Wong Kar Wai lauréat du Prix Lumière 2017

— Par Stéphanie Belpeche —

Le réalisateur hongkongais Wong Kar Wai sera l’invité d’honneur du 9e Festival Lumière, qui se déroulera du 14 au 22 octobre à Lyon.

Il a fait durer le suspense jusqu’au bout. Jeudi matin, à l’Institut Lumière de Lyon, Thierry Frémaux a annoncé le lauréat du Prix Lumière 2017 : Wong Kar Wai, le réalisateur hongkongais à qui on doit notamment Happy Together (1997) et In the mood for love (2000). Deux mélodrames romantiques récompensés au Festival de Cannes, le premier par le prix de la mise en scène et le deuxième qui a valu à son acteur Tony Leung le prix d’interprétation masculine. Le choix de Wong Kar Wai, invité d’honneur du Festival Lumière du 14 au 22 octobre, s’est imposé à Thierry Frémaux. “Pour saluer son œuvre dans ce qu’elle a de sublime et d’inachevé. Et parce que les lunettes noires, c’est plutôt classe, quand même!” Durant une heure et demie, le directeur de la manifestation, qui fête cette année sa neuvième édition, a démontré une fois de plus un enthousiasme communicatif, métamorphosant une conférence de presse traditionnelle en véritable show ponctué d’extraits de films ou de chansons, d’humour et d’émotion.

Thierry Frémaux a remporté son pari : faire de Lumière l’endroit incontournable pour revisiter les plus grands classiques du septième art. Aujourd’hui, grâce à sa renommée internationale, les stars s’y pressent, à commencer par les précédents récipiendaires du Prix : Catherine Deneuve, Clint Eastwood, Quentin Tarantino, Martin Scorsese, Gérard Depardieu ou encore Pedro Almodovar. Près de 955.000 spectateurs ont fréquenté les salles, toujours combles. “On va franchir la barre du million à l’automne. Au total, on a projeté 977 longs métrages, et participé à la restauration de 443 d’entre eux.” Il a surtout réussi le tour de force de créer un festival à la fois populaire et cinéphile. Le programme des réjouissances confirme la tendance. Du côté des rétrospectives, l’intégrale d’Henri-Georges Clouzot, dont Le Salaire de la Peur (1953) et Les Diaboliques (1955), Jean-Luc Godard (la première partie de son œuvre), la vedette du muet Harold Lloyd et une sélection de westerns concoctée par Bertrand Tavernier, fervent amateur du genre…

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