Catégorie : Arts Plastiques

La beauté, un art de l’instant

Du 24 janvier au 7 mars au Cabinet Médical Etang Z’Abricot FdF

Le temps n’a qu’une réalité, celle de l’instant.
Autrement dit, le temps est une réalité resserrée sur l’instant
et suspendue entre deux néants.

Gaston Bachelard, L’intuition de l’instant, 1932

— Par Marie Gauthier —

Sur le thème de la danse, l’artiste plasticienne Valérie H. Biegel présente des œuvres plus graphiques que picturales, des dessins délicats où se mêlent sur le même support encre, peinture, collages sur papier, le tout souvent marouflé sur toile. Son intention est de partager avec nous lumière et joie de vivre.

Les surfaces organisent des graffiti qui immédiatement font penser à des écritures. Notre regard s’attarde et reconnaît alors des silhouettes graciles, des corps humains en mouvement réduits à des signes, accompagnés parfois de points, de virgules, d’apostrophes, en un mot d’arabesques colorées, heureux repentirs sur des fonds clairs qui donnent un effet de lumière, de légèreté, au-dessus ou à l’intérieur du vide. Parfois des bribes de poèmes, des bleus doux, des rouges toniques, accompagnent ces mouvements dansants rythmés de noirs intenses.

Outre l’influence évidente des idéogrammes de la calligraphie orientale, l’artiste nous révèle aussi son goût pour le papier artisanal : papier aquarelle, papier de soie, papier coton, papier de riz, papier Jaipur ou Wenzhou.

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« Poispersion & Trasrillance » du 21 au 28 janvier

Centre Culturel de Rivière-Salée

La Ville de Rivière-Salée a le plaisir d’accueillir la deuxième exposition de la jeune artiste martiniquaise Rachel Perro, intitulée Poispersion & Trasrillance.

Artiste autiste dotée d’une grande sensibilité artistique depuis son plus jeune âge, Rachel Perro développe une œuvre singulière, vibrante et profondément intuitive. À travers une série de peintures texturées, souvent construites sur des fonds sombres, la lumière surgit, non comme une opposition, mais comme une complémentarité naturelle, une continuité entre deux forces indissociables.

Inspirée par son imaginaire intérieur, mais aussi par les détails du quotidien — un motif aperçu sur une rambarde, une boîte à gâteaux, une forme fugace — Rachel peint sans toujours savoir où son geste la mènera. La création est pour elle un cheminement libre, entre excitation, appréhension et découverte du résultat final.

Après s’être essayée à la chanson il y a quelques années, cette passionnée de dessins animés et de mangas s’est tournée vers la peinture, soutenue par sa mère, Nicole. Elle a déjà réalisé plus d’une centaine de toiles, dont certaines seront présentées et proposées à la vente lors de cette exposition.

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 » The Black History Month’ : Patricia Lollia à Atlanta

Dans le cadre de « THE BLACK HISTORY MONTH ¬, Patricia LOLLIA a été sélectionnée pour participer à l’exposition « ECHOES OF THE DIASPORA ¬.qui se tiendra du 29 Janvier au 26 Février 2026. au « CALLANWOLDE FINE ARTS CENTER ¬.à Atlanta en Géorgie.
« LE MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS ¬ est un moment important pour célébrer l’histoire, et les contributions des Noirs à la culture universelle. C’est une célébration annuelle qui a lieu en février aux USA et au Canada et en Octobre au Royaume-Uni.
C’est l’occasion de mettre en avant les leaders noirs qui ont oeuvré contre l’esclavage, la ségrégation raciale, les discriminations.. Mais également de reconnavtre leur apport dans des domaines comme : la science, la technologie, la musique, les arts plastiques..
En 1926, C’est Woodson, fils d’esclaves de Virginie, titulaire d’un Doctorat en histoire de Harvard qui a eu l’idée de cette célébration. Il s’inquiétait du fait que les enfants noirs ne recevaient pas d’enseignement sur les réalisations de leurs ancëtres dans les écoles américaines. Il s’agissait pour lui d’aider la jeunesse afro-américaine à construire l’estime de soi et d’affirmer la confiance en soi.

