Catégorie : Arts Plastiques

Patrimoine et artisanat

Le Marché des Potiers revient au Village de la Poterie

Les 27 et 28 juin, le Village de la Poterie, aux Trois-Îlets, accueille la 2ᵉ édition du Marché des Potiers. Pendant deux jours, artisans et céramistes mettront à l’honneur les métiers de la terre à travers des démonstrations, des ateliers et une exposition-vente.

Installée depuis 1783, la Poterie des Trois-Îlets est l’une des plus anciennes entreprises de Martinique. Ce site historique, autrefois consacré à la fabrication de briques, tuiles et poteries, est aujourd’hui un lieu vivant où se côtoient artisans, commerçants et ateliers de création. Il abrite également l’une des plus anciennes briqueteries encore en activité en France.

Au programme

🎨 Exposition-vente de créations en terre cuite

👐 Démonstrations du savoir-faire des potiers

🧱 Ateliers d’initiation pour enfants et adultes

🌀 Animation immersive avec les Hommes d’Argile

L’événement est organisé par le Village de la Poterie, en partenariat avec les artisans du site, dont Audel Alexandre, Meilleur Artisan 2024.

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L’Art Gonds Tout et Ti Guy Nèg’Mawon sont en Guadeloupe

Du 26 au 28 juin 2026, la PooL Art Fair Guadeloupe réunit au Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre de nombreux artistes venus de la Caraïbe, de France et de l’international. Ce grand rendez-vous artistique confirme son rôle de salon majeur pour la création contemporaine caribéenne, en offrant un espace de visibilité, de rencontre et de dialogue entre artistes, publics, collectionneurs et professionnels de l’art.

La Martinique y affirme une présence particulièrement remarquable avec les artistes de L’Art Gonds Tout, représentés au stand D0. Marc Barbot, Valérie Biegel, Dami, Chantal Nottrelet, Hélène Jacob, Claire Taïna, Dolly Soraya, Michèle Laune et Isabel Tronçon y présentent leurs œuvres, témoignant de la diversité et de la vitalité de la création martiniquaise.

Leur présence collective met en lumière une scène artistique martiniquaise plurielle, sensible et ouverte sur le monde.

Ti Guy Nèg’Mawon, figure singulière de la performance artistique martiniquaise qui accompagne les artistes de l’Art Gonds Tout, donne à cette participation une force symbolique particulière. Corps enduit d’argile, posture sculpturale, mémoire du marronnage, puissance de la parole : son intervention fait dialoguer le geste, la matière et l’histoire.

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De Paris aux Antilles, la Pool Art Fair poursuit sa traversée

26, 28 & 28 juin | Terminal de croisière | Pointe-à-Pitre

— Par Patricia Lollia (*) —
Après le vif succès rencontré par la campagne d’affichage dans les couloirs du métro parisien, la POOL ART FAIR poursuit sa trajectoire. L’évènement pose désormais ses couleurs en Guadeloupe avec la même ambition : promouvoir l’art contemporain pour l’ancrer dans le quotidien.
A Paris, les visuels ont interpellé, surpris, ému. Ils ont ainsi transformé un trajet ordinaire en rencontre artistique. Entre deux correspondances, les voyageurs se sont arrêtés un instant, suspendus dans le flux. Les affiches ont rompu le rythme automatique des trajets. Elles ont créé une brèche.
Certains ont levé les yeux, d’autres ont sorti leur téléphone, d’autres encore ont simplement ralenti le pas. Des silhouettes en équilibre, des titres qui claquent comme des décisions, des oeuvres colorées qui tranchent avec le gris des quais.
L’art n’était plus confiné, il s’imposait dans l’espace public, sans cartel ni médiation.
Les réactions ont été immédiates : étonnement, questionnements, débats sur les quais et sur les réseaux. Des clichés partagés, des messages envoyés, des discussions amorcées entre inconnus.

