Saint-Denis de la Réunion – Quatre patients hospitalisés sur l’île de La Réunion, atteints du Covid-19, ont été évacués vers l’Hexagone par vol sanitaire jeudi soir, une opération sans précédent par la durée du trajet et le nombre de malades transportés, selon les autorités sanitaires.
Venant de Mayotte dont ils avaient déjà été évacués sanitairement, les quatre patients étaient hospitalisés en réanimation à La Réunion.
Leur avion a décollé de La Réunion à 21h33 locales (18h33 heure de Paris), a constaté l’AFP, et doit atterrir vendredi matin à l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle après onze heures de vol.
Témoin de la complexité de l’opération, le transfert des quatre malades des ambulances à l’appareil a duré environ deux heures.
« Ils sont inconscients et intubés », a précisé le professeur Bertrand Guihard, chef du SAMU Réunion, lors d’un point presse jeudi matin.
« S’il n’y a pas de risque zéro » en médecine, M. Guihard a souligné: « nous avons mis tous les moyens (en place) pour minimiser ces risques en termes de compétences médicales, de nombre de soignants, de matériel, d’organisation et de préparation ».

– Par Malika –
– Malika –
En 2001, en Martinique, à la fin d’une passe d’arme à fleuret moucheté dans les colonnes de l’hebdomadaire Antilla, à cet intellectuel martiniquais qui me sommait de désigner quels étaient, pour moi le Réunionnais, nos Césaire, nos Glissant et nos Fanon, je n’ai su que répondre. Mais durant la semaine qui ssuivit, j’ai pensé très fort au seul qui demeure celui qui, selon moi, peut être considéré comme le premier éveilleur de la conscience réunionnaise : Paul Vergès. Il ne s’agit pas de politique, ni d’identité. Il s’agit de la réunionnité, terme que j’ai conçu là-bas et qui désigne la personnalité réunionnaise à la fois dans ses fondements et dans son devenir.
À l’initiative d’Ericka Bareigts, députée PS de La Réunion, les parlementaires se prononceront mardi sur «la responsabilité morale de l’Etat» sur le transfert de 1600 enfants de La Réunion en métropole entre 1963 et 1982. Une affaire méconnue dans l’Hexagone.
Suffit-il d’un drapeau pour ancrer le sentiment d’appartenance à une terre, ses langues, ses croyances, ses musiques, ses cultures, ses combats ? Pour que ce sentiment d’appartenance se traduise par le désir d’en faire une terre où il fasse bon habiter ? En faire une terre à protéger, à défendre, à cultiver, à valoriser ?