— par Selim Lander — Le Pavillon Noir, le lieu d’Angelin Preljocaj à Aix-en-Provence, un bâtiment de l’architecte Rudy Ricciotti, accueille régulièrement des danseurs extérieurs à la compagnie. Trois spectacles venus d’Italie ont marqué le lancement de la saison 2026-2027, dont deux « seuls en scène » dont il sera question ici (1). « Seuls en scène » et non solos, en l’occurrence, la danse n’étant pas le propos principal des artistes concernés.
R.Osa, la performance de Sylvia Gribaudi
Pourquoi ce titre, R.Osa, et pas seulement rosa, la rose, métaphore de la jeune fille… en fleur ? Sans doute faut-il deviner « oser » dans « osa », car Sylvia Gribaudi exhibe sans complexe un corps « augmenté » selon l’expression délicate d’une critique, mais qu’en d’autres temps on aurait qualifié de monstrueux. Autant dire que même si l’on se croyait prévenu, pour avoir vu l’affiche, l’apparition de S. Gribaudi provoque un choc. D’autant que le spectacle découpé en une dizaine « d’exercices » peine à démarrer. Ou bien est-ce simplement le temps nécessaire pour s’accoutumer ? Car très vite on est dans le bain, on se laisse prendre par une interprète à l’entrain débordant, qui a la bonne idée de détendre l’atmosphère en invitant bientôt son audience à esquisser quelques mouvements de danse. Lire Plus

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–_ Par Selim Lander –– Guillaume Malasné et son atelier de théâtre amateur présentent pendant trois soirées consécutives à partir du jeudi 25 juin au théâtre du Lycée Schoelcher un montage de trois courtes pièces de Mark Ravenhill issues du recueil War and Breakfast. Des pièces montées pour la première fois par Ravenhill à l’heure du breakfast lors du Festival d’Edimbourg en 2007, d’où le titre du recueil repris dans l’adaptation de Guillaume Malasné. Quant à la guerre, elle est omniprésente dans ces histoires, pas la grande guerre cantonnée au loin, mais la guerre intime, d’abord, celle que l’on peut se livrer au sein d’un couple ; la guerre civile sans nom, celle qui enferme les privilégiés derrière les murs de lotissements cadenassés (gated communities) pour les protéger de la violence du dehors ; la violence aveugle des terroristes enfin.
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