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L’artiste comme métaphore de l’enfant

— Par Alex Lollia, Professeur de philosophie à la retraite

Pour Emma

La Pool Art Fair fait son grand retour pour une 17ême édition qui s’annonce d’ores et déjà majeure. Du 25 au 28 Juin 2026, le Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre se transforme en carrefour international de la création contemporaine.
Cette année encore, le salon réunira plus d’une centaine d’exposants : artistes, galeries, collectifs et acteurs de la scène artistique caribéenne et internationale. Un véritable festival de la création où les formes se réinventent et les couleurs explorent des territoires inédits.

Cette édition sera marquée par la présence de Barthélémy Toguo, artiste camerounais de renommée mondiale. Poète des matières, il apportera à la Pool Art Fair, la puissance de son regard et l’universalité de son oeuvre.

Il s’agit de réaffirmer la vocation du salon : faire dialoguer les scènes, les cultures et les imaginaires.

Dans ce dialogue, Patricia Lollia a choisi de présenter un ensemble d’ œuvres centrées sur les figures et les postures d’enfants : corps en mouvements, visages ouverts, gestes suspendus.
En créole guadeloupéen, enfant se dit « Timoun ».

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Omar Victor Diop, photographe — Histoire coloniale « Expressions décoloniales »

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Le photographe sénégalais Omar Victor Diop présente ses œuvres à Nantes

  • Titre : Expression(s) décoloniale(s) No 4

  • Lieu : Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes

  • Dates : 8 mai – 8 novembre 2026

  • Œuvres présentées :

    • Diaspora — série d’autoportraits inspirés de portraits européens du XVe au XIXe siècle, revisitant la présence africaine dans l’histoire coloniale européenne.

    • Liberty — série évoquant les luttes noires, de la résistance anticoloniale aux mouvements contemporains contre les violences racistes.

Site officiel de l’artiste (galerie complète)

  • Omar Victor Diop – Portfolio officiel https://www.omarviktor.com (Séries : Diaspora, Liberty, Allegoria, Studio des vanités, etc.)

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De l’île au delta

Une lecture de Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove

— Par Gladys Acramel —

L’exposition Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove est présentée au Mémorial ACTe du 29 mai au 29 août 2026. Inspirée par le roman de Maryse Condé Traversée de la mangrove, elle propose un parcours autour de la Guadeloupe, de ses mémoires, de ses héritages coloniaux, de ses circulations diasporiques et de ses devenirs possibles.

Le titre Nou an péyi révé – Traversées de la mangrove contient déjà l’architecture conceptuelle de l’exposition. Son bilinguisme associe deux registres de pensée : celui du « nou » et du « péyi révé » et celui du parcours, tourné vers les « traversées », de l’île au jardin en passant par la mangrove.

Le « nou » liminaire y apparaît comme une évidence offerte au visiteur. Il ouvre un espace symbolique complexe. À travers la mangrove, l’exposition transforme la fragmentation du territoire en expérience de confluence : une tentative de commun travaillée par l’opacité, les mémoires disjointes et les recompositions.

L’œuvre de Joël Nankin, Il n’est point de désespoir, place le début du parcours sous l’orbe d’une figure verticale consolatrice, presque votive.

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« Arts du montage et de l’assemblage » : l’art des rencontres inattendues

— Par Alain Joséphine —

Dominique Berthet (dir.), Arts du montage et de l’assemblage,  Presses Universitaires des Antilles, coll. « Arts et esthétique », 2025.

Arts du montage et de l’assemblage est une publication de 202 pages qui rassemble les textes du colloque qui avait pour thème « Montage et assemblage en art ». Ce colloque s’est déroulé à l’Inspé de Martinique en novembre 2019. Cet ouvrage est illustré en première de couverture par la reproduction d’un détail d’une œuvre d’El Anatsui présentée à la Biennale de Venise en 2019. C’est un assemblage de capsules de bouteilles aplaties.

D’ailleurs, il faut le noter, ce livre fait la part belle aux illustrations. Pas moins de 37 pages sont réservées à des photographies d’œuvres, qui pour la plupart sont en couleurs.

