Catégorie : A l’affiche

Nicolas de Staël : La couleur jusqu’au vertige

– par Rodolf Etienne

De la Russie révolutionnaire aux rivages de la Méditerranée, Nicolas de Staël (1914-1955) a traversé l’histoire de la peinture moderne comme un artiste impossible à enfermer dans une école.

En une quinzaine d’années, ce peintre d’origine russe, devenu français, a construit une œuvre où la matière, les formes et les couleurs composent un langage d’une liberté exceptionnelle.

Souvent associé à l’abstraction lyrique, il n’a pourtant jamais accepté de choisir définitivement entre abstraction et figuration. Sa disparition brutale, à 41 ans, a contribué à faire de lui une figure tragique. Mais derrière la légende demeure l’essentiel : une œuvre qui continue d’interroger notre manière de regarder le monde.

Un enfant de l’exil, une vie en mouvement

Nicolas de Staël naît le 5 janvier 1914 à Saint-Pétersbourg, dans l’Empire russe, au sein d’une famille de l’aristocratie. Son père, Vladimir Staël von Holstein, est un officier de l’armée impériale. La révolution russe de 1917 bouleverse l’existence familiale. Les Staël quittent leur pays et trouvent refuge en Pologne. La mort du père en 1921, puis celle de la mère en 1922, laisse Nicolas et ses deux sœurs orphelins.  Lire Plus

Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Agenda culturel (31 octobre au 8 novembre 2026)

Du 31 octobre au 8 novembre 2026, la Martinique déploie une programmation culturelle où se croisent danse contemporaine, théâtre caribéen, musique, arts plastiques et célébration de la langue créole.

De Fort-de-France au Vauclin, du François aux Trois-Îlets, cette première semaine de novembre offre l’occasion de découvrir des artistes, de revisiter les mémoires et de faire vivre les lieux culturels de l’île.

Du 3 au 8 novembre : les écritures théâtrales prennent possession de l’île

Le principal temps fort de la semaine est sans doute Les Théâtrales de novembre, organisées par ETC Caraïbe, structure martiniquaise consacrée à l’accompagnement et à la valorisation des écritures dramatiques contemporaines. Pendant six jours, lectures, spectacles, ateliers et rencontres investissent plusieurs communes, dessinant une géographie théâtrale qui dépasse les scènes traditionnelles.

  • Jeudi 5 novembre, à 19 h, l’Espace Pory-Papy, au Carbet, accueille Le 7 mai 1902, de Dan Dantin. Le texte revient sur les tensions politiques et humaines précédant la catastrophe de Saint-Pierre.
  • Vendredi 6 novembre, à 19 h, Terre d’Arts présente La Petite Fille que le soleil avait brûlée, de l’autrice haïtienne Andrise Pierre, dans une mise en scène de Rita Ravier.
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