Ecologie

Le voyage du bouchon

— Par Jean ROGER, président de l’association CARIBBEAN LAGOONS — (www.caribbeanlagoons.com)

plastic_en_merAlors que je m’active à ramasser les quelques déchets laissés par les visiteurs de la réserve naturelle de Petite-Terre, Guadeloupe, en cette fin de samedi 24 janvier 2015, travail faisant partie de ma mission d’écovolontaire de l’association Ti-Té, mon regard butte sur un bouchon de bouteille en plastique : d’un bleu ciel inhabituel pour les bouteilles de Guadeloupe, il revêt également une inscription peu créole, Sidi Ali. Ayant un peu voyagé ces dernières années, je n’ai aucun doute quant à l’origine marocaine de ce bouchon. D’ailleurs après vérification, il s’agit bien d’un bouchon portant la marque d’une eau minérale d’Oulmès, Maroc, que je viens de trouver dans la laisse de mer de la journée parmi les sargasses et autres posidonies, au niveau de la cocoteraie de Petite-Terre. Je le montre à mes collègues qui n’ont alors qu’une question : mais comment est-il arrivé ici ? Peu de chance qu’un touriste ait eu dans son sac une bouteille d’eau marocaine.

Lire Plus =>

La discrimination sanitaire ?

–Par Florent Grabin pour P.U.M.A.—
pesticidesLe 30 mai 2014, Dominique POTIER, député de Meurthe-et-Moselle, s’est vu confier par le Premier ministre une mission visant à établir des recommandations pour une nouvelle version du plan de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, le plan Ecophyto.
En réponse à cette demande, Dominique POTIER, a remis, aujourd’hui son rapport, Premier Ministre, Manuel VALLS, en présence de Ségolène ROYAL, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et de Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la forêt.
La remise du rapport au Premier ministre a fait l’objet d’un Communiqué de presse le 23 décembre dernier. Dans ce document de 252 pages, il est fait état qu’au cours de l’année échue, un travail important de concertation et de réflexion a été mené par l’auteur qui a rencontré près de 90 organismes et environ 200 personnalités du monde professionnel agricole, de la société civile, de la recherche et de l’administration.
Pour des raisons que nous ignorons encore, aucun organisme, ni personnalité des Départements Français de l’Outre Mer n’ont été consultés par ce Parlementaire : en conséquence nous ne figurons pas dans ce rapport.

Lire Plus =>

Les dangers de l’eau du robinet

— Par Florent Grabin —

robinetC’est à partir du milieu du XIXe siècle que les entreprises spécialisées dans l’eau sont venues prêter  » main-forte  » aux communes ou à leur groupement en partageant leur(s) savoir(s) et leur savoir-faire dans le domaine. Si ces compagnies ont participé nettement aux progrès techniques liés au processus de production et de distribution de l’eau de boisson ainsi qu’à la collecte et à l’assainissement des eaux usées, elles ne sont pas pour autant propriétaires du réseau hydraulique français.

Actuellement, il existe plusieurs types de Délégation de Service Publique (DSP), pour répartir certaines tâches devenues trop complexes pour les collectivités. Cette gestion déléguée peut se scinder en 4 contrats : la concession, l’affermage, la gérance et la régie intéressée. Cela permettant au législateur de mettre un cadre pour border la gestion de ce précieux liquide. Ainsi, pour informer le consommateur, il existe la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) où P.U.M.A. siège avec d’autres associations, afin de participer aux différents débats et aviser la population.

Lire Plus =>

269 000 tonnes de déchets plastique flottent sur les océans

— Par Pierre Le Hir —

dechets_marinsLes océans, qui couvrent 70 % de la surface de la planète, sont un immense dépotoir à ciel ouvert, où s’accumulent les déchets plastique de l’humanité. C’est le sombre tableau que brosse, dans la revue PLOS ONE (Public Library of Science) du 10 décembre, une vaste étude internationale (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Chili, France, Afrique du Sud et Australie).