Dans l’avant-propos, Dominique Berthet explique qu’aux termes de « montage et assemblage », il convient d’associer celui de « collage » qui procède de la même logique opératoire. Avec ces pratiques, dit-il, « l’art est entré dans une ère particulièrement dynamique qui, au fil des décennies, apporte son lot de réalisations inattendues et de possibilités insoupçonnées » (p.

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Hector Charpentier : « Intemporelle, un temps pour elle »

Fondation Clément jusqu’au 5 juillet 2026

Au cœur de l’œuvre d’Hector Charpentier se déploie le concept de « figurabstraction », qu’il a créé au début des années 1990 comme une réponse critique à l’opposition historique entre figuration et abstraction.

Les œuvres présentées donnent à voir une construction de l’image en strates successives. La figure humaine, souvent féminine, y occupe une place centrale : elle constitue le point d’ancrage sensible du tableau, autour duquel se déploient des champs chromatiques et des structures abstraites. Ces plans dialoguent sans hiérarchie, ouvrant l’image à une lecture à la fois plastique, symbolique et mentale. Le regard du visiteur est ainsi invité à circuler entre le visible et l’invisible, entre la présence incarnée du motif et sa transposition dans un espace spirituel.

Par la figurabstraction, Hector Charpentier propose ainsi une réflexion sur les conditions mêmes de la représentation. Son œuvre interroge la capacité de l’image à rendre visibles des réalités intérieures, et affirme la peinture comme un lieu de synthèse entre matière, esprit et mémoire.

Hector Charpentier, fondateur de la Figurabstraction académicien et commandeur académique des arts, des sciences et lettres en Italie, diplômé de l’école nationale des Beaux-Arts de Toulouse et premier Grand prix de sculpture de Toulouse, sa carrière d’enseignant, fut couronné par les palmes académiques.

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 » La collection sort de sa réserve »

Fondation Clément jusqu’au 28 juin 2026

Collectionner est une mission. Acheter, conserver, montrer, publier. La Fondation Clément a choisi de promouvoir la diversité de la création de Martinique, de la Caraïbe et de sa diaspora.

Une collection, c’est un ensemble indéfini d’œuvres, une somme de singularités à décrypter, ordonner, articuler. Cette exposition vous invite à un voyage au cœur des multiples facettes de l’art contemporain de la Caraïbe en explorant la question de la figure humaine, de la matière à l’œuvre et du cadre.

D’abord la figure humaine, un des sujets de prédilection de l’art occidental depuis la préhistoire. C’est le lieu privilégié de toutes les expériences plastiques. Affranchie des canons classiques, libérée des codes de représentation traditionnelle, le visage ou la silhouette se déclinent à l’infini : de la photographie traditionnelle à la photographie expérimentale, de la peinture figurative au portrait expressionniste, de la silhouette stylisée à la figure fantaisiste, du totem au masque jusqu’à l’évocation abstraite épurée sur film radiographique.

Puis, viennent, dans le second espace d’exposition, le support et les matériaux qui définissent le geste de l’artiste et la matérialité de l’œuvre.

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Annette Messager : « une hirondelle ne fait pas le printemps »

Du 14 avril 2026 au 20 septembre 2026 
Musée de la chasse et de la Nature
60, rue des Archives
75003 Paris 3

— Par Dominique Daeschler —

Au musée, tellement baroque, de la chasse et de la nature à Paris, Annette Messager, une fois de plus, se joue des assignations et des classifications. Avec « une hirondelle ne fait pas le printemps », exposition composée de 4 épisodes : « bricoler des chimères, capturer le trouble, conter nos vulnérabilités, truquer le réel », l’artiste puise dans son univers fait d’extravagances où se mêlent poésie, effroi, cruauté, esprit de domination. En traquant l’animal, le maltraitant apparemment parfois, c’est de nous, à nous qu’elle parle, de notre place dans le monde d’aujourd’hui. Usant de toutes les matières (documents, photos, tissus, plumes, perles, broderies, dessins, taxidermies …), elle dézingue, associe ses fantasmes dans une forme (la peluche éventrée aux drôles d’organes), se joue d’une pièce du musée associant perles et tchador à de bien conventionnels chiens de porcelaine. Il lui importe de créer un choc pour réinterroger le réel, provoquer notre imaginaire : dans une bibliothèque des peluches qui font la culbute sont d’incroyables lecteurs, plus loin un mobile romantique fait de lapins (encore des peluches) aux couleurs tendres tourne dans un ronronnement de ventilateur.

