M' A

Photovoltaïque : produire de l’énergie sans éteindre le vivant

— Collectif —

Alors que le solaire au sol s’étend rapidement en France, son impact sur la biodiversité interroge. Entre effets contrastés et choix d’implantation décisifs, une autre manière de concevoir ces projets devient indispensable.

Entre 75 000 et 124 000 hectares. Telle est, dans les scénarios prospectifs de l’Ademe, la surface mobilisée par le photovoltaïque au sol pour atteindre entre 92 et 144 gigawatts d’ici 2050. Si le gouvernement français lui, vise désormais 48 gigawatts en 2030 et jusqu’à 80 gigawatts en 2035, et s’il a récemment freiné le déploiement du solaire en faveur du nucléaire, le développement de cette énergie renouvelable reste malgré tout une priorité stratégique déjà en œuvre, notamment depuis la loi Aper de 2023.

Mais alors que, dans de nombreuses régions de France, l’énergie solaire est en pleine expansion, de nombreuses questions méritent notre attention : Quelles plantes poussent encore, à l’ombre des panneaux ? Est-ce que les insectes se maintiennent sur les terrains où sont installés des panneaux solaires ? Comment un champ de panneaux solaires peut limiter la faune sauvage ?

Sur le terrain, développeurs de parcs solaires, bureaux d’étude en environnement, collectivités, associations, scientifiques, services instructeurs de l’État et gestionnaires d’espaces naturels se retrouvent eux confrontés à un enjeu de taille : comment produire une énergie renouvelable tout en préservant le vivant ?

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1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

7 4 2026.

Anse à l’Âne
La croix et le fromager.

Quand une puissance avorte
elle se délite
en forces et en pouvoirs

La puissance assurée
n’habite
que le suspens
de ses mille possibles

Elle élêve
Elle ouvre infiniment

pour chacun et pour tous.

P.C.

 

05 04 26

Anse à l’âne.

Rendre visible

non pas l’invisible
mais bien l’indivisible

du tout relié à tout
et au moindre détail.

Gourmandise de l’artiste.

P.C

04 04 26

Une aube à l’Anse à l’âne.

Ce qui ne se voit pas soutient ce qui se voit.
Puissance de l’invisible.
Réel inextricable.

P.C

23 03 26.
Rencontre avec les classes terminales du lycée de Bellevue et du lycée Schoelcher.

Écrire, cest lire.
Lire, c’est explorer ; relire, c’est habiter.

L’écrivain est un artiste : il crée du langage dans les langues : il les désarme ou les libère — les amplifie ainsi

Les artistes sont ceux qui élèvent l’acte de création au principe même de toute leur existence.

L’acte de création véritable est un geste d’autorité intérieure, de pertinence et de courage.

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Soirée Marilyn Monroe

📅 Lundi 6 avril ⏰ 20h55  📍 Arte

20h55 : « Sept ans de réflexion », un film de Billy Wilder

Avec Marilyn Monroe, Victor Moore, Tom Ewell, Robert Strauss, Evelyn Keyes, Sonny Tufts, Oskar Homolka, Marguerite Chapman, Dolores Rosedale, Donald MacBride, Carolyn Jones, Butch Bernard, Dorothy Ford, Roxanne, Doro Merande – Genre : Comédie | Nationalité : Etats-Unis | Année : 1955 | Durée : 110 minutes
Synopsis :
En cette chaude matinée d’été, Richard Sherman se mêle à la foule d’hommes d’affaires venus larguer femmes et enfants à la gare pour les vacances. Alors que les fauves à l’affût de chair fraîche sont lâchés, cet éditeur de livres de poche, marié depuis sept ans, ne cesse de le répéter : «Pas moi !» Mais, de retour chez lui, il a la surprise de croiser sa nouvelle voisine, d’une sensualité renversante. Lorsque la demoiselle manque de le tuer en faisant tomber un plant de tomates sur son transat, Richard flanche aussitôt et lui propose de venir boire un verre dans son appartement climatisé
22.40 Documentaire Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix
(55 mn)
Privée de l’affection de sa mère, Gladys, qui va l’abandonner, et marquée par l’absence d’un père illégitime, Norma Jeane Mortenson, née à Los Angeles le 1er juin 1926, est ballottée d’orphelinat en famille d’accueil
Programme arte
Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix
23.35 Documentaire Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix
(55 mn)
De son enfance chaotique aux plateaux hollywoodiens, retour sur l’ascension fulgurante de l’iconique Marilyn Monroe, à l’occasion du centenaire de sa naissance.

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Addiction aux réseaux sociaux : le verdict qui fissure l’impunité d’Instagram et YouTube

Par Rob Nicholls (*) —

Pour la première fois, un jury américain reconnaît que l’addiction peut venir de la conception même des plateformes. Une décision qui pourrait déclencher une vague mondiale de poursuites contre la tech.

Instagram et YouTube présentent un défaut de conception qui rend ces réseaux sociaux addictifs, a jugé un jury aux États-Unis. Le jury de Los Angeles a mis près de neuf jours à rendre son verdict dans cette affaire historique intentée par une femme identifiée sous les initiales KGM contre les plateformes de réseaux sociaux. Il a accordé 3 millions de dollars (2,6 millions d’euros) de dommages et intérêts, Meta (propriétaire d’Instagram) étant jugé responsable à 70 % et Google (propriétaire de YouTube) à 30 %. Le jury a ensuite accordé 3 millions de dollars supplémentaires de dommages punitifs.

TikTok et Snap ont tous deux conclu un accord à l’amiable, dont les termes restent confidentiels, avant le début du procès de six semaines. Il s’agit de la deuxième lourde défaite de Meta devant les tribunaux américains la même semaine. Le 24 mars, un jury du Nouveau-Mexique a en effet jugé l’entreprise coupable d’avoir dissimulé des informations sur les risques d’exploitation sexuelle des enfants et sur les effets néfastes de ses plateformes sur la santé mentale des mineurs.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

La Martinique au bord du choc

Pourquoi l’économie de la Martinique est en chute libre,  et comment cela va s’accélérer fortement en 2026 ?

— Par Jean-Marie Nol —

La guerre en Iran va chambouler les perspectives de reprise de l’économie pour la Martinique.
Le conflit en Iran pourrait faire grimper cette année l’inflation à 3,6 % en Martinique , et amputer la croissance de 2 points . Un retournement de scénario brutal pour la collectivité territoriale de la Martinique .Force est de souligner que la crise iranienne pourrait compliquer l’équation budgétaire pour la CTM. L’hypothèse d’un choc énergétique majeur ne serait pas sans conséquence sur des finances publiques déjà exsangues.On a connu le quoi qu’il en coûte. Je crois qu’on peut dire que la maîtrise des finances publiques en transparence doit se faire quoi qu’il arrive désormais », a déclaré le Premier ministre Sébastien Lecornu, en introduction d’une réunion avec les ministres chargés de l’économie et du budget.L’effort pour réduire le déficit est passé très majoritairement, à ce stade, par la hausse des prélèvements. De nombreux économistes s’accordent à dire que le plus facile a été fait, tandis que le plus difficile politiquement, réduire les dépenses, reste à venir.

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« Pak Nou », de Patrick Mathelié-Guinlet

Pak Nou

Pak, ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak.
Pak atak, Pak atak,
matoutou krab !

Krab pa ni mak,
chak krab an lak,
chak krab an bak,
chak krab an sak,
chak krab an pak
èk san di hak,
krab pak an pak
èk bonda-man-jak…

Pak atak, Pak atak,
matoutou krab !
Pak, ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak.
Pak atak, Pak atak…

Sanmdi-gloriya, san di hak
danmyé ka tonbé, pak !
Tanbou ka bat, lavwa rak,
majò ka pété pak
pas tak an tèt,
lévé-fésé pa jé makak !

Pak atak, Pak atak,
sa sé zak nou,
sa sé Pak nou,
Pak, ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak,
ti tak, ti tak Pak…nou !

Patrick Mathelié-Guinlet

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Historicité contextuelle de la Résurrection du Christ.

— Par Camille Loty Malebranche —

La consternation totale qui frappait les disciples de Jésus et les femmes chrétiennes, ne pouvait en aucun cas générer en trois jours une mythomanie euphorique et un délire de victoire sans un fait exceptionnel pleinement vécu par ceux qui le rapportaient. Aucune machination n’aurait pu avoir le temps d’être montée et nul ne se donnerait à la mort pour affirmer une chose aussi extrême que la résurrection s’il n’en avait la preuve.

Par delà son aspect mystique, dogmatique où elle est le socle de la foi chrétienne, la résurrection de Jésus doit être prise et comprise dans son contexte, où il est impossible que ce fût un mensonge de forcenés affabulateurs ou de débiles mythomanes.

Revoyons les faits dans cette Jérusalem où Jésus, arrêté un vendredi, martyrisé, humilié par les moins que rien de tout acabit, mort le même jour sur le gibet ignoble de la croix est – à l’aube du dimanche suivant, au lendemain du très strict sabbat juif – déclaré vivant par les femmes qui disent l’avoir rencontré en allant embaumer son corps, puis, par des disciples à qui il a parlé et avec qui il a mangé, et qui iront prêcher sa résurrection au péril de leur vie.

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« Pillowgraphies », par le Cie La BaZooKa

Les 9, 10 & 11 avril à 19h30 au T.A.C. (Théâtre Aimé Césaire)

— Par Hélène Lemoine —

Pillowgraphies, conçu par la compagnie La BaZooKa, propose une exploration chorégraphique originale fondée sur le jeu d’illusion et une approche accessible de l’histoire de la danse. Imaginé par Sarah Crépin et Étienne Cuppens, il s’adresse à un public large, en particulier familial, en combinant simplicité visuelle et richesse de références.

La pièce repose sur un dispositif scénique minimal : des interprètes recouverts de draps blancs, plongés dans une lumière noire. Ce procédé efface les appuis au sol et donne l’impression que les corps flottent dans l’espace. L’illusion, volontairement rudimentaire, renvoie à une imagerie enfantine du fantôme, tout en permettant un travail précis sur le mouvement. Par de légères variations – inclinaison, rythme, posture – les danseurs parviennent à individualiser leurs présences et à suggérer des émotions, malgré l’absence de visages visibles.

La chorégraphie, élaborée en collaboration avec les interprètes, s’organise comme une suite de tableaux sans parole. Elle alterne des moments collectifs (défilés, compositions géométriques, effets de groupe) et des séquences plus individuelles où se dessinent des caractères distincts.

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« Cinq Grands Empires » « Comme Si » &  » Régner », de Jean-Bernard Bayard

Cinq Grands Empires
L’Empire Carolingien de 814 était de 1, 200,000 kilomètres carrés
C’était la fin du règne du roi Charlemagne ou kaiser Karl der Grosse
Du Saint Empire Romain Germanique de 768 à 814 Roi des Francs
Pendant quarante-six ans donna naissance à la civilisation occidentale

L’Empire du Mali de 1380 était de 1,100,000 kilomètres carrés en Afrique
Quarante-trois ans après le règne de l’homme le plus riche de son époque
Mansa Musa fut roi de cette empire nègre pendant vingt-cinq ans 1312-1337
Son pèlerinage à la Mecque de 1324-1325 fut légendaire pour sa richesse

L’Empire Inca de 1527 était de 2,000,000 kilomètre carrés du nouveau monde
Lieu sacré de Machu Picchu dans les Andes fut envahi par Pizarro en 1526
Ce qui commença le déclin de ce puissant empire d’une richesse fantastique
Et marqua le début d’un génocide Inca, Aztèque et Maya par Charles Quint

L’Empire Espagnol de 1600 était de 218, 000,000 kilomètre carrés en un siècle
L’Espagne de 505,911 Kilomètres carrés en 1492 au Roi Philip III de 1598-1621
Avait augmenté son royaume avec 217,492,089 kilomètre carrés de conquêtes
Les Grandes Découvertes et le Colonialisme du Nouveau Monde lui sont attribués

L’Empire Britanique de 1920 était de 35, 500,000 kilomètre carrés fut le plus vaste
George V de 1910 à 1936 était le plus puissant monarque de la révolution industrielle
L’Angleterre possédait des colonies et territoires sur tous les continents du monde
Imaginé que l’ampleur des Etats-Unis est seulement de 9,631,419 Kilomètres carrés
Jean-Bernard Bayard

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« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie 1

Avant-propos

Luttons ou mourons

Les historiens, dans bien des cas, n’insistent pas assez sur les éléments de « complot international », lorsqu’ils tentent de cerner les causes et les effets de la « décadence » de la République d’Haïti. Il s’agit d’un état situationnel provoqué par les anciens maîtres de cette colonie jadis juteuse et prospère. C’est cet angle de traitement que ceux qui se donnent pour mission de rédiger l’histoire doivent prioriser pour éviter que l’autoculpabilisation ne déroute l’énergie et la conscience de la lutte. Depuis les événements politiques qui ont conduit à la naissance de la patrie haïtienne, les pays comme les États-Unis, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, le Canada etc., n’ont-ils pas tout tenté pour prouver que les anciens esclaves ont échoué dans leur projet de construire et de vivre dans une société libre, un État indépendant et un pays prospère ? Jusqu’à présent, pourrait-on dire, ils ont réussi. Ce peuple de la Caraïbe vit actuellement dans une réserve miséreuse, sans faune et sans végétation, comme des animaux de l’âge préhistorique, dont ils semblent hériter le tragique destin. 

La route qui doit faire lever le soleil sur les ajoupas des pauvres, y compris ceux de la République d’Haïti, passera inévitablement par une lutte révolutionnaire.

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« Roulette » & « Coup de blues »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Roulette

La vie, c’est comme au casino :
un pur jeu de hasard
où faut tirer l’bon numéro !
Que tu le veuilles ou non,

tu dois jouer de toute façon.
Depuis que le destin croupier
sa bille d’ivoire a lancée,
pour toi il est déjà trop tard…

Tu n’peux plus rien y faire :
soit tu gagnes ou tu perds,
ne reste que l’espoir…
Soit c’est rouge ou c’est noir,
soit c’est pair ou impair…

Rien ne va plus, les jeux sont faits !
Ton sort est désormais
dans les aveugles mains
de la Dame Fortune…

Peut-être que demain
t’auras plus une tune
ou alors tu feras la fête
car elle n’en fait qu’à sa tête

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Non à la loi S.U.R.E

Le jeudi 2 avril à 14h au Tribunal judiciaire de Fort-de-France

NON A LA LOI S.U.R.E

NON A UNE JUSTICE EXPÉDITIVE !

Mobilisons-nous pour une Justice réelle en faveur des victimes !

Nous demandons la censure pure et simple du projet de loi visant à l’instauration d’un plaider-coupable pour le jugement des crimes.

M. Darmanin veut juger les viols en un jour.

M. Darmanin veut juger les criminels sexuels sans que les victimes puissent s’exprimer lors d’un procès !

NON !

Ce que nous méritons, ce n’est pas “moins de justice”, c’est plus de justice ! Plus de moyens, humains et financiers, pour la Justice ! !

Les crimes sexuels, dont 95% des victimes sont des filles et des femmes, doivent être jugés en Cours d’assise ! Dans un contexte où la culture du viol est portée par le masculinisme, le courage des plaignantes mérite le respect des institutions.