Elle livre, pour la première fois, une évaluation globale de la pollution de la surface de l’ensemble des mers par ces détritus. Les chiffres sont vertigineux : 269 000 tonnes constituées de plus de 5 mille milliards de particules de toutes tailles. Encore les auteurs soulignent-ils que leurs estimations sont « très prudentes » et peuvent être considérées comme un « minimum ».

L’amoncellement dans le milieu océanique de débris plastique flottants – fragments de sacs, bouteilles, bidons et autres emballages, mais aussi granulés industriels —, acheminés des terres par les vents et les rivières, ou rejetés en mer par les navires, est connu depuis la fin des années 1990.

Lire Plus =>

L’eau en bouteille est-elle dangereuse ?

bpouteilles_eauxSelon la nutritionniste Hélène Baribeau pour rester en bonne santé il faut boire entre 1,5 et 2L d’eau par jour. Il reste à savoir quelle est l’eau à privilégier, celle du robinet ou celle des bouteilles d’eau ? « En consommant en moyenne plus de 142 litres d’eau minérale naturelle en 2006, les Français sont après les Italiens et juste derrière les Espagnols, parmi les premiers consommateurs d’eau minérale naturelle en Europe et dans le monde. » d’après la Chambre Syndicale des Eaux Minérales.

En 2006, la marque Cristaline a lancé le slogan « Qui prétend que l’eau du robinet a toujours bon goût ne doit pas en boire souvent ! » ou « Je ne bois pas l’eau que j’utilise » (voir publicité ci-dessous) qui ont provoqué une réelle polémique. La marque s’est attirée de nombreuses critiques et était notamment accusée de vouloir effrayer le consommateur quand à la qualité de l’eau du robinet qui est l’aliment parmi les plus surveillés en France. L’eau du robinet est d’ailleurs parfois même plus surveillée que certaines eaux en bouteille.

Lire Plus =>

COSETTE : au fond … il n’est pas mal !

— Par Jean-Pierre Porry —
c6setteLe nom de la société que je dirige ayant été cité à de nombreuses reprises dans ce dossier, maintenant que nos pseudo-écologistes et autres polémistes semblent à court d’arguments, j’ai pensé qu’il était utile de rectifier certaines des nombreuses contre-vérités entendues sur ce sujet que je connais bien, ayant été impliqué dans cette affaire depuis son début.
Tout d’abord, le Cosette a bien été dépollué: tout son carburant, toutes les peintures, batteries, huiles (y compris huiles contenues dans les carters des différents moteurs et génératrices, grue, etc…), tous les déchets présents à bord ont bien été enlevés du navire. Ceci a été effectué par la société Somara à la demande des services de la DDE, laquelle était en charge du Port à l’époque.

Lire Plus =>

Nicaragua et Empire du Milieu : un canal de trop.

— Par Dr Jean ROGER, chercheur indépendant, GMER Etudes Marines (www.g-mer.fr) —

Des forêts à perte de vue, des volcans, des espèces endémiques en voie d’extinction, des kilomètres de côtes immaculées, et un projet pharaonique pour concurrencer le canal de Panama. Nous sommes au Nicaragua, un des pays les plus pauvres, mais aussi des plus préservés d’Amérique latine sur lequel la Chine, dans son élan de conquête du monde, a jeté son dévolu depuis pas mal d’années déjà. Son objectif : relier la mer des Caraïbes à l’océan Pacifique en creusant un second canal, plus large, plus profond, plus long que celui du Panama. Une concession de 50 ans renouvelable vient d’ores et déjà de leur être attribuée par le gouvernement Nicaraguayen. Les raisons sont vaguement justifiées par les instigateurs du projet. Par exemple ils avancent le besoin de faire passer de plus gros navires, avec une plus grande fréquence, ou encore de relier la côte est à la côte ouest des Etats-Unis plus rapidement. Mais il y a surtout une raison bien plus évidente, celle de pouvoir aller pomper plus facilement les importantes réserves de pétrole du Venezuela pour les expédier à moindre coût vers la Chine.

Lire Plus =>

L’extension du port : et si on se fédérait ?