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Terre de Blues et d’Art au collège de Grand-Bourg, Marie-Galante

Exposition du Mercredi 20 au Samedi 23 Mai 2026 de 9h à 14 h

Aprés le Service culturel de Grand-Bourg en 2025, l’exposition TERRE DE BLUES ET D’ART revient pour sa deuxiéme èdition. Cette annèe, elle s’installe du 20 au 23 Mai au Collége Gaston Calmet. Un choix fort : amener l’art où grandissent les imaginaires. Le blues, c’est bien súr la musique, celle qui dit la mèlancolie, le rèsistance, la terre, la mer. C’est une mèmoire qui passe par le son, le rythme, la voix. En mettant l’art visuel au collége, on prolonge cette idèe : faire dialoguer la terre, la musique et l’image. C’est montrer que l’art et le blues partagent la même fonction : dire ce qui ne se dit pas, relier ce qui est sèparè, garder vivante la mèmoire.

Nous sommes cinq artistes à croiser nos regards et nos pratiques : Nikki Elisè, Ardèbén, Maria Diaz, Pock et moi-même, Patricia LOLLIA.

Avec cette exposition, les couloirs du collége deviennent galerie. L’intention est claire : mettre les enfants en relation directe avec la crèation pour les sortir, un instant, du monde virtuel du portable, TikTok, jeux, notifications….Le

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Du visible à l’essentiel : Fred Eucharis

Fondation Clément jusqu’au 5 juillet 2026

Je produis des œuvres simplifiées et tactiles, sur des fonds indéfinis et abstraits. Mes créations actuelles sont l’aboutissement de plusieurs années de peinture.

Expérimenter la figuration et l’abstraction, la richesse des couleurs et des formes, observer l’expression de tout ce qui m’entoure, en découvrir les mécanismes secrets, c’est ma recherche depuis l’âge de quinze ans.
Le peintre caribéen que je suis, est toujours fasciné par l’équilibre des formes et des couleurs. Mes recherches artistiques reflètent cette fascination. J’essaie de montrer comment je perçois l’harmonie, la beauté des scènes caribéennes.

Mon chevalet bénéficie de la lumière de mon île. Mon inspiration picturale est stimulée par l’écoute permanente d’opéras, de jazz, de théâtre nô et de musiques caribéennes.
Mes mentors m’inspirent énormément, Vassily Kandinsky, Roland Chanco, Maurice Estève, Diego Riviera, Pablo Picasso et d’autres ; indépendamment des modes, j’essaie de parvenir à une synthèse des tendances multiples de l’art contemporain. Je tente une mutation du sujet tout en adoucissant la rigueur architecturale de l’esquisse. Je travaille avec amour une pâte savoureuse que je pose avec douceur ou en touches vivaces.

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Pierre Montagard : « Les métamorphoses de l’impermanence »

Jusqu’au au 25 juillet 2026, du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 12h, chez Charles’Opticien à Etang Z’Abricot, immeuble Aqualina

— Par Marie Gauthier—

Très sensible à la beauté de la nature tropicale, Pierre Montagard arpente depuis presque 50 années, les sentiers forestiers de Martinique d’où il rapporte à l’atelier des végétaux qui l’inspirent. Les grands feuillages en décomposition sont pour lui un matériau de prédilection. Dans son laboratoire-atelier, il les traite pour stopper leur pourrissement et les conserver. De cette alchimie, apparaît alors leurs squelettes, des rides structurelles, d’étranges dentelles : écriture mémorielle d’une vie disparue.

