute concurrence. Mais face aux conséquences environnementales et sociales de cette course à la surconsommation, la France et l’Union européenne semblent désormais vouloir changer les règles du jeu.

Le Parlement français a récemment adopté une proposition de loi destinée à encadrer le développement de la « mode ultra-express ». Le texte cible les entreprises dont le modèle économique repose sur une production massive de vêtements à très bas coût, commercialisés en quantité considérable et conçus pour être consommés rapidement. Sans interdire ces plateformes, la loi instaure un système de pénalités destiné à décourager les pratiques les plus néfastes, en tenant compte notamment du volume de produits mis sur le marché et de leur capacité à être réparés.

Cette initiative intervient dans un contexte où les géants de l’ultra fast fashion, tels que Shein, Temu ou AliExpress, ont profondément bouleversé les habitudes de consommation.

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La chaleur tue encore

Canicule de juin 2026 : une catastrophe sanitaire qui interroge la capacité de la France à s’adapter au changement climatique

— Par Sabrina Solar —

Avec près de 5 800 décès supplémentaires enregistrés en seulement seize jours, la canicule exceptionnelle qui a frappé la France entre le 17 juin et le 2 juillet 2026 constitue l’un des épisodes climatiques les plus meurtriers depuis vingt ans. Au-delà du bilan humain, cette vague de chaleur met en lumière les limites des politiques d’adaptation face à un phénomène appelé à devenir plus fréquent et plus intense sous l’effet du changement climatique.

Le dernier bilan publié par Santé publique France fait état de 5 764 décès en excès, toutes causes confondues, sur la période. Si ces chiffres ne permettent pas encore d’attribuer avec certitude chaque décès à la chaleur, ils traduisent une surmortalité d’une ampleur inédite depuis la canicule de 2003, qui avait profondément marqué les esprits. Les autorités sanitaires précisent que le décompte pourra encore évoluer à mesure que les certificats de décès seront consolidés et que les causes médicales seront analysées.

Contrairement aux premiers bilans diffusés au début du mois de juillet, cette nouvelle évaluation intègre l’ensemble des certificats de décès, y compris ceux établis sur support papier, souvent utilisés lors des décès à domicile.

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PFAS : quelles interdictions entrent en vigueur en 2026 ?

— Par Stéphane Jomin (*) —
Présents dans de nombreux produits du quotidien, les PFAS peuvent contaminer l’air, l’eau et les sols à chaque étape de leur cycle de vie.

Présents dans les textiles, les cosmétiques, les emballages ou encore les réfrigérants, les PFAS s’accumulent durablement dans l’environnement. Après de premières in

Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) sont un groupe de plusieurs milliers de substances chimiques (polymériques ou non) et d’origine synthétique ou liée à la dégradation d’autres PFAS. On les utilise dans de nombreuses applications du quotidien. On en retrouve dans les textiles, les emballages (alimentaires), les lubrifiants, les réfrigérants, l’électronique, la construction et bien d’autres encore.

Les propriétés physico-chimiques de ces substances conduisent à leur très grande persistance dans l’environnement du fait de la stabilité de la liaison chimique carbone-fluor, qui confère aux PFAS une résistance à la dégradation thermique, chimique et biologique. Cette persistance est associée à d’autres propriétés de dangers tels qu’une grande mobilité, de la bioaccumulation, de la toxicité pour l’humain et pour l’environnement.
Restriction progressive des PFAS en Europe

À la suite de la médiatisation des problématiques liées au PFAS, la France a introduit une réglementation prévoyant l’interdiction progressive de certains produits contenant des PFAS, certains étant déjà interdits depuis le 1er janvier 2026.

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Qualité de l’air : le CDST invite le public à apprendre en s’amusant

🎯 Comprendre l’air que nous respirons tout en passant un bon moment : c’est le pari lancé par Madininair à l’occasion d’une série d’animations gratuites organisée durant le mois de juillet au Centre de Découverte des Sciences de la Terre (CDST) de Saint-Pierre.