Depuis #Metoo, les enquêtes pour crimes sexuels se multiplient, et la parole des victimes trouve un écho dans les tribunaux. Elle permet à d’autres de prendre le courage d’affronter une institution judiciaire qui, historiquement, les brise plus souvent qu’elle ne les répare.

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Projet de loi SURE : le choix d’une justice criminelle au rabais

Le Syndicat de la magistrature se mobilise avec le Syndicat des avocat·es de France (SAF) et le collectif d’avocat·es Colère noire contre l’adoption du projet de loi porté par le garde des Sceaux, et visant à sacrifier encore davantage la justice criminelle, plutôt que d’envisager d’enfin y allouer des moyens supplémentaires.

Publié le 31 mars 2026

Le projet de loi dit « SURE » porté par le garde des Sceaux, qui vient consacrer une justice au rabais, sera examiné par la commission des lois du Sénat le 8 avril, puis en séance publique les 13 et 14 avril prochains.

A travers ce texte, le gouvernement propose de créer une procédure de « jugement des crimes reconnus », véritable plaider-coupable criminel. Ainsi, sur la base d’un aveu et de l’acceptation d’une qualification pénale, un·e accusé·e pourrait acquiescer à une peine proposée par un·e procureur·e de la République lors d’un entretien à huis-clos, éventuellement en visioconférence, et être condamné·e à une peine de trente années de réclusion criminelle dans le cadre d’une audience d’homologation sans débat contradictoire, sans audition de témoins ni d’experts.

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Présentation du projet de loi S.U.R.E.

1. Un contexte de crise du système pénal

Le projet de loi S.U.R.E. (« Sanction utile, rapide et efficace ») s’inscrit dans un contexte de dysfonctionnement du système pénal français marqué par trois difficultés majeures :

  • Un taux de récidive élevé (environ 60 % dans les 5 ans après une peine ferme), qui interroge l’efficacité des sanctions.
  • Une surpopulation carcérale chronique, empêchant l’exécution effective de toutes les peines.
  • Des délais de jugement excessifs, pouvant atteindre plusieurs années en matière criminelle.

Face à ces limites, la réforme vise à rendre la justice plus rapide, plus effective et plus dissuasive, tout en favorisant la réinsertion.

2. Les principaux axes de la réforme

a) L’introduction d’un « plaider-coupable » criminel

Le projet prévoit la création d’une procédure inspirée de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), appelée :

  • Procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR)

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Exposition : « L’irréversible » jusqu’au 4 avril

— Par Philippe Charvein —

L’adjectif qualificatif « irréversible » désigne une réalité inéluctable ; une réalité dont la progression se poursuit jusqu’à son terme, sans que rien ni personne ne puisse la stopper.

Le plus souvent associé à la négativité, ce terme n’est pas sans évoquer la tragédie en arrière-plan.

L’exposition qu’il nous est donné de voir (en relation avec la revue « Recherches en Esthétiques », de Dominique BERTHET), envisage plutôt ce terme comme un substantif évoquant, au contraire, la poussée – irrécusable, inextinguible – d’un mouvement vital… mouvement par le biais duquel s’expriment – malgré tout – la vie, la nature, l’humanité… mouvement vital éminemment associé à l’espoir et à l’optimisme.

Quatorze artistes sont donc conviés – conviées à l’occasion de cette exposition collective : Victor ANICET, Michèle ARRETCHE, Christian BERTIN, Julie BESSARD, Manon CASAGRANDE, Chantal CHARRON, Bruno CREUZET, HABDAPHAI, Hugues HENRI, Hamideh HOSSEINI, Valérie JOHN, Robert MANSCOUR, Luz SEVERINO, Henri TAULIAUT.

Quatorze artistes qui déclinent donc « L’irréversible » dans ses aspects les plus divers : humain, géologique, cosmique, onirique, physique.

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Wondin komin Matinin

— Par Daniel M. Berté —

Wondin komin Matinin

Man an pàn épi Sizàn dan an vàn Sentàn
Man kout-lanmen mayengwen ek yenyen Omaren
Man grafiyen Jilien an nen Voklen
Man kaka twa fwa Périola Ofanswa

Man vòlè penwobè bòdlanmè Wobè
Man maté Marité-gro-tété Trinité
Man kouri an lapli an lari Sentmari
Man koko pou zabriko an dalo Marigo

Man kwenyen Adriyen an bouden Loren
Man fent san krent an kolokent Baspwent
Man ba souba koutba Makouba
Man wè kokangnè atè Granriviè

Man brè sipè ek labyè Préchè
Man kolè lè man wè malfentè Senpiè
Man bonbé san tonbé ché Bébé Kawbé
Man pèn épi Jilièn an pitèn Belfontèn

Man kòkot Finot an lapot Kazpilot
Man pè léswè bò la kawyè Chelchè
Man ral mal chouval Bòdkannal Foyal
Man wenyen tet-pen bonmaten Lanmanten

Man bos san fos an ti-ros Dikos
Man gadé dé sikriyé volé Lavièsalé
Man monté milé a dé Twazilé
Man grenpé a pié koté Ansdawlé

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« La classe verte. Chasse aux sargasses » & « Ti Racoun et les sargasses »

Les sargasses sont de retour en Martinique et en Guadeloupe !
L’année 2026 risque d’être la pire année en matière d’arrivage et d’échouage de ces algues depuis 2011 !

A cette occasion, Carïbéditons publie le roman jeunesse (6/8 ans) Chasse aux sargasses ! de la série La Classe Verte de Lucie Labbouz et Sophie Hirsch (cf fiche de l’ouvrage en bas de page) et rappelle l’album illustré enfant (3/5 ans) Ti Racoun et les sargasses de Emsie.

Deux ouvrages indispensables pour expliquer aux enfants ce fléau et ses conséquences ainsi que les différentes solutions pour le combattre.

Chasse aux sargasses ! a été publié dans le cadre du projet SARG’COOP II cofinancé par le programme de coopération européen INTERREG-Caraïbe 2021-2027.

La classe verte. Chasse aux sargasses
– Auteures : Sophie Hirsch et Lucie Labbouz
– Date de sortie en librairie : 13 mars 2026
– ISBN : 9782373112603
– Prix TTC HEXAGONE : 7,30 €
– Public : Première lecture (6ans et plus)
– Format : 140 x 190 mm
– Paginations : 48 pages
– Résumé : Arsène fait sa première rentrée aux Antilles dans une classe de CE2 surnommée « la classe verte ».

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Racisé : un terme utile pour penser le racisme, mais qui fait débat

 — Publié par The Conversation(*) —

Le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, victime de propos racistes sur Cnews, a déclaré qu’il « n’aime pas trop » le terme « racisé » et préfère celui d’« héritier de l’immigration ». Il ajoute qu’« aucun habitant des quartiers populaires ne se qualifierait spontanément de racisé ». Depuis des années, la notion de « personne racisée » fait débat. Que signifie-t-elle, et pourquoi est-elle polémique ?

Nécessaire au débat et à la lutte contre le racisme pour les uns, la notion de « personne racisée » apparaît à d’autres comme la « pire insulte qui soit » ou comme un « des mots les plus épouvantables du vocabulaire politique ».

Qu’est-ce donc qu’une « personne racisée », et pourquoi cette notion fait-elle tant polémique ? Il existe aujourd’hui une diversité de définitions et cela occasionne malentendus et confusions dans le débat public.

Au moins trois définitions coexistent et une personne racisée renvoie respectivement à :

  1. Une personne non-blanche.
  2. Une personne victime de racisme.
  3. Une personne qu’on qualifie en anglais académique de « racialisée » (« racialised ») et il faut a minima entendre par  que certains considèrent cette personne, fût-ce à tort, comme étant membre d’une « race biologique ».