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Didier Meynard : Sous la peau du paysage

15 janvier – 07 mars 2026 | L’Artocarpe – art contemporain

— Par Sarha Fauré —
À l’occasion de cette exposition présentée à L’Artocarpe, Didier Meynard déploie une proposition artistique inédite, profondément liée à la Guadeloupe, territoire de l’enfance et de la mémoire. Ce retour sur une terre longtemps tenue à distance devient le moteur d’un travail pictural intense, traversé par l’émotion, la sensation et l’attention portée au vivant. L’exposition réunit un ensemble d’œuvres réalisées dans un contexte de réactivation mémorielle, où peindre revient à renouer avec une géographie intime autant qu’avec un héritage culturel et sensible.

La peinture de Didier Meynard se situe à la croisée du paysage et de la figure, du corps et de son environnement. Une large part des œuvres présentées est consacrée au végétal, envisagé non comme un simple motif décoratif mais comme une matière active, un milieu vivant chargé de mémoire et de résistances. Feuillages denses, herbes entremêlées, troncs, sols et clairières composent des espaces picturaux traversés par une temporalité lente, organique, presque méditative. Le végétal y devient un véritable espace de pensée, un lieu où s’inscrit le temps long du vivant et où se superposent sensations, souvenirs et perceptions.

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Le PABE fait hurler les failles

— Par Selim Lander —

Le Plastik Art Band Expérimental n’en est pas à sa première exposition à Tropiques-Atrium Scène Nationale, à Fort-de-France. On se souvient, parmi d’autres, de « Féminins du sac » en 2014. Le PABE, actif depuis 2009 sous la houlette de Michèle Arretche, n’est pourtant pas une « École de peinture » au sens de l’histoire de l’art ; il ne réunit pas des artistes reconnaissables par leur esthétique commune. Si le PABE est quand même une école, c’est avec un « é » minuscule, puisque des sessions de formations sont organisées périodiquement à l’intention de ses membres sous la direction de tel ou tel plasticien. En dehors de cette volonté de se perfectionner, les artistes toutes féminines du PABE ont en commun leur passion pour l’art, le besoin de s’exprimer en art, chacune bien sûr avec ses moyens, son imaginaire propres mais une sensibilité toujours féminine, si tant est que cela ait un sens.

L’artiste est le plus souvent solitaire. Seul devant sa toile ou les matériaux qu’il compte utiliser, il doit puiser en lui-même les forces qui lui permettront d’avancer.

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Reprendre Racines

Rencontres Photographiques de Guyane – Place des Palmistes, Cayenne
Jusqu’au 25 janvier 2026, puis en itinérance en Guyane en 2026

Dans un contexte mondial marqué par l’accélération des crises écologiques, sociales et spirituelles, Reprendre Racines s’inscrit comme une proposition artistique et politique forte. Présentée dans l’espace public de la place des Palmistes à Cayenne, cette exposition conçue par la Fondation Dapper dans le cadre des Rencontres Photographiques de Guyane invite à repenser en profondeur notre relation au vivant, aux territoires et aux mémoires qui les traversent. Elle s’inscrit dans la thématique Florestania, développée pour l’édition 2025 par la commissaire invitée Ioana Mello, qui interroge la forêt non comme ressource, mais comme matrice de relations, de savoirs et d’histoires.

Depuis 2012, la Biennale Internationale des Rencontres Photographiques de Guyane, portée par la Maison de la Photographie Guyane-Amazonie (MAZ) sous la direction artistique du photographe Karl Joseph, constitue un espace de rencontre entre artistes, chercheur·ses, commissaires et publics. À travers expositions, projections et temps d’échange, elle contribue à nourrir une réflexion collective sur le rôle des images dans la compréhension des territoires amazoniens et des enjeux contemporains.

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Didier Meynard : exposition

Visible jusqu’au samedi 07 mars 2026
L’Artocarpe – Contemporary Art
55 rue Victor Hugo, 97160 Le Moule, Guadeloupe

L’Artocarpe a l’honneur de présenter une exposition inédite de Didier Meynard, artiste peintre majeur de la scène contemporaine, à l’occasion de son retour en Guadeloupe, terre de ses racines familiales. Cette exposition s’inscrit comme un temps fort, à la fois intime et universel, où la peinture devient espace de mémoire, de transformation et de dialogue avec le vivant.

