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« Au NON du père » de Ahmed Madani : une dramaturgie du réel et du libre arbitre

— Par Hélène Lemoine —

On connait bien Ahmed Madani en Martinique. « Illumination(s) », « F(l)ammes », « Incandescences », « J’ai rencontré Dieu sur Facebook » ont bouversé, enthousiasmé publics et critiques.  Avec Au non du père il poursuit sa recherche théâtrale singulière, située à l’endroit fragile où la vie réelle devient matière scénique sans jamais se réduire au témoignage. Le spectacle s’inscrit pleinement dans la trajectoire d’un artiste qui, depuis plusieurs décennies, interroge la capacité du théâtre à accueillir des récits minorés et à les transformer en expériences esthétiques partagées. Après la realation Mère/fille dans « J’ai rencontré Dieu sur Facebook » , dans Au non du père, la quête d’Anissa — retrouver un père absent — constitue moins un sujet qu’un dispositif, un point d’entrée vers une réflexion profonde sur la filiation, la liberté individuelle et le pouvoir de la fiction.

La présence d’Ahmed Madani sur scène est centrale. Il n’y apparaît ni comme garant d’une vérité, ni comme simple accompagnateur, mais comme une figure de médiation. À la fois auteur, metteur en scène et partenaire de jeu, il orchestre le récit tout en acceptant d’en perdre le contrôle.

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Agenda culturel… pour les jours qui viennent

🔶 MARDI 27 JANVIER

⏰ À 9h
🎬 « Biguine », un film de Guy Deslauriers
📍 Médiathèque du Lamentin

Par Patrick Chamoiseau
Avec Micheline Mona, Max Télèphe | 10 novembre 2004 en salle | 1h 30min | Documentaire, Drame, Musical

Synopsis
En Martinique, à la fin du XIXe siècle. Abandonnant la plantation dans laquelle ils travaillent, Hermansia et Tiquitaque, un couple de musiciens, décident de s’installer à Saint-Pierre. La ville est alors le phare culturel des Caraïbes. Nos héros ont l’intention d’y vivre de leur musique.
Mais ils vont vite déchanter. Là-bas, on ne s’intéresse qu’à la musique occidentale et on rejette leur « folklore » de plantation. Commencera alors une longue dérive pendant laquelle ils feront l’apprentissage de ces nouveaux sons venus d’ailleurs.

ℹ️ Infos : 0596 517 788 / 0596 666 888


⏰ 14h

🎬 Résurrection Un film de Bi Gan Festival de Cannes – Prix Spécial 2025
📍 Tropiques-Atrium Salle Frantz Fanon
🎭 Drame / Policier ⏱️ 2h40 🌍 Chine, France – 2025

🎥 Avec
Jackson Yee, Shu Qi, Mark Chao, Li Gengxi, Huang Jue,
Chen Yongzhong, Guo Mucheng

📝 Synopsis
Dans Résurrection, une femme, après une opération cérébrale, se retrouve en état de semi-conscience dans un monde dévasté.

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Reprendre Racines

Rencontres Photographiques de Guyane – Place des Palmistes, Cayenne
Jusqu’au 25 janvier 2026, puis en itinérance en Guyane en 2026

Dans un contexte mondial marqué par l’accélération des crises écologiques, sociales et spirituelles, Reprendre Racines s’inscrit comme une proposition artistique et politique forte. Présentée dans l’espace public de la place des Palmistes à Cayenne, cette exposition conçue par la Fondation Dapper dans le cadre des Rencontres Photographiques de Guyane invite à repenser en profondeur notre relation au vivant, aux territoires et aux mémoires qui les traversent. Elle s’inscrit dans la thématique Florestania, développée pour l’édition 2025 par la commissaire invitée Ioana Mello, qui interroge la forêt non comme ressource, mais comme matrice de relations, de savoirs et d’histoires.

Depuis 2012, la Biennale Internationale des Rencontres Photographiques de Guyane, portée par la Maison de la Photographie Guyane-Amazonie (MAZ) sous la direction artistique du photographe Karl Joseph, constitue un espace de rencontre entre artistes, chercheur·ses, commissaires et publics. À travers expositions, projections et temps d’échange, elle contribue à nourrir une réflexion collective sur le rôle des images dans la compréhension des territoires amazoniens et des enjeux contemporains.

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Didier Meynard : exposition

Visible jusqu’au samedi 07 mars 2026
L’Artocarpe – Contemporary Art
55 rue Victor Hugo, 97160 Le Moule, Guadeloupe

L’Artocarpe a l’honneur de présenter une exposition inédite de Didier Meynard, artiste peintre majeur de la scène contemporaine, à l’occasion de son retour en Guadeloupe, terre de ses racines familiales. Cette exposition s’inscrit comme un temps fort, à la fois intime et universel, où la peinture devient espace de mémoire, de transformation et de dialogue avec le vivant.

Né en 1960 à Bar-le-Duc (Meuse) de parents guadeloupéens originaires de Petit-Bourg, Didier Meynard débute très tôt la peinture. Dès les années 1990, son travail est exposé en France et à l’international. Membre de la Maison des Artistes depuis 1994 et de la Fondation Taylor, son parcours est marqué par de nombreux voyages, notamment en Inde et aux États-Unis, ainsi que par des rencontres décisives avec des traditions picturales anciennes et des pratiques visuelles contemporaines.

La peinture de Didier Meynard se déploie comme un territoire d’exploration sensible, où les figures émergent, se transforment et échappent à toute narration figée. Les corps, traversés de traces, de sillages et d’effacements, semblent pris dans un état de métamorphose permanente.

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Imposture, fraude et arnaque de la « soup joumou » :

Les errements têtus de Dominique Domerçant, indocte « historien » de la gastronomie haïtienne

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, une branlante et comateuse librairie sise à la Rue des Pas perdus et qui, de nos jours encore, reçoit la visite d’improbables lecteurs… Une librairie ? Plutôt une sorte de chétive tour de Babel où s’entassent pêle-mêle de vieux romans ébréchés et jaunis, des rêves endimanchés partis sans laisser d’adresse, des palabres abandonnés au grenier dont on a perdu la clef… Des palabres borgnes, manchots ou cul-de-jatte… Des palabres lourdement indoctes lorsque l’ignorance –en ses plissures sentencieuses, insouciantes et bavardeuses–, brandit ses trompettes et se pare des habits élimés d’une toute virtuelle axiomatique, comme pour mieux masquer la profondeur de son aveuglement…

Oyez, oyez ! La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, où palabrent une petite sizaine de voisins fort occupés à déguster un article paru en Haïti le 10 janvier 2026 dans Le National, « Journal de la soup joumou ?

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« Peuple Haïtien! » & « Le Monde »

— Par Jean-Bernard Bayard —-
Peuple Haïtien!
Pousse tes cris de désespoir oh peuple si opprimé
Victime du courroux occidental et de tes dirigeants
Toi qui par ton sang as su gagner ton émancipation
Lève-toi encore une fois et réclame ta fière liberté

Tes racines sont peut-être profondes et nombreuses
Mais des prédateurs et des parasites les ont rongées
Et le tronc de l’arbre de la liberté n’a jamais repoussé
Il te faudra éliminer tes détracteurs locaux et étrangers

Dénué de toute cohésion ta pirogue erre sans gouvernail
Tes ressortissants se chamaillent comme des nécrophages
Le monde entier t’avilit et te traite pire que son excrément
Si tu ne te relèves pas personne d’autre ne le fera pour toi

Reprends ta grande collectivité d’indomptables grenadiers
Défends donc avec tout ton courage ta vertueuse humanité
Redeviens le phare de la cruelle décolonisation occidentale
Et une fois pour toutes garde ta place de la reconnaissance

Jean-Bernard Bayard

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Imposture, fraude et arnaque de la « soup joumou »

Retour programmé de la « soup joumou » dans la gastronomie du Jour de l’An 2026
 — Par Robert Berrouët-Oriol (*)

La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, une branlante et comateuse librairie sise à la Rue des Pas perdus et qui, de nos jours encore, reçoit la visite d’improbables lecteurs… Une librairie ? Plutôt une sorte de chétive tour de Babel où s’entassent pêle-mêle de vieux romans ébréchés et jaunis, des rêves endimanchés partis sans laisser d’adresse, des palabres abandonnés au grenier dont on a perdu la clef… Des palabres borgnes, manchots ou cul-de-jatte… Des palabres lourdement indoctes lorsque l’ignorance –en ses plissures sentencieuses, insouciantes et bavardeuses–, brandit ses trompettes et se pare des habits élimés d’une toute virtuelle axiomatique, comme pour mieux masquer la profondeur de son aveuglement…

Oyez, oyez ! La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, où palabrent une petite sizaine de voisins fort occupés à déguster un article paru en Haïti le 10 janvier 2026 dans Le National, « Journal de la soup joumou ?

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« Lawond Sud Santé » : une semaine pour bouger, prévenir et prendre soin de soi dans le Sud

Du 17 au 23 janvier 2026, le territoire de l’Espace Sud vivra au rythme de la première édition de Lawond Sud Santé, un événement itinérant inédit dédié au bien-être, à l’activité physique et à la prévention santé. Pensé pour tous les publics, cet événement propose une semaine d’animations 100 % gratuites, accessibles aussi bien aux sportifs confirmés qu’aux curieux souhaitant adopter de meilleures habitudes de vie.

Portée par le Contrat Local de Santé Intercommunal (CLSI) de l’Espace Sud, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé et de nombreux acteurs locaux, cette initiative vise à rapprocher la santé des habitants, valoriser les équipements communautaires et encourager des modes de vie plus sains, dans une ambiance conviviale et festive.

Sport, santé et culture au cœur des communes du Sud

Tout au long de la semaine, Sainte-Luce, les Anses d’Arlet, Ducos et les Trois-Îlets accueilleront des temps forts mêlant activités sportives terrestres et nautiques, animations culturelles, moments festifs et actions de prévention.

Au programme : randonnées littorales, aquagym, kayak, initiation à la yole, longe-côte, mais aussi soirées sportives originales, animations carnavalesques et ateliers pratiques autour de la mobilité douce.

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2026 pou sèvi lakoz lanng kréyol-la tou.

— Par Térèz Léotin —

Dépi an tan tan koumansé fè tan, chouval-bwa lé zanné ka tounen tounen’y, é sé pa jòdi. An lanné ka pati, ek san ped tan, anlot ka rivé lamenm dèyè’y, jikkont pou kous kouri sé 365 jou-a pé toujou kontinié bay alé yo. Nou tout sav sa. Kon tout lézot avan’y, lanné 2025 tounen tounen’y tou, i débatjé zanmi, i kontinié alé épi sa ki té za abò ek i batjé dot. Sé lavi ki lé’y. Lanné 2025 kité dèyè’y, moun ka kontinié hélé anmwé an Palestin, Mayot, Bénézwel, Matinik, ek toupatou dot koté éti ladézespérans pozé patjé’y ek la démokrasi pòkò menm sav ki jou i kay koumansé ralé kalpat. I kité Latè ka kontinié fè jik pwop koy menm lapenn. I kité’y la dé lanmen’y bwaré ka prédié, pou laglas pa kontinié fonn, pou lanmè pa valé lilet, é pou toupatou pa tounen dézè, nonpli. I kité Latè la ka mandé padon ba fot, limenm pa jenmen konmet.

Kidonk pou kriyé Latè za kriyé sové’y, pou sin i za ban nou, es fok pa an 2026 nou fini pa wè i ka ralba poubon, pou nou pòté mannev avan two ta baré nou.

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Chofé Vidé, parades et concerts : Fort-de-France lance son Carnaval 2026

Les parades organisées à l’approche des jours gras devraient, comme chaque année, rassembler un public nombreux, composé de groupes à pied et de carnavaliers. Le Carnaval 2026 de Fort-de-France débute officiellement ce week-end, marquant le lancement d’une nouvelle saison festive. L’édition de cette année s’articule autour du thème « Marétet épi chapo », qui met en avant la créativité, la mémoire collective et les traditions carnavalesques.

Le coup d’envoi des festivités sera donné le vendredi 16 janvier avec le traditionnel Chofé Vidé. De 18 heures à 21h30, une parade animera le centre-ville au départ du Grand Marché couvert. Cet événement constitue chaque année la première manifestation officielle du carnaval et rassemble musiciens, danseurs et participants autour des rythmes traditionnels.

