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Un archaisme colonial : les droits syndicaux à deux vitesses.

par Philippe PIERRE-CHARLES

Les historiens de demain pourront-ils comprendre le maintien jusqu’à aujourd’hui d’une discrimination aussi flagrante que celle qui existe entre syndicats français et syndicats de ce qu’on nomme « l’outre-mer » ? En tous cas, on imagine sans peine leur probable étonnement.

Ainsi, alors que toute l’actualité résonne des mots de « dialogue social », de « modernisation des relations », « d’égalité », de ceci ou cela « pour tous », il se trouve que certains syndicats de travailleurs sont encore aujourd’hui en 2012 plus égaux que d’autres !

Les uns, parce que « métropolitains » siègent dans tous les organismes paritaires tandis que les autres, pour être « coloniaux » en sont exclus ! Les premiers peuvent avoir des organismes de formation ouvrant droit pour « leurs » salariés à des jours de congé syndical, le second Non !

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E. Glissant : continuer nos combat et le débat!

 — par Philippe Pierre-Charles —

 

La foule présente aux cérémonies pour celui qui s’en va, les présences officielles du pouvoir sont une nouvelle preuve des changements de la situation politique aux Antilles. Derrière l’écume des événements en surface, le pays continue de bouger. Le combat passionné d’Edouard Glissant et de tant d’autres, celui du peuple, tout simplement n’est pas vain. Devant sa dépouille prenons l’engagement de poursuivre les combats et de continuer à interroger œœuvre !
 
Notre attachement à Edouard Glissant (E.G. dans la suite) ne résulte pas d’un accord avec tous ses actes, tous ses écrits dont aucun parmi nous n’a lu ni discuté l’intégralité. Penseur infatigable, écrivain puissant, il laisse une œœuvre multiple dont l’exploration doit continuer. D’autant que même devant des désaccords évidents, une complexité fascinante et une opacité irritante, il nous oblige à penser, avec notre propre tète. A penser et à rêver aux cotés des personnages de ses romans qui sont souvent l’illustration étonnante d’une théorie, d’une vision historique. Ainsi pour son idée du peuple martiniquais, synthèse de « l’humus sauvage » des Longoué et du « terreau domestique » des Beluse, synthèse dont l’épaisseur et la richesse comptent autant que les événements emblématiques de notre histoire.

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