Né en 1960 à Bar-le-Duc (Meuse) de parents guadeloupéens originaires de Petit-Bourg, Didier Meynard débute très tôt la peinture. Dès les années 1990, son travail est exposé en France et à l’international. Membre de la Maison des Artistes depuis 1994 et de la Fondation Taylor, son parcours est marqué par de nombreux voyages, notamment en Inde et aux États-Unis, ainsi que par des rencontres décisives avec des traditions picturales anciennes et des pratiques visuelles contemporaines.

La peinture de Didier Meynard se déploie comme un territoire d’exploration sensible, où les figures émergent, se transforment et échappent à toute narration figée. Les corps, traversés de traces, de sillages et d’effacements, semblent pris dans un état de métamorphose permanente.

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Abishag ou le féminin comme matrice du vivant

Artiste plasticienne, créatrice textile et passeuse de sens, Abishag développe une œuvre plurielle où peinture, matière, bijou et vêtement dialoguent autour d’un même fil intérieur : la transmission.

Nourrie d’un héritage familial métissé, d’une formation artistique entre l’Afrique et l’Europe, et d’un engagement profond auprès des publics fragilisés, Abishag explore le féminin comme matrice du vivant, espace de réconciliation, de guérison et de transcendance. Dans cet entretien, elle évoque sa dynamique créatrice, sa relation à la couleur, à l’Afrique, à l’amour et à l’énergie, et interroge, au-delà des clivages, ce qui relie l’art à l’essence même de l’être.

Entretien avec Rodolf Étienne

Rodolf Étienne : Ce qui est fascinant quand on découvre ou redécouvre ton rendu artistique, c’est la richesse de ses tonalités et la diversité de ses formes d’expression. Chaque approche semble portée par une véritable profondeur, une recherche singulière. Comment expliquer cette dynamique presque kaléidoscopique de la création ? Est-elle le fruit d’une longue maturation intérieure, d’une réflexion qui s’affine autour d’un message singulier à transmettre ? Relève-t-elle plutôt d’un choix esthétique assumé, d’une volonté de donner à voir la pluralité des regards et la diversité de l’expérience humaine ?

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Exposition : « Hurler les failles »

Du 13 janvier au 14 février Tropiques Atrium Galerie La Véranda

Cette nouvelle exposition collective réunit 18 artistes du PABE et leurs invité.e.s autour d’un mot aussi secret que profond : La faille.
Brisure géologique, fêlure intime, fracture sociale, rupture de la mémoire, naissance, mort …
« Sans aucun doute, nous traversons une période durant laquelle susurrer nos douleurs importe peu. Il nous faut les hurler, et ceci avec une rage foudroyante, pour enfin sortir de profondes somnolences toutes les failles vives du monde. »*
Inspirés des mots du poète Haïtien, Jean Erian Samson, les artistes explorent la tension fertile entre ce qui se brise et ce qui se révèle, à travers des médiums aussi divers que la peinture, la céramique, la sculpture, l’installation, l’art textile, la calligraphie.
À la croisée du Kintsugi et de la pensée stoïcienne, la faille devient ici dynamique de création, lieu de transformation parfois même de sublimation.
Cette exposition propose de regarder en face ce qui se fend, ce qui cède, ce qui échappe.
De comprendre comment, dans la blessure, une lumière peut surgir.
De laisser apparaître les failles en nous, dans le monde, dans la matière, non comme des défauts à gommer, mais comme des lignes de vérité, des fragments d’humanité, des territoires à habiter.

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Hurler les failles : Conférence autour de DO-KRE-I-S et d’une exposition

Mardi 13 janvier 2026, 18h30, Tropiques-Atrium

Dans le cadre de l’exposition collective du PABE, « Hurler les failles » (13 janvier-14 février 2026)

« Sans aucun doute, nous traversons une période durant laquelle susurrer nos douleurs importe peu. Il nous faut les hurler et ceci avec une rage foudroyante, pour enfin sortir de profondes somnolences toutes les failles vives du monde. »*. Ce constat initial a été établi en 2024 dans le cadre d’un échange éditorial entre Yara Ligiéro, artiste plasticienne brésilienne, et Jean Erian Samson, poète haïtien. Une correspondance qui a pour titre « Hurler les failles » et qui offre une série de réflexions sur le rôle de l’art et de la littérature dans les mouvements culturels politiques et artistiques contemporains dont la revue DO-KRE-I-S demeure un foyer dynamique.

