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VIOLENCES FAITES AUX FEMMES : Quand la célébrité déplace le doute

— Par Rodolf Étienne

Qui est cru, qui est protégé, qui est exposé, qui supporte le coût du doute.

La notoriété ne crée pas la violence, mais elle peut en modifier tout l’écosystème. 

Une femme parle… l‘esentiel du débat devrait porter sur ce qu’elle rapporte. 

Très vite, autre chose occupe la scène : le nom de l’homme mis en cause, sa carrière, son œuvre, ses admirateurs, ses contrats, ses soutiens. Face à elle, il n’y a plus seulement une personne, mais une réputation et tout ce qui s’est construit autour d’elle. Avant même l’examen des faits, la parole entre ainsi dans un rapport de forces profondément inégal.

  • Cette contribution ne veut traiter d’aucune affaire particulière et ne vise aucune personne identifiable. Il interroge un mécanisme général : que devient la parole d’une femme lorsqu’elle rencontre la puissance sociale, économique et symbolique de la célébrité ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 840 millions de femmes et de filles — près d’une sur trois — ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie.   Lire Plus

La rumba cubaine, patrimoine de lʼhumanité

Yʼ a de la rumba dans lʼair ! La rumba cubaine vient dʼêtre ajoutée par lʼUnesco à liste prestigieuse du patrimoine culturel de lʼhumanité, parmi dʼautres manifestations du génie humain tels la bière belge ou le carnaval de Granville (Manche). Est-ce une répercussion de la disparition du Lider maximo qui vient de casser son cigare ?
En tout cas, cette inscription au tableau dʼhonneur de lʼUnesco est une bonne nouvelle qui donne lʼoccasion de découvrir cette forme musicale riche et authentique, incarnation de la culture cubaine que lʼon associe à tort aux roucoulades à la Dario Moréno et aux clichés folkloriques à la noix de coco.
Née de la rue
Pour faire simple, on dira que la rumba est en quelque sorte le blues ou le rap des Cubains. Comme dans le Deep South américain, cʼest une musique ultra populaire, née de la rue et des bas-fonds, inventée par les esclaves qui ont réussi à préserver et perpétuer la spiritualité et les richesses musicales de lʼAfrique perdue, au même titre que la santeria, la religion afro-cubaine, à laquelle est est souvent liée.  Lire Plus