— Par Sabrina Solar —
L’été 2026 restera comme celui où le climat a cessé d’être une abstraction pour devenir une expérience physique, collective, douloureuse. Des milliers de décès en surnombre, des récoltes détruites, des forêts parties en fumée : les chiffres sont là, et pourtant la classe politique française semble avoir choisi l’esquive plutôt que la confrontation avec le réel. Ce silence, ou ces éléments de langage convenus, ne sont pas neutres. Ils laissent le champ libre à un récit alternatif, plus confortable, qui consiste à désigner l’écologie elle-même comme la source du problème plutôt que comme la réponse qu’on aurait dû lui apporter depuis longtemps.
Un aveu d’impuissance déguisé en prudence
Face à un été meurtrier, on aurait pu attendre des dirigeants qu’ils ouvrent un débat de fond sur les choix de société à opérer. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Entre déclarations minimales et prises de position contradictoires au sein même des exécutifs, le sentiment qui domine est celui d’un pouvoir dépassé par les événements qu’il a pourtant vu venir. Ce vide n’est pas seulement une faute de communication : il agit comme un aveu implicite que rien de suffisant n’a été mis en œuvre, alors même que les outils existaient, qu’il s’agisse des travaux d’experts internationaux ou des propositions issues d’exercices de démocratie participative largement restés lettre morte.<p> Lire Plus

— Par Sabrina Solar —
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Canicule de juin 2026 : une catastrophe sanitaire qui interroge la capacité de la France à s’adapter au changement climatique
— Par Sabrina Solar —
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L’exposition aux pesticides apparaît aujourd’hui comme un facteur de risque majeur dans l’émergence de certains cancers, bien au-delà de ce que suggéraient les approches scientifiques traditionnelles. Une
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Le 23 juillet 2025, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif qui pourrait bien marquer une rupture décisive dans l’histoire de la lutte contre le dérèglement climatique. À l’unanimité, les quinze juges siégeant au Palais de la Paix à La Haye ont reconnu que le droit à un environnement propre, sain et durable constitue un droit humain fondamental, intrinsèquement lié aux droits à la vie, à la santé, à l’alimentation et à l’eau.
En Guadeloupe, une crise de l’eau chronique et systémique continue de bouleverser la vie quotidienne de près de 400 000 habitants. Malgré une ressource en eau abondante sur l’île, plus de 60 % des foyers subissent des
Pollution, eau, biodiversité : la France en queue de peloton européen pour les investissements environnementaux
Ce 23 juin, dix associations locales et nationales tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Dans un rapport intitulé Soif de justice, elles dénoncent une discrimination environnementale persistante dans les territoires d’Outre-mer, où des milliers de citoyens luttent au quotidien pour un accès régulier et sécurisé à l’eau potable.
— Par Sabrina Solar —