La pertinence des revues culturelles dans les luttes d’émancipation mérite donc d’être éclairée. Il apparaît ainsi que de nombreuses études consacrées à ces objets démontrent que la revue comme support éditorial collectif transcende sa fonction de simple vitrine – surtout quand celle-ci émerge des « périphéries ». Elle dépasse donc son rôle de catalogue de « nouvelles voix à promouvoir » pour former des communautés engagées.

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Taïnos et Kalinagos : une exposition et un livre

— par Selim Lander —

La Fondation Clément à la Martinique organise à côté des expositions mettant en valeur les artistes caribéens contemporains des événements prestigieux en relation avec d’autres institutions. Après Télémaque et Le Geste et la Matière avec le Musée Pompidou (2016 et 2017), Afrique (2108 avec la Fondation Dapper), Révélation ! (2025 avec la République du Bénin) c’est cette fois d’un retour aux sources les plus lointaines de la création dans l’archipel caribéen qu’il est question, en collaboration avec le Musée du Quai Branly. Plus de 300 pièces sont rassemblées en provenance des collections européennes mais aussi bien américaines, dominicaines, portoricaines, guadeloupéennes et bien sûr martiniquaises, sous le commissariat d’un ancien directeur du Musée de l’Homme, André Delpuech qui signe plusieurs articles du catalogue.

Les catalogues sont souvent comme ces beaux livres qu’on range dans un coin pour ne plus les consulter. Celui de cette exposition devrait connaître un sort différent et devenir un ouvrage de référence concernant une ou plutôt des civilisations à propos desquelles on manquait jusqu’ici cruellement d’informations aisément accessibles, sachant que ni le livre ni l’exposition ne pourront lever tous les secrets de sociétés sans écriture et dont les seuls témoignages dont nous disposions par les récits des premiers colonisateurs (soldats ou plus souvent membres du clergé) ne portent que sur la période la plus récente de leur histoire, comme celui du Père Breton (1665), lequel a laissé de précieuses informations et même un dictionnaire callinago-français.

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Exposition : Mini Formats des Avents

Jusau’au 10 janvier | Cabinet médical des  Drs Jean-Laurent

— Par Philippe Charvein —

Rassemblées dans la pièce principale du Cabinet médical des Dr Charles JEAN-LAURENT et Dr Medhi JEAN-LAURENT, les œuvres qui constituent l’exposition : « Mini Formats des Avents » déclinent – à l’envi – leurs formes, leurs couleurs et leurs messages.

D’un point de vue symbolique, elles apportent douceur et bien-être aux femmes accueillies dans ce cabinet et qui souvent… « attendent » un heureux évènement…redoublant ainsi le travail des praticiens dont la tâche consiste précisément à veiller au bien-être physique et mental de leurs patientes au seuil d’un tournant existentiel et humain.

Notons la présence de petits textes poétiques qui viennent redoubler le « discours » pictural, démultipliant dans le même temps les possibilités de l’Art invitant l’humain à redécouvrir les siennes.

Dix artistes, en effet (Victor ANICET, Julie BESSARD, Nadia BURNER, Carole BUTTIN, Marie GAUTHIER, Karine JOSEPH-ROSE, HAMID, ISKIAS, Pierre MONTAGARD, Martine PORRY), nous proposent des réalisations diverses, relevant aussi bien du dessin, du collage, de la peinture que de la céramique.

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Aux origines de la Caraïbe : Taïnos & Kalinagos

Du 14 décembre 2025 au 15 mars 2026 à !a Fondation Clément. Le programme!

L’exposition Aux origines de la Caraïbe : Taïnos & Kalinagos est la première à proposer une vision aussi complète des premiers peuplements de la région et des deux grandes sociétés amérindiennes présentes lors de l’arrivée des Européens à la fin du XVe siècle. Elle retrace plus de 6 000 ans d’histoire, éclairant les cultures, les savoir-faire et les croyances qui ont façonné les civilisations antillaises.