— Par Florent Grabin, Pour Une Martinique Autrement —
extension_por_f-d-fUn développement durable doit répondre à nos besoins présents, sans que cela empêche les générations futures de répondre aux leurs. Le développement durable gaspille-t-il des ressources de l’environnement ?
Entraîne-t-il une faillite économique ?
Permet-il à d’autres humains de vivre dignement ?
Pour répondre à ces questions, il nous faut commencer par mettre un terme à cette équation : « Quand on additionne dix Martiniquais à dix autres on n’obtient pas logiquement vingt Martiniquais, mais bel et bien vingt divisions » . Oui à l’écologie, non à certains écologistes politiciens.
Le rétablissement de cette règle impose à tous ceux qui participent au débat sur l’extension du port de Fort-de-France, de se regrouper pour accompagner les promoteurs dans la réussite de ce projet nécessaire au développement de notre région.
Au moment où tout le monde parle de préservation de notre riche biodiversité, n’est-il pas contradictoire d’observer cette absence de projet commun pour la préservation de la baie de Fort-de-France ? Nous avons ici l’opportunité de fédérer toutes les études qui circulent et qui, trop nombreuses, perdent leur crédit.

Lire Plus =>

En Guadeloupe, des bananes sans pesticides

— Par Martine Valo —

L’île a été empoisonnée par le chlordécone, un produit interdit aux Etats-Unis depuis 1976

banane_bio

Pisang raja, Calcutta-4 : les noms des bananiers de la station agronomique expérimentale de Neufchâteau, sur les hauteurs de Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), rappellent que leurs origines se situent en Inde ou en Asie du Sud-Est. Dans cette belle plantation sont entretenues quatre cents variétés de bananes, c’est l’une des cinq plus riches collections du monde.

Mais toute cette diversité présente sur la plate-forme du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, le Cirad, est au service d’une seule : la banane d’exportation produite sur l’île, l’omniprésente Cavendish qui règne sur la quasi-totalité des marchés mondiaux. L’objectif numéro un est de trouver le moyen de rendre ce fruit plus résistant aux attaques de ravageurs qui prospèrent dans la chaleur humide tropicale… mais sans recourir aux pesticides.

Grâce à l’aide des scientifiques en partie soutenus par des fonds européens, avec aussi une forte pression de la société, les planteurs assurent avoir réduit de 75 % l’usage des produits phytosanitaires en dix ans.

Lire Plus =>

Oursins blancs : à consommer jusqu’à extinction ?

— Dr Jean ROGER, G-MER Etudes Marines (www.g-mer.fr)

Le 19 août 2002, le préfet de la Guadeloupe réglementait par arrêté (n°2002/1249/PREF/SGAR/MAP) la pêche des oursins blancs (tripneustes ventricosus), la rendant possible uniquement du 16 décembre au 14 janvier de chaque année. La raison, une disparition progressive et marquée de l’espèce dans l’archipel du fait d’une surconsommation du « caviar des Antilles », pourtant très utile dans le processus de protection des récifs coralliens de par son activité d’herbivore consommant les algues et permettant aux nouvelles colonies de se fixer. En 2012, le préfet durcissait la mesure en interdisant complètement cette pêche, sans exception. Depuis, la demande a baissé et cette mesure a donc permis à l’espèce de perdurer, et recoloniser les fonds marins dans certaines zones, qui étaient pourtant en situation critique avant l’arrêté préfectoral, comme par exemple à la Désirade (photo 1) où la densité approche de celle des réserves naturelles marines comme Petite-Terre (photo 2).
Malheureusement, il existe toujours des réfractaires à la loi, que nul n’est censé ignorer, qui s’entêtent à piller les gisements qu’ils découvrent.

Lire Plus =>

Quelle est la qualité de l’eau du robinet dans votre commune ?

— Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) —
eau_martiniqueQualité microbiologique, nitrates, pesticides, plomb… Vous avez des questions sur la qualité de l’eau du robinet ? Retrouvez en ligne les résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable de votre commune sur le site du ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.
Les données sur la qualité de l’eau du robinet sont publiques et sont également disponibles dans votre mairie (les derniers résultats d’analyse de l’eau du robinet, transmis par l’ARS y sont affichés) et sur votre facture d’eau (note de synthèse jointe annuellement à la facture d’eau).
En France, la presque totalité des captages d’eau est effectuée dans les nappes souterraines, les eaux prélevées dans le milieu naturel étant en général traitées avant d’être distribuées aux populations⋅
En matière de consommation et d’utilisation de l’eau du robinet, le ministère recommande notamment de : laisser couler l’eau avant de la consommer lorsqu’elle a stagné dans les canalisations (après plusieurs jours d’absence par exemple), utiliser l’eau froide pour la boisson, la préparation ou la cuisson des aliments (une température élevée peut favoriser le transfert dans l’eau des métaux constitutifs des canalisations), laisser l’eau du robinet dans une carafe ouverte pendant quelques heures dans le réfrigérateur pour éliminer éventuellement le goût de chlore.

Lire Plus =>

Fin de l’écotaxe, l’allégeance royale

— Source AFP —
sego_allegeanceHier la ministre de l’Écologie et du Développement durable a reporté sine die l’écotaxe poids lourds sous la pression des transporteurs.

«Ségolène Royal et Alain Vidalis, après avoir échangé avec les responsables des fédérations professionnelles de transport routier (…), décident de suspendre sine die le dispositif de l’écotaxe. » En quelques phrases sur un communiqué de presse, les ministres de l’Écologie et des Transport ont signé, hier, un des plus emblématiques renoncements de ce quinquennat. Les transporteurs avaient posé un ultimatum au gouvernement promettant une journée de mobilisation lundi. Ils ont remporté la partie et suspendu leur mouvement. « La moindre demande du patronat est toujours acceptée, sans aucune contrepartie. Nous sommes de plus en plus remontés. » Pour Jean Delaunay, responsable de la branche transport routier à la fédération CGT des transports, la coupe est pleine. « Depuis juillet 2013, les transporteurs ont tout fait pour reculer l’échéance alors que, même dans le dispositif initial de l’écotaxe, ils n’avaient qu’un rôle de collecteurs, chargés de répercuter le prix de la taxe sur la facture au client afin de faire payer le juste prix du transport routier », poursuit le syndicaliste.

Lire Plus =>

Martinique :  » Pour une île durable »

— Question au gouvernement d’Alfred Marie-Jeanne —

energies_renouvelables-1M. Alfred Marie-Jeanne. Madame la présidente, madame la ministre, chers collègues de l’Assemblée, « La transition énergétique pour une croissance verte », tel est l’intitulé du projet de loi que nous avons à examiner. L’objectif à atteindre est clairement défini. Tout le corps du texte est truffé de recommandations-sommations tels que « maîtriser et ne pas induire d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre ». Madame la ministre, vos récentes déclarations sont venues conforter en tout point votre démarche toujours rectiligne. C’est ma première remarque.

Ma deuxième remarque porte sur un constat et une accusation. Le constat : la Martinique se classe au dernier rang de la production d’énergies renouvelables. En effet, son taux de dépendance aux énergies fossiles avoisinerait les 96 %.

Lire Plus =>

« Préservons le patrimoine de la baie de Fort-de-France »

Liste des éléments du projet d’extension du port de Fort-de-France justifiant le retrait de l’arrêté d’autorisation d’octobre 2013

extension_por_f-d-fDu Collectif « Préservons le patrimoine de la baie de Fort-de-France »

(30/08/2014)

L’arrêté préfectoral n° 2013283-0008 du 10 octobre 2013 (P1) a autorisé l’extension du port de Fort-de-France en utilisant les récifs coralliens de la Caye de la Grande Sèche en tant que matériau de remblai.

Nous ne comprenons pas l’outrageuse contradiction entre les engagements forts de l’Etat (lois environnementales, Stratégie Nationale de la Biodiversité, Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 et les objectifs d’Aïchi (P11), Projet de Mise en Valeur de la Biodiversité) et les comportements et décisions prises concrètement sur le terrain.