Le lancement officiel du carnaval aura lieu le dimanche 18 janvier avec une grande parade de groupes à pied autour de la Savane. La journée débutera dès 10 heures sur la Place de la Savane avec le Débi Laréji Kannaval, un village carnavalesque réunissant artisans, artistes, associations et institutions culturelles. Cet espace mettra en valeur les savoir-faire locaux et les expressions culturelles du territoire.

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Parutions du 13 janvier 2026

📚 Au programme

  • Le dernier numéro de la revue Confluences Méditerranée consacré à l’Iran

  • Un essai majeur sur le retour de la puissance dans les relations internationales

  • Des analyses inédites sur le conflit israélo-palestinien, vues depuis l’Amérique latine

  • Des ouvrages de référence sur l’Algérie, la Russie, la RD Congo

  • Des réflexions en sciences politiques autour de la laïcité à l’école et de la désobéissance civile

🌍 RELATIONS INTERNATIONALES

🇮🇷 Iran

L’Iran face à ses crises
Collection : Confluences Méditerranée

Les contributions réunies dans ce dossier interrogent la pluralité des crises que traverse l’Iran : politiques et institutionnelles, économiques et énergétiques, sociales et écologiques, mais aussi culturelles et internationales.
Au-delà des discours officiels et des antagonismes géopolitiques, l’ouvrage met en lumière la société iranienne elle-même — femmes, jeunes, artistes — et ses dynamiques internes.

EAN : 9782336536392
📅 Parution : 04/12/2025
📐 Format : 155 × 240 mm
📄 Pagination : 210 pages
💶 Prix : 20,00 €

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Abishag ou le féminin comme matrice du vivant

Artiste plasticienne, créatrice textile et passeuse de sens, Abishag développe une œuvre plurielle où peinture, matière, bijou et vêtement dialoguent autour d’un même fil intérieur : la transmission.

Nourrie d’un héritage familial métissé, d’une formation artistique entre l’Afrique et l’Europe, et d’un engagement profond auprès des publics fragilisés, Abishag explore le féminin comme matrice du vivant, espace de réconciliation, de guérison et de transcendance. Dans cet entretien, elle évoque sa dynamique créatrice, sa relation à la couleur, à l’Afrique, à l’amour et à l’énergie, et interroge, au-delà des clivages, ce qui relie l’art à l’essence même de l’être.

Entretien avec Rodolf Étienne

Rodolf Étienne : Ce qui est fascinant quand on découvre ou redécouvre ton rendu artistique, c’est la richesse de ses tonalités et la diversité de ses formes d’expression. Chaque approche semble portée par une véritable profondeur, une recherche singulière. Comment expliquer cette dynamique presque kaléidoscopique de la création ? Est-elle le fruit d’une longue maturation intérieure, d’une réflexion qui s’affine autour d’un message singulier à transmettre ? Relève-t-elle plutôt d’un choix esthétique assumé, d’une volonté de donner à voir la pluralité des regards et la diversité de l’expérience humaine ?

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Conférence « Hurler les failles »

Autour de la revue haïtienne des cultures créoles DO-KRE-I-S

Mardi 13 janvier à 18h30 
Tropiques Atrium – Scène nationale de Martinique
Salle Frantz Fanon
Entrée libre

Créée en Haïti, la revue DO-KRE-I-S est une publication annuelle bilingue (créole/français) consacrée aux langues et aux cultures créoles à l’échelle internationale. Depuis 2017, elle s’inscrit dans une démarche éditoriale exigeante visant à valoriser la création contemporaine et la réflexion critique issues des mondes créolophones, tout en favorisant les circulations entre territoires, disciplines artistiques et champs de pensée.

La revue se donne pour mission de constituer un espace de référence pour la création, la recherche et la transmission autour des cultures créoles. Chaque numéro s’articule autour d’un thème fédérateur — Voyage, Miroir, Marge(s), Traces, Fête, Fragment(s) / Mòso, Turbulence(s) / Dezòd — permettant d’interroger les dynamiques de la créolisation, de la mémoire, du déplacement et des héritages coloniaux dans une perspective à la fois esthétique, politique et sociale.