Elle offre une lecture renouvelée du passé des Taïnos et des Kalinagos, de leur rencontre brutale avec les conquistadors, mais aussi de leur héritage jusqu’à aujourd’hui. Bien qu’ils soient souvent simplifiés par les récits scolaires ou touristiques, ces peuples possédaient des cultures complexes, profondément enracinées dans une histoire longue faite de migrations, d’échanges et d’innovations. Les Taïnos occupaient alors les Grandes Antilles, les Bahamas et le nord des Petites Antilles, tandis que les Kalinagos vivaient dans le sud de ces dernières.

Une histoire millénaire

Les premiers habitants de la Caraïbe arrivent entre le IVe et le Ve millénaire av. n. è., probablement depuis l’Amérique centrale ou en longeant l’arc des Petites Antilles, alors relié au Venezuela par un niveau marin plus bas.

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L’éphéméride du 19 novembre

Ouverture du musée du Prado le 19 novembre 1819

Le musée du Prado (en espagnol : Museo Nacional del Prado) à Madrid (Espagne) est l’une des plus grandes et des plus importantes pinacothèques du monde. Il présente principalement des peintures européennes (flamandes, espagnoles, françaises, italiennes et allemandes) du xive siècle au début du xixe siècle, collectionnées par les Habsbourg et les Bourbons.

Les œuvres des peintres Diego Vélasquez, Francisco Goya, et Jérôme Bosch sont les plus célèbres et les plus nombreuses mais il y a aussi celles de El Greco, de Pierre Paul Rubens, Anton van Dyck, Raphaël, Titien, Antonio Moro, Tintoretto, Bartolomé Esteban Murillo, Francisco de Zurbarán, José de Ribera, ainsi que des tableaux de Fra Angelico, Botticelli, Andrea Mantegna, Véronèse, Le Caravage, Albrecht Dürer, Rembrandt, Nicolas Poussin, Claude Gellée, Watteau, etc.

Le musée détient aussi des collections de dessins et d’estampes (quelque 6 400 dessins et 3 000 estampes), un fonds d’un millier de sculptures (dont une importante collection de sculptures gréco-romaines) et un grand nombre d’objets décoratifs et de documents historiques. Après les travaux d’agrandissement dirigés par Rafael Moneo, il expose en permanence une collection de 1 300 œuvres dans son siège, plus 3 000 prêtées pour être exposées dans d’autres galeries et institutions officielles.

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Siyonnaj : 1ère exposition de l’artiste Syal.

Du 6 au 26 novembre à l’Insolite, rue Garnier Pages, FdF

Vous avez déjà pu voir ses oeuvres sur les murs de la ville à travers des projets collectifs. Cette fois-ci, Syal, s’expose pour la première fois en solo, avec un commissariat de Medhi Michalon et Kelly Barast et nous ouvre les portes de sa forêt enchantée, au coeur du vivant. Feuilles séchées, fragments de bois, encres végétales et pigments deviennent matière pour recomposer le vivant. Siyonnaj est un carnet de passages, à la manière d’un herbier contemporain où chaque oeuvre est une halte et chaque feuille tombée, une empreinte laissée, l’exposition est à découvrir jusqu’au 26 novembre, au bar l’Insolite à Fort-de-France.

A propos de l’artiste Syal

Dessinatrice et peintre autodidacte, Alice Arnaud s’intéresse aux relations entre les êtres vivants. Elle passe sa jeunesse en banlieue parisienne, où elle suit des études scientifiques, tout en ayant la passion du dessin. Un coup de coeur pour la forêt tropicale l’amène dans les Antilles, en Guadeloupe, puis en Martinique, où elle devient botaniste de terrain. Fascinée par la beauté du végétal, elle ramasse des feuilles mortes et autres trouvailles en forêt, qu’elle commence à mettre en valeur dans des tableaux.

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L’éphéméride du 13 novembre

Claude Monet peint Impression, soleil levant à partir du 13 novembre 1872

Impression, soleil levant est un tableau de Claude Monet conservé au musée Marmottan à Paris, dont le titre donné pour la première exposition impressionniste d’avril 1874 a donné son nom au courant de l’impressionnisme.