👨‍👩‍👧‍👦 Petits et grands sont invités à participer chaque jour, de 9 h à 16 h, à des activités ludiques imaginées pour mieux connaître la qualité de l’air, qu’il s’agisse de l’air extérieur ou de celui que nous respirons à l’intérieur de nos habitations.

🎮 Des animations interactives pour tous

Pour sensibiliser le public de manière originale, Madininair mise sur des formats immersifs et participatifs :

🕶️ Escape Game en réalité virtuelle
🎲 Jeux de société éducatifs
🌿 Rallyes nature
🤝 Défis collaboratifs
🔬 Découverte du fonctionnement des capteurs de qualité de l’air

L’objectif est de permettre à chacun de comprendre les principales sources de pollution présentes en Martinique et d’adopter les gestes qui contribuent à préserver un air plus sain.

💡 Toutes les animations sont gratuites. Les visiteurs individuels sont accueillis librement, tandis que les groupes sont invités à réserver auprès de l’équipe du CDST.

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Climat : la France face à l’urgence d’un changement d’échelle

Canicules à répétition, sécheresses, incendies, inondations : le temps de l’adaptation est arrivé

— Par Sabrina Solar —

Les records de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels. Ils deviennent progressivement la nouvelle norme. Chaque été apporte son lot de canicules, de sécheresses, de restrictions d’eau, d’incendies de forêt ou d’épisodes orageux d’une violence inédite. Ces phénomènes ne sont plus considérés comme des accidents climatiques isolés, mais comme les manifestations d’un réchauffement désormais bien installé.

C’est dans ce contexte que le Haut Conseil pour le climat (HCC) publie son huitième rapport annuel. Le constat dressé par cette instance indépendante est particulièrement sévère : malgré plusieurs avancées depuis l’Accord de Paris de 2015, la France demeure insuffisamment préparée aux bouleversements climatiques qui s’accélèrent. Les politiques engagées restent trop lentes, insuffisamment financées et parfois contradictoires avec les objectifs affichés.

Au-delà d’un simple bilan, le rapport lance un avertissement : le pays doit désormais changer d’échelle dans sa manière de concevoir l’adaptation au changement climatique.

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Peut-on nourrir un pays avec moins de pesticides ? Ce test grandeur nature répond oui

Produire de grandes cultures en agroécologie de manière rentable, c’est possible

— Collectif —

Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.


Peut-on nourrir la France en réduisant notre utilisation de pesticides et d’engrais azotés ? Pour répondre à cette question, les chercheurs peuvent utiliser plusieurs méthodes. L’une d’entre elles consiste à tester différentes techniques agricoles en conditions réelles sur de grandes cultures et à étudier leurs évolutions sur le temps long.

C’est ce qu’il se passe dans l’une des stations expérimentales de l’Inrae depuis vingt-cinq ans, et les résultats agronomiques et économiques de cette expérimentation donnent de nombreuses raisons de se réjouir.

Un essai système d’une durée de vingt-cinq ans

Le dispositif expérimental La Cage, mis en place en 1998 à Versailles (Yvelines) sur une parcelle de huit hectares, compare ainsi sur le long terme quatre systèmes de culture cohérents et représentatifs des grandes cultures sans élevage :

  • un système productif conduit en agriculture conventionnelle ;
  • un système à bas niveau d’intrants (faible utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais azotés) ;
  • un système en agriculture biologique ;
  • un système sous couvert végétal.

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Probable isolement de la Martinique

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

En 1950, la Martinique inaugurait sa piste d’atterrissage sous le nom d’Aéroport du Lamentin. Disposant d’une seule piste de 3 000 mètres, assez longue pour accueillir des avions long-courriers, l’ouvrage s’est modernisé au fil des années pour répondre aux besoins croissants. Il est devenu l’aéroport international de la Martinique. Sa zone d’implantation vaste d’environ 2400 hectares permet l’expansion des infrastructures et l’ajout de nouveaux services pour les compagnies aériennes et les usagers.

Situé en zone de mangrove, l’aéroport bénéficie d’un programme d’entretien structurel d’enrobé sur la piste. C’est une opération particulièrement délicate qui requiert la condamnation d’une partie de la chaussée. Aussi, pour éviter de perturber le trafic aérien, les travaux sont effectués la nuit.

Par rapport au niveau de la mer son altitude était de + 4,80 m en 1950 pour seulement + 0,50 m aujourd’hui. Le changement est significatif… Selon le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) les fortes pluies, comme celles tombées sur la Martinique dans la nuit du 4 au 5 mai 2009 provoquent des inondations spectaculaires dans les plaines du centre et de la Martinique et exposent l’aéroport à devoir fermer.

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Vagues de chaleur : l’Europe entre dans l’ère du climat invivable

— Par Júlia de Freitas Sampaio (*) —

Nous ne sommes qu’en juin, mais l’Europe subit déjà sa deuxième vague de chaleur extrême en deux mois. Les températures ont dépassé les 44 °C dans plusieurs régions du continent. Des alertes canicule sont désormais en vigueur dans plusieurs pays, dont six au niveau rouge, le plus extrême. La France a placé 72 de ses 96 départements en alerte rouge. Au moins 40 personnes se sont noyées en tentant d’échapper à la chaleur.

En Espagne, les températures ont atteint un pic de 45,1 °C, avec 101 décès liés à la chaleur recensés rien qu’au mois de mai, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré pour ce mois. Le Royaume-Uni a battu son record historique de température pour le mois de juin. Les villes ferment les écoles, les réseaux électriques sont mis à rude épreuve et les hôpitaux signalent une forte augmentation des urgences liées à la chaleur. Mais rien de tout cela n’aurait dû être une surprise.

Une nouvelle norme européenne

L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre, à un rythme environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale, et les scientifiques alertent depuis des décennies sur le fait que le changement climatique d’origine humaine allait rendre les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses.

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Les enfants d’Outre-mer face à l’urgence climatique : une génération particulièrement exposée

— Par Sabrina Solar —

Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou un scénario pour les décennies à venir. Ses effets sont déjà visibles et transforment le quotidien de millions d’enfants à travers le monde. Dans son rapport publié le 16 juin 2026, l’UNICEF dresse un constat particulièrement alarmant : près d’un enfant sur deux dans le monde, soit environ 1,1 milliard d’enfants, est aujourd’hui exposé à au moins trois risques climatiques simultanés. Une réalité qui menace directement leur santé, leur accès à l’éducation, leurs conditions de vie et, dans certains cas, leur survie.

L’étude s’appuie sur une cartographie précise de huit menaces climatiques majeures : les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur, les incendies, les inondations fluviales et côtières, les tempêtes tropicales ainsi que les tempêtes de sable et de poussière. Parmi les phénomènes les plus fréquents figurent les sécheresses combinées aux fortes chaleurs et aux vagues de chaleur, une triple menace qui concerne déjà près de 296 millions d’enfants dans le monde.

Au-delà des chiffres, le rapport montre surtout que les conséquences de ces événements dépassent largement les seuls dégâts environnementaux.

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Coupe du monde 2026 : : le football peut-il encore ignorer son impact climatique ?

— Par Lionel Pabion (*) —

Derrière les exploits sportifs, la Coupe du monde 2026 pourrait devenir l’édition la plus émettrice de CO₂ de l’histoire du football. – © MDSAIFUR / adobe.stock.com

Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule sur un continent entier, son empreinte carbone pourrait battre tous les records. Derrière le spectacle planétaire, le modèle du football international interroge de plus en plus sa compatibilité avec les limites environnementales.