DO-KRE-I-S rassemble des contributions issues de la littérature, des arts visuels, de la photographie, de la recherche universitaire et de la critique. Elle propose des récits intimes, des essais et des œuvres plastiques qui explorent les notions de fragment, de désordre, d’hybridation et de travers comme des forces créatrices capables de remettre en question les hiérarchies culturelles, les processus d’assimilation et les formes de domination.

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8ème Concours Voix des Outre-Mer

Grande Finale📅 Jeudi 29 janvier 2026 à 19h30 | 📍 Amphithéâtre de l’Opéra de Paris Bastille

Présentation du Concours

Le Concours des Voix des Outre-mer a été fondé par deux passionnés de musique et de transmission artistique :

  • Fabrice Di Falco (contre-ténor de renommée internationale, originaire de Martinique)

  • Julien Leleu (contrebassiste de jazz)

Ces derniers consacrent plusieurs mois de l’année à dispenser des formations gratuites aux futurs candidats dans les Outre-Mer, afin de promouvoir et de soutenir les talents vocaux d’exception.

Les Finalistes

Qui succédera à Axelle Saint Cirel (Guadeloupe), Luan Pommier (Guadeloupe), Livia Louis-Joseph Dogué (Martinique), Marie-Laure Garnier (Guyane), Laetitia Volcey (La Réunion), Winona Berry (Saint-Barthélémy) et bien d’autres… ?

Ne manquez pas la grande finale le 29 janvier 2026 à 19h30 et venez découvrir qui rejoindra la prestigieuse liste des lauréats !

Programme Préliminaire

Avant la grande finale, plusieurs événements jalonneront le parcours des candidats :

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Toussaint Louverture ou le souffle de la liberté

Vendredi 16 janvier à 19h30 | Tropiques Atrium – Salle Frantz Fanon
Au cœur d’un moment crucial de l’histoire en 1803 et découvrez l’extraordinaire parcours de Toussaint Louverture, de simple esclave à Premier Général Noir de l’Armée française, puis 1er Gouverneur noir de Saint-Domingue.
L’intrigue prend un tournant dramatique lorsque Bonaparte accuse injustement Toussaint, alors Gouverneur de Saint Domingue, de rébellion, le condamnant à l’exil au Fort de Joux en Franche-Comté.
Dans ce cachot glacial, entre solitude et incertitude, Toussaint Louverture attend un hypothétique procès. Ses seules interactions sont avec le Général Caffarelli, envoyé pour enquêter, et Émile, son geôlier franc-comtois. Malgré leurs différences évidentes, une amitié inattendue naît entre ces hommes, unis par leur humanité commune.
Une combinaison habile d’humour et de drame.

Extraits
« Je suis Toussaint Louverture, mon nom s’est peut-être fait connaître jusqu’à vous. Je veux que la liberté et l’égalité règnent à St Domingue.. Unissez-vous à nous, frères, et combattez avec nous pour la même cause ! Vivre libre ou mourir ! »

Le geôlier : Dans la gazette, on vous appelle le Noir des Lumières !

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L’imposture idéologique et méthodologique de l’économie mainstream

— Par Nestor Radjou, mathématicien et économiste —

Alors qu’il est indispensable de développer en Guyane l’esprit rationnel et critique, l’enseignement académique et les médias français imposent et enferment la pensée populaire guyanaise dans la vision dogmatique de l’économie mainstream, d’inspiration néolibérale (le modèle standard actuel en Occident). Pourtant, il existe d’autres approches de l’économie, que cette théorisation de l’économie au service du capitalisme libéral, dont le principal corollaire est la politique de l’offre et de la croissance. Or, pour industrialiser et développer la Guyane, il nous faut absolument changer nos grilles d’analyse et les adapter à notre contexte régional. Nous ne pouvons pas assimiler la production occidentale des connaissances sans nous questionner sur leurs fondements et leur adaptabilité à notre environnement. Dans cette perspective, et au vu des égoïsmes, des inégalités et des insécurités que nourrissent les politiques libérales mises en œuvre, nous ne pouvons pas nous dispenser d’une réflexion sur l’économie libérale et ses alternatives.