La date d’exécution de cette marine, probablement pendant l’hiver 1872-1873, est hypothétique.

Historique de l’œuvre
Claude Monet a peint cette toile en une séance le matin de bonne heure lors d’un séjour au Havre, ville de son enfance, avec son épouse et son fils, choisissant un de ses thèmes favoris, un port symbole de la révolution industrielle du xixe siècle et s’inspirant des marines, soleils levant et soleils couchant peints avant 1872 par Eugène Delacroix, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind ou William Turner.

Selon Daniel Wildenstein et d’autres historiens d’art, ce tableau a certainement été peint en 1873 ou 1874, probablement en janvier 1874 à partir d’une fenêtre de la chambre de l’hôtel de l’Amirauté qui donne sur le bassin de l’avant-port, et signé et daté de 1872 après coup au moment de sa vente.

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Alex Saturnin – Artiste-peintre : « Je m’émerveille toujours quand mon travail est accompli, quand une toile est terminée ! »

— Un entretien avec Rodolf Étienne

Installé à la campagne de Ducos en Martinique, Alex SATURNIN, après avoir longtemps vécu au Canada en qualité de peintre, développe un art enraciné dans la nature, la mémoire et la lumière. Loin des effets de mode comme des « réseaux » du marché de l’art, il revendique une pratique intérieure, lente et sensuelle : une peinture qui se nourrit d’odeurs, de végétations, de couleurs exagérées et transposées. Rencontre avec un artiste pour qui peindre n’est pas représenter — mais tout simplement être.

Propos recueillis par Rodolf ÉTIENNE

Rodolf ÉTIENNE : Depuis ton installation en Martinique, il y a forcément eu une évolution, un changement dans ton rendu artistique. Mais qu’est-ce que la Martinique a amené à ta peinture ? Certains parlent de couleurs, d’autres de thèmes, de traditions, de retour aux sources.

Alex SATURNIN : Pour moi, c’est le sentiment du retour aux sources, à la nature, à l’exotisme. C’est-à-dire retrouver tout ce qui a bercé mes rêves, intérieurement, comme mes cocotiers, mes mangots, ce que je ne retrouvais pas là-bas. Là-bas, pour moi, ça a été une étape.

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Angoulême : la bande dessinée en révolte contre la reconduction de 9eArt+

— Par Jean Samblé —

Le monde de la bande dessinée est en ébullition. Vingt-deux lauréats du Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême – parmi lesquels Florence Cestac, Riad Sattouf, Jacques Tardi, Art Spiegelman, Lewis Trondheim ou encore Anouk Ricard – ont signé une tribune dans L’Humanité pour dénoncer la reconduction de la société 9eArt+ à la tête de l’événement.
Selon eux, le festival, créé en 1974 et considéré comme l’un des plus prestigieux au monde, est aujourd’hui « en danger de mort ».

Les signataires pointent du doigt une gestion jugée « opaque », des « scandales à répétition », des « erreurs de communication » et un « manque d’ambition » qui, affirment-ils, menacent la réputation internationale du rendez-vous. « Il est grand temps de tourner la page 9eArt+ pour que le Festival retrouve, avec de nouveaux opérateurs, les valeurs qui ont construit sa notoriété », écrivent-ils, avertissant que « sans un changement rapide et profond, l’édition 2026 risque fort d’être la dernière ».

Un secteur en crise de confiance

La décision, annoncée samedi par l’association du Festival d’Angoulême (FIBD), de reconduire 9eArt+ à l’issue d’un appel d’offres très critiqué, a mis le feu aux poudres.

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« Femmes noires ». Exposition de Karine Joseph-Rose

— — Par Philippe Charvein — —

L’exposition de Karine JOSEPH-ROSE est construite autour d’un impératif : célébrer les femmes noires dans leur diversité par le biais de leurs visages. Visages multiples, saisis dans leurs déclinaisons les plus diverses ; vecteurs des expressions les plus diverses, elles aussi ; que ce soit la sérénité, la détermination, le défi ou le bonheur.

