Vendredi 29 mars 23h55 sur Arte
Église Saint-Thomas de Leipzig
La « Passion selon saint Jean » de Jean-Sébastien Bach, interprétée à Leipzig par les jeunes garçons du Choeur de l’église Saint-Thomas, que le compositeur dirigea pendant vingt-sept ans.
Composée voilà trois cents ans, la Passion selon saint Jean de Jean-Sébastien Bach est créée le Vendredi saint de l’année 1724 à Leipzig, ville où le compositeur était cantor (chef de chœur et directeur musical) des églises Saint-Nicolas et Saint-Thomas. L’oratorio relate les dernières heures du Christ – son arrestation, son jugement, sa crucifixion et sa mise au tombeau – d’après la traduction allemande de la Bible réalisée par Martin Luther. Beaucoup plus théâtrale que la Passion selon saint Matthieu, présentée trois ans plus tard, cette œuvre colossale qui pourrait être qualifiée d’opéra sacré va presque à l’encontre du contrat signé par Bach lors de sa nomination un an plus tôt, son engagement le contraignant à écrire uniquement de la musique « de nature qu’elle ne paraisse pas sortir d’un théâtre, mais plutôt qu’elle incite les auditeurs à la piété ». Le Chœur de garçons de l’église Saint-Thomas et son dix-huitième cantor depuis Bach, Andreas Reize, s’associent au prestigieux Orchestre du Gewandhaus de Leipzig et à une distribution de haut vol pour exprimer toute la puissance dramatique de ce chef-d’œuvre.
Catégorie : Arts de la scène
Théâtre
« Rencontre de Cléopâtre et de la reine de Saba » texte Bernard Da Costa, m.e.s. Lila Moreigne
Samedi 30 mars à 19h au Téyat Otonom Mawon ( FdF)
Par la Makeda Company, m.e.s. Lila Moreigne, avec Soria Belghorze et Virginie Déridet, Son et lumière de Pierre-Yves Léglise
À propos
Les retrouvailles d’une actrice de boulevard et d’une actrice d’avant-garde. Quand Suzy vient retrouver sa « meilleure » amie Simone, dans le théâtre où elle vient juste de terminer de jouer une pièce très engagée devant à peine quelques spectateurs, le piège est déjà en train de s’enclencher.
Entre réminiscences, vacheries, confessions, elles se promènent dans la nuit. De la loge de Simone à un restaurant prétendument grec ou turc, pour finir dans le luxueux appartement de Suzy (en fait celui de son amant Vattier, le grand directeur de théâtre à succès, qui a décidé de se débarrasser d’elle) où enfin, les masques seront arrachés. Et la tragédie éclatera. Pas du tout celle que l’on avait pu supposer.
On assiste sous la plume de Bernard Da Costa à un duel féminin dévastateur entre deux comédiennes au crépuscule de leur carrière, deux vies qui ont pris des chemins opposés et que tout fait à nouveau converger vers un final grandiose et meurtrier.
Cinéma
« Black Tea », un film d’ Abderrahmane Sissako
Dernières séances en VOstFR du 29 mars au 2 avril à Madiana
⭐ ⭐ ⭐ Par Abderrahmane Sissako, Kessen Tall
Avec Nina Melo, Han Chang, Wu Ke-Xi
28 février 2024 en salle | 1h 49min | Drame, Romance
Synopsis :
Aya, une jeune femme ivoirienne d’une trentaine d’années, dit non le jour de son mariage, à la stupeur générale. Émigrée en Chine, elle travaille dans une boutique d’export de thé avec Cai, un Chinois de 45 ans. Aya et Cai tombent amoureux mais leur histoire survivra-t-elle aux tumultes de leurs passés et aux préjugés
La presse en parle :
Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Le Mauritanien Abderrahmane Sissako tourne avec une grâce infinie autour de l’histoire d’amour enchanteresse d’Aya, une Ivoirienne éprise de l’art subtil du thé.
Théâtre
Rituel de métamorphose : L’empowerment intime d’Ampāwa !
La pièce de théâtre « Ampāwa ! » de Daniely Francisque, présentée lors de la 77e édition du Festival d’Avignon, et jouée ce mardi 26 mars sur le Campus De Schœlcher se révèle être une expérience artistique immersive et profondément personnelle. À travers une fusion de créole et de français, Daniely Francisque offre un monologue auto-fictionnel accompagné de la composition musicale de Mawongany, créant ainsi une performance à la fois audacieuse et introspective.
Dans ce texte-performance, Francisque explore les méandres de son identité, plongeant dans les eaux tumultueuses de son passé pour éclairer le chemin vers son avenir. Elle incarne une femme en quête de métamorphose, prête à déchirer les couches de son être pour révéler sa véritable essence. Cette exploration de soi se déroule sur scène, entre le français et le créole, reflétant la richesse de la francophonie et célébrant la diversité culturelle.
L’histoire racontée sur scène est celle d’une lutte intérieure, d’un rituel de libération où les mots deviennent des armes contre les démons du passé. Francisque évoque des thèmes universels tels que l’empowerment personnel, la résilience et la quête de sens, invitant le public à se connecter à sa propre histoire et à entreprendre son propre voyage intérieur.
Cinéma
Festival Nouveaux Regards de Guadeloupe : le palmarès 2024
C’est dans une salle comble et dans une ambiance conviviale et détendue que le palmarès 2024 du Festival Nouveaux Regards de Guadeloupe a été annoncé par nos différents jurys hier soir:
-Jury du long-Métrage
-Jury « Jeunes Regard »
-Jury du ‘Public’
-Jury du Court-Métrage
-Jury du Documentaire.
Le festival a donc été encore une fois l’occasion de découvrir une sélection unique de films venant du monde et plus précisément de notre région Caraïbe pour laquelle la compétition du Festival Nouveaux Regards est exclusivement réservée!
25 films ont été sélectionnés en compétition et proviennent de 10 régions caribéennes: Guadeloupe, Martinique, Jamaïque, Curaçao, Haïti, Suriname, Aruba, Guyane Française, République Dominicaine, Cuba.
Voici les œuvres cinématographiques lauréates de cette année, à noter le film « Mant Jé Tonbé Sé Vi »de Wally Fall primé cette année dans la catégorie documentaire (Prix Poté Ganm)
CATÉGORIE LONG-MÉTRAGE
JURY LONG-METRAGE
*Mention spéciale « interprétation » pour le rôle de Christopher Bordelais
dans « APPRENDS LUI À PÊCHER», de Mathew Bazile et Christopher Bordelais, Guadeloupe
BA: https://youtu.be/apprendsluiapecher
*PRIX DU MEILLEUR LONG-MÉTRAGE
« BOCA-CHICA », de Gabriela A.Moses,
Musiques
Orquesta Aragón : Une légende de la musique cubaine
Danses
La salle mobile de Tropiques-Atrium s’appelle désormais « Salle Josy Michalon »
— Communiqué de presse —
Fort-de-France, le 22 mars 2023
Le Conseil d’administration et la direction de Tropiques Atrium ont souhaité saluer le parcours et l’apport d’une grande figure martiniquaise de la danse : Madame Josy Michalon.
Danseuse, chorégraphe, formatrice et chercheuse, Madame Josy Michalon a formé des générations de danseurs tout en effectuant de nombreuses recherches consacrées aux danses africaines et afro-descendantes, tant du point de vue artistique, qu’anthropologique.
Aussi, par un vote unanime lors de sa séance du mercredi 6 mars 2024, le conseil d’administration a décidé de dénommer la salle mobile de Tropiques atrium : « Salle Josy Michalon ».
Josy Michalon
Chorégraphe, membre du CID (Centre International de la Danse de l’Unesco), chercheur en ethnochoréologie, danseuse, pédagogue possédant une solide formation, Josy Michalon est une figure historique des danses de Martinique.
En 1978, Aimé Césaire, lui confie la direction de l’Atelier Traditions Populaires du SERMAC (Service Municipal d’Action Culturelle de la Ville), qu’elle dirigera pendant 35 ans avec rigueur formant des générations de danseurs.
Josy Michalon incite l’Éducation nationale et les associations à favoriser la formation. Elle mène en milieu scolaire des expériences qui développent l’intérêt des enseignants pour l’action culturelle et permettent d’intégrer l’enseignement du Bèlè dans le programme scolaire.
Danses, Féminismes
Germaine Acogny qui « décolonise sa propre histoire »
Les festivals ont cela de bien qu’ils obligent à découvrir des spectacles expérimentaux. Soit ici la combinaison d’une danseuse-chorégraphe française et dakaroise, Germaine Acogny et d’un comédien-metteur en scène franco-allemand, Mikaël Serre. La première danse et le second est crédité de la mise en scène. Il faut également compter – outre l’équipe habituelle du musicien, du scénographe, de l’ingénieur lumière, etc – avec un vidéaste, Sébastien Dupouey, car la vidéo jouera un rôle important dans ce spectacle, à la fois comme illustration d’un discours et comme substitut de la danseuse dans les moments où elle cesse de bouger. Car celle-ci, à 79 ans, a bien besoin de pauses, même si sa danse relève plutôt de l’expression corporelle et n’exige donc pas d’efforts physiques démesurés.
Ce spectacle que l’on hésite à classer dans la catégorie des pièces chorégraphiques s’intitule À un endroit du début, sans doute pour signaler qu’il y sera beaucoup question des origines. Il commence en effet par un hommage au père, une sorte d’hommage car ce dernier était fonctionnaire colonial et il lui est reproché, par exemple, d’avoir abandonné l’animisme pour la foi chrétienne.
Danses
« À un endroit du début » : Un voyage intime à travers les racines et les révolutions
Danses
« MamiSargassa 3.0 » : Annabel Guérédrat, femme-sargasse
— par Selim Lander —
Annabel Guérédrat est une performeuse talentueuse. Elle l’a prouvé dans des pièces comme I’m a bruja (« Je suis une sorcière ») qui nous avaient marqué. Elle revient avec une nouvelle pièce inspirée par les sargasses, ces algues nauséabondes qui envahissent régulièrement la Martinique. Le programme – qu’elle dira à un moment de la pièce, alors qu’elle est couchée sur le plateau, prenant une pause bien méritée après la séquence de danse qui a précédé – est alléchant dans sa perspective afrofuturiste, décidément à la mode après Tropique du Képone vu la semaine dernière :
« Après des siècles de colonisation, de contamination, d’occupation et de tourisme, aucun humain, aucun animal, aucune plante n’a survécu. Seules les sargasses sont restées.
Mami Sargassa, une nouvelle entité génétiquement modifiée, a éclos. Pour rester vivante, elle s’enterre elle-même dans de la sargasse fraîche. Cet acte de sorcellerie lui permet de renaître, de se réhumaniser, d’enfanter de nouveaux êtres hybrides ».
Au début de la pièce, une vidéo montre Annabel Guérédrat, nue, au milieu des sargasses dans lesquelles elle se roule, s’enroule, parfois nageant, parfois bousculée par les vagues.
Arts de la scène, Contes, Danses
MamiSargassa 3.0. : Un voyage au cœur de l’écoféminisme radical
Cinéma
« La complainte du sentier Pather Panchali », un film de Satyajit Ray
Mercredi 20 mars à 18h30 Tropiques-Atrium
La Complainte du sentier (titre original : bengali : পথের পাঁচালী, Pather panchali) est un film indien, le premier film du réalisateur bengali Satyajit Ray, sorti en 1955. C’est également le premier volet de la trilogie d’Apu.
Synopsis
Dans le Bengale rural des années 1920, le brahmane Harihar Roy vit dans la maison de ses ancêtres qui nécessite des réparations, mais il est trop pauvre pour les payer. Il vit avec sa femme Sarbajaya, sa fille Durga qui vole régulièrement des fruits dans le verger qu’ils ont été amenés à vendre aux voisins, son jeune fils Apu, et Indir, une vieille parente. La maison abrite aussi un chien, des chats et une vache. Sarbajaya s’occupe des tâches ménagères, de la préparation de la nourriture et des rites religieux.
Incapable de gagner assez d’argent pour subvenir aux besoins de la famille, Harihar part en quête d’un nouveau travail, laissant Sarbajaya seule pour gérer la famille. Pendant son absence, Indir meurt, puis, lors d’un ouragan, Durga tombe malade, et meurt à son tour. Lorsque le père revient, il trouve la maison dévastée.
Musiques
La mort du compositeur et pianiste Aribert Reimann
Théâtre
« La Maison de Bernarda Alba » : après le contre, le pour
Puisque Madinin’Art se veut ouvert à une critique pluraliste et au risque de la contradiction.
Yves Beauchesne a créé la pièce célèbre de Lorca en 2020 avec une distribution d’où ne subsistent que Fabienne Luchetti dans ce qui, il est vrai, est souvent considéré le premier rôle, celui de la servante, laquelle, comme souvent chez Molière, est chargée entre autres de dire le bon sens, et deux des cinq filles de cette Bernarda qui donne son nom à la pièce. Il serait certainement inutile de résumer l’intrigue d’une pièce déjà présentée plusieurs fois à la Martinique, en particulier dans l’adaptation remarquée de Odile Pedro Real avec sa troupe de comédiennes guyanaises (1). Rappelons quand même que Lorca a écrit cette tragédie dans des conditions elles-mêmes tragiques, en 1936, alors qu’il était en prison, deux mois avant d’être exécuté par les phalangistes. Il y dénonce le poids des traditions dans une Espagne corsetée par la religion et qui allait, sous le règne de Franco, s’enfoncer dans une nuit encore plus sombre.
Théâtre
» La maison de Bernarda Alba » par Yves Beaunesne : Une maison de l’ennui!
— Par Roland Sabra —
Yves Beaunesne, après des études en droit et lettres, se forme à l’Institut national supérieur des arts du spectacle de Bruxelles et au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris . Il débute sa carrière de metteur en scène en 1995 avec « Un mois à la campagne » d’Ivan Tourgueniev, récompensé par le prix Georges-Lerminier. Il crée ensuite des œuvres de Paul Claudel à la Comédie-Française et à la Colline. En 2002, il fonde la Manufacture-Haute École de théâtre de Suisse romande et dirige le CDN de Poitou-Charentes de 2010 à 2020. Il enseigne dans diverses institutions prestigieuses et ses réalisations, dont « L’Annonce faite à Marie » de Claudel en 2014, sont saluées par la critique. C’est donc un metteur en scène chevronné, reconnu par l’ensemble du métier qui nous propose en 2020 sa lecture de la Maison de Bernarda Alba » jouée ce samedi 16 mars à Tropiques-Atrium à Fort- de-France.
Cette dernière pièce de Federico García Lorca, , fut rédigée en 1936 pendant son emprisonnement par les Phalangistes, juste avant son exécution.
Cinéma
« It’s a Sin », série, réalisée par Peter Hoar
Musiques
Aya Nakamura ou la symphonie d’une vie et d’une voix
— Par Hélène Lemoine —
Au cœur de la ville bruyante de Bamako, au Mali, le 10 mai 1995, Aya Nakamura voit le jour. Elle est née dans un berceau de culture et de tradition, imprégnée des mélodies envoûtantes des griots, ces conteurs-chanteurs qui tissent les récits de l’histoire avec les notes de leurs voix. Son nom, Aya Nakamura, résonne comme une mélodie, un prélude à une carrière musicale qui transcendera les frontières.
Cependant, son destin la mène loin de ses terres natales. Alors qu’elle est encore une enfant, ses parents décident de déménager en France, cherchant de nouvelles opportunités pour leur famille. Aya Nakamura grandit dans la banlieue animée d’Aulnay-Sous-Bois, où les sons de sa nouvelle vie se mêlent aux échos lointains de sa patrie africaine.
Dans ce foyer baigné de musique, Aya nourrit sa passion pour l’art dès son plus jeune âge. Inspirée par l’héritage musical de sa famille, elle explore les différents styles et genres, forgeant ainsi son identité artistique unique. Son nom de scène, Nakamura, est un hommage à son admiration pour Hiro Nakamura, un personnage de la série télévisée « Heroes », dont les pouvoirs s’étendaient au-delà des limites du temps et de l’espace.
Danses
« Tropique du Képone » : décapant
— Par Selim Lander —
Les initiés auront tout de suite compris qu’il sera question du chlordécone, Képone est l’une des marques sous lesquelles cet insecticide fut commercialisé et utilisé dans les conditions (contestables) et avec les résultats (catastrophiques) que l’on sait. Les autres spectateurs ne tarderont pas à se mettre dans le bain grâce aux paroles de la bande son.
Mais auparavant il faudra en passer par le prologue que l’on retrouve dans maintes pièces contemporaines, pendant lequel il ne se passe rien et surtout pas de la danse. En l’occurrence les deux interprètes assises sur des chaises de plage dégustent très lentement une banane sur une musique répétitive qui ne doit pas dépasser cinq ou six mesures.
Théâtre
« La Maison de Bernarda Alba » de Federico García Lorca, m.e.s. d’Yves Beaunesne
Samedi 16 mars à 19h 30 Salle Frantz Fanon Tropiques-Atrium
Un petit village andalou, dans les années 1930. A la mort de son second mari, Bernarda Alba impose à ses cinq filles célibataires un deuil où l’isolement complet est exigé : pendant huit ans, « le vent des rues ne doit pas entrer dans cette maison ». Derrière les volets clos, la femme sera coupée du monde et des hommes et, de toute façon, « les hommes d’ici ne sont pas de leur rang. » Seule pourvue d’une importante dot, Angustias, fille aînée du premier mariage, est fiancée à Pepe le Romano, un beau garçon du village appâté par sa dot. Mais la belle Adela, la cadette des sœurs, s’est rapprochée de lui depuis longtemps. Autour de ce jeune homme, objet de convoitise pour toutes ces jeunes femmes, La Maison de Bernarda Alba donne à voir, sous la forme d’un huis clos, la violence d’une société verrouillée de l’intérieur, que la passion fait voler en éclats.
Note d’intention du metteur en scène
La chèvre n’a pas dit son dernier mot
Il a suffi qu’un théâtre de guignol ambulant passe un jour par le village natal de Lorca pour que sa vocation soit signée et qu’il se mette à fabriquer un théâtre de marionnettes.
Danses
Éveil chromatique : Tropique du Képone :
Cinéma
« Walk Up », un flm de Hong Sangsoo
Mardi 19 mars à 19h Tropiques-Atrium
De Hong Sang-Soo | Par Hong Sang-Soo
Avec Hae-hyo Kwon, Hye-Young Lee, Song Seon-mi
Titre original Tab | 21 février 2024 en salle | 1h 37min | Drame
Synopsis :
Byungsoo, un réalisateur célèbre, accompagne sa fille chez une amie de longue date, propriétaire d’un immeuble à Gangnam. La visite des lieux entraîne pour Byungsoo un voyage hors du temps où se dessinent, à chaque étage, ses amours passés et à venir. Fin portraitiste, Hong Sangsoo transforme le quotidien d’un immeuble en puzzle des relations humaines. Un terrain de jeu qui explore les désirs, les regrets, les rêves, et bien sûr, le cinéma.
La presse en parle :
Culturopoing.com par Pierig Leray
Hong Sang-Soo filme cette bête qui rôde (la dépression) avec une telle intelligence (cette inversion architecturale entre l’état dépressif de Byungsoo et sa montée progressive dans les étages de l’immeuble est du génie) prouvant une fois de plus la vitalité sans pareille de son imaginaire métaphysique.
Cahiers du Cinéma par Romain Lefebvre
L’art hongien de la fragmentation consiste d’abord à découper l’édifice par niveaux afin d’y faire se dérouler les différents segments de son récit.
Cinéma
« Moi, Tonya », un film de Craig Gillespie
Dimanche 17 mars à 21h sur OCS Max
Par Steven Rogers
Avec Margot Robbie, Allison Janney, Sebastian Stan
Titre original I, Tonya
21 février 2018 en salle | 2h 00min | Biopic, Comédie, Drame
Synopsis :
En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d’avoir planifié et mis à exécution l’agression…
La presse en parle :
Femme Actuelle par La rédaction
On a adoré ce biopic explosif à la fois burlesque et tragique porté par Margot Robbie et son interprétation triple axel.
20 Minutes par Caroline Vié
Le réalisateur de « The Finest Hours » n’a pas choisi un format classique, ce qui rend ce biopic passionnant.
CNews par La rédaction
Dans une mise en scène au montage impétueux et haché, « Moi, Tonya » fait usage d’un ton bourré d’ironie. L’écueil du mélodrame est ainsi évité pour livrer un récit agité, qui fait le portrait d’une femme meurtrie et belliqueuse.
CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta
Gillespie offre à ce conte de fées raté un écrin normcore, aussi immoral que sophistiqué : comme la survivante qu’elle est, Tonya Hardmg en sort presque grandie.
Cinéma
Nouveaux Regards Film Festival 2024 en Guadeloupe
7ème édition du 20 au 24 Mars 2024
« Nouveaux Regards Film Festival de Guadeloupe » est portée par l’Association ACIA (l’association CINEMA D’ICI ET D’AILLEURS), créée par 2 guadeloupéennes de l’ingénierie culturelle et passionnées de cinéma et mis en place chaque année par une équipe dynamique et compétente partageant les mêmes valeurs.
ACIA est une association Loi 1901 qui a pour but de promouvoir le cinéma sous toutes ses formes par le biais d’événements ou d’actions à destination du grand public ou des professionnels de l’industrie. Être une force vive du territoire, aider au développement des actions, faire croiser et partager les compétences, sont le fer de lance de l’association.
Ce festival fidélise chaque année de plus en plus de public mais aussi de professionnels venant de Guadeloupe, de Martinique, de Paris et d’ailleurs. Le programme détaillé sera dévoilé prochainement lors de la conférence de presse du Jeudi 14 Mars 2024, mais déjà voici un résumé des grandes lignes de cette 7ème édition:
– La compétition de films provenant exclusivement de la Caraïbe
– La Virtual Reality Room by BNP PARIBAS
– La séance Insolite « DARK FANTASY »
– La séance insolite « AFROFUTURISME »
Cirque
Le Cirque Roger Lanzac de retour en Martinique
Danses
« Afrodyssée » : une merveille d’invention
— Par Selim Lander
Lors de notre précédente chronique sur le festival CEIBA (1), nous regrettions que la meilleure pièce ait été programmée en premier. C’est encore plus vrai pour cette « Afrodyssée » ; la première pièce, Metamorphosis, est en effet une merveille d’invention qui contraste malheureusement avec les deux pièces suivantes, toujours exécutées par la compagnie cubaine « Rakatan » dirigée par Nilda Guerra Sanchez.
Metamorfosis
Cette pièce pour deux danseurs et une danseuse chorégraphiée par Narcisso Medina s’ouvre comme une fleur qui déploie ses pétales. On découvre alors que les deux danseurs encadraient la danseuse dont le corps est contenu dans un cylindre de la taille d’un baril de pétrole. Les deux danseurs vont se détacher d’elle et elle restera presque jusqu’à la fin prisonnière de son tonneau, ce qui ne l’empêchera pas de le faire basculer et de ramper grâce aux mouvements du haut de son corps, puis de le redresser à la force des bras, retrouvant ainsi sa position initiale, tandis que les deux hommes dansent de leur côté, ensemble ou séparément, sur une musique électronique.