L’Akademi kreyòl ayisyen bénéficie-t-elle en Haïti du culte éborgné de l’impunité ?
— Par Robert Berrouët-Oriol —
« Haïti, dans son rapport à la mémoire, a un problème particulier. Duvalier représente un sommet dans l’histoire des crimes perpétrés par les pouvoirs politiques en Haïti mais il faut rappeler qu’il y a dans l’histoire d’Haïti une pratique de l’impunité, de l’amnésie » ; (…) Laënnec Hurbon, convaincu que la lutte contre l’impunité a un effet émancipateur, a plaidé pour une véritable ritualisation de la mémoire. « La mémoire abstraite n’existe pas. Il faut des cadres matériels, des repères matériels qui permettent de réintégrer les victimes dans le monde des vivants » (source : Collectif Haïti de France / Le Nouvelliste, 26 avril 2016). Au moment de rédiger le présent article, nous prenons encore une fois toute la mesure de l’exceptionnel apport du sociologue Laënnec Hurbon à la compréhension du mode de fonctionnement de la société haïtienne sur les registres de l’histoire, des rapports socioéconomiques et des rapports symboliques/politiques. Les enseignements de Laënnec Hurbon éclairent avec hauteur de vue les articulations du pouvoir en Haïti où caracolent l’impunité et l’amnésie volontaire à tous les étages du corps social haïtien (voir deux des livres de référence de Laënnec Hurbon, « Comprendre Haïti.


— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Les mots
— 
Formidable séminaire d’échanges et de discussions avec les professeurs de Lettres de l’Académie de Martinique.


— Par Jean-Bernard Bayard —
Peuple Haïtien!
— Par Térèz Léotin —
Mardi 13 janvier à 18h30
Aéroport de Cépérou
Dessiner le futur des imaginaires caribéens
— Térèz Léotin —
— Par Daniel M. Berté —
Fondée en 1958 sous le nom de Société Poétique de France, l’association devient en 1960 la Société des Poètes et Artistes de France (S.P.A.F.), marquant ainsi l’élargissement de sa vocation à l’ensemble des arts. Créée par Monsieur Ravard, connu sous le nom de plume Henry Meillant, et soutenue par Laure Maupas, éditrice engagée, la S.P.A.F. s’impose rapidement comme un lieu majeur de rencontre, de reconnaissance et de rayonnement pour les créateurs de son temps. De nombreuses personnalités littéraires et artistiques y adhèrent, contribuant à son prestige et à son succès.
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
— Otè : Robert Berrouët-Oriol (*) —
Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –, pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»