M' A

Amazonie : Raoni Metuktire porte plainte contre Bolsonaro pour « crime contre l’humanité »

Le défenseur emblématique de la forêt amazonienne a saisi la CPI, accusant le président brésilien de « persécuter » les peuples autochtones.

Le cacique Raoni Metuktire, défenseur emblématique de la forêt amazonienne, demande à la Cour pénale internationale d’enquêter pour «  crimes contre l’humanité  » contre le président brésilien Jair Bolsonaro, accusé de «  persécuter  » les peuples autochtones en détruisant leur habitat et bafouant leurs droits fondamentaux.

«  Depuis son investiture [en janvier 2019, NDLR], la destruction de la forêt amazonienne s’est accélérée sans commune mesure : augmentation de la déforestation de 34,5 % en un an, taux d’assassinat de leaders autochtones le plus élevé depuis ces onze dernières années, effondrement et menaces des agences environnementales…  » résume la plainte du chef du peuple Kayapo et du cacique Almi Surui, dévoilée samedi par Le Monde et consultée par l’Agence France-Presse. «  Cette situation, la plus dramatique sur ces dix dernières années, résulte directement de la politique d’État développée par le gouvernement de Jair Bolsonaro  », qui vise à «  lever tous les obstacles pour piller les richesses de l’Amazonie  », poursuit la plainte, qui cible aussi plusieurs ministres.

Lire Plus =>

« Scum », un film coup de poing d’Alan Clarke

Lundi 25 janvier – 18h30 — Mardi 26 janvier – 14h — Salle Frantz Fanon 

Avec Ray Winstone, Mick Ford, Julian Firth
Nationalité britannique
4 octobre 2011 en DVD / 1h 38min / Drame

Synopsis :
Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement
Angleterre, années 1970. Trois jeunes, Carlin, Davis et Angel arrivent dans un borstal, un centre de détention pour mineurs. Ils ont peur. Ils ont raison, car ils vont connaître l’enfer. Dans le centre, c’est la loi du plus fort, la loi du plus méchant, le règne de la terreur et de l’humiliation. Pris dans l’engrenage infernal d’un système sans issue, Carlin, Davis et Angel n’ont plus qu’un but : survivre.
“’Scum’ est un film exemplaire, qui a traversé le temps sans rien perdre de son courage et de sa force.”

La presse en parle :
Critikat par Quentin Le Goff
L’étrange plaisir ressenti devant la réalité nauséeuse de Scum tient sûrement à la distance parfaite trouvée par Clarke. Seuls, la description froide et l’effacement du réalisateur seraient insupportables. Mais à force d’épouser leurs moindres mouvements, Clarke se fond subtilement dans ses personnages de petits merdeux (celui du titre, Scum, mais aussi le punk néonazi de Made in Britain et le hooligan de The Firm, petit chef assoiffé d’ultra violence); sans prendre ouvertement partie pour eux, sans jamais les abandonner non plus.

Lire Plus =>

Serions-nous vraiment « Les Damnés de la terre » ?

— Par Bernard Dendelé Leclaire —

« Les concitoyens font le Peuple. Si nous voulons « décoloniser » ce peuple il est clair que chaque être faisant alors « peuple » est en devoir immédiat tout d’abord de se libérer mentalement. Il y va que seul le chemin de l’individuel nous permettra in fine d’accéder au destin du collectif ». Frantz Fanon.

S’agissant d’un Centre des Arts plus rentable en l’état à être rasé que d’être terminé.

Lire aussi : L’avenir incertain du Centre des Arts et de la culture de Pointe-à-Pitre

En pays colonisé il faut savoir que chaque fois que l’argent public est jeté par la fenêtre nous perdons en capacité d’infrastructure, nous reculons et nous oblitérons notre possibilité d’émancipation. Chaque pièce dilapidée est un jeune guadeloupéen qui s’en va du pays, un compatriote qui perd son travail ou une famille en deuil de son devenir. Quand nos Politiques guadeloupéens comprendront-ils vraiment cela ? 

En 2021 nous n’avons plus droit à l’erreur et chaque seconde devient vitale pour la survie de la Guadeloupe.

Au sujet de ce Centre des Arts inachevé nous avons là, encore une fois, malheureusement l’exemple flagrant de ce que nous ne devons plus jamais faire.