Lire Plus =>

Brésil: la déforestation de l’Amazonie en hausse de 29% entre 2012 et 2013

desforet_stationLa déforestation de l’Amazonie brésilienne a augmenté de 29% entre 2012 et 2013, selon une estimation officielle basée sur des données satellitaires publiée mercredi et légèrement revue à la hausse⋅

Quelque 5.891 km2 de forêt amazonienne ont disparu pendant cette période, a annoncé mercredi l’Institut national des de recherches spatiales (INPE). La précédente estimation, remontant à la fin de l’année 2013, faisait état d’une déforestation en hausse de 28% avec 5.843 km2 de forêts rayés de la carte⋅ Les Etats du Para (nord) et du Mato Grosso (centre-ouest) ont été les plus touchés, avec respectivement 2.346 km2 et 1.139 km2 de forêts rasés⋅ En dépit de cette révision à la hausse, il s’agit du second meilleur résultat enregistré depuis 1988, l’année où ont débuté ces mesures officielles⋅ L’INPE a souligné que le Brésil est parvenu depuis 2004 à réduire de 74% le rythme annuel de la déforestation dans cette vaste région.

Lire Plus =>

Le temps de travail, symbole de la fracture idéologique à gauche

— Par Sandrine ROUSSEAU Economiste, porte-parole d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) —

horlogeTRIBUNE

En quelques jours Manuel Valls et Emmanuel Macron se sont explicitement prononcés en faveur de nouveaux assouplissements de la régulation des temps de travail. Simplifier le recours au travail du dimanche, encourager les contournements des 35 heures, favoriser les dérogations aux nouvelles régulations des temps partiels, ces appels pour une plus grande «liberté du temps de travail» nous renvoient, en à peine plus nuancés, aux beaux jours du très sarkozyste «travailler plus pour gagner plus». Ces prises de positions, comme celles sur le contrôle des chômeurs, sont cependant en adéquation avec la direction politique choisie marquée par la «responsabilité» individuelle. Elles illustrent ainsi de manière emblématique les fractures idéologiques qui traversent la gauche.

Lire Plus =>

L’extension du port : écologie ou politique politicienne ?

—Pour l’association écologique PUMA, le Président Florent GRABIN —
extension_por_f-d-fL’élaboration de stratégies de développement durable est une réalité. Le développement durable est un mode de croissance qui semble assurer l’équité sociale et permet le progrès économique tout en préservant les ressources et les écosystèmes environnementaux. Partout, ces stratégies visent donc à atteindre un équilibre entre les piliers social, économique et environnemental des processus de croissance. Désormais, les systèmes de transport se doivent d’être économiquement rentables et viables quant à l’environnement et favorables aux communautés, qui les accueillent. Dans ce contexte, le transport maritime aurait un rôle majeur⋅⋅
Préoccupé par cette situation, le Directoire du Grand Port Maritime de la Martinique (GPMM) a saisi l’opportunité que nous offrent les grandes mutations dans le transport maritime afin de moderniser notre port⋅ En mai 2013, l’ensemble des associations écologiques martiniquaises fut invité, pour une concertation, par le directeur du GPMM, quant au projet d’extension du port de Fort-de-France ; ce, en vertu de l’article L 300-2 du Code de l’Urbanisme.

Lire Plus =>

La SME doit partir ! Pour une régie martiniquaise de l’eau !

— Tribune de Marcel Sellaye et Max Rustal pour le GRS —

eau_droit_humainLe GRS soutient la courageuse lutte menée par les salarié-e-s de la SME et leurs organisations. Cette lutte est exemplaire à plus d’un titre. Elle a fait écrire noir sur blanc l’obligation pour la SME de mettre fin aux violations du droit du travail sur des questions aussi élémentaires que celles des locaux de syndicats et des instances et des règles de sécurité (danger pour la vie des salariés du travail isolé interdit). Elle a fait acter l’obligation d’un débat sur l’antillanisation des cadres, sujet dont les premières évocations dans l’entreprise sont récentes. Elle a inscrit l’engagement d’appliquer des accords déjà signés et jamais respectés⋅ En réclamant une augmentation convenable et égale pour tous, en la basant sur « la masse salariale totale », l’intersyndicale a surpris la direction qui n’a cessé d’expliquer, bien entendu, que tout ça est compliqué quand on compare aux augmentations en pourcentages plus favorables aux plus hauts salaires.

Lire Plus =>

Une visite ministérielle : pour quoi faire ? Une centrale électrique polluante !

— Par Daniel Marie-Sainte —
charbon_biomasseSégolène ROYAL est venue soutenir le candidat « officiel » Letchimy pour 2015 en signant en grandes pompes devant les médias un document sur la « transition énergétique » et en faisant accroire que la Martinique deviendrait indépendante énergétiquement.
Elle a profité de voyage-éclair pour autoriser une nouvelle centrale électrique au Galion à Trinité.
S’agissant de cette Centrale du Galion dont le projet est porté par le société multinationale spécialisée dans le charbon la Séchilienne-Sidec devenue Albioma implantée en France, au Brésil et dans la Caraïbe, il faut rappeler que le Président Alfred MARIE-JEANNE et les Patriotes s’étaient opposés à sa création en 2007, car cette centrale électrique est polluante.
Nous déplorons que Serge Letchimy et les élus néo-ppm la soutiennent sans réserves au prétexte qu’elle serait à « biomasse » !
ILS NOUS TROMPENT :
De surcroit le coût carbone de cette centrale sera augmenter du fait du fuel brulé par les moteurs des navires et de la chaîne de camions qui achemineront ce bois jusqu’au Galion.

Lire Plus =>

Centrale électrique de charbon biomasse : il faut arrêter!

— Par Garcin Malsa —
usine_biomasseMmes les Ministres (1)

Profitant de votre passage en Martinique, je voudrais attirer votre attention sur un projet majeur lié à l’énergie dont la réalisation risquerait d’impacter de façon dramatique, voire irréversible, des domaines écologiques, économiques et sociaux de la Martinique. Il s’agit du projet de centrale électrique de cogénération de charbon biomasse à Trinité.

Ce projet en cours, qui a déjà reçu certaines autorisations administratives, nous est présenté alors qu’aucun bilan sur le milieu naturel (notamment atmosphérique et aquatique) n’a été fait et publié pour ce qui est du fonctionnement depuis 7 ans de la turbine à combustion à gasoil d’une puissance de 40 Mégawatts/heure (CG1), implantée sur le même site et par la même société.

Compte tenu de nos analyses et expertises relatives à ce projet énergétique d’une puissance électrique de 37.5 Mégawatts/Heure, nous pouvons faire les remarques suivantes :
1) Bien que présentée comme étant une unité de cogénération, devant produire de l’électricité à partir de la combustion de biomasse et de charbon, il ressort que c’est le charbon importé de Colombie, Mexique, USA, qui sera finalement le principal combustible économiquement viable d’un tel projet.

Lire Plus =>

A partir d’aujourd’hui, l’humanité vit à crédit

vivre_a_creditA partir d’aujourd’hui 19 août 2014, la population mondiale a consommé l’intégralité des ressources à sa disposition pour toute l’année 2014. L’humanité a d’ores-et-déjà dépassé son quota en ressources naturelles pour l’année, soit un jour plus tôt qu’en 2013. Le WWF tient à signaler qu’à partir d’aujourd’hui, nous sommes « dans le rouge » et que nous entrons en situation de déficit écologique, selon les données recensées par le Global Footprint Network, une organisation internationale de recherche environnementale.

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule « le jour du dépassement » : la date à laquelle l’empreinte écologique de l’humanité dépasse la biocapacité de la planète à savoir sa capacité à reconstituer les ressources de la planète et à absorber les déchets, y compris le CO2. Cette date symbolise ainsi un budget disponible épuisé pour l’année.

Depuis 2000, ce dépassement ne cesse d’avancer, selon les calculs réalisés par le Global Footprint Network, passant du 1er octobre en 2000 au 19 août cette année.