Autant d’expressions traduisant une volonté, chez l’artiste, de promouvoir une identité féminine se déployant, s’exposant au regard de tous ; une identité féminine affirmant et affichant sa présence envers et contre tout.

Derrière ces nombreux visages, sublimés pour la plupart, se trouve cette volonté, chez Karine JOSEPH-ROSE, d’inscrire cette identité féminine dans un absolu aux allures d’éternité ; dans une sorte de renaissance perpétuelle, préservée des affres de l’oubli et du néant ; de là l’emploi du procédé de la « technique mixte » (impliquant également celui de la « tempéra ») par le biais duquel des couches de peinture se superposent à d’autres, sans risque d’effacement pour telles ou telles.

La préoccupation majeure de Karine JOSEPH-ROSE est de mettre en lumière un visage féminin inscrit dans un processus de renaissance permanent.

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Patricia Lollia, un parcours entre reconnaissance et nouvelles perspectives

Le Salon international Business Art Fair s’est tenu du 24 au 26 octobre à l’Espace Nesle, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris, à l’occasion du week-end d’art contemporain de la capitale.
L’événement a réuni une centaine d’artistes de différents horizons et a mis en avant la diversité des expressions artistiques actuelles.

Le collectif Art Freedom, dirigé par Mélissa Biron, a une nouvelle fois assuré la présence d’artistes ultramarins au sein du salon. Trois créatrices originaires de Guadeloupe et de Martinique y ont présenté leurs œuvres : Patricia Lollia, Jorgi et Marie-Françoise Luce.

Originaire du Gosier, Patricia Lollia participait pour la seconde fois à un salon parisien. Elle y a présenté une fresque mettant en scène quatre femmes antillaises, dans la continuité de sa démarche artistique intitulée « Une œuvre, une histoire ».
Son travail a été récompensé par le troisième prix du jury, une distinction saluant la qualité de sa recherche plastique et la singularité de son univers.

« Il est important que les artistes guadeloupéens soient visibles sur la scène nationale et internationale.

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L’éphéméride du 31 octobre

Michel-Ange termine le Jugement dernier dans la chapelle Sixtine le 31 octobre 1541.

Le Jugement dernier est une fresque peinte par Michel-Ange, alors âgé de soixante ans, sur le mur de l’autel de la chapelle Sixtine au Vatican. Commandé par le pape Clément VII (Jules de Médicis), le travail dura six ans et fut inauguré par son successeur Paul III le 1er novembre 1541.

Historique
En 1532, Michel-Ange revient à Rome après un séjour de plusieurs années à Florence, où il a pris parti contre Clément VII dans le conflit qui l’opposait à l’empereur Charles Quint. Le pape, qui a pardonné, lui demande de remplacer les peintures des deux extrémités de la chapelle Sixtine par deux grandioses représentations : la Chute des anges rebelles et le Jugement dernier. Presque aussitôt, le peintre entame les études nécessaires à ce projet démesuré. En septembre 1534, Clément VII meurt et Michel-Ange espère pouvoir renoncer à cette tâche écrasante pour se remettre au tombeau de Jules II, qu’il regrette de n’avoir pu achever. Mais le nouveau pape Paul III entend que le projet de son prédécesseur soit mené à terme.

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Roxane Mbanga – NOIRES

— Par Sarha Fauré —

Roxane Mbanga (née à Paris en 1996) est une artiste pluridisciplinaire d’origine guadeloupéenne, camerounaise et française, vivant et travaillant à Paris.
Diplômée de la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam, elle développe une pratique à la croisée de la mode, du cinéma, du graphisme, de la photographie, de l’écriture et de la performance.
Son œuvre, profondément nourrie par son héritage multiculturel, interroge la représentation des corps noirs féminins et la manière dont ils sont perçus, vécus et racontés à travers différentes géographies.

Artiste-conteuse, Roxane Mbanga collecte et tisse les récits de femmes aux identités plurielles, transformant leurs paroles en installations sensibles où s’entrelacent intime et politique.
Elle a été récompensée par les prix Lichting et Rietveld Reviewed (2021) et a présenté son travail à la Fondation H à Paris, au Musée National du Cameroun à Yaoundé, à la San Mei Gallery à Londres, au Musée Van Gogh à Amsterdam et à la Stewart Hall Gallery à Montréal.
En 2022, sa conférence TEDx “Wearing Your Nudity” a marqué un tournant dans sa réflexion sur le corps et la vulnérabilité.

