J’ai les mains vides
Pourtant j’irai aux champs
J’irai aux champs récolter la providence
En rivière de sueur sous un soleil brutal
J’irai recueillir tout ce que la vie
Veut bien offrir au travailleur
Au craquement de mes os rompus
Supportant les morsures de l’arthrose
À la déchirure de mes muscles meurtris
Usés comme lanières maintes fois battues
J’irai retourner, ensemencer, arroser,
L’humus tantôt aride, tantôt détrempé
J’ai les mains vides
Et la peau tannée de paysan besogneux
Fidèle à caresser ce ventre qui nourrit
Cette terre passée de main en main
Où les miens, tant et tant, ont trimé
Pour en accueillir chaque fruit

Mon île
— Par Selim Lander —
— Par Faubert Bolivar, directeur artistique —
— Par Patrick Mathelié- Guinlet —
D’après une idée originale de Chantal Clem; m.e.s. Yna Boulanger
Poursuis les petites choses, éprouvette à la main,
— par Michel Lercoulois —
Tu vins sans crier gare
Nous aimions aller sur la plage
— Par
— Péface par Gary Klang —
Réveil
— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Ah! donnez-moi la bonté
« J’ai bu du rhum et de l’eau fraîche/j’ai eu ma part du gâteau de l’espoir/Maintenant que j’ai dit l’essentiel je dois partir/Au point d’accouplement de la terre et du ciel/j’ai rendez-vous avec la rose/pour assister à la naissance de l’amour. »
Nous sommes tous d’une île !
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
P
— Par Yves Untel Pastel —
Trop parler rend sourd…