Tout d’abord, l’économie nous concerne tous et nous en sommes les principaux acteurs. Elle imprègne notre vie quotidienne et nous implique en tant que producteur, consommateur, salarié … et même comme électeur, puisqu’il s’agit toujours d’un choix de société, dont l’économie est le substrat.

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Fête patronale de la Ville du Marin : le programme de l’édition 2026

Du 10 au 31 janvier 2026 | Thème : « Van dan vwèl »

En ce début d’année 2026, la Ville du Marin invite toute la population à vivre un temps fort de partage, d’identité et de célébration à l’occasion de sa fête patronale, qui se tiendra du samedi 10 au samedi 31 janvier 2026.

Placée sous le thème évocateur « Van dan vwèl », cette édition rend hommage à l’âme maritime du Marin, à l’engagement de ses femmes et de ses hommes, et tout particulièrement à la tradition des yoles, véritable sport-roi et symbole de fierté communale. Huit yoleurs de la commune, proposés par les comités de quartiers, seront mis à l’honneur pour leur implication et leur transmission des valeurs marinoises.

Durant trois semaines, la ville vibrera au rythme d’un programme dense et fédérateur mêlant traditions, culture, sport, musique, jeunesse et convivialité. Cérémonies officielles, manifestations sportives, rendez-vous culturels, animations carnavalesques et grands concerts viendront ponctuer cette période festive, pensée pour tous les publics.

Le lancement officiel aura lieu le samedi 10 janvier, avec la messe patronale en l’église Saint-Étienne, suivie de la grande parade réunissant élus, associations, conseils de proximité, autorités civiles et militaires, accompagnés de groupes à pied.

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Cépérou, veilleur des commencements

Aéroport de Cépérou

— Par Patrick Chamoiseau —

C’est en Guyane, dans la ville de Cayenne, sur le mont Cépérou.

Cépérou fut un chef amérindien de Guyane, probablement issu des peuples Galibi/Kalinago, présent au début du XVIIᵉ siècle, à l’instant terrifiant où l’Europe colonialiste aborde les rives de l’Amazonie.

Cépérou régnait — ou plutôt veillait — sur la zone d’où s’élèvera plus tard la ville coloniale de Cayenne. Dès lors, lorsque les Français arrivèrent, ils ne trouvèrent pas une terre vide, mais un monde habité, pensé, rêvé, cultivé et nommé.

Ils trouvèrent un pays.

Contrairement aux récits borgnes de la « découverte », la rencontre entre Cépérou et les Français relève d’une complexe mise-sous-Relation : échanges obliques, alliances chaotiques, hospitalités tragiques, tensions et trahisons. Le monde entre alors sous domination capitaliste occidentale. Cépérou ne s’agenouille pas. Il se pose, il s’oppose, il propose, il compose, dans les tourbillons du possible et de l’impossible.

Le mont Cépérou, qui surplombe aujourd’hui Cayenne, porte son nom comme on porte une cicatrice lumineuse : c’est un paysage-mémoire et c’est un étendard.

Il dit que l’équation collective guyanaise repose sur une antériorité amérindienne puissante.

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Non à l’impérialisme ! Solidarité avec la population du Venezuela !

— Collectif d’organisations syndicales et politiques(*) —
Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les États-Unis d’Amérique ont lancé une opération militaire de grande ampleur sur la capitale du Venezuela, Caracas. Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, et sa femme, Cilia Flores, ont été enlevé.es et placé.es en prison à New York. Selon les premières estimations, 78 personnes seraient mortes au cours de l’opération, parmi lesquelles au moins une civile.

Cette agression impérialiste et coloniale ordonnée par Donald Trump viole ouvertement la Charte des Nations unies et la Constitution des USA.

Cette attaque signe le retour du pire de l’impérialisme étatsunien en Amérique latine, s’inscrivant dans l’inflexion globale vers l’extrême droite.

Les justifications à géométrie variable de « lutte contre le narcoterrorisme » sont contredites par les affirmations de Trump lui-même, qui assume pleinement sa volonté de domination coloniale et d’accaparement des ressources du pays, notamment pétrolières.