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« Femmes Noires », de Karine Joseph-Rose

Par Marie Gauthier

Au travers d’une galerie de portraits peints, Karine Joseph-Rose nous présente une célébration des femmes noires. Plutôt que la ressemblance à un modèle, l’artiste choisit de peindre des visages sans identité précise, plutôt imaginaires, à la fois singuliers et universels. Au-delà des caractéristiques physionomiques, elle révèle une notion plus abstraite du portrait par le visage, juste le visage et ses expressions.

Tour à tour, tristes, en colère, volontaires, pensives, engagées, fières, rêveuses, retirées, hautaines, ces représentations de femmes noires, expriment leur désir ferme d’être respectées et reconnues dans le regard d’autrui. Mais surtout, en dépit de toutes les situations chaotiques du monde, elles affirment leur désir de transmettre les valeurs féminines d’accueil, d’écoute, de tendresse, de soutien, tout ce qui peut créer le lien à l’intime de soi et à l’autre, tout ce qui peut nourrir l’espoir de paix pour notre humanité.

Par des jeux d’ombres et de lumières, les œuvres peintes à l’acrylique sur toile montrent des modelés maîtrisés. Les fonds, abstraits quand ils existent, ne servent qu’à recentrer l’intérêt sur le visage qui souvent prend toute la surface de l’œuvre.

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Exposition : Héroïnes de la Caraïbe

Par Philippe Charvein

Héroïnes de la Caraïbe : tel est le nom de cette exposition collective dont la finalité est de remettre en lumière, tout en les célébrant, des figures féminines caribéennes ; qu’elles soient martiniquaises, haïtiennes ou guadeloupéennes.

Cinq femmes de la Caraïbe sont donc mises en avant par les cinq artistes féminines conviées à l’occasion de cette exposition : Glawdys GAMBIE, JADDICT, Linda MITRAM, Shanon BARRO et Stéphanie DESTIN.

Cinq femmes qui, sous les différents médiums utilisés par les artistes, retrouvent un visage ; leur visage au moyen duquel elles affichent et réaffirment une identité et une présence que l’histoire et le temps avaient reléguées au second plan ou à l’oubli.

Par le biais de ce visage ainsi restauré par les artistes, nous redécouvrons la place et le rôle que chacune de ces femmes a joué à un moment donné de notre histoire ; qu’il s’agisse de la lutte contre l’esclavage ou de la défense des arts et de la culture, vecteurs précisément d’une identité à la fois noire et plurielle.

Elément central s’agissant de cette exposition : l’utilisation de moyens modernes et des nouvelles technologies « démultipliant » les possibilités dans la restitution du visage de ces femmes ; dans la restitution d’une destinée humaine, en fin de compte, parvenant à une forme d’éternité.

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Une étoile dans le ciel antillais !

3 expositions : Paris, Dakar et Atlanta.

— Par Alex Lollia (*)

Derrière le pinceau de Patricia Lollia se cache une psychologue scolaire de talent qui a choisi de révéler son autre facette ,il y a quelques années.

Depuis, son style singulier, à la croisée de Picasso et de la peinture naïve haïtienne, a conquis un large public qui suit avec enthousiasme ses créations multiples et toujours surprenantes.

La notoriété de Patricia Lollia dépasse désormais les frontières de la Guadeloupe, son archipel natal.

Après avoir illuminé les cimaises de Genève et de Londres, l’artiste se prépare à conquérir Paris.

Trois expositions prestigieuses l’attendent ; chacune offrant un éclairage unique sur son univers créatif.

*Du 26 au 28 Septembre, la galerie « Libre est l’art » l’invite à exposer ses « Petits Portraits » au Salon « Expo 4art » à La Halle des Blancs Manteaux (Paris 4). Les visiteurs pourront découvrir les dernières créations de l’artiste et apprécier son langage plastique.

*Ensuite, du 24 au 26 Octobre, Patricia Lollia sera présente au Salon « Business Art Fair » à l’Espace de Nesles (Paris 6).

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