La Coupe du monde de football est un événement sportif mondial qui n’a guère d’équivalents. La compétition est progressivement devenue un enjeu économique et médiatique gigantesque. En 2022, la finale a été suivie par près d’un milliard et demi de spectateurs. Le sport est ainsi un outil de soft power très convoité. La remise par le président de la FIFA d’un “prix de la paix” à Donald Trump en décembre 2025 en est un exemple éloquent. Ces instrumentalisations politiques sont souvent dénoncées, et la question d’un éventuel boycott de la compétition revient régulièrement.

En revanche, la question écologique est souvent moins mise en avant que les enjeux politiques et sociaux.

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Autoconsommation collective : pourquoi le partage de l’électricité locale fait débat

— Collectif (*) —

L’autoconsommation collective permet de partager localement une électricité produite en commun, le plus souvent grâce au solaire. – © bilanol / stock.adobe.com

Un projet de décret veut modifier les règles de l’autoconsommation collective en France. Derrière un sujet très technique se cache une question politique : qui doit décider de la façon dont l’électricité produite localement est partagée ?

L’objectif affiché de la réforme : éviter que certains acteurs ne modifient, après coup, les règles de répartition pour choisir, selon ce qui les arrange, entre autoconsommation collective et vente sur le marché.

Mais l’un des points du projet va plus loin. Il consacre un principe de maximisation de l’énergie autoconsommée, qui donne la priorité à l’utilisation de l’électricité locale par les participants. Ce choix soulève ainsi une question de gouvernance : jusqu’où le cadre réglementaire doit-il orienter les règles de partage, que les acteurs du projet pouvaient jusqu’alors choisir pour eux-mêmes ?

Le partage de l’électricité produite en commun, un enjeu de justice

L’électricité n’est pas un bien comme un autre : on ne peut pas partager pas une production solaire comme un gâteau, pour deux raisons.

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Chlordécone : entre réparation et justice

Chlordécone : la reconnaissance de la responsabilité de l’État marque un tournant, tandis que la bataille judiciaire continue

— Par Sabrina Solar —

Près de vingt ans après les premières plaintes déposées par des associations et des citoyens antillais, le dossier du chlordécone connaît une avancée majeure. La loi reconnaissant officiellement la responsabilité de l’État dans ce scandale sanitaire et environnemental a été promulguée le 13 juin, ouvrant une nouvelle phase dans la prise en charge des conséquences de cette pollution historique qui affecte encore aujourd’hui la Guadeloupe et la Martinique.

Cette reconnaissance, réclamée de longue date par les populations concernées, constitue un tournant symbolique et politique. Dans son premier article, la loi admet la part de responsabilité de l’État dans les préjudices sanitaires, écologiques, économiques et moraux subis par les deux territoires ultramarins. Le texte met en cause les décisions ayant permis l’autorisation puis le maintien de l’utilisation du chlordécone dans les bananeraies antillaises pendant plusieurs décennies, malgré les alertes scientifiques sur les dangers de cette substance.

Utilisé pour lutter contre le charançon du bananier, le chlordécone a été employé en Guadeloupe et en Martinique jusqu’en 1993.

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Chlordécone : le Parlement reconnaît enfin la responsabilité de l’État

— Par Jean Samblé —

C’est une avancée historique dans l’un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux que la France ait connus. Après un long parcours parlementaire, la proposition de loi portée par le député guadeloupéen Élie Califer a été définitivement adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Avec 236 voix pour, les députés ont reconnu la part de responsabilité de l’État dans les conséquences du chlordécone en Guadeloupe et en Martinique.

Cette adoption marque une étape symbolique forte pour les populations antillaises, confrontées depuis des décennies aux effets d’une contamination massive de leur environnement et de leur santé. « Ce texte de compromis permettra de restaurer une confiance profondément abîmée », a déclaré Élie Califer avant le vote. Le parlementaire a toutefois estimé que « le chemin des réparations » restait encore long.

