Ce samedi 27 février la grande salle de Tropiques Atrium sera comble pour cette unique représentation publique de l’opéra Treemonisha du pianiste et compositeur afro-américain Scott Joplin (1868-1917). Considéré comme l’un des plus importants compositeurs de ragtime. avec Joseph Lamb et James Scott, il s’illustrait aussi dans d’autres genres musicaux, comme dans Treemonisha, premier opéra noir, où le ragtime côtoie aussi bien le gospel que la musique classique.
La générale, le 26 février, a permis de vérifier que l’engouement du public martiniquais pour cette pièce était entièrement justifié, autant pour la musique qui tient parfaitement la route que pour l’interprétation qui fait appel pour une très grande part à des artistes locaux, soit le chœur de Sainte-Thérèse (dirigé par Guilène Bertrand), les danseurs de Christiane Emmanuel et de nombreux solistes. Il faut également mentionner les décors peints (et visiblement conçus avec l’aide d’une IA) d’Alfredo Tosi (qui signe également les costumes et les lumières). La musique instrumentale est interprétée en public, « dans la fosse » ouverte pour la circonstance, par 13 musiciens de l’orchestre de Presbourg (Slovaquie) et Kodo Yamagishi au piano dirigés par Peter Valenkovic.


— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander —

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— par Selim Lander
Je vous dois la vérité en peinture


La Fondation Clément offre aux Martiniquais le plaisir d’une belle redécouverte avec cette grande exposition rétrospective consacrée à un plasticien cubain, né en 1944, auteur d’une œuvre considérable couronnée de nombreuses récompenses et que les Cubains comparent par son importance à un Wifredo Lam. Plaisir de contempler des formes inédites dans le paysage de l’art caribéen contemporain. Certes, on avait déjà beaucoup vu de figures anthropo- ou anthropozoo-morphes mais celles-ci sont différentes, des êtres composites, difformes qui ne nuisent pas à l’équilibre, à l’harmonie du tableau ou de la sculpture.
— Par Selim Lander —
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— par Selim Lander — Sous-titré « Un secret de famille national », ce seul en scène relate divers épisodes, de moins en moins occultés, à vrai dire, de l’histoire de France en tant que puissance coloniale. Qui aura lu Le Livre noir du colonialisme dirigé par Marc Ferro (1) n’apprendra rien de nouveau, à ceci près que Lambert ne traite – avec un incontestable talent – que du cas français, sans aucune référence au contexte historique, faignant d’oublier que la conquête des pays les moins avancés techniquement (et donc militairement) par les pays industrialisés fut un phénomène mondial dans lequel la France s’est inscrite parmi d’autres. Dans le livre de Ferro, c’est ainsi Pap Ndiaye, qui fut chez nous ministre de l’Éducation nationale, faut-il le rappeler, qui relate l’extermination des Indiens d’Amérique du nord et démontre son caractère génocidaire. Quant à Catherine Coquery-Vidrovitch (auteure de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Afrique), elle rappelle, par exemple, toujours dans le même ouvrage, que la colonisation arabe est restée esclavagiste bien après que la traite et l’esclavage aient été abolis par les puissances occidentales.
— Par Selim Lander —
— Par Selim Lander — Voyant cette pièce on pense irrésistiblement aux Bonnes de Jean Genet, non que celles évoquées dans Résonances soient prêtes à passer au meurtre mais leur hargne ne paraît pas moindre que celle des sœurs Papin. Si la violence est maîtrisée, elle n’est pas moins présente et la pièce de Yure Romao et