– par Rodolf Etienne
À Sainte-Lucie comme à Saint-Martin, le ciel change.
Les compagnies américaines renforcent leurs positions, les plateformes aéroportuaires se modernisent et les transporteurs régionaux tentent de reconstruire les liaisons entre les îles.
Dans le même temps, la CARICOM dispose depuis 2020 d’un accord visant à créer un véritable marché unique du transport aérien. Le paradoxe est saisissant : la Caraïbe n’a jamais été aussi accessible depuis Miami, New York, Atlanta ou Orlando, mais elle reste encore difficile à parcourir de l’intérieur. Et cette recomposition intervient justement au moment où Washington replace officiellement l’hémisphère occidental au cœur de sa stratégie.
Sainte-Lucie – deux aéroports, deux logiques
Sainte-Lucie donne une première clé de lecture. Depuis Hewanorra, American Airlines dessert Miami et Charlotte ; Delta, Atlanta ; JetBlue, New York et Boston ; United, Newark. Air Canada, WestJet et British Airways maintiennent les grands axes internationaux. Mais, autour de George F. L. Charles, une autre carte se dessine : Caribbean Airlines, LIAT 20, Winair, interCaribbean, Sunrise Airways ou Air Adelphi travaillent les liaisons régionales. L’île dispose donc de deux portes : Hewanorra vers les grands marchés extérieurs, George F. Lire Plus

Après le développement spectaculaire de l’hébergement locatif, une nouvelle étape s’amorce pour le tourisme martiniquais : celle de la pleine valorisation du service.
La reconstruction des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy est en marche… Du moins, sur le papier. Mardi 21 novembre, le gouvernement a signé avec la collectivité territoriale de Saint-Martin un protocole de coopération pour une » reconstruction exemplaire et solidaire « , fondée sur les préconisations du délégué interministériel nommé au lendemain du passage de l’ouragan Irma sur les îles antillaises françaises les 6 et 7 septembre.