Un pesticide maintenu malgré les alertes

L’histoire du chlordécone remonte aux années 1950. Conçu aux États-Unis sous le nom de Kepone, ce pesticide est rapidement utilisé dans les bananeraies pour lutter contre le charançon du bananier. Mais dès les années 1970, les premières études scientifiques alertent sur sa toxicité.

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Forêts : la vie du sol dépend aussi des espèces d’arbres

— Collectif (*) —

Personnes effectuant des fouilles archéologiques en forêt avec des outils et matériel divers. Mieux comprendre comment l’énergie circule à travers le réseau trophique souterrain des écosystèmes forestiers en fonction des espèces d’arbres alentour. – © Stephan Hattenschwiler, Fourni par l’auteur

L’essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

  • Les espèces d’arbres influencent fortement l’activité biologique des sols forestiers.
  • Les arbres à croissance rapide stimulent davantage les réseaux trophiques souterrains que les espèces à croissance lente.
  • Mélanger les essences ne suffit pas toujours : les traits fonctionnels des arbres comptent plus que leur seule diversité.
  • Avec le changement climatique, l’évolution des forêts pourrait ralentir le fonctionnement des sols et le recyclage des nutriments.

Les écosystèmes du monde entier évoluent rapidement sous la pression des changements globaux tels que le réchauffement du climat, les changements d’usage des terres ou les invasions biologiques, mais ce qui se passe sous terre reste encore mal compris. On sait, par exemple, que les plantes jouent un rôle central dans les « réseaux trophiques », ces ensembles d’interactions d’ordre alimentaire entre les êtres vivants d’un écosystème.

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Rafraîchissement passif : les solutions qui peuvent nous éviter la climatisation

— Par Benjamin Brigaud(*) —

Face à des étés toujours plus chauds, le rafraîchissement passif apparaît comme une alternative de plus en plus crédible à la climatisation. Ventilation naturelle, végétalisation, matériaux adaptés ou géothermie : ces solutions permettent de maintenir le confort thermique tout en limitant la consommation d’énergie.

Le rafraîchissement passif s’impose depuis plusieurs années. L’expression désigne l’ensemble des solutions permettant d’abaisser la température d’un bâtiment ou de limiter son réchauffement lors des saisons estivales ou des épisodes de fortes chaleurs, tout en ayant une consommation énergétique réduite, voire nulle.

Les épisodes de canicule, de plus en plus longs et fréquents du fait du changement climatique, nous rappellent que refroidir nos bâtiments n’est pas qu’un enjeu de confort, mais aussi un enjeu de santé publique pour les décennies à venir.

C’est particulièrement le cas dans les régions du globe où les températures dépassent régulièrement 40 °C, ou encore pour les personnes vulnérables comme les personnes âgées, les jeunes enfants ou les personnes malades. Le rafraîchissement peut également être tout simplement nécessaire pour des questions de confort thermique.

Climatiser, pour le meilleur ou pour le pire ?

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Consigne pour recyclage des bouteilles en plastique

Les associations d’élus réaffirment leur opposition totale à la « fausse » consigne et obtiennent l’intégration de leurs 14 propositions dans la concertation

— Communiqué du 29 mai 2026 —

Lors d’une réunion avec le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, les associations d’élus locaux ont collectivement dû marteler leur opposition à la mise en place à nouveau annoncée par le Président de la République d’une « fausse » consigne pour recyclage sur les bouteilles en plastique. Elles ont rappelé que ce dispositif détournerait l’objectif prioritaire de prévention et de réduction des déchets à la source, fragiliserait le service public de gestion des déchets et ne présenterait pas de garantie d’efficacité environnementale significative. Les élus présents ont ensuite fait part au ministre de leur fort mécontentement de la tournure que prenait la réunion.