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Kabaré Z, le premier cabaret institué de Martinique

Un espace de libération, de création et de plaisir partagé : à l’Arobase ce Vendredi 3 avril

Kabaré Z s’affirme comme le premier cabaret queer, féministe et caribéen de Martinique. Porté par l’association Zanmi et initié par Nadia Chonville, écrivaine et docteure en sociologie, le projet propose des spectacles réguliers, chaque premier week-end du mois, dans la salle foyolaise L’Arobase, à Schoelcher.
La grande première, déjà complète, aura lieu ce vendredi 14 novembre.

Nadia Chonville définit ainsi sa démarche :

« Le Kabaré Z proposera des spectacles présentant des stratégies de libération féministes et queer pour la Caraïbe, dans une esthétique empruntant aux imaginaires martiniquais, à leurs rituels sacrés et jouissifs. Nous glorifierons les danses, les mouvements, les couleurs et les sons de nos innovations culturelles féminines caribéennes. »

Elle poursuit :

« Quand les femmes caribéennes bougent, parlent, dansent, chantent, leur expression est souvent interprétée comme une provocation sexuelle destinée aux hommes hétérosexuels. Or, nous affirmons que ces mouvements ont d’abord pour objet la libération et le plaisir de celles et ceux qui les accomplissent.

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« J’en ai marre », de Gary Klang

— Par Gary Klang —
J’en ai marre vous dis-je
Marre de la mer que l’on dit morte
Et de celle qui se retire sans crier gare
Marre de voir interdire à certains le droit de vivre
Comme si cela allait de soi
Comme si ce n’étaient pas des hommes des femmes et des enfants qui ne demandent qu’à jouir de la tendresse du jour et de la nuit
Sans l’affreux bruit des bombes et de la mort
Oui triste triste était mon âme
Même si jamais je n’ai connu ni le fracas des bombes
Ni l’odeur âcre de la mort
O Dieu des hommes
Faites que les murs et que la haine s’effacent
Tout comme le désir de tout avoir
Tout posséder
Sous prétexte que ces lieux n’appartiennent pas à ceux qui pourtant y ont toujours vécu
L’autre soir
un ami me disait que Judas Iscariote s’était pendu sur la terre de ses ancêtres
Dépossédés par ceux qui se croyaient chez eux
Au point que sa famille se retrouva sur une île des Antilles
Mais au lieu de trouver le repos
Il vit un jour sa maison brûler telle une torche maudite
Avec ses parents rendant l’âme devant lui impuissant

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La Semaine sainte en avril 1848 : la libération des esclaves de Case pilote.

— Par Yves-Léopold Monthieux —

La Martinique va bientôt fêter le 22 mai 1848 qui a été l’aboutissement d’une émeute qui a commencé comme souvent en Martinique par une injustice. On connaît moins celles qui ont précédé cette date historique et, parmi eux, les incidents qui se sont produits un mois plus tôt, le 23 avril 1848, le jour de Pâques, qui aurait pu connaître un sort différent. Ce ne fut pas une éruption de type péléen comme celui qui se déroulera à St Pierre, un mois plus tard, et qui foudroya tout d’un coup et d’un seul, mais une lente montée en puissance qui donna aux victimes potentielles le temps de se réfugier ailleurs. En cette semaine anniversaire je propose pour une nouvelle publication un extrait de l’article que votre chroniqueur avait signée en avril 2021.

« Qui ne se souvient de la Semaine sainte telle qu’elle fut pratiquée, notamment le jeudi saint, le vendredi saint et le samedi gloria ? Les cloches des églises faisaient relâche jusqu’au samedi tandis que les croix, statues et images étaient voilées. Pour remplacer les cloches les enfants de chœur se répandaient dans les rues en faisant crisser des crécelles, sorte de moulinet en bois qui s’appelait rara en Martinique.

