– par Rodolf Etienne

Dix-huit artistes et autant de démarches plastiques se rencontrent autour d’une contrainte commune : créer dans un espace minuscule.
Du 7 novembre au 31 décembre 2026, le Créole Arts Café, à Saint-Pierre, accueille « À la loupe ! », une exposition collective organisée par PABE Martinique.
Une invitation à ralentir le regard, à redécouvrir les objets et à considérer autrement ce que l’on croit insignifiant.
Quand le regard doit s’approcher
À l’heure des images gigantesques, des écrans omniprésents et des œuvres parfois spectaculaires, PABE Martinique fait le choix inverse : celui du minuscule. Les dix-huit artistes réunis au Créole Arts Café ont accepté de travailler dans des formats réduits, avec pour principe général une dimension maximale de 10 × 20 centimètres. Peintures, céramiques, livres miniatures, collages, installations, gravures, assemblages et objets détournés composent un ensemble dont la découverte exige une attention inhabituelle.
Le titre de l’exposition, « À la loupe ! », résume cette démarche. Il ne s’agit pas seulement de regarder de petites œuvres, mais de modifier les conditions mêmes de leur perception. Là où le visiteur peut habituellement embrasser une composition d’un seul coup d’œil, il lui faudra ici s’approcher, chercher des détails, comprendre les associations de matières et de formes. Lire Plus





On peut faire confiance à Patrick Chamoiseau pour ne pas livrer la réalisation du Grand Saint-Pierre aux seuls architectes, sociologues, économistes et tutti quanti. Démonstration avec l’inauguration des trente-deux totems à l’entrée sud de la ville. Le projet d’embellissement des entrées de la ville de Saint-Pierre a été confié à l’agence « « Interscène » fondée par le paysagiste, urbaniste et ethno-botaniste Thierry Huau qui a déjà réalisé de nombreux aménagements paysagers à travers le monde ( Liban, Madagascar, Nouvelle Zélande, Vietnam…) et dans l’hexagone. Son parti-pris pour Saint-Pierre ancienne capitale, détruite et renaissante à été de retenir un objet typique des cultures amérindiennes et africaines, le Totem en mahogany, qu’il a imposé dans le cahier des charges de l’appel d’offres. La charge symbolique est forte. L’arbre vivant a été coupé, séché pour renaître à la vie sous forme de Totem, être mythique fondateur d’une lignée qui survivra à la mort des éléments qui la composent. 

Monsieur l’Archevêque de Fort de France et Saint-Pierre,