Après avoir réitéré pendant plus d’une heure trente leur opposition ferme à une consigne pour recyclage sur les bouteilles en plastique, véritable privatisation déguisée d’un service public essentiel, les associations d’élus ont finalement obtenu du ministre l’assurance :

que le Gouvernement ne fera pas de la mise en place de la consigne un préalable, ni une condition à l’ouverture d’une véritable concertation avec les élus locaux, que cette concertation intégrera non seulement les autres propositions du ministère, mais également les 14 propositions que les élus locaux font depuis 2023 et qui n’ont jusque-là malheureusement pas été réellement prises en compte dans le débat avec l’Etat, et qu’une nouvelle réunion associant l’ensemble des associations d’élus locaux sera convoquée dans les prochaines semaines.

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Politique climatique : quand les villes montrent l’exemple, les citoyens suivent

— Par Corinne Faure(*) & Joachim Schleich (*)

Une étude menée à Grenoble montre qu’une politique climatique locale bien assumée peut renforcer l’engagement individuel. Informés des succès de leur ville, les habitants se disent prêts à contribuer davantage à la lutte contre le réchauffement.

Plus les effets du réchauffement climatique deviennent visibles, plus la lutte contre le changement climatique devient locale. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) l’a clairement indiqué : les initiatives locales et municipales telles que la rénovation des bâtiments publics, le développement des transports en commun et la création de pistes cyclables sont essentielles pour limiter l’augmentation de la température du globe. Les actions locales prennent encore plus d’importance alors que, dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, on observe un fort backlash climatique au niveau national.

Mais lorsqu’une municipalité prend l’initiative de devenir un leader en matière de climat, comment ses citoyens réagissent-ils ? En économie, il existe une théorie bien établie appelée “l’effet d’éviction”. Cette théorie suggère que lorsque le gouvernement fournit un bien public comme la protection du climat, les citoyens peuvent avoir le sentiment qu’ils n’ont plus besoin de contribuer.

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Un million de satellites : le ciel nocturne en voie d’industrialisation

— Par Samantha Lawler(*) & Gregory Radisic (*)

Le 30 janvier 2026, SpaceX a déposé une demande auprès de la Federal Communications Commission (FCC) des États-Unis pour déployer une mégaconstellation pouvant compter jusqu’à un million de satellites, constellation destinée à alimenter des centres de données dans l’espace.

Le projet prévoit des OKsatellites opérant entre 500 et 2 000 kilomètres d’altitude en orbite terrestre basse. Certaines de ces orbites sont conçues pour bénéficier d’une exposition quasi permanente au soleil. Le public peut d’ailleurs actuellement soumettre des commentaires sur cette proposition.

La demande déposée par SpaceX n’est que la dernière en date d’une série de projets de mégaconstellations de satellites. Satellites qui remplissent généralement une fonction unique et ont une durée de vie relativement courte, d’environ cinq ans avant d’être remplacés.

En février 2026, environ 14 000 d’entre eux étaient déjà en orbite. Dans le même temps, 1,23 million de satellites supplémentaires sont en projet. La procédure d’autorisation de ces satellites repose presque exclusivement sur les informations techniques, très limitées, que les entreprises qui les produisent fournissent aux régulateurs.

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La Semaine de l’Eau du 17 au 26 avril

💧 7ᵉ édition de la Semaine pour l’eau en Martinique

🌊 En Martinique, une ressource fragile derrière une apparente abondance

En Martinique, l’eau semble abondante, presque évidente. Pourtant, cette perception masque une réalité plus complexe : entre épisodes de sécheresse, perturbations liées au changement climatique et fragilité des réseaux, la ressource est sous pression. Sa préservation ne va donc pas de soi.

C’est dans ce contexte que l’Office de l’Eau Martinique (ODE), accompagné de son réseau associatif Rés’EAU, relance pour la septième année consécutive l’opération « Une Semaine pour l’Eau », du 17 au 26 avril 2026. Initialement prévue en mars, cette édition a été décalée en raison du calendrier électoral, tout en conservant une ambition intacte : sensibiliser, mobiliser et faire évoluer les comportements.

L’événement s’inscrit dans le prolongement du thème international défini par les Nations Unies pour la Journée mondiale de l’eau : « Genre et Eau », un angle de réflexion particulièrement pertinent à l’échelle du territoire martiniquais.

👩‍🌾 Genre et eau : une réalité sociale et territoriale

Le choix de cette thématique ne relève pas d’un simple alignement symbolique.

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Que cache le PLU du Vauclin ?

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Par arrêté municipal du 24 février 2026, il a été décidé l’ouverture d’une enquête publique portant sur la 1ère modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Commune du Vauclin. En analysant les éléments de ce dossier, nous y avons constaté un manquement. En effet, il s’avère que le PLU n’a pas fait l’objet d’une évaluation environnementale conforme à la réglementation et à l’avis de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe).

Que cache cet acte qui a notre sens est délibéré ? Cette étude environnementale aurait permis d’éclairer et de mettre en évidence les conséquences de l’élévation du niveau de la mer dans le littoral de cette Commune.

Rappelons ici que, selon tous les prévisionnistes qui documentent les différents rapports du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC), la planète connaitra d’importantes vagues de submersions et inexorablement une élévation du niveau de la mer d’ici 2050. Et que dans la zone du Golfe du Mexique ainsi que dans celle de toutes les Antilles, la surélévation sera comprise entre deux à trois mètres.

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L’eau en Martinique : en finir avec le temps des demi-mesures

— Par Fernand Odonnat (*) —

L’eau coule, mais pas partout de la même façon selon qu’on habite Saint-Joseph ou Sainte-Anne. Chaque période de carême le rappelle avec brutalité : les Martiniquais n’ont pas tous accès à la même ressource, au même prix, dans les mêmes conditions. Ce n’est pas une fatalité climatique. C’est le résultat d’une organisation fragmentée, dont nous avons héritée et que nous avons trop longtemps reconduite faute de volonté commune.

Le 5 janvier 2026, l’Assemblée de Martinique a dit stop. Les élus ont voté à l’unanimité et avec force pour une autorité unique de l’eau. Ce vote ouvrant la voie à la création et à la mise en œuvre d’une autorité unique en matière d’eau et d’assainissement, n’est pas un choix anodin. C’est une décision historique de gouvernance, prise après des années de concertation, de crises vécues ou évitées de justesse, de tours d’eau qui n’auraient jamais dû exister. Les élus martiniquais, dans toute leur diversité, ont choisi de ne plus gérer les symptômes mais de traiter les causes. L’unanimité, ici, n’est pas un détail : elle est la preuve que quand l’intérêt général prime sur les intérêts particuliers, la Martinique sait se rassembler.

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Érosion du littoral : il est temps d’assumer un véritable choix d’adaptation

— Par Marcelin Nadeau —

La Martinique vit une transformation silencieuse mais profonde de ses littoraux. De Basse-Pointe au Marigot, du Prêcheur au Carbet, le trait de côte recule inexorablement sous l’effet conjugué de la houle, de la montée du niveau de la mer et des déséquilibres sédimentaires. Ce phénomène, longtemps perçu comme naturel et marginal, est désormais un enjeu majeur d’aménagement du territoire et de sécurité des populations.

Dans mes fonctions de maire du Prêcheur, nous avions développé une expérimentation de relocalisation qui fait aujourd’hui référence au niveau national et international à l’instar de celle de Miquelon.

Parlementaire, j’ai avec ma collègue de Polynésie Mereana Reid-Arbelot déposé en 2024 une proposition de résolution votée – fait rare ! – à l’unanimité des membres de l’Assemblée nationale.[1] Rapporteur du budget de l’État pour les risques naturels majeurs, j’ai préconisé une mutualisation des moyens pour faire face à ce phénomène incontournable et permettre une adaptation.

Ce n’est plus une projection, c’est une réalité quotidienne

Je poursuis aujourd’hui un travail concerté avec le gouvernement pour aller dans ce sens et déposerai en conséquence une proposition de loi transpartisane sur le sujet dans les prochaines semaines.

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Thermophotovoltaïque : et si la chaleur devenait la batterie du futur ?

— Par Vera Moerbeek (*) —

Il est devenu courant de voir des panneaux solaires sur les toits des maisons et des hangars, grâce à la baisse du prix des cellules en silicium et à leur taille compacte. Cependant, l’énergie solaire est intermittente, comme beaucoup d’autres types d’énergie renouvelable. Lors des périodes de production maximale, comme les journées estivales ensoleillées, le réseau d’électricité sature d’énergie, tandis que lors des périodes de faible production, comme le soir et en hiver, l’offre diminue alors même que la demande est la plus élevée. C’est pourquoi, afin de garantir la disponibilité de l’énergie à la demande, des solutions de stockage doivent être intégrées au réseau.

La technologie la plus utilisée pour le stockage à l’échelle du réseau électrique est le stockage hydroélectrique par pompage, mais le nombre de sites favorables en France est limité et déjà largement exploité, du fait des contraintes géographiques.

Batteries lithium : pilier fragile de la transition énergétique

Une autre technologie courante est la batterie électrochimique : l’exemple le plus commun est celui des batteries lithium-ion des téléphones portables et des voitures.

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Exposition aux pesticides et cancer : vers une reconnaissance des risques liés aux effets cumulés

— Par Sabrina Solar —

L’exposition aux pesticides apparaît aujourd’hui comme un facteur de risque majeur dans l’émergence de certains cancers, bien au-delà de ce que suggéraient les approches scientifiques traditionnelles. Une étude récente, fondée sur une démarche interdisciplinaire et menée sur plusieurs années, met en évidence l’existence d’un lien robuste entre la présence de pesticides dans l’environnement et l’augmentation de l’incidence de pathologies cancéreuses.

En s’appuyant sur une modélisation fine de la dispersion de plusieurs dizaines de substances chimiques dans un contexte d’agriculture intensive, les chercheurs ont pu établir une cartographie précise des zones d’exposition. Le croisement de ces տվյալ environnementaux avec les données épidémiologiques de milliers de patients révèle une corrélation significative : dans les régions les plus exposées, le risque de développer un cancer est nettement accru. Ce constat est d’autant plus frappant qu’aucune des substances étudiées n’est, prise isolément, reconnue comme cancérogène avérée par les instances sanitaires internationales.

L’un des apports majeurs de ces travaux réside dans la prise en compte de l’« effet cocktail ». Contrairement aux évaluations classiques, qui examinent chaque molécule séparément, cette approche considère les expositions réelles, caractérisées par la combinaison de multiples pesticides.

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L’Eau : source de division politique

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

L’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général. Elle est régie par la loi n°92-3 du 3 janvier 1992 qui reste la base de sa gestion, de sa dépollution, de son stockage et de sa distribution. Cependant une loi n’étant pas statique peut être abrogée ; c’est ainsi que le Sénat a validé le transfert de la gestion de l’eau à la Collectivité Territoriale de la Martinique. (CTM).

C’est un nouveau pas vers l’éventuelle autorité unique de l’eau qui, selon PUMA, est une fausse bonne idée. Nous pensons que cette dernière pourrait plonger très vite, dans le marigot politique de nos élus avec une partie de la population. Nous avons l’impérieux devoir de nous interroger sur les différentes assemblées uniques déjà existantes dans le paysage martiniquais, afin d’éviter une énième dérive institutionnelle qui, de fait, induirait une nouvelle division qui plomberait sans aucun doute nos différents dirigeants.

Les échecs d’administration.

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