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« Imaginaires jumelés » : Gérald Bloncourt parmi nous avec Jean-Durosier Desrivières

Vendredi 20 mai 2022 – 18h30 – Espace Lucien Laroche – Le Robert

En compagnie d’Adélaïde Corinus, Adama Kouaté, Widad Amra
Notes musicales Renaud Saé
Rue Vincent Allègre 97231 Le Robert
Contact 0696 77 28 92 / 0696 34 98 95

À lire :

Hommage à Gérald Bloncourt, par Widad Amra, poétesse.

Appel solennel de Gérald Bloncourt aux étudiants de Jacmel et de Port-au-Prince

La mort de Gérald Bloncourt, photographe, peintre, graveur et écrivain

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Gérald Bloncourt, né le 4 novembre 1926 à Bainet (Haïti) et mort le 29 octobre 2018 à Paris, est un peintre, un poète et un photographe haïtien, installé en France à la fin des années 1940.

Né à Bainet d’une mère native de France métropolitaine et d’un père guadeloupéen, Gérald Bloncourt passe son enfance à Jacmel, dans le sud d’Haïti. À la suite d’un terrible ouragan qui ruine la région, la famille déménage à Port-au-Prince en 1936.

En 1944, Gérald Bloncourt participe à la fondation du Centre d’art haïtien. Aux côtés de Jacques Stephen Alexis, René Depestre et Gerard Lafontant , il est l’un des principaux leaders des « Cinq Glorieuses », journées révolutionnaires qui entraînent la chute du gouvernement Lescot en 1946 Condamné à mort, il est sauvé grâce à la mobilisation de plusieurs personnalités dont le conseiller culturel à l’ambassade de France à Port-au-Prince.

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La mort de Gérald Bloncourt, photographe, peintre, graveur et écrivain

Gérald Bloncourt est décédé à Paris le 29 octobre 2018. En 1944, il a participé à la fondation du Centre d’Art à Port-au-Prince. Militant révolutionnaire, il a lutté aux côtés des écrivains Jacques Stephen Alexis et René Depestre. Exilé à Paris où il a vécu depuis 1946, il a été reporter photographe pour la presse de gauche et est l’auteur de plus de 200 000 photographies.

Actuellement à Roubaix, l’exposition « Mémoire vive » présente ses photos de la vie ouvrière du Nord de la France des années 1950 à 1970 (Maison du Projet de la Lainière, 151 rue d’Oran, 59100 Roubaix)
Un livre posthume « Un homme peau noire peau rouge, un homme de toutes les saisons » est en cours de publication aux Editions Mémoire d’Encrier, disponible en version numérique.

« J’ai vécu longtemps ayant été fidèle aux conceptions de liberté, d’égalité et de fraternité qui m’ont animé toute ma vie…  »
Gérald Bloncourt naît le 4 novembre 1926 à Bainet (Haïti), d’une mère française et d’un père guadeloupéen qui s’occupe d’une plantation de café. En 1927, la famille s’installe à Jacmel, puis, à la suite d’un cyclone qui fait des dégâts dans la région du Sud-Est, elle déménage pour Port-au-Prince, en 1936.

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Appel solennel de Gérald Bloncourt aux étudiants de Jacmel et de Port-au-Prince

haiti-2En 2007, j’étais invité par l’Université d’Haïti aux évènements qui rendaient hommage à Jacques Roumain.
Je vous ai rencontré. Nous avons beaucoup parlé, discuté. Quelques-uns d’entre vous me demandaient que faire ? devant l’incurie des gouvernants de l’époque.
Je répondais, instruisez-vous, cultivez-vous, organisez-vous, patience …
Aujourd’hui 6 Octobre 2014 je vous demande de vous insurger contre les décisions de Martelly actuellement et provisoirement « président » d’Haïti, qui veut rendre hommage à l’ex-dictateur Duvalier.
Il n’est pas question que cet assassin, poursuivi pour Crimes contre l’Humanité, soit honoré par les autorités de notre pays.
Je vous demande d’avoir le courage de vos ainés de 1946 qui au cours des Cinq Glorieuses ont mis à bas un pouvoir autoritaire et contraire aux intérêts de la nation.
Debout, jeunesse haïtienne. Joignez-vous au peuple, aux opposants, à tous les démocrates, à tous les patriotes et imposez le respect dû aux milliers de victimes, vilement torturées, liquidées dans les geôles de Fort-Dimanche et dans toutes les prisons du territoire.
Insurgez-vous contre ce pouvoir qui bafoue la mémoire des Jacques Stephen Alexis, Marc Romulus, et de tant d’autres patriotes !

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Hommage à Gérald Bloncourt, par Widad Amra, poétesse.

Autour de Gérald Bloncourt.
Intervention à la bibliothèque Schoelcher le Jeudi 17 Février 2011.


 

Monsieur Bloncourt

Je connais votre pays. J’aime votre pays dans ce qu’ il offre de créativité dans une grande diversité, dans ce qu’il offre de résistance dans le temps, dans ce qu’il offre de dignité, et dans ce qu’il dit de l’humanité. Et cela, au delà, de tous les Malgré. Passés et présents.

Mais vous, Monsieur Bloncourt, avec tout le respect que je vous dois, je ne vous connaissais pas.
Jusqu’à ce livre…Jusqu’au hasard amical qui a mis ce livre entre mes mains.
Et je dirais comme Jean Claude Charles, qui a écrit votre préface, mon étonnement.
«  A la fin des années 60, en Haïti, je ne connaissais pas l’existence de Gérald Bloncourt.

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« René Depestre : on ne rate pas une vie éternelle » & « La cérémonie d’Ymelda »

— Par Roland Sabra —

Deux documentaires à propos de personnages haïtiens ce samedi 8 janvier 2022 à Tropiques-Atrium : René Depestre et Ymelda. Deux portraits que presque tout oppose. A tout seigneur tout honneur, d’abord Depestre. Il fallait pour un tel monument un cinéaste à la hauteur du sujet. Qui d’autre qu’Arnold Antonin pouvait y prétendre ? Le cinéaste haïtien, couvert de récompenses internationales, de distinctions pour l’ensemble de son œuvre, auteur en 1974 du célèbre «Haïti, le chemin de la liberté » retrace en deux heures une biographie passionnante d’un amoureux éperdu de la vie.  Écrivain, il a reçu le prix Renaudot pour son roman « Hadriana dans tous mes rêves » et le Goncourt de la nouvelle pour « Alleluia pour une femme jardin », citoyen du monde engagé il a fréquenté, rencontré, discuté, bataillé, travaillé, entre autres, avec André Breton, Gérald Bloncourt, Aimé Césaire, Leopold Sedar Senghor, Édouard Glissant, Pablo Neruda, Jorge Amado,Che Guevara, Hô Chi Minh et Mao Zedong, Heberto Padilla. C’est à propos de l’incarcération et du procès que le régime castriste intente au poète cubain qu’il est écarté du pouvoir, «  relégué à l’université de La Havane où il doit donner des cours à des policiers déguisés en faux étudiants : « Ma chaire était une fausse chaire et j’étais un faux professeur qui s’adressait à de faux étudiants.

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Sur tant de chemins, Georges Castera fils (1936-2020)1

— Par Jean-Durosier Desrivières,—

Georges mouri. Mezanmi, pa gen bouch.2 Ne reste que l’encre, sa demeure. Et sa voix, réelle ou à fleur d’encre. Des mots donc, pour nous guider sur tant de chemins hantés par l’homme, le poète… Pour retrouver son esprit, son style, son goût de vivre…

Sur les chemins des langues

De toujours, il a embrassé ses deux langues – créole, français, qui l’ont tellement embrasé en retour, lui, Georges Castera fils, l’enfant qui a grandi avec « de grandes taches d’encre au cœur » (Ratures d’un miroir)3, au mitan d’un Port-au-Prince qui misait peu sur cet insolite duo linguistique-littéraire dans le paysage haïtien. Ecrivant dans la pureté de chacune de ses deux langues, il a pratiqué toute sa vie un bilinguisme d’autonomie. Au compteur : une dizaine d’ouvrages en français, plus d’une vingtaine en créole.

Jamais de mélange. Sinon quelques suggestions entre les lignes, quand l’une de ses langues se met à murmurer sous l’autre langue :

« …la mort fait mouche

sans jeu de mots

le bilinguisme entre les cuisses »

(« La lettre sur mer », Les cinq lettres)4

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Journée du livre haïtien : Claude Dauphin, invité d’honneur

Samedi 16 août 2014, 11 h 30 à 20 h

Centre N A Rive, 6971 St-Denis, Montréal

hst_styl_music_haitiHommage à Claude Dauphin
et lancement de son livre Histoire du style musical d’Haïti.

 L’ouvrage le plus considérable qui ait jamais été écrit sur la musique haïtienne et la diversité de ses pratiques.

 Samedi 16 août – 15h30

« Histoire du style musical d’Haïti représente pour moi l’aboutissement de plusieurs décennies d’observation, de réflexions et d’analyses des traditions et de la production musicales haïtiennes. Après moult publications que j’ai consacrées à l’esthétique musicale européenne du XVIIIe siècle, je suis particulièrement heureux de dédier cette étude à mes compatriotes haïtiens, aux amoureux de la culture caraïbe et à la communauté internationale des musicologues. »— Claude Dauphin.

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Le « Nous » haïtien / Le « Nous » martiniquais ?

— Par Jean-Durosier Desrivières —

Note : Cet article a été publié initialement dans les colonnes du quotidien haïtien Le Nouvelliste au cours de l’année 2001 sous le titre originel : « Une mémoire en colère ». Il est diffusé ici, pour mémoire, après de légères corrections et amputations.

 

Le Comité Devoir de Mémoire Martinique, sous l’égide de Médecins du Monde, a fait de l’Atrium de Fort-de-France, le 2 mai 2001, le siège d’un colloque intitulé : « Histoire et mémoire des sociétés post-esclavagistes… ou … La révolte contre l’oubli ». C’est dans ce cadre que s’inscrit « Une mémoire en colère », la communication de l’historien haïtien Pierre Buteau, laquelle a interpellé ses pairs historiens, politiciens, professeurs d’histoire et amateurs curieux des problématiques de la région caribéenne, constituant l’humble assistance. Comment saisir les rapports que les haïtiens entretiennent avec les lieux de mémoire, avec le passé et le présent ? Telle est la question fondamentale qui, selon nous, se dégage de l’exposé du « mémorialiste ».

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Le « Nous » haïtien / Le « Nous » martiniquais ?

— Par Jean-Durosier Desrivières —

Note :
Cet article a été publié initialement dans les colonnes du quotidien haïtien 
Le Nouvelliste au cours de l’année 2001 sous le titre originel : « Une mémoire en colère ». Il est diffusé ici, pour mémoire, après de légères corrections et amputations.

Le Comité Devoir de Mémoire Martinique, sous l’égide de Médecins du Monde, a fait de l’Atrium de
Fort-de-France, le 2 mai 2001, le siège d’un colloque intitulé : « Histoire et mémoire des sociétés post-esclavagistes… ou … La révolte contre l’oubli ». C’est dans ce cadre que s’inscrit « Une mémoire en colère », la communication de l’historien haïtien Pierre Buteau, laquelle a interpellé ses pairs historiens, politiciens, professeurs d’histoire et amateurs curieux des problématiques de la région caribéenne, constituant l’humble assistance. Comment saisir les rapports que les haïtiens entretiennent avec les lieux de mémoire, avec le passé et le présent ? Telle est la question fondamentale qui, selon nous, se dégage de l’exposé du « mémorialiste ».

 

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