Jean-François Boclé, artiste martiniquais majeur de la scène contemporaine, est décédé à l’âge de 55 ans. Peintre, sculpteur, vidéaste, performeur et écrivain, il laisse derrière lui une œuvre dense et engagée, traversée par la mémoire coloniale, les violences historiques et la recherche d’un « Nous » capable de dépasser les fractures du monde contemporain.
Un enfant de Martinique marqué par son île
Né en 1971 à Fort-de-France, Jean-François Boclé passe ses premières années en Martinique, dans un environnement qui marquera profondément son imaginaire et sa pensée. Il quitte l’île à l’adolescence pour poursuivre ses études en métropole, mais restera toute sa vie profondément attaché à ses racines caribéennes. La Martinique, avec ses blessures historiques et sa richesse culturelle, restera au cœur de sa réflexion artistique.
Après des études de littérature moderne à la Université Paris-Sorbonne, il choisit de se consacrer aux arts plastiques. Il intègre l’École nationale supérieure d’art de Bourges en 1992 avant de poursuivre sa formation à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris entre 1995 et 1998. Cette formation dans deux institutions majeures de l’enseignement artistique français ouvre rapidement à Boclé les portes de la scène contemporaine internationale.

Ecriture et Danse – Danse et Ecriture : deux moyens d’expression, en apparence éloignés, mais se retrouvant dans le projet conçu par Valérie H.BIEGEL consistant à restituer une danse… la danse du jour qui se lève et se déploie en strates ; la danse des individus ; la danse de l’humanité ; la danse de l’écriture… danse multiple et protéiforme donc, qui est celle de la vie en fin de compte… une vie qui s’affiche et s’imprime dans ses « pleins et déliés », s’écrit en permanence, comme pour ne pas être happée par l’informel du néant ; comme pour défendre une identité.
Descriptif et/ou note d’intention
Tout semble en contradiction : aux œuvres monumentales répond un travail de dentelière, à la minutie des détails et à la précision d’orfèvre semblent s’opposer les matières brutes utilisées (carton, laiton, bois, métal, verre, liège…) s’acoquinant parfois à la soie, aux coquillages pour mieux nous interroger. Notre repère restera les références convoquées plongeant dans un patrimoine symbolique. Cénotaphe, évoquant la mémoire des défunts est une immense tour de strates de carton sculpté entrelacé de papier coloré rappelant les capricci du 18ième siècle. Plus loin, Duomo, œuvre dans laquelle on peut pénétrer fait référence au Panthéon de Rome, apparait comme une grotte accumulant textures et matières pour mieux donner la vision d’une nature artificielle maniériste en vogue en Italie au 16ième siècle. L’imaginaire se niche dans ces « chefs d’œuvre », nom qu’utilise volontairement Eva Jospin en se référant à l’aboutissement du travail des compagnons dans une réalisation qui allie prouesse technique et invention. Des ponts, des arches, des escaliers s’ancrent au creux des parois. L’installation de ces œuvres monumentales dans une salle très close du Grand Palais est difficile.
Une pièce de théâtre : « Les secrets d’un gainage efficace »
— Par Marie Gauthier (*) —
— Par Selim Lander —
— Par Philippe Charvein —
— Par Selim Lander —
— Par Rodolf Étienne —


— Par Sarha Fauré (*) —
Visages de la mémoire caribéenne
Dominique Berthet (dir.), Arts du montage et de l’assemblage, Pointe-à-Pitre, Presses universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthétique », 2025, 202 pages.
Fort-de-France accueillera, du 1er au 11 février 2026, la 2ᵉ édition du festival ArtMada Street, un événement dédié au graffiti et au street art, organisé par le collectif MadaPaint (NPL Mada Paint) en partenariat avec la Ville de Fort-de-France.
Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant.
La Ville de Rivière-Salée a le plaisir d’accueillir la deuxième exposition de la jeune artiste martiniquaise Rachel Perro, intitulée Poispersion & Trasrillance.
— Par Sarha Fauré —
— Par Selim Lander —
Rencontres Photographiques de Guyane – Place des Palmistes, Cayenne
L’Artocarpe – Contemporary Art