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CTM : “Arrêtez, Monsieur le Président…”

— Les ContreChroniques d’Yves-Léopold Monthieux —

Fort-de-France, le 30 mars 2026

En ce siècle qui vient d’épuiser son premier quart-temps, on peut se demander quel est ce bout de terre où il est impossible d’apporter toute la lumière sur le BUMIDOM, le bureau de migration des départements d’Outre-Mer créé en 1963 et supprimé 18 ans plus tard. Quel est ce peuple où, au motif de faire prospérer le nationalisme, s’est trouvée une minorité pour empoisonner la vie de frères et sœurs partis pour France à la recherche d’un avenir meilleur ?

Quel est donc ce pays qui permet à son assemblée, dans un silence de mort, d’avaliser un faux grossier qui touche les propres parents de pratiquement tous les membres de la CTM. On peut comprendre qu’un autocrate, voyant sa toute-puissance trébucher, s’invente un coupable afin de se transformer en victime d’une situation ou d’un mauvais pas. Le scandale réside dans le calme d’une assemblée où aucun élu ne se lève pour s’opposer à l’énoncé d’éléments de langage d’un autre temps, qui furent fabriqués de toutes pièces au début des années 1960 par les nationalistes du Quartier Latin (Lire Edouard Delépine).

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Paradoxes et leçon foyalaise

—RS n° 440 lundi 30 mars 2026 —

Pour les élections municipales foyalaises, le GRS a exploré les possibilités de présenter une liste unitaire avec plusieurs organisations. Le critère premier était que cette liste se positionne clairement dans la défense des masses laborieuses sans prétendre être « la voix de tous les foyalais ».

Il était, et il est juste de postuler à la direction de la ville « capitale » toujours tenue par un PPM qui ne réussit pas à se remettre en question, et à construire un après-Césaire reprenant le meilleur de l’héritage, en se débarrassant de tares aussi vieilles que le césairisme lui-même.

Nous avons rencontré Combat Ouvrier, les InsoumiEs, le CNCP, PÉYI-A. La démarche, il est vrai plutôt tardive, n’a pas abouti.

À Schoelcher, RESPÉ a participé à une démarche relativement similaire, mais non paralysée par la question de la tête de liste, qui a eu un rôle central au sein de l’opposition foyalaise.

PREMIER PARADOXE FOYALAIS

Le premier paradoxe foyalais concerne en fait presque toute la Martinique. Toutes les listes en compétition à Fort-de-France avaient des têtes de liste contestant le système colonial, ou disant qu’un changement de statut politique serait nécessaire pour avancer.

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À Bout d’Haleine, J’Etouffe!

— Par Jean-Bernard Bayard —

À Bout d’Haleine, J’Etouffe!
Je me demande si George Floyd est d’origine Saint-Domingoise
Il a expié des forces de l’ordre qui refusait de voir son humanité
Tout comme toutes ces générations de Nègres en trois siècles
D’esclavage colonial que l’on croyait avoir été abolie par la loi

Je me demande si Abner Louima durant son calvaire a pu penser
À Vertières qui avait mis fin à la colonie de l’Île Saint-Domingue
Si loin de 1886 le vestige de l’esclavage des Amériques à Cuba
Et que nous vivons sans honte cent quarante ans plus tard

Je me demande si les pauvres réfugiés de la Rivière Rio Grande
Ont perçu ces agents à dos de cheval comme des esclavagistes
Et ont-ils pu imaginé les chiens venus de Cuba par Rochambeau
Et demander quand finira le racisme de la suprématie occidentale

Je me demande si Patrick Dorismond en l’an 2000 s’y attendait
D’être abattu comme un chien à cause de la couleur de sa peau
Comment expliquer à nos enfants qu’ils sont libre de choisir
Qu’avec justice et instruction ils peuvent réussir à tout faire
JB

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