Lire Plus =>

Pollution au mercure: les Amérindiens contre la France

— Par Delphine Saubaber —
orpailleurLe mercure utilisé illégalement par les orpailleurs clandestins, provoque une catastrophe sanitaire en Guyane. Deux associations ont déposé un recours à la fin de 2013 devant le préfet de Cayenne
L’Etat français est-il coupable d' »inaction fautive » à l’encontre des 10000 Amérindiens de Guyane? La plus vaste région française, riche en or, est la proie d’un orpaillage clandestin qui provoquerait, depuis plusieurs décennies, une catastrophe sanitaire et silencieuse⋅ Cela en raison de l’usage illégal du mercure par les chercheurs d’or⋅

Les Amérindiens connaissent en effet l’un des taux les plus élevés au monde de contamination par ce métal⋅ Deux associations, représentées par Me William Bourdon, ont déposé un recours à la fin de 2013 devant le préfet de Cayenne⋅ Faute de réponse, un recours de plein contentieux a été formé le 22 avril 2014 devant le tribunal administratif. Le préfet a obtenu un délai de quatre-vingt-dix jours pour y répondre.

Lire Plus =>

Le syndrome du [poisson-] perroquet

Par Dr Jean ROGER, GMER Etudes Marines —

poisson-perroquet

Cà y est, l’UNEP (organisme de l’ONU de protection de l’environnement), l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et le GCRMN (le réseau de surveillance global des récifs coralliens) viennent (enfin ?) de lancer un avertissement sérieux aux pays de la Caraïbe le 2 juillet dernier à propos de l’état de dégradation avancé de leurs récifs coralliens en se basant sur le rapport d’une étude menée sur 42 ans (1970-2012) par un groupe de 90 experts1. En effet, d’après ces derniers, les coraux de la Caraïbe pourraient avoir disparu en intégralité d’ici 20 ans si rien n’est fait à temps pour les préserver.

Pourquoi disparaissent-ils ?

La pollution côtière (rejets de produits phytosanitaires, hydrocarbures, etc.) et la surpêche sont les deux principaux responsables du déclin des récifs corallien dont 50% ont disparu depuis 1970. Beaucoup de gens pensaient jusque-là que ce déclin était principalement favorisé par le réchauffement climatique qui entraîne une acidification accrue des océans entraînant ce que l’on appelle le blanchiment (ou « bleaching ») des coraux.

Lire Plus =>

La publicité dans nos boîtes aux lettres explose, son coût aussi

— Par Arthur Berdah —
pas_de_poubUne enquête de l’UFC-Que Choisir se veut alarmante sur la hausse de la publicité non adressée. Avec ses conséquences financières et écologiques.

«Consternant». C’est la conclusion de l’enquête réalisée en avril 2014 par l’UFC-Que Choisir sur la publicité non-adressée. En dix ans, et malgré le lancement de la campagne nationale de réduction de la pollution publicitaire des boîtes aux lettres «Stop-Pub», l’association de consommateur constate une hausse de 35% du poids des publicités reçues. C’est effectivement grâce à une enquête menée sur le mois d’avril, en lien avec le réseau environnement de l’UFC-Que Choisir, que 748 bénévoles de l’association ont pu dresser ce constat⋅ En 2004, le poids moyen sur un mois de la publicité recensée dans les boîtes aux lettres tournait effectivement autour de 2 kg par ménage.

Lire Plus =>

Les pesticides pourraient avoir un lien avec la survenue de l’autisme

Le Monde.fr avec AFP —

epandage_aerien-3Touchant un enfant sur 68 en 2014, au lieu d’un sur 150 en 2000, l’autisme a fortement augmenté ces dernières décennies aux Etats-Unis. Une progression qui serait en partie corrélée au développement des pesticides. D’après une étude de chercheurs californiens publiée lundi 23 juin, une femme enceinte qui vit près d’une ferme utilisant ces produits chimiques a un risque 66 % plus élevé de voir son enfant développer la maladie.

Lire : Un enfant américain sur 68 est autiste, soit 30 % de plus qu’en 2012

Les chercheurs de l’université Davis ont confronté des données sur les utilisations de pesticides en Californie aux adresses de 1 000 personnes. La loi en Californie requiert de préciser les types de pesticides pulvérisés, où, quand et dans quelles quantités. « Nous avons constaté que plusieurs types de pesticides ont été plus couramment utilisés près des habitations où les enfants ont développé le syndrome de l’autisme ou ont eu des retards » de développement, a expliqué l’un des auteurs, Irva Hertz-Picciotto, vice-présidente du département de sciences et de santé publique à l’université.

Lire Plus =>