Les violations des droits humains et démocratiques perpétrées par le régime de Maduro sont bien réelles, tout comme les effets sur la population des sanctions imposées par les administrations américaines. En revanche, ni le peuple vénézuélien ni les Nations Unies n’ont donné mandat aux États-Unis pour intervenir et s’accaparer des ressources du pays.

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« Un style aux quatre couleurs… » & « Don Quichotte »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Un style aux quatre couleurs…

J’écris des vers en vert
envers et contre tout
car j’aime la Nature
et puis, par-dessus tout,
je respecte la Terre…

Mais si j’écris en bleu,
c’est que me prend le blues
quand j’ai des bleus à l’âme,
que dans mon cœur il pleut
car me quitte une femme
quand je n’ai plus de flouze…

Parfois j’écris en rouge,
tel un bon professeur
soulignant les erreurs,
quand soudain je m’enflamme,
voulant que les choses bougent…
Me monte à la plume le sang
quand je suis en colère
car je vois la misère
du peuple et suis conscient
des souffrances d’enfants

Pour finir, j’écris en noir
en fait la plupart du temps
parce qu’en tant qu’anar,
je refuse la dictature
et dans mon écriture
de noirs traits d’esprit la rature !

Je dépeins le bonheur,
fustige la douleur
avec cœur et sans peur
d’un style aux 4 couleurs !

Don Quichotte

Se mesure la force d’un homme
à sa capacité d’indignation
face à l’injustice et l’oppression !
Moderne Don Quichotte face aux moulins
à paroles et à vent

que sont les politiciens,
religieux prosélytes et publicitaires,
tous ces brasseurs, vendeurs de vent,
menteurs et escrocs patentés

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Peut-on sauver nos élu.e.s de la noyade ?

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Réunie le lundi 5 janvier 2026, l’Assemblée de Martinique a adopté à l’unanimité ‘’une délibération ouvrant la voie à la création et à la mise en œuvre d’une autorité unique en matière d’eau et assainissement’’.

Faut-il laisser prospérer nos politiques dans cette voie ?

Selon nos élu.e.s, cette autorité unique devrait permettre de :

renforcer la gouvernance du service public ;

améliorer la continuité et la qualité du service rendues aux usagers ;

favoriser la solidarité entre communes et bassins ;

mutualiser les moyens humains, techniques et financiers en plus d’une meilleure coordination des acteurs.

Ces fondements sont connus de tous nos dirigeants et peuvent être appliqués sans difficulté ! Dans ces conditions cette délibération prouve l’échec politique en matière de gestion de l’eau. Certains de nos politiques chérissent l’idée de se voir occuper des postes qui, à terme, pourraient les plonger dans une exploitation abyssale ; avec cette vague de submersion politique, il conviendrait de sauver la Martinique de la noyade politicienne. Autrement cette lecture laisserait sous-entendre qu’il y aurait un deal secret à exploiter !

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Vivez Fenêtre(s) sur Haïti 2026

Tropiques Atrium, du 12 au 17 Janvier !

Lundi 12 janvier à 17h. Vivez Fenêtre(s) sur Haïti Vernissage ▪️EXPOSITIONS : Hurler les failles – Exposition du PABE et de ses invité.e.s et FIGI de Jérôme Sainte-Luce – du 13 janvier au 14 Février. l

Lundi 12 janvier à 19h ▪️CINÉMA : –Projection du documentaire  Koutkekout de Joseph Hillel
Synopsis : En Haïti, au temps du choléra et des gangs, des artistes choisissent les arts vivants pour résister. Malgré la faim et la peur au ventre, ils mettent en scène la dignité et le courage d’un peuple. Leurs histoires s’entremêlent entre fiction et réalité. Le théâtre est partout : dans la rue, dans le vodou, dans la politique.

Mardi 13 janvier à 18h30▪️CONFÉRENCE de Jean Erian Samson : Hurler les failles –
Hurler les failles
Jean Erian Samson
« Hurler les failles » est une conférence qui interroge les fractures profondes de notre monde contemporain — coloniales, politiques, linguistiques et culturelles — à partir d’une parole poétique et critique. S’inspirant de la correspondance éditoriale Hurler les failles menée avec l’artiste brésilienne Yara Ligiéro, Jean Erian Samson propose de dépasser le murmure des douleurs pour leur donner une voix radicale, capable de réveiller les zones d’ombre de l’histoire et des sociétés actuelles.

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L’interrègne antillais

Un nouveau monde est entrain de naître aux Antilles : lignes de force, lignes de fracture ?

— Par Jean-Marie Nol —

Le vieux monde de la départementalisation se meurt, un nouveau monde chaotique est entrain de naître , alors de fait , quelles sont les lignes de force du changement de paradigme du désengagement de l’État français en cours en Guadeloupe et Martinique ?

La Guadeloupe et la Martinique abordent l’année 2026 dans un climat de trouble profond et de violence , nourri par l’intuition diffuse que quelque chose d’essentiel sur le plan politique et sociétal est en train de se défaire dans l’ordre du monde. Longtemps, les sociétés antillaises ont vécu dans un cadre relativement stabilisé, protégées des grands soubresauts géopolitiques et économiques par la solidité des institutions françaises, par l’appartenance à l’Union européenne, par un modèle social généreux et par un niveau de vie sans équivalent dans la région caribéenne. Cette situation, héritée de la départementalisation, a permis d’assurer une relative paix sociale, d’élever les conditions matérielles d’existence et de contenir les fractures issues de l’histoire longue de l’esclavage et de la colonisation.

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Un consortium d’artistes réunis à la Dominique imagine la Caraïbe de demain

Dessiner le futur des imaginaires caribéens

Du 5 au 13 janvier 2026 – Cochrane, Dominique

La résidence artistique L’Orizon

Du 5 au 13 janvier 2026, à la Dominique, le projet An Ba Lanmè réunit sept artistes originaires de la Dominique, de la Martinique et de Sainte-Lucie pour une résidence artistique consacrée à l’exploration et à la création de récits caribéens contemporains.

Intitulée L’Orizon, cette résidence clôture le premier cycle de résidences d’An Ba Lanmè. Elle propose un temps de travail collectif autour de la manière dont la Caraïbe se raconte aujourd’hui :

  • Écrire à partir de quel(s) point(s) de vue ?

  • À partir de quels héritages ?

  • Quelles réalités contemporaines mettre en lumière ?

Explorer et réinventer les imaginaires caribéens

Dans un contexte marqué par les héritages coloniaux, les circulations migratoires et les expériences partagées du bassin caribéen, la résidence explore la manière dont les imaginaires et les représentations caribéennes se construisent et se transmettent.

An Ba Lanmè invite les artistes à interroger ces récits afin d’en faire émerger de nouveaux, ancrés dans :

  • les réalités contemporaines,

  • les mémoires collectives,

  • les imaginaires caribéens d’aujourd’hui.

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2026 pou sèvi lakoz lanng kréyol-la tou.

— Térèz Léotin —

Dépi an tan tan koumansé fè tan, chouval-bwa lé zanné ka tounen tounen’y, é sé pa jòdi. An lanné ka pati, ek san ped tan, anlot ka rivé lamenm dèyè’y, jikkont pou kous kouri sé 365 jou-a pé toujou kontinié bay alé yo. Nou tout sav sa. Kon tout lézot avan’y, lanné 2025 tounen tounen’y tou, i débatjé zanmi, i kontinié alé épi sa ki té za abò ek i batjé dot. Sé lavi ki lé’y. Lanné 2025 kité dèyè’y, moun ka kontinié hélé anmwé an Palestin, Mayot, Bénézwel, Matinik, ek toupatou dot koté éti ladézespérans pozé patjé’y ek la démokrasi pòkò menm sav ki jou i kay koumansé ralé kalpat. I kité Latè ka kontinié fè jik pwop koy menm lapenn. I kité’y la dé lanmen’y bwaré ka prédié, pou laglas pa kontinié fonn, pou lanmè pa valé lilet, é pou toupatou pa tounen dézè, nonpli. I kité Latè la ka mandé padon ba fot, limenm pa jenmen konmet.

Kidonk pou kriyé Latè za kriyé sové’y, pou sin i za ban nou, es fok pa an 2026 nou fini pa wè i ka ralba poubon, pou nou pòté mannev avan two ta baré nou.

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