Étiquette : La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Guadeloupe

Résistons et défendons le 1er mai !

— Communiqué de la LDH Gudeloupe —

Après la proposition de loi déposée le vendredi 10 avril par le parti Renaissance dirigé par Gabriel Attal visant à étendre le travail le 1er mai, seul jour férié légal obligatoirement chômé, le Premier ministre Sébastien Lecornu a renoncé dans un premier temps (lundi 13 avril) sous la pression politique et syndicale à convoquer la commission mixte paritaire (CMP) entre députés et sénateurs qui aurait permis de faire adopter sans débat parlementaire ladite proposition de loi. Mais dans un second temps, il a annoncé (vendredi 17 avril) un projet de loi pour permettre aux artisans boulangers et fleuristes d’ouvrir le 1er mai. Si les boulangeries artisanales peuvent déjà ouvrir le 1er mai à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es, on comprend bien que le sujet est de banaliser le 1er mai dans la logique déjà bien engagée d’extension du travail dominical.

Or le 1ermai n’est pas la fête du travail, il est la journée de solidarité internationale des travailleuses et travailleurs, un jour férié, chômé et payé, garanti par la loi et conquis par les luttes que nous tenons à rappeler ici.

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L’affaire des « Grands Frères »

— Communiqué de La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Guadeloupe —

En novembre 2021, la Guadeloupe connaissait une période de violence (émeutes, pillages, incendies, usage d’armes à feu) qui venait ternir par des faits souvent graves le mouvement social démarré en juillet. Ce mouvement de protestation lié aux contraintes sanitaires, dont l’obligation vaccinale, motif déclencheur, s’est alimenté dès le début, et encore aujourd’hui, de l’exaspération permanente d’une bonne partie de la population quant aux questions de l’eau, de l’empoisonnement au chlordécone, du chômage, