Catégorie : Arts de la scène

« Un poète », un film de Simón Mesa Soto

Vendredi 12 décembre à 14h | Madiana
Par Simón Mesa Soto Avec Ubeimar Rios, Rebeca Andrade, Guillermo Cardona | Titre original Un Poeta | 29 octobre 2025 en salle | 2h 03min | Comédie dramatique
Synopsis
Tout public
Óscar Restrepo, poète en manque de reconnaissance, mène une existence solitaire marquée par les désillusions. Sa rencontre avec Yurlady, une adolescente d’un milieu populaire possédant un véritable talent d’écriture, va bouleverser le cours de sa vie. Il l’exhorte à se présenter à un concours national de poésie. Mais les choses ne se passent pas comme prévu…
La presse en parle :
Libération par Lelo Jimmy Batista
Avec une science électrique des personnages, le réalisateur colombien signe un film formidable, qui narre la rencontre entre un prof dépressif et une ado douée en poésie.

Ouest France par Pascale Vergereau
Porté par Ubeimar Rios, un acteur non professionnel terriblement attachant, ce film oscille en permanence entre drame et comédie. Tout un poème !

Abus de Ciné par Christophe Brangé
Comédie de mœurs et peinture touchante d’une certaine classe sociale, […] la deuxième réalisation de Simón Mesa Soto est une des très belles découvertes de cette fin d’année.

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« Furcy né Libre », un film d’Abd Al Malik

Tous les jours à 14h, 16h30, 19h et 21h30 | Madiana | Dimanche & Mercredi séance supplémentaire à 11h15

De Abd Al Malik | Par Etienne Comar
Avec Makita Samba, Romain Duris, Ana Girardot | 14 janvier 2026 en salle | 1h 48min | Biopic, Drame, Historique, Judiciaire
Séances (14)
Un film puissant.
Une histoire vraie.
Un combat qui résonne encore aujourd’hui.
La projectionen, avant première, le 11/12/25, du film a été suivie d’un échange avec le public en présence du réalisateur

L’affaire de l’esclave Furcy
Mohammed Aïssaoui
EAN : 9782070128679
208 pages
Gallimard (18/03/2010)

À propos du livre L’Affaire de l’esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui

En publiant L’Affaire de l’esclave Furcy, Mohammed Aïssaoui exhume un épisode majeur mais longtemps méconnu de l’histoire de l’esclavage français. Tout part d’un événement contemporain : le 16 mars 2005, à l’hôtel Drouot, sont mises aux enchères les archives complètes d’un procès exceptionnel – une centaine de documents manuscrits, comptes rendus d’audience et plaidoiries, retraçant la plus longue procédure intentée par un esclave contre son maître, plus de trente ans avant l’abolition de 1848.

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« La Voix de Hind Rajab », un film de Kaouther Ben Hania

Jeudi 11 décembre à 19h à Madiana

Par Kaouther Ben Hania
Avec Amer Hlehel, Clara Khoury, Motaz Malhees
Titre original Sawt Hind Rajab | 26 novembre 2025 en salle | 1h 29min | Drame
Synopsis
Tout public
29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d’urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu’on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s’appelait Hind Rajab.

La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Une œuvre d’une puissance inouïe.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Une fiction-témoin d’une absolue nécessité.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
En tenant son parti pris de bout en bout, avec une intelligence stupéfiante et une rigueur totale, Kaouther Ben Hania signe une œuvre cinématographique majeure, un film exceptionnel, avec une portée politique rare.

L’Humanité par Pierre Barbancey
Une œuvre bouleversante où la rage le dispute à l’émotion.

La Tribune Dimanche par Alexis Campion
Autant de miroirs brisés qui font ici un film puissant, nécessaire, dur, fièrement dressé contre l’aveuglement de la guerre.

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« Dossier 137 », un film de Dominik Moll

À Madiana
Par Dominik Moll, Gilles Marchand
Avec Léa Drucker, Guslagie Malanda, Mathilde Roehrich | 19 novembre 2025 en salle | 1h 55min | Policier
Synopsis :
Le 8 décembre 2018, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Paris, Guillaume Girard, 20 ans, est grièvement blessé à la tête par un tir de flash-ball. Sa mère, Joëlle, porte plainte à l’IGPN où la déposition est prise par Stéphanie Bertrand. Les Girard vivent à Saint-Dizier, ville d’origine de Stéphanie, sans qu’ils se connaissent. Joëlle raconte avoir été séparée de son fils et de Rémi, le petit ami de sa fille, ensuite arrêté et détenu à Fleury-Mérogis.
Stéphanie examine vidéos et témoignages. Elle repère cinq hommes en civil, identifiés comme policiers de la BRI, et reçoit des confidences sur le chaos opérationnel du jour. Son enquête est critiquée, notamment par son ex-mari policier. Lors d’un passage à Saint-Dizier, elle croise par hasard Joëlle, qui connaît sa mère.
Une vidéo filmée depuis l’hôtel Prince de Galles par une femme de chambre, Alicia Mady, révèle que Guillaume n’était pas agressif et qu’il a été visé par deux policiers alors qu’il fuyait, l’un lui donnant même un coup de pied au sol.

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« L’affaire Beauregard », texte & m.e.s. José Alpha

Jeudi 11, Vendredi 12, Samedi 13 novembre 2025 à 19h30 au T.A.C

La pièce
La légende de Zadou est plus communément connue sous l’appellation de : L’affaire, René-Louis-Gaétan Beauregard
René-louis-Gaétan Beauregard a pris le maquis le 3 juillet 1942 el a tenu tête il l’ensemble des forces de l’ordre de 0 Martinique durant sept longues années. Cette chasse il l’homme inédite a passionné la population el a marqué durablement la mémoire collective de la Martinique. Beauregard a fait l’objet d’une récupération politique voire idéologique mois aussi d’une détestation féroce d’une partie de l’opinion.
Il a été également l’objet d’une véritable vénération de la port de très nombreux Martiniquais. Au-delà des faits historiques, c’est d’un véritable mythe qu’il s’agit aujourd’hui. Qui était véritablement cet homme? Quels sont les évènements qui ont conduit à sa fuite dans les mornes du Sud de la Martinique? Quelle est la port de vérité et qu’est ce qui relève de la légende ou cours de ces sept années de méprises, de trahison, de violences, de larmes, de sang et de désespoir?

Interprétation :
Ahmed Diakité dans le rôle de Zadou, un homme dévoré par la douleur et la passion.

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Fargo, un film des frères Coen

Lundi 8 décembre à 20h55 sur Arte

Par Ethan Coen, Joel Coen | Avec William H. Macy, Frances McDormand, Steve Buscemi | 4 septembre 1996 en salle |Date de reprise 5 décembre 2018 | 1h 37min | Drame, Policier

Synopsis :
Jerry Lundegaard, vendeur de voitures à Minneapolis, est en difficulté financière après avoir détourné l’argent de ventes sans en informer son patron. Pour éviter le déshonneur, il cherche l’aide de son beau-père, Wade Gustafson, un homme riche, mais se voit refuser. Désespéré, Jerry concocte un plan fou : faire enlever sa femme, Jean, pour extorquer une rançon d’un million de dollars à Wade, en promettant la moitié à deux voyous, Carl et Gaear.Cependant, les choses tournent mal. Carl et Gaear enlèvent Jean et, après avoir tué un policier qui les interroge, ils deviennent des criminels recherchés. Marge Gunderson, la chef de la police, enquête et interroge Jerry, qui n’est pas convaincant. Wade décide de remettre la rançon lui-même, mais est tué par Carl, qui découvre qu’il y a un million de dollars au lieu de 80 000. En désaccord avec Gaear, qui a tué Jean, Carl est également tué.Marge

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L’Improvisation générative : une pratique musicale innovante.

Bernard Lubat aime rappeler que « la musique n’est pas que de la musique », que « l’échange nous change », que « le rap, c’est du tambour de bouche », que «‘imiter limite » ou encore que « on ne s’improvise pas improvisateur ». Multi-instrumentiste fulgurant, volontiers provocateur et pétri d’humour, il a offert, aux côtés de Chyko Jehelmann et de Luther François(2), un concert mémorable à Tropiques-Atrium, avant de retrouver le public le lendemain matin pour une conférence musicale consacrée à l’improvisation générative. Qualifié par Francis Marmande (Le Monde, 9/6/2002) de « synthèse vivante de Lacan et Coluche », Lubat excelle dans l’art de faire circuler la pensée par la formule. Mais au-delà de son verbe, qu’a-t-on retenu de cette rencontre?

L’improvisation générative est une forme d’improvisation musicale qui se distingue par son approche libre et réactive. Développée par Alain Savouret(1) en 1992 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), cette pratique se caractérise par l’absence de système de référence, comme ceux utilisés dans le jazz ou les musiques traditionnelles. Elle repose sur des principes d’écoute active et d’invention musicale instantanée, dans lesquels l’interaction avec l’environnement, les autres musiciens et les outils de création occupe une place centrale.

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Chyko Jehelmann, le pianiste des transes et des territoires intérieurs

Il existe, dans le paysage musical caribéen, une figure presque mythique dont le nom circule à voix basse, comme un secret que les initiés se transmettent : Chyko Jehelmann, né à Fort-de-France le 31 mars 1951. Auteur-compositeur d’une rare intensité, pianiste solitaire parmi les plus singuliers de la Martinique, il a façonné une œuvre qui échappe à toutes les classifications — trop libre pour se laisser enfermer dans un genre, trop dense pour se réduire à une école.

Chyko découvre très tôt l’univers des claviers. À quinze ans, il joue sur les orgues liturgiques des églises foyalaises, où les premières vibrations sacrées semblent déjà préparer cette approche quasi mystique qui marquera toute sa carrière. Très vite, le piano acoustique devient son terrain d’élection : un espace d’exploration où il engage son corps entier, jusqu’à entrer en véritables transes lors de ses concerts. Ce rapport organique à l’instrument restera sa marque, même lorsqu’il s’aventure plus tard — et avec une prudente curiosité — dans les labyrinthes des synthétiseurs.

De 1978 à 1981, il mène la section musicale de l’Atelier Danse Contemporaine du SERMAC.

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Festival international du film documentaire Outre-mer « Demain »

Du 10 au 14 décembre 2025 | Forum des Images, Paris

Le Pôle Outre-mer de France Télévisions et le Forum des images s’associent pour organiser le Festival international du film documentaire Outre-mer « Demain ». Cet événement inédit mettra en lumière la diversité des territoires ultramarins à travers des projections de documentaires et de fictions, accompagnées de débats sur les enjeux contemporains de ces régions. Le festival se tiendra du 10 au 14 décembre 2025 à Paris, au Forum des Images.

Lieu de l’événement
Forum des Images
Westfield Forum des Halles, 2, rue du cinéma, Paris 1er
Métro : Les Halles (ligne 4), Châtelet (lignes 1, 7, 14)
RER : Châtelet-Les Halles (lignes A, B, D)
Bus : 67, 74, 85 – arrêt Coquillière-Les Halles

Entrée gratuite – Réservation fortement conseillée

Un archipel d’images

Ce festival rassemble pour la première fois à Paris une sélection des meilleurs films des grands festivals d’Outre-mer :

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« Vivre avec l’endométriose » : un documentaire immersif né dans les Outre-mer et présenté en Martinique

Comment rendre visible une maladie longtemps ignorée et encore trop mal diagnostiquée ? C’est la question à laquelle tente de répondre Vivre avec l’endométriose, documentaire réalisé par Léa Ménard et produit par « Beau comme les Antilles », avec la participation de France Télévisions – Pôle Outre-mer. Le film, tourné au cœur des territoires ultramarins, sera projeté en avant-première dans plusieurs communes de Martinique début décembre, en présence de la réalisatrice et de Nataly Dabon, patiente experte et présidente de l’association Endo Form 972.

Un film qui commence par une écoute

La genèse du documentaire tient en une démarche simple : se défaire des discours extérieurs pour laisser la parole aux femmes concernées. Avant même d’allumer sa caméra, Léa Ménard a pris le temps d’appeler chacune des participantes. « Je voulais les rencontrer avant de les filmer, les entendre, créer un lien de confiance », explique-t-elle. Ce choix oriente profondément l’esthétique et la narration du film : pas de voix off, pas de commentaire, aucun effet de dramatisation. Juste des vies, leurs gestes, leurs silences et leurs mots.

Durant vingt jours et sur quatre territoires — Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion — la réalisatrice capte le quotidien de quatre femmes dont les parcours se répondent et se complètent.

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Chanté Nwel – Une tradition vibrante des Antilles à la France

Quelques dates ci-dessous!

— Par M’A —

Les Antilles et la Guyane françaises sont le berceau d’une tradition festive unique qui illumine les mois entre la Toussaint et Noël : le Chanté Nwel, littéralement « chanter Noël ». Cette célébration, enracinée dans l’histoire et imprégnée de diverses influences culturelles, réunit les communautés autour de cantiques de Noël traditionnels, de repas conviviaux, et de moments de partage qui transcendent les frontières géographiques.

Origines historiques : Un mélange culturel

L’histoire du Chanté Nwel remonte à l’époque de l’esclavage aux Antilles. Sous le joug du Code Noir, imposant la conversion des esclaves au catholicisme, naquit une fusion unique entre la culture africaine d’origine et les textes catholiques européens. Les cantiques de Noël, hérités des chansons populaires médiévales françaises, se sont ainsi imprégnés d’improvisations en créole, de sonorités de gwo ka et de la biguine en Guadeloupe, de la biguine, de la mazurka, en passant par le zouk et les refrains en créole qui  ajoutent une touche authentique, témoignant de l’évolution de cette tradition au fil du temps. créant un mélange harmonieux et vivant.

Événements et festivités : Une tradition dynamique

Les festivités du Chanté Nwel prennent différentes formes, de rassemblements familiaux à des événements publics plus vastes.

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Hommage à Fanny Auguiac : une soirée pour saluer une vie de culture et de transmission

Hier soir, 2 décembre,  Tropiques-Atrium — l’ex-CMAC qu’elle dirigea pendant plus de trente ans — a ouvert ses portes pour un hommage émouvant à Fanny Auguiac. Dans une salle à moitié remplie mais profondément recueillie, plusieurs grandes figures de la scène artistique martiniquaise se sont succédé pour saluer celle qui a tant marqué la vie culturelle de l’île.  Alex Bernard, Alain Jean-Marie, Claude Césaire, Ronald Tulle, Micky Téléphe, Dominique Bougainville, Tony Chasseur ou encore Malavoi, etc.  ont chacun rappelé, par leurs mots ou leur musique, l’empreinte inaltérable qu’elle laisse derrière elle.

Fanny Auguiac n’était pas née ici, mais elle avait fait de la Martinique sa terre d’engagement et de création. Née à Paris en 1937, marquée dans son enfance par la guerre et la déportation de ses parents, elle avait très tôt trouvé dans l’art un refuge et une force. Formée à la musique, passionnée de piano, passée par le cinéma où elle avait rencontré des figures comme Beckett, Sartre ou Duras, elle avait peu à peu forgé un regard singulier sur la culture : un regard ouvert, exigeant, profondément humain.

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L’éphéméride du 3 décembre

Première  mondiale d‘Un tramway nommé désir de Tennessee Williams au théâtre Ethel Barrymore à Broadway le 3 décembre 1947

Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) est une pièce de théâtre de Tennessee Williams, jouée pour la première fois en 1947 au théâtre Ethel Barrymore et pour laquelle il a remporté le prix Pulitzer en 1948. Elle remporte en 1948 le prix Pulitzer, le Drama Critics circle award et le Donaldson qui pour la première fois dans l’histoire sont attribués tous les trois à la même production. De son côté, l’association américaine des critiques de théâtre distingua Un tramway nommé Désir comme la pièce la plus importante du XXe siècle devant Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller et Long voyage du jour à la nuit d’Eugene O’Neill.

Synopsis:
Blanche DuBois fait irruption chez sa sœur Stella et son beau-frère Stanley Kowalski à La Nouvelle-Orléans. L’exiguïté du logement, les différences sociales entre Blanche et Stanley, le fait que Stella n’ait pas annoncé à Stanley la visite de Blanche, l’animosité de Blanche, jalouse de l’amour de sa sœur envers Stanley, laissent penser que l’arrivée de Blanche va troubler la relation de Stanley et Stella.

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Jam pour Fanny

La scène jazz salue Fanny. Tropiques-Atrium. Mardi 2 décembre 19h

Des musiciens se réunissent pour une jam conviviale et inspirée, imaginée comme une salutation musicale pleine d’affection, de respect et de complicité, à Fanny Auguiac (1937 – 2025). Directrice historique du CMAC (Centre Martiniquais d’Action Culturelle), elle a été une figure emblématique du paysage artistique et du secteur culturel martiniquais.

La scène jazz salue Fanny
Des musiciens se réunissent pour une jam conviviale et inspirée, imaginée comme une salutation musicale pleine d’affection, de respect et de complicité, à Fanny Auguiac (1937 – 2025). Directrice historique du CMAC (Centre Martiniquais d’Action Culturelle), elle a été une figure emblématique du paysage artistique et du secteur culturel martiniquais. Un moment de spontanéité et de générosité que nous vous invitons à venir partager.
Charly Labinsky , Alain Jean-Marie, Alex Bernard, Jeff Baillard , Ronald Tulle, Malavoi
(etc) se réunissent pour une jam imaginée comme une salutation musicale à feu Fanny Auguiac, qui fut directrice du CMAC Centre Martiniquais d’Action Culturelle. Les musiciens salueront la figure emblématique du paysage artistique et du secteur culturel martiniquais, qui s’est éteinte à l’âge de 87 ans en novembre dernier.

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Carmen – Opéra de Georges Bizet : Festival FILAO 2025 – Les Voix des Outre-mer

Ruines du Théâtre du Petit Paris, Saint-Pierre,Vendredi 5 décembre – 19h00 | Samedi 6 décembre – 19h00 | 
Dimanche 7 décembre – 18h00

Un opéra mythique au cœur d’un lieu chargé d’histoire

À Saint-Pierre, l’ancienne « capitale culturelle des Antilles », les ruines du Théâtre du Petit Paris se dressent comme un témoin du temps. Avant l’éruption dévastatrice de la Montagne Pelée, ce haut lieu artistique accueillait spectacles, opéras et soirées mondaines.

Plus d’un siècle plus tard, le Festival FILAO réveille ces pierres et y fait résonner l’un des chefs-d’œuvre les plus joués au monde : Carmen de Georges Bizet.
Une expérience immersive qui conjugue patrimoine, mémoire, création et excellence vocale ultramarine.

La production

Cette mise en scène de Julien Leleu, créée initialement en Martinique, a été présentée en tournée à La Réunion, en Guadeloupe, en Guyane et à Paris.
Elle revient aujourd’hui dans son lieu d’origine, portée par l’énergie des Voix des Outre-mer, pour trois soirées exceptionnelles.

La représentation fera l’objet d’une captation audiovisuelle dans le cadre d’un projet documentaire.
Le public, immergé au cœur de l’action, pourra être filmé.

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Kite Zo A (Laisse les os)

Mardi 2 décembre à 18h45 auT.O.M. 

Titre anglais : Leave The Bones
Documentaire
Réalisé par Kaveh Nabatian • Écrit par Kaveh Nabatian, Wood-Jerry Gabriel
Haïti, Canada (Québec) • 2022 • 68 minutes • 16 mm & HD • Couleur et Noir & Blanc

Synopsis :
En 1791, à Haïti, Dutty Boukman a présidé à un rituel vaudou à Bois-Caïman qui a conduit à la création de la première république noire. Depuis, les rituels de transformation et d’expression artistique sont au cœur d’une culture florissante alors que le pays fait face à l’oppression, à la pauvreté et aux catastrophes naturelles. Kite Zo A (Leave the Bones) est un film sensoriel sur les rituels en Haïti, de l’ancien au moderne, réalisé en collaboration avec des poètes, des danseurs, des musiciens, des pêcheurs, des amateurs de roller et des prêtres vaudou, sur des poèmes de l’auteur haïtien Wood-Jerry Gabriel.
Réalisation : Kaveh Nabatian
Écriture : Kaveh Nabatian, Wood-Jerry Gabriel
Image : Kaveh Nabatian
Son : Sacha Ratcliffe, Joseph Ray
Montage : Kaveh Nabatian
Musique originale : Lakou Mizik, Joseph Ray

‍PRIX

Prix pour la paix (Prix du public) – Festival du nouveau cinéma de Montréal, Canada, 2022

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Monsieur MĀLĀ envoûte Tropiques-Atrium : une soirée rare, vibrante et habitée

— Par M’A —

Fort-de-France, vendredi 28 novembre.
Dans une salle presque comble — environ 300 personnes réunies dans l’intimité chaleureuse de Tropiques-Atrium — le quintet parisien Monsieur MĀLĀ a offert un moment de grâce, de puissance et de pure créativité. Un concert comme on en voit peu : d’une précision remarquable, d’une richesse musicale foisonnante, et surtout, de cette magie impalpable qui fait qu’un groupe dépasse la simple addition des talents individuels.

Car si chacun des cinq musiciens est une référence dans son domaine, c’est bien le collectif, soudé, organique, incandescent, qui a transcendé la soirée. Le public, conquis, est ressorti enchanté, un sourire accroché au visage et l’énergie encore vibrante dans le corps.

Un quintet sans frontières, aux identités multiples

Sur scène, Robin Antunes (voix, mandoline), Balthazar Naturel (saxophones), Swaéli Mbappé (guitare, basse), Nicholas Vella (piano, Fender Rhodes, claviers) et Yoann Danier (batterie) ont révélé ce qui fait la signature de Monsieur MÂLÂ : un son immédiatement reconnaissable, à la fois urbain, organique, voyageur et profondément humain.

Leur musique navigue librement entre jazz, funk, Afrique, Caraïbes, électro, rock, pop, sans jamais se perdre.

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Solidarité pou ti Manman, ansanm épi Clowns Doktè

Dès le 29 novembre  et jusqu’à mi-janvier 2026, partout en Martinique

Chaque fin d’année, l’association Clowns Doktè lance une belle campagne solidaire : « Solidarité pou ti Manman », un moment fort de mobilisation et de générosité sur tout le territoire martiniquais. L’objectif ? Sensibiliser au métier de clown hospitalier, rassembler des partenaires et des donateurs, et collecter les fonds nécessaires pour assurer les interventions clownesques dans les hôpitaux pédiatriques de l’île.

Pourquoi ce temps fort ?

Depuis sa création en 2018, Clowns Doktè accompagne une équipe d’artistes formés au clown hospitalier pour intervenir en milieu de soins — notamment à la MFME (Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant) et au Centre Hospitalier Nord Caraïbe.
Le clown d’accompagnement est bien plus qu’un divertissement : c’est un allié thérapeutique ; par le rire et la poésie, il aide à alléger le stress, l’angoisse, la douleur, pour les enfants, leurs familles et les soignants.
Les dons récoltés pendant cette campagne permettent de financer ces visites, de soutenir l’équipe artistique et de pérenniser cette mission de bien-être à l’hôpital.

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« Let’s Get Lost »,un film de Bruce Weber

Samedi 29 novembre à 16h00 Tropiques Atrium

Avec Chet Baker, William Claxton, Flea | 23 juillet 2008 en salle | 2h 00min | Documentaire, Musical| Date de reprise 19 juin 2024
Synopsis
Tout public
Let’s Get Lost évoque la vie du célèbre trompettiste Chet Baker lors de son parcours de l’Oklahoma à la Californie et de New York à l’Europe, pendant les années 50. À travers les passionnants témoignages de sa famille, de ses amis et de musiciens du mouvement jazz de la Côte Ouest, le film suit le grand jazzman jusqu’en 1987, un an avant sa mort.Un portrait intime et poignant, entre archives rares et témoignages, retraçant le parcours fulgurant et tragique de l’un des musiciens les plus fascinants du jazz.

Un portrait de Chet Baker, grand trompettiste et chanteur de jazz blanc, dont la vie défraya la chronique dans les années 1950 et 1960.

Le réalisateur Bruce Weber a eu le privilège d’accompagner le mythique musicien Chet Baker tout au long de l’année qui précéda sa mort mystérieuse, en 1988, dans un hôtel d’Amsterdam. Il en a tiré un documentaire riche en images d’archives inédites, que viennent compléter des entretiens avec des proches.

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Ouvè Lawonn Bèlè Djoubà 2025 : Pogram.

 Une célébration vivante de la transmission

Le samedi 29 novembre 2025, de 10 h à 23 h, le Domaine de Fonds Saint-Jacques vibrera au rythme du Bèlè Djoubà, grand rendez-vous annuel dédié à l’héritage culturel martiniquais. La Coordination Lawonn Bèlè invite le public — curieux, passionnés, familles et pratiquants — à rejoindre cette vaste ronde de partage où s’exprime l’âme profonde de la Martinique.

Un village bèlè ouvert à tous

Pour cette édition, un véritable village bèlè prendra forme au cœur du Domaine. On y retrouvera des stands d’associations, d’artisans et de producteurs locaux, ainsi que de nombreux ateliers d’initiation : danse, chant, tambour, ti-bwa… autant de portes d’entrée pour découvrir ou approfondir cette pratique qui mêle rythme, corps et mémoire.

Espaces de restauration, produits locaux et ambiance conviviale accompagneront cette journée qui se veut aussi chaleureuse qu’accessible.
L’entrée est gratuite.
Tenue conseillée : jupe ample, jupon et haut simple pour les femmes ; pantalon ou jean pour les hommes.

Une édition placée sous le signe de l’hommage

Cette année marque un moment fort : l’ensemble des vingt-quatre associations membres de la Coordination se rassembleront pour mettre à l’honneur près de 200 figures du monde bèlè.

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« La Bou sou la Po », Textes Grégory Alexander, Faubert Bolivar, Lolita Monga

Samedi 29 novembre à 19h au Centre Culturel de Petit Bambou – Le Lamentin

À propos du spectacle
« À partir de l’histoire de chacun de nos territoires, nous partageons nos questionnements, nos colères, en «miroir» en questionnant les habitants de nos « pays» sur leur rapport à la terre ; Enraciné, hors-sol, embourbé, Karo d’tèr, ancêtre, nourricier, eau, ciel, éléments, mornes, pays, ancrage, possession, dépossession, etc… autant de mots à partager entre nous et avec les habitants… » La Terre nous remet en question et se rappelle à nous avec force. Parler des femmes, des hommes et leur donner la parole.

Telle une boite de pandore proposant un accès à une somme « d’affects étranges », l’écriture est attentive aux tremblements de ceux qui disent et de ceux qui taisent. Elle procède d’une alternance entre un texte « choral », pêle-mêle de paroles d’habitants et de conscience collective, avec des insertions de monologues exprimant des points de vue à l’endroit d’une forme d’intimité et de parties dialoguées mettant en exergue les enjeux du récit. La scène de théâtre peut ainsi être l’un des lieux pour questionner.

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Ensemble Vocal aKapela – Martinique

Le calendrier des concerts

« Unis dans la diversité ! »
Créé en 2018 en Martinique, l’ensemble vocal aKapela réunit une dizaine de chanteurs amateurs passionnés. Nos membres viennent d’horizons personnels, professionnels, culturels et musicaux très variés.
Ce qui nous rassemble : le plaisir de mêler nos voix dans des polyphonies a cappella, et de célébrer la richesse de nos individualités dans un son commun.
Notre devise s’est imposée d’elle-même : Unis dans la diversité !

Notre répertoire
aKapela explore des univers vocaux multiples, avec une attention particulière portée aux timbres, aux harmonies et aux couleurs culturelles :

  • Chants de la Renaissance
  • Polyphonies de l’arc caribéen
  • Airs du monde

Nous avons également créé un répertoire de chants de Noël, revisitant ces trois familles de polyphonies dans des arrangements originaux.

Direction artistique

Après avoir été dirigé par le chef de chœur David JEAN-BART, l’ensemble vocal aKapela est placé, depuis octobre 2025, sous la direction de la musicienne professionnelle Valérie LADRAT SANDO.

Nous nous produisons :

  • en décembre, pour nos concerts de Noël
  • en juin, pour notre programme annuel hors période festive

Programme de Noël 2025

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L’éphéméride du 26 novembre

Le Gwo Ka est inscrit au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité le 26 novembre 2014

Le gwoka (ou gwo ka) est un genre musical de la Guadeloupe. Il est principalement joué avec des tambours appelés « ka », famille d’instruments de percussion. Les autres instruments sont le chacha (une sorte de maraca) et le tibwa (instrument formé de deux baguettes de bois qu’on frappe sur l’arrière d’un tambour ou sur un morceau de bambou)1, qui lui, ne fait pas partie du gwoka guadeloupéen mais du bèlè martiniquais. Le gwoka authentique, pratiqué en Guadeloupe, est joué sans les baguettes de bois pour frapper à l’arrière du tambour ou du bambou .

Les différentes tailles des tambours établissent la base. Le plus grand : le boula joue le rythme central et le plus petit : le marqueur (ou makè) marque la mélodie et interagit avec les danseurs, le chanteur et les chœurs; ces derniers sont repris généralement par les spectateurs lors de prestations en public.

Les chants du gwoka sont généralement gutturaux, nasaux et rugueux, bien qu’ils puissent également être lumineux et lisses.

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« Sous les feuilles » de Florence Lazar

Mercredi 26 novembre à 19h. Centre Culturel de Chateauboeuf. FdF

Une soirée autour du film de Florence Lazar
Le Réseau de recherche international Mondes de la Colonialité et TransModernités (MCTM), en collaboration avec Tropiques Atrium, organise une soirée autour du film de Florence Lazar « Sous les feuilles », en présence de sa réalisatrice et de personnes actrices ou témoins pour échanger à partir des différentes perspectives offertes par ce documentaire expérimental et poétique déployé dans des traces martiniquaises inattendues.
Synopsis :
Le cyclone Dean a retourné le sol de la Martinique : un cimetière d’esclavisés a resurgi. À l’hôpital psychiatrique se formule l’idée d’associer ce dernier à une démarche curative inédite. Le film entremêle la parole des vivants, le soin des corps, l’empreinte coloniale et le récit des plantes.

Sous les feuilles / Anba Fey s’inscrit dans la continuité du travail cinématographique entrepris avec Tu crois que la terre est chose morte (2019). Ce nouveau film approfondit la relation entre le politique et le végétal, tout en s’ancrant dans un lieu particulier de la Martinique : Anse Bellay. Ce site, un cimetière d’esclavisés mis au jour par le cyclone Dean en 2007, devient le centre d’une réflexion sur la mémoire, l’histoire et les pratiques de soin.

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André « Dadou » Pasquet (1953-2025)

André « Dadou » Pasquet, figure majeure du compas haïtien, s’est éteint le dimanche 23 novembre 2025, à l’âge de 72 ans, entouré des siens. Guitariste d’exception, compositeur inspiré et cofondateur du mythique Magnum Band, il laisse derrière lui une empreinte durable dans l’histoire de la musique caribéenne.

Né le 19 août 1953, Dadou Pasquet grandit dans un environnement où l’exigence artistique est naturelle. Neveu de plusieurs grandes figures de la musique haïtienne, il se passionne très tôt pour cet art et monte sur scène dès l’âge de douze ans. Au début des années 1970, son talent éclatant le mène au sein du Tabou Combo, où il s’impose immédiatement comme un musicien complet : guitariste virtuose, chanteur puissant et compositeur méticuleux.

En 1976, il fonde avec son frère Tico le Magnum Band, formation avant-gardiste dont il devient la figure centrale. Sous son impulsion, le groupe ouvre le compas à des influences nouvelles — jazz, funk, reggae, blues — et forge une signature sonore reconnaissable entre toutes. Le slogan du groupe, La seule différence, résumait à lui seul l’ambition artistique de Dadou : faire évoluer la tradition sans jamais la trahir.

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