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RCM 2017 – premiers aperçus

Le Christ aveugle, Relève, histoire d’une création, Your Name

— Par Selim Lander —

L’abondante programmation des RCM 2017 est telle qu’elles ne cèdent rien à bien des festivals de cinéma : 36 longs métrages, dont 6 documentaires auxquels s’ajoutent 10 courts-métrages de la dernière Semaine de la critique ou de la sélection ADAMI (Cannes 2016), plus 8 courts métrages caribéens, des courts-métrages d’animation des élèves de l’École des Gobelins, 16 vidéo-clips, etc. et enfin, last bust not least, deux films pour les chères petites têtes noires (ou blondes). On espère que les Martiniquais mesurent bien la chance qui est la leur. En attendant, soulignons qu’un modeste chroniqueur ne saurait y suffire et pas davantage la tout aussi modeste équipe des critiques de madinin-art, d’autant plus qu’elle se trouve, en cette période cruciale, privée de son chef, le valeureux et talentueux Roland Sabra. Nous ferons donc ce que nous pourrons. Voici, en attendant la suite, une première moisson de films.

Le Christ aveugle de Christopher Murray

Commençons par le dernier visionné, celui qui est le plus frais dans notre tête, et certainement pas le moins intéressant.

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La leçon de Gérard Mortier

— par Alain Patrick Olivier —

operaLe philosophe de l’art, professeur à l’université de Nantes (Cren), Alain Patrick Olivier, rend hommage à l’ancien directeur de l’Opéra de Paris, Gérard Mortier, décédé dimanche 9 mars : « Avec ta mort, c’est un moment de l’histoire de l’opéra qui prend fin, un certain rapport de l’opéra à la culture, à la société, à l’Europe, une volonté de continuer le grand projet de la modernité éclairée ».

Cher Gérard,

Avec ta mort, c’est un moment de l’histoire de l’opéra qui prend fin, un certain rapport de l’opéra à la culture, à la société, à l’Europe, une volonté de continuer le grand projet de la modernité éclairée. Avec toi, le monde de l’opéra n’était pas distinct du monde du savoir.

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L’Opéra lance une formation aux métiers du spectacle

 

Par Ariane Bavelier

 

—Nicolas Joel, actuel directeur de l’Opéra de Paris, souhaite que l’institution devienne un lieu de «formation cohérente» pour toutes les professions qui composent l’univers du lyrique et du ballet.

Mettre la formation de ­jeunes professionnels des métiers du spectacle au cœur de l’Opéra de Paris. Tel est le sens d’Opéra Campus, l’initiative lancée mardi par Nicolas Joel, actuel directeur de l’Opéra de Paris. «Je constate et j’ai ­toujours su que les métiers du spectacle vivant et du théâtre lyrique s’apprennent en côtoyant les professionnels qui les pratiquent», dit-il, rappelant que, des cordonniers aux choristes, l’Opéra de Paris compte une centaine de métiers différents. La maison forme déjà des talents en herbe avec l’École de danse, qui fête son 300e anniversaire cette année et fournit la quasi-totalité des danseurs du ballet, et l’Atelier lyrique créé sous sa forme actuelle par Gerard Mortier.

«Il est temps d’étendre à l’orchestre, aux choristes et aux métiers du spec­tacle, dit Christophe Tardieu, directeur général adjoint. Faute de formation cohérente, nous manquons de perruquiers, couturiers, chapeliers pour la direction des costumes ou pour la direction technique de serruriers, sculpteurs sur composite, peintres (pour toiles de décors…).»

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Benjamin Millepied à la tête du ballet de l’Opéra de Paris

L’Opéra de Paris avait laissé partir en Russie le Français Marius Petipa. Il ramène aujourd’hui Benjamin Millepied, 36 ans, d’Amérique pour diriger sa troupe qui compte parmi les plus belles du monde.

C’est une révolution! Aucun chorégraphe n’avait dirigé le ballet de l’Opéra de Paris depuis Serge Lifar. Et Benjamin Millepied n’est pas le type de danseur rompu aux grands ballets classiques, l’un des fer de lance pourtant, de la compagnie. Et pourtant Benjamin Millepied est indispensable! Dans ce monde qui se montre chaque jour un peu plus sourd à la parole si particulière de la danse, il a décidé d’y consacrer sa vie. Voici quatre ans il disait déjà: «Je deviendrai directeur de compagnie pour remettre la danse au centre des arts, susciter des désirs créatifs et toucher les gens d’aujourd’hui». Ses 36 ans n’y changent rien, il a toujours été précoce. Son mariage célébré cet été avec Natalie Portman, la plus brillante des actrices américaines rencontrée sur le tournage de Black Swan n’ébranle pas davantage sa détermination. Pas plus que la naissance de leur fils Aleph, un an plus tôt.

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