Vient ensuite le travail du papier, artisanal ou industriel. L’artiste le baigne dans des jus de couleur, d’où résultent des bleus profonds de la nuit, des ocres dorés de soleil ou des rouges incandescents. Les feuilles de papier, telles des peaux, sont ensuite déchirées, offrant des contours aléatoires où s’entrevoient dans les brèches, les entrelacs des nervures nues préalablement collées sur le support. Ces découpes tremblées laissent imaginer, sous l’apparence des choses, un monde organisé dont on ne connaît pas nécessairement les lois.

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Mickaël Bé Caruge : « Rêve diurne »

Fondation Clément jusqu’au 5 juilet 2026

Rêver, selon une définition admise, c’est « laisser aller sa pensée », son imagination. L’action de rêver s’enrichit de sens, par son origine latine le mot « vagus », qui signifie « qui erre ».

Cependant, en peinture nos projections potentiellement irréalisables sont paradoxalement ce « sel de la terre », cette utopie libérale de l’artiste. Pour le champ de la peinture, le thème est prospère. À travers des réalisations visuelles poétiques, ce thème riche, largement exploré, permet de construire des espaces et des représentations qui donnent à voir les entrelacs, les lignes, tous les contours de l’imagination. C’est ce qui déclenche notre sensibilité, y compris à une échelle collective, mais qui pour la peinture devient une manière de débrider les possibles. La peinture, qui existera toujours par son apport sensible, sensualiste, est un bâton psychologique pour le peintre et peut devenir un bain de jouvence pour le regardeur. Il n’y a nul besoin d’autorité, d’enjeu de pouvoir et d’argent dans la peinture quand elle se fait magie, intuition, floraison. Elle peut calmer les esprits, elle peut panser les âmes.

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L’œuvre métaphore du désir amoureux

Exposition visible du 16 mai au 25 juillet 2026 du lundi au vendredi de 8h à 18h  | Cabinet médical Étang Z’Abricot, immeuble La Perle au 1er étage

— Par Marie Gauthier —

« La rose n’a pas de pourquoi »
Angelus Silésius (1624-1677),
poète et mystique allemand

D’emblée nous sommes sous le charme de l’œuvre de Moey et il en donne la raison : « parce que l’amour… ». Son thème de prédilection, arboré dans un souci esthétique et joyeux, présente des dessins délicats et multicolores, plus imaginaires que réalistes. Il y déploie, jusqu’à envahir toute la surface, un univers édénique luxuriant, floral décor de contes et merveilles.

L’artiste s’exprime par le dessin automatique qui confère à ses œuvres une liberté enchanteresse. Les motifs végétaux naissent et épanouissent pleinement leur nature, fusionnent parfois en ondulant dans un frémissement continu où l’on devine, dans les entrelacs, une présence animale : oiseaux, félins, flamants roses, poissons tropicaux, etc. Tout ce raffinement nous embarque, ravis malgré nous, dans une jouissance du voir, dans l’apparat d’une parade nuptiale.

À l’image des tapisseries mille-fleurs, ou plus proches de nous celles de Jean Lurçat dans Le Chant du Monde, des fonds sombres portent des graphismes de filaments fluorescents qui percent l’obscur et rappellent la broderie.

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“Possibles !” : un appel à projets pour expérimenter la ville de demain

Va jouer dehors ! est une association d’intérêt général fondée en 2019 par Matthieu Poitevin à la suite du drame de la rue d’Aubagne à Marseille. Face aux urgences climatiques, sociales et urbaines, l’association est née d’une volonté forte : repenser collectivement la manière de fabriquer la ville et ouvrir des perspectives plus durables, plus solidaires et plus désirables.

À la fois structure porteuse d’événements, média d’idées et espace de réflexion collective, Va jouer dehors ! réunit architectes, urbanistes, artistes, chercheurs, entreprises, élus, collectifs et habitants autour d’un même objectif : expérimenter une nouvelle urbanité, plus participative, plus joyeuse et plus attentive aux usages réels des territoires.

Dans cette dynamique, l’association lance l’appel à projets du Festival de la Ville 2050 pour les éditions 2026-2027-2028, sous le thème « Possibles ! ».