Lire Plus =>

Covid-19 : dans les Antilles, un tourisme sous contrôle

— Marion Lecas, à Basse-Terre (Guadeloupe) —

Malgré une situation épidémique stabilisée, les préfets de Martinique et de Guadeloupe ont durci les conditions d’accès aux îles, dès lundi 18 janvier. En cause, la crainte d’importer les formes variantes du virus.

« Cela n’engage que vous si vous souhaitez quitter l’établissement. On vous conseille de ne pas le faire… Mais il n’y aura pas… disons, de vérification de notre part », souffle la réceptionniste d’un hôtel huppé de Guadeloupe. Partout, on cherche les mots pour rassurer les touristes, sommés depuis le 16 janvier de « s’auto-isoler » durant sept jours après leur arrivée, et de ne sortir qu’une fois testés. Les courses et déplacements pour rendez-vous médicaux restent autorisés. « Et les services annexes de l’hôtel, le spa ou le restaurant, seront toujours disponibles », ajoute avec empressement la même réceptionniste.

Engagement sur l’honneur, et non pas obligation réglementaire, la « septaine » est fondée sur le volontariat, et la confiance : « Il ne pourra y avoir ni contrôle, ni verbalisation », a précisé le préfet de Guadeloupe, Alexandre Rochatte, lors d’un point presse, mardi 19 janvier.

Lire Plus =>

Littératures : nouveautés du 24 janvier 2021

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

Lire Plus =>

Sciences sociales : nouveautés du 24 janvier 2021

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

Lire Plus =>

Lilian Thuram et le racisme culturel.

— Par André Laurent Labonne —

Dimanche 17 janvier 2021, Monsieur Lilian THURAM est intervenu sur T.F.1 ou il a traité du racisme.

Nous n’avons pas vu l’émission mais avons vu les critiques portées par le journal « valeurs actuelles », par ailleurs un élu du Rassemblement National (R.N), a exprimé que Monsieur THURAM aurait la haine de la France. Enfin les propos de Monsieur THURAM auraient choqué « le syndicat indépendant des commissaires de police », pendant qu’un autre expert explique que ce qu’il appelle l’attitude de THURAM viendrait des suites de l’affaire Georges FLOYD.

Les dires de Monsieur THURAM sont ceux d’un honnête homme.

Monsieur THURAM aurait déclaré : « Être français, ce n’est pas une couleur de peau ou une religion, certaines personnes défendent l’idée qu’être français, c’est être une personne blanche, de religion catholique. » .

Quoi de scandaleux dans ses dires ? je suis Français et je ne suis pas blanc, et effectivement certains qui sont bien présent dans les cercles médiatiques en France ont déjà énoncé qu’être Français c’est être une personne blanche et que le catholicisme serait la religion dudit Français .

Lire Plus =>

Les CCI d’outre-mer demandent un maintien des dispositifs d’urgence

L’Association qui regroupe les CCI d’outre-mer (ACCIOM) plaident pour maintenir le dispositif d’activité partielle et le report des charges notamment, alors que certaines aides devaient s’arrêter fin 2020 ou être revues à la baisse.

Les Chambres de commerce et d’industrie d’outre-mer plaident pour un maintien des dispositifs d’urgence de l’Etat et demandent que le plan de relance pour répondre à la crise économique causée par le Covid-19 permette de « relancer et transformer les économies ultramarines ».

L’Association qui regroupe les CCI d’outre-mer (ACCIOM) publie vendredi un livre blanc à destination du gouvernement qui prévoit de « faire de la crise une opportunité » en se focalisant sur cinq secteurs vitaux: le tourisme, le commerce, le BTP, les transports et l’industrie.

Lire aussi : Outre-mer : il faudra une décennie pour absorber les effets de la crise, estime cette étude

Maintien de l’activité partielle et des reports de charges

Pour que le monde économique ultramarin sorte de la crise, « il faut une certaine stabilité » car « nous ne voulons pas que cela se transforme en crise sociale en plus de la crise économique », a déclaré Carine Sinaï-Bossou, présidente de l’ACCIOM, à l’AFP.

Lire Plus =>

Lancement de Culturebox, une chaîne éphémère pour soutenir la culture

France Télévisions lance début février une chaîne éphémère baptisée Culturebox, « accessible sur tous les écrans ». Elle disparaîtra avec la réouverture des lieux culturels.

France Télévisions va lancer début février une chaîne éphémère sur la TNT, pour soutenir la culture particulièrement pénalisée par la crise du Covid-19. Culturebox sera diffusée jusqu’à la réouverture des lieux culturels, a annoncé vendredi 22 janvier le groupe public dans un communiqué.

Cette chaîne gratuite reprend le nom du site de France Télévision regroupant des contenus culturels, qui avait lui-même repris celui de l’ancien site d’information culturelle du groupe. Elle sera accessible sur « tous les écrans, notamment sur le bouquet de le TNT ».

Elle proposera des concerts, spectacles et autres captations de festivals, dont des spectacles inédits, ainsi qu’un rendez-vous quotidien avec des invités du monde de la culture, et des rediffusions de programmes culturels produits par le groupe public.

La chaîne s’arrêtera quand les salles rouvriront

Lire Plus =>

« Nègre », ce mot lourd du racisme et des crimes qui l’ont forgé

— Par Anne Chemin —

Les débats autour d’un match du PSG ou d’un roman d’Agatha Christie illustrent comment ce terme reste imprégné de la tragédie de l’esclavage et de la colonisation. La fierté de la négritude revendiquée dans les années 1930 ne suffit pas à effacer ce passé.

C’est un mot de cinq lettres dont la « claquante sonorité réveille comme un coup de fouet dans une plantation de canne à sucre ou de coton », estime l’écrivain haïtien Dany Laferrière. Un mot né au XVIe siècle qui, aujourd’hui encore, brûle « la boîte vocale, langue, palais, dents et gorge qui le produisent », ajoute la romancière Anne-Marie Garat. Le terme « nègre » n’appartient pas au registre banal de la conversation ordinaire : il porte en lui la tragédie de l’esclavage, de la colonisation et du racisme. S’il pèse des tonnes, poursuit l’écrivaine dans Humeur noire, qui sort début février chez Actes Sud (304 pages, 21,80 euros), c’est parce qu’il conserve l’empreinte du « poids colossal des crimes qui l’ont forgé ».

Un arbitre de football roumain en a fait l’expérience, un soir de décembre 2020, sur le terrain du Parc des Princes.

Lire Plus =>

« Hugo. L’exil, la rage, le rêve », les rêveries d’un promeneur « hugolâtre »

— Par Julie Monrapha —

Paul Fructus est revenu en Martinique sept ans après l’adaptation dramaturgique des « Travailleurs de la mer » de Victor Hugo.2 Cette nouvelle création confirme que l’auteur et interprète est un « hugomaniaque, hugolâtre(1), si vous préférez. »3 La scène est offerte à nos yeux de spectateur avant que la pièce ne commence. Nous apercevons un piano, un xylophone, quelques tambours, une mappemonde suspendue à ce qui ressemble à une penderie, et une chaise en première ligne, côté cour. Nous espérions assister à une pièce de théâtre, et voilà que notre vue présage un orchestre.

Mais les sens peuvent être trompeurs. Paul Fructus surgit sur scène à 19h30, alors que la salle n’est pas encore plongée dans le noir. A la manière de la commedia dell’arte, il affirme être atteint d’un symptôme : la hugomania.

Dès lors, nous suivons les déambulations littéraires de l’interprète, entre le Paris de Napoléon III et l’exil à Guernesey, le tout savamment construit sur les écrits épistolaires, poétiques et romanesques de Victor Hugo. Le public est alors endoctriné par Paul Fructus, qui nous livre sa passion pour le poète romantique.

Lire Plus =>

En Guadeloupe, le décès d’un homme après un contrôle de gendarmerie suscite l’incompréhension

—  Par Marion Briswalter —

Le 21 novembre, un Guadeloupéen de 67 ans a été admis en « détresse respiratoire » et état de « tétraplégie » aux urgences de Pointe-à-Pitre. L’homme est aujourd’hui décédé. Une enquête judiciaire est ouverte « contre X » pour « homicide involontaire ».

Une tension glaçante baigne la commune de Deshaies depuis le 21 novembre 2020, date à laquelle Claude Jean-Pierre, ancien maçon de 67 ans, a été contrôlé par deux gendarmes. Quelques minutes après l’interpellation, il est envoyé en urgence au centre hospitalier universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre en « détresse respiratoire » et état de « tétraplégie » selon sa famille et leurs avocats.

Le jeune retraité décédera douze jours plus tard, le 3 décembre. Fait rare, l’intervention des deux militaires auprès de l’homme alors qu’il était au volant de sa voiture et venait de se garer à leur demande a été filmée de manière fortuite par une caméra de vidéosurveillance de la mairie de Deshaies. Selon le gendre du défunt, Christophe Sinnan-Ragava, qui a eu accès à l’enregistrement de la scène mais que Mediapart n’a pas pu regarder, Claude Jean-Pierre a été extrait avec « violence » de son véhicule par les « deux gendarmes », auteurs du « contrôle routier ».

Lire Plus =>

René Maran a écrit aussi sur le carnaval

— Par René Ladouceur —

Deux raisons, en ce mois de janvier, de sauver de l’oubli un manuscrit, sans titre, de René Maran. L’année 2021 marque le centième anniversaire de Batouala* et le manuscrit en question, retrouvé par hasard, consacre une large place au carnaval en Guyane.

Dans cet inédit, Richard, l’ami du narrateur, est sans illusions. Il erre, la nuit, sur le Grand Boulevard, à Cayenne, en pleurant l’époque où il se travestissait en femme éplorée, se régalait dans les bals Parés-masqués, ne manquait pas un défilé du Mardi gras.

C’était l’époque où le carnaval avait son protocole, où la passion de danser faisait faire des folies, où il était jeune.

Sur la plage, il explique à la plantureuse Sylviane Bendeau ce que fut, autrefois, la rage de briser les tabous, le bonheur de se moquer des puissants, le plaisir d’être choisi par une cavalière.

Richard est lui-même architecte. Contemporain et admirateur de Le Corbusier, il adore l’espace. Sa folie des grandeurs corrige sa phobie de la petitesse. C’est du reste lui qui a construit le premier dancing de Cayenne, le Dancing-Palace, à cheval entre les rues Trois cases et Rouget de l’Isle.

Lire Plus =>

Coq, cloches ou cigales: le Parlement consacre « le patrimoine sensoriel » des campagnes

Paris – Chant du coq ou des cigales, effluves de crottin de cheval ou d’étable… le Parlement a adopté définitivement jeudi, par un ultime vote du Sénat, une proposition de loi introduisant la notion de « patrimoine sensoriel » des campagnes dans le droit français.

A l’initiative du groupe centriste, la chambre des territoires a approuvé à main levée, sans modifications, une proposition de loi UDI-Agir déjà adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. 

L’affaire a été bouclée en une demi-heure, le temps qui restait au groupe à l’issue de l’examen du texte relatif aux crimes sexuels sur mineurs. 

Le secrétaire d’Etat chargé de la Ruralité Joël Giraud a salué « une bonne proposition de loi de défense de la ruralité« , notant que « la vie à la campagne suppose d’accepter quelques nuisances« . 

Alors que les bruits et effluves campagnards peuvent donner lieu à divers litiges, les sons et odeurs caractérisant les espaces naturels entrent désormais dans le code de l’environnement. Une consécration qui permet de les inscrire dans le patrimoine commun de la nation. 

Pour le rapporteur du texte au Sénat, Pierre-Antoine Levi, « la symbolique est forte« .

Lire Plus =>

La jeune poétesse Amanda Gorman fait sensation lors de l’investiture de Joe Biden

La jeune femme de 22 ans seulement a déclamé des vers célébrant une « Amérique unie » lors de l’investiture de Joe Biden, mercredi. Sa prestation a été saluée par de nombreuses personnalités.

Elle était partout sur les réseaux sociaux au lendemain de l’investiture de Joe Biden et Kamala Harris. La jeune poétesse afro-américaine Amanda Gorman a captivé le public mercredi 20 janvier, avec ses vers appelant à l’unité des États-Unis.

Vêtue d’un manteau jaune et d’une coiffe rouge, la jeune femme de 22 ans, originaire de Los Angeles, a récité un poème de sa composition, « The hill we climb » (« La colline que nous gravissons »), une référence à la colline du Capitole, où des partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès le 6 janvier.

Son texte, qu’elle a écrit d’une traite après cet assaut meurtrier, évoque « une force qui va briser notre Nation, plutôt que la partager ». « Cet effort a presque réussi mais si la démocratie peut être par instant retardée, elle ne peut pas être définitivement supprimée ».

« Maya Angelou se réjouit »

D’une voix calme, elle a scandé ses rimes, en les accompagnant de mouvements graciles, ne laissant pas percer un bégaiement qui, comme Joe Biden, l’a affectée dans son enfance.

Lire Plus =>

Les séances V.O. / Ciné Tropiques – Janvier 2021

Lundi 25 janvier – 14h
LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT 🙂 🙂 🙂  Prix Lumières 2021

Madiana -Séance VO

Lundi 25 janvier — 16h —

SI LE VENT TOMBE
Salle Frantz Fanon, 6, rue Jacques Cazotte, 97200 Fort-de-France
-CinéTropiques

Lundi 25 janvier — 18h 30 —

SCUM
Salle Frantz Fanon, 6, rue Jacques Cazotte, 97200 Fort-de-France
-Ciné Classique,CinéTropiques

Lundi 25 janvier 19h30
DRUNK
Madiana -Séance VO

Lundi 25 janvier — 20h30 —
ROCKS
Salle Frantz Fanon, 6, rue Jacques Cazotte, 97200 Fort-de-France
-CinéTropiques,Focus Londres

Lire Plus =>

« HUGO. L’exil, la rage, le rêve », adaptation & interprétation Paul Fructus

21, 22, 23 janvier à 19h30 au T.A.C.

Adaptation, interprétation Paul FRUCTUS
Composition musicale, accompagnement Marie-Claire DUPUY
Lumières, régie générale Pierre VIGNA
Assistanat et direction d’acteur Isabelle HERVÉ
Lumières et vidéo Romain GRENIER
ProductionLe Temps de Dire / Sea Art

La pièce

Une nouvelle traversée de l’océan Hugo se prépare. La météo s’annonce capricieuse et c’est bien cela qui est tentant…..Victor Hugo à tous les temps, à tous les vents de l’esprit. Cap sur les orages de l’écrivain, exilé tonnant sa révolte depuis les îles anglo-saxonnes. Victor Hugo, au fil de sa vie, aura affronté : la mort brutale de son fils Charles, de sa fille Léopoldine, l’internement d’un frère et la folie de sa seconde fille, Adèle… Sans oublier le passage clandestin de frontières, la sauvagerie d’une horde caillassant les fenêtres de sa maison bruxelloise, la police de Napoléon III lancée à ses trousses et dix-neuf années d’exil dans les îles anglo-normandes. De quoi laisser un homme sans voix. Et pourtant cette voix ne cessera, jusqu’à son dernier souffle de chanter la révolte, la foi dans l’homme et dans un bonheur à portée d’humain.

Lire Plus =>

« J’ai rencontré Dieu sur Facebook », une déception amoureuse

Le patriarcat vs la fonction paternelle

— Par Roland Sabra —

Ahmed Madani était attendu. Avec impatience. «Illumination(s) », « F(l)ammes »  avaient enthousiasmé les publics d’ici et d’ailleurs. Des traces en témoignent sur Madinin’Art . Et il y a des déceptions amoureuses que l’on cache, que l’on refoule. Je croyais avoir oublié «  J’ai rencontré Dieu sur Facebook » vu dans le tourbillon avignonnais il y a aura bientôt trois ans. Bizarre !

De quoi s’agit-il ? Une mère, Salima (Mounira Barbouch), est allée, après plus de quinze ans d’absence, au bled pour y enterrer sa mère, non pas aux cotés du père mais près de sa grand-mère maternelle. Elle y a mis la main à la pâte, en participant au creusement de la tombe. De retour à Sevran, en banlieue parisienne, elle retrouve sa fille âgée de quinze ans, Nina ( Louise Legendre) qui, elle aussi frappée par un deuil, vient de perdre Kim sa meilleure amie, sa « presque jumelle ». Salima et Nina vivent seules. Le père de Nina, un « français de France », lui a donné son patronyme, Breton, est resté quelques temps, s’est déchiré avec sa femme, puis est parti pour une autre vie.

Lire Plus =>

Le jardin des sculptures, entretiens d’artistes : Christian Bertin

—  Propos recueillis par Matilde dos Santos, Historienne, critique d’art et curateur indépendant

En continuité de la série d’entretiens avec les créateurs des œuvres du jardin des sculptures de la Fondation Clément, voici l’interview que j’ai réalisée avec Christian Bertin à son atelier en février 2019. J’aime énormément cet atelier qui a tout d’une tanière, ou d’un ventre de baleine ; n’importe quel endroit baigné de mystère, où Christian travaille 10 à 12 heures par jour, 7 jours sur 7. Infatigable ouvrier de l’art, comme il se définit. Ses réponses émouvantes éclairent le travail d’un artiste plutôt secret.

  1. Christian Bertin, « Ombres », 2014, Jardin des Sculptures, Fondation Clément. Photo @JB Barret (2019)

Matilde dos Santos : Ombres a été installée dans le jardin de sculptures de la Fondation Clément en 2014. Peux-tu nous parler de sa genèse et du rapport de cette œuvre au site ?

Christian Bertin : Ombres était une commande. En 2011, j’avais fait une installation à Fonds St Jacques,  « Le soleil noir ». Pour cette œuvre, je suis parti du « Radeau de la méduse », plus précisément de la figure du nègre portant le drapeau.

Lire Plus =>

Coronavirus : Face au variant britannique, le port de certains masques faits maison déconseillé

La distance de sécurité est également désormais établie à deux mètres plutôt qu’un

Face à la circulation en France du variant britannique du coronavirus, plus contagieux, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande d’éviter certains masques en tissu moins filtrants, a indiqué lundi l’un de ses responsables. « La quasi-totalité des masques industriels » en tissu reste valable, a toutefois nuancé le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce mardi.

« Restent valides tous les masques dont le pouvoir filtrant est supérieur à 90 % », a expliqué sur France Inter Olivier Véran, selon qui cela concerne « la quasi-totalité des masques industriels grand public ». C’est ce « qu’on appelle les masques grand public de niveau 1 », a-t-il précisé. « En revanche, le masque artisanal qu’on fabrique chez soi avec la meilleure intention du monde, en respectant les normes Afnor, (…) n’offre pas nécessairement toutes les garanties nécessaires » pour le HCSP.

Catégorie 1 plutôt que 2

Il fait référence aux nouvelles recommandations du Haut Conseil, transmises au ministère de la Santé. « A l’occasion de la pénétration en Europe de certains nouveaux variants (…) plus transmissibles, alors que les modes de transmission n’ont pas changé, se pose la question de la catégorie des masques que l’on peut proposer dans la population générale », a détaillé lundi sur BFMTV Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail Covid-19 du HCSP.

Lire Plus =>

Égalité hommes-femmes : Bruno Le Maire favorable à des quotas

Le ministre de l’Économie souhaite passer « à la vitesse supérieure » concernant l’égalité entre les hommes et les femmes dans les entreprises.

C’est une nouvelle prise de position en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est dit favorable, ce lundi 18 janvier, à l’instauration de quotas au sein des entreprises, pour faire progresser cette cause, dont il souhaite le dépôt d’une proposition de loi à la mi-mars. Trouvant « infiniment regrettable » qu’une seule femme dirige une entreprise du CAC 40 et déplorant que les comités de direction ne comptent que 17 % de femmes, Bruno Le Maire a estimé, devant la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, qu’« il faut maintenant être capable de passer la vitesse supérieure, et donc de rentrer dans une logique plus ambitieuse qui passe par des quotas ».

Saluant « l’index Pénicaud », qui permet d’évaluer les écarts de rémunération entre femmes et hommes dans les entreprises ainsi que le code Afep-Medef et la loi Copé-Zimmermann de 2017, qui impose 40 % de femmes dans les conseils d’administration, le ministre a constaté « que nous ne sommes pas encore parvenus à casser un certain nombre de plafonds de verre ».

Lire Plus =>

L’éphéméride du 21 janvier

Six protestants sont brûlés sur le bûcher devant la cathédrale Notre-Dame de Paris le 21 janvier 1535

L’affaire des Placards est la polémique que provoqua le placardage clandestin d’un texte anticatholique sur les lieux publics à Paris et dans plusieurs villes de province, pendant la nuit du 18 octobre 1534. Elle provoqua la fin de la politique de conciliation menée par le roi François Ier en faveur des luthériens.

Histoire
Les placards dont il est question étaient des écrits injurieux et séditieux affichés dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534 dans les rues de Paris et dans diverses villes du royaume de France comme Blois, Rouen, Tours et Orléans. Ces affiches furent placardées jusque sur la porte de la chambre royale de François Ier au château d’Amboise, ce qui constituait un défi et un affront envers la personne même du roi et sa foi catholique. Cet épisode provoque la radicalisation de François Ier contre les partisans de la Réforme, vis-à-vis desquels il avait été jusqu’alors relativement tolérant.

Ces placards étaient intitulés Articles véritables sur les horribles, grands et importables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ.

Lire Plus =>

« La nuit des idées »

Jeudi 28 janvier 2021 à partir de 18h, Villa Chanteclerc, Fort-de-France

Volens nolens… Qu’on le veuille ou non… Cette expression latine, composée des deux participes présents « volens » (voulant) et « nolens » (ne voulant pas), était employée dans la Rome antique pour qualifier la fatalité : quoi que l’on dise ou fasse, si une chose devait arriver, elle arrivait. Sa signification traverse les siècles, et notre temps veut que l’on utilise cette formule pour désigner les choses sur lesquelles on ne peut influer et celles que l’on doit subir.

Une autre expression latine, mutatis mutandis (signifiant « ce qui devait être changé ayant été changé, une fois effectuées les modifications nécessaires, en écartant les différences pour rendre une comparaison possible »), indique que les situations sont similaires et que l’on ne pourra s’écarter consciemment ou inconsciemment de comportements similaires, dorénavant dans les rapports sociaux.

C’est peut-être à cela que font allusion les organisateurs de cette 6e édition de la Nuit des Idées, évènement national et international du Ministère français des Affaires étrangères, dédié au partage des idées et de la pensée, en choisissant cette année la thématique de « PROCHES », écrit au pluriel, en relation avec la crise de ce satané coronavirus.

Lire Plus =>

La Martinique brûle, les élus regardent ailleurs

— Par Yves-Léopold Monthieux 

« Parce que leur silence peut être considéré comme une espèce de complicité avec ce genre d’actes de vandalisme ». Samuel Tavernier.

Il est bien seul, le maire du François, à condamner l’incendie volontaire qui s’est produit dans sa commune. Pourquoi diable s’est-on pris à un entrepreneur de sa commune ? Ce qui lui interdit de se taire comme tous ses collègues : ceux de l’association des maires, ceux parmi lesquels il se trouvait dimanche lors de l’ouverture de la campagne de Péyi-a ; ceux qui tous, avec le maire idoine, ont « compris » l’acte raciste qui s’est produit au début du mois au Prêcheur et qu’il s’était, lui aussi abstenu de condamner ; ceux qui avalisent les dégradations commises dans des centres commerciaux, ainsi que les opérations de destruction de statues. Comme se taisent l’ensemble de l’intelligentsia à propos de ces exactions, ceux qui, pendant décennies, par leurs discours et leurs leçons, ont préparé ce qui se passe aujourd’hui et qui, tout à coup, effrayés, se voient dérangés dans leur confort bourgeois par le résultat obtenu. Oui, M. le maire Samuel Tavernier, il y a complicité des élus martiniquais qui, tous, se taisent, qui, tous, donnent en quelque sorte l’absolution à tout ce qui se passe aujourd’hui, sous le manteau des couleurs rouge-vert-noir.

Lire Plus =>

Maher Beauroy – Insula II – Hommage à Frantz Fanon

Samedi 23 janvier 19h30 – salle Aimé Césaire

Maher Beauroy est un pianiste martiniquais.

Il commence le piano à l’âge de 5 ans et deux ans plus tard, il quitte les leçons données par sa mère pour intégrer l’académie de musique de Fort-de-France où il entame ses études de piano classique.

En 2002 à l’âge de 15 ans. Maher Beauroy quitte  son cursus classique pour apprendre le jazz et la musique contemporaine au SERMAC (école d’art créée par Aimé Césaire).

Dans cette école, il a rencontré de grands professeurs de musique martiniquaise comme Claude CésaireSylvie Answer, Claude Banys ou Luther François

Il a été primé par la prestigieuse école Berklee College Of Music (Boston, USA), du Performance Piano Award 2016.

La musique de Maher Beauroy, c’est une mélodie entre tradition et modernité, un mélange de jazz, pop et de rythmes caribéens.

Création Insula

Insula est né en 2016 à l’initiative de Maher Beauroy, pianiste martiniquais, Redha Benabdallah, joueur de oud et musicologue franco-algérien, Adriano Tenorio, percussionniste brésilien. Ce trio a composé une œuvre créant un pont entre la musique du Maghreb et le jazz caribéen.

Lire Plus =>