Du manifeste à l’expérimentation

Le Festival de la Ville affirme une conviction simple : la ville ne se raconte pas, elle se pratique. Ces trois prochaines éditions souhaitent devenir l’écho de celles et ceux qui veulent agir concrètement sur le terrain et inventer de nouvelles manières d’habiter, de construire et de partager la ville.

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Nan Goldin : This will not end well

— Par Dominique Daeschler —

Présentées au Grand Palais et à la chapelle St Louis de la Salpêtrière, dans des modules conçus par Hala Wardé, six oeuvres rassemblant vidéo et diaporamas, racontent cinquante ans de création de Nan Goldin. Un tout raconté en récits saccadés ce que permet la diapo, jouant de la photo comme autant de plans fixes auxquels on associerait le rythme des battements de cœur, le montage libérant la pensée. Fan de cinéma dès l’adolescence, Nan Goldin plonge dans sa vie pour nourrir son art. Au cours de ses études à l’école des Beaux-Arts de Boston, elle documente la vie qu’elle mène dans une communauté de drag-queens qui traîne autour d’un bar appelé The Other Side (première exposition de ces images à Cambridge). Présenté dans l’exposition comme une ouverture au monde de Goldin, il frappe par ces portraits à cru qui donnent leurs visages comme des livres ouverts A Londres, elle photographie skinheads et premiers punks.

Suivra le premier grand diaporama, The Ballad of Sexual Dependency, travail qui s’étend sur 41 ans, où on entre dans l’intimité de Goldin : l’amour est là, la dépendance, la recherche d’identité, la perte, la fuite.

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Moun Isi — 34 communes, 34 histoires

Du 12 mai au 27 juin, La Véranda de Tropiques-Atrium accueille Moun Isi, une exposition photographique signée René-Charles Suvélor, plus connu sous le nom de Bénny. À travers 34 portraits et 34 paysages, le photographe martiniquais dresse une galerie sensible et profondément humaine de la Martinique d’aujourd’hui.

Depuis plus de quarante ans, Bénny capture des instants de vie, des regards, des visages et des émotions. Né à Fort-de-France et grandi à Debriand, il découvre très jeune la photographie, avant d’exercer pendant de nombreuses années le métier de cuisinier. Mais l’appel de l’image, plus fort que tout, finit par s’imposer comme une évidence. Aujourd’hui, chaque cliché témoigne de cette passion intacte, nourrie par la rencontre et l’observation du réel.

Avec Moun Isi, l’artiste propose un voyage à travers les 34 communes de Martinique. Chaque portrait raconte une histoire singulière : une marchande, un pêcheur, un médecin, un inconnu croisé au détour d’une rue… Des femmes et des hommes de tous horizons, choisis pour ce qu’ils incarnent de vivant, d’authentique et d’universel. En écho à ces visages, des paysages viennent révéler la richesse et la diversité du territoire martiniquais.

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Un tiers-lieu artistique entre mémoire, création et transmission

Les ATeliers d’Art Contemporain du Marin (ATACM) s’installent dans une ancienne école

— Par Dominique Daeschler —

Depuis novembre 2025, une activité fébrile s’est emparée de l’ancienne école du Cap : bâtiments spacieux, galeries couvertes, immense pré central ont permis de mettre en place un projet ambitieux consacré aux Arts Plastiques qui allie les qualités d’un lieu de proximité en milieu rural à la présence d’artistes et d’œuvres. Le maire du Marin a dit oui au pari de l’association ôdis7 de transformer une partie de l’ancienne école en lieu permanent d’art contemporain. A la manœuvre, Martine Baker et Habdaphaï plasticiens ont conçu un lieu très largement ouvert aux expositions, installations, performances, ateliers et travail de sensibilisation. Il a fallu repeindre, décaper… Rendre le lieu ludique en transformant l’austérité des salles de classe entre jeux de lumière, découverte des œuvres et rencontre des artistes, attiser la curiosité par la multiplicité des propositions : expositions permanentes, expositions éphémères, travail de médiation, ateliers. 60 artistes, 700 œuvres ont été offertes au regard du public (énorme affluence) lors des 4 jours d’inauguration officielle en avril : Severino, Barthe, Maure, Cauquil, Caruge, Orosemane, Baker, Habdaphai, Porry, Cuvelier et tant d’autres.

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Ofildelo : nouveau chantier participatif du 8 au 10 mai 2026

Chantier participatif du 8 au 10 mai 2026

Ateliers et rencontres scolaires – 7 et 12 mai 2026

Fort-de-France, mai 2026


Présentation du projet

Le Port de plaisance de l’Étang Z’Abricot, la CACEM et l’association Un Oeuf ont le plaisir d’annoncer la poursuite du projet OFILDELO.

Ce projet artistique, environnemental et citoyen transforme le front de mer de l’Étang Z’Abricot en un parcours unique mêlant :

  • art urbain
  • sensibilisation écologique
  • valorisation touristique

Porté par le Port de plaisance de l’Étang Z’Abricot et la CACEM, et imaginé par les artistes du collectif Un Oeuf, OFILDELO interroge la place de la nature et des espèces aquatiques dans notre manière d’habiter la ville.

À travers :

  • une fresque monumentale
  • des installations artistiques
  • des outils ludo-éducatifs

le projet invite habitants, visiteurs et promeneurs à redécouvrir la richesse de la biodiversité marine et côtière martiniquaise.

🌐 Site web : www.ofildelo.org

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OFILDELO : un projet artistique et participatif au fil de l’eau

 📅: Samedi 2 et dimanche 3 mai 2026 8h30 à 17h00📍  Port de plaisance – Étang Z’Abricot
Porté par le Port de plaisance de l’Étang Z’Abricot et la CACEM, le projet Au Fil de l’eau, imaginé par le collectif Un Oeuf, s’inscrit dans une démarche de dynamisation urbaine autour d’un enjeu essentiel : redonner toute sa place à la nature et aux espèces aquatiques dans nos espaces de vie.

Pensé comme un projet global, il associe créations artistiques — fresque monumentale, parcours sonore, mobilier urbain — et outils ludo-éducatifs visant à sensibiliser le public à la richesse de la biodiversité marine locale. En collaboration avec le Parc Naturel Marin de Martinique, garant de la rigueur scientifique, les artistes ont exploré les habitats et les espèces présents autour du port pour en proposer une interprétation artistique originale, entre abstraction et inspiration naturaliste.

Situé au cœur d’un quartier très urbanisé, le Port de plaisance de l’Étang Z’Abricot devient ainsi un espace réinventé, propice à la promenade, à la découverte et à la réappropriation collective. Ce projet est avant tout une aventure humaine, rendue possible grâce à l’implication conjointe des artistes, des acteurs locaux, et de nombreux bénévoles ayant déjà contribué à la réalisation de la première phase.

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Des artistes antillais dans le métro parisien

Par Alex Lollia —

Thierry Alet, responsable de la POOL ART FAIR a pris l’initiative d’organiser une campagne d’affichage dans le métro parisien.

A cette occasion les œuvres d’une douzaine d’artistes seront présentées au public du 20 au 26 Avril 2026. Cet événement sera sans doute un acte singulier dans l’histoire de la création artistique aux Antilles.

Depuis une quinzaine d’années, on assiste à une impressionnante éclosion dans le domaine des arts plastiques. Cette explosion de formes et de couleurs est d’autant plus surprenante que parallèlement, nos sociétés semblent en pleine dérive. Elles étouffent sous la cloche du mutisme. La philosophie politique et les sciences humaines ne nous disent plus rien à propos de nous-mêmes.

Alors, l’art serait-il en avance sur les concepts, dont nous avons besoin pour penser notre réel ?

Dans les entrailles du métro parisien, où les femmes et les hommes du Tout-Monde se mêlent et s’entremêlent, des artistes guadeloupéens ont choisi de faire signe. Faire signe à l’autre, quel que soit cet autre, dans cet espace de correspondances où les identités se frôlent, se frottent, se font et se défont.

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Exposition : « L’irréversible » jusqu’au 4 avril

— Par Philippe Charvein —

L’adjectif qualificatif « irréversible » désigne une réalité inéluctable ; une réalité dont la progression se poursuit jusqu’à son terme, sans que rien ni personne ne puisse la stopper.

Le plus souvent associé à la négativité, ce terme n’est pas sans évoquer la tragédie en arrière-plan.

L’exposition qu’il nous est donné de voir (en relation avec la revue « Recherches en Esthétiques », de Dominique BERTHET), envisage plutôt ce terme comme un substantif évoquant, au contraire, la poussée – irrécusable, inextinguible – d’un mouvement vital… mouvement par le biais duquel s’expriment – malgré tout – la vie, la nature, l’humanité… mouvement vital éminemment associé à l’espoir et à l’optimisme.

Quatorze artistes sont donc conviés – conviées à l’occasion de cette exposition collective : Victor ANICET, Michèle ARRETCHE, Christian BERTIN, Julie BESSARD, Manon CASAGRANDE, Chantal CHARRON, Bruno CREUZET, HABDAPHAI, Hugues HENRI, Hamideh HOSSEINI, Valérie JOHN, Robert MANSCOUR, Luz SEVERINO, Henri TAULIAUT.

Quatorze artistes qui déclinent donc « L’irréversible » dans ses aspects les plus divers : humain, géologique, cosmique, onirique, physique.

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Jean-François Boclé, l’art comme mémorial des violences de l’histoire

Jean-François Boclé, artiste martiniquais majeur de la scène contemporaine, est décédé à l’âge de 55 ans. Peintre, sculpteur, vidéaste, performeur et écrivain, il laisse derrière lui une œuvre dense et engagée, traversée par la mémoire coloniale, les violences historiques et la recherche d’un « Nous » capable de dépasser les fractures du monde contemporain.

Un enfant de Martinique marqué par son île

Né en 1971 à Fort-de-France, Jean-François Boclé passe ses premières années en Martinique, dans un environnement qui marquera profondément son imaginaire et sa pensée. Il quitte l’île à l’adolescence pour poursuivre ses études en métropole, mais restera toute sa vie profondément attaché à ses racines caribéennes. La Martinique, avec ses blessures historiques et sa richesse culturelle, restera au cœur de sa réflexion artistique.

Après des études de littérature moderne à la Université Paris-Sorbonne, il choisit de se consacrer aux arts plastiques. Il intègre l’École nationale supérieure d’art de Bourges en 1992 avant de poursuivre sa formation à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris entre 1995 et 1998. Cette formation dans deux institutions majeures de l’enseignement artistique français ouvre rapidement à Boclé les portes de la scène contemporaine internationale.

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Écriture d’une danse : Valérie H.Biegel

— Par Philippe Charvein

Ecriture et Danse – Danse et Ecriture : deux moyens d’expression, en apparence éloignés, mais se retrouvant dans le projet conçu par Valérie H.BIEGEL consistant à restituer une danse… la danse du jour qui se lève et se déploie en strates ; la danse des individus ; la danse de l’humanité ; la danse de l’écriture… danse multiple et protéiforme donc, qui est celle de la vie en fin de compte… une vie qui s’affiche et s’imprime dans ses « pleins et déliés », s’écrit en permanence, comme pour ne pas être happée par l’informel du néant ; comme pour défendre une identité.

L’exposition de Valérie H.BIEGEL est ainsi une célébration d’un mouvement vital… toujours actuel, toujours présent, même dans les réalités les plus ténues ; d’une écriture – elle-même vitale – qui véhicule une envie d’être et d’exister.

Il nous semble important de restituer ce vaste mouvement d’ensemble – sur un pas de danse sans cesse renouvelé – qui met précisément en scène l’histoire d’une humanité disparue, transformée en texte.

Notons à cet égard l’intégration de textes et de mots au cœur même des toiles, comme pour rehausser ce dialogue permanent entre notre humanité et cette instance – auctoriale – mystérieuse qui la porte tout en disant la réalité de son être et de ses aspirations ; comme pour rehausser la dimension philosophique d’une épopée intérieure restituant la fragilité de notre histoire en regard de l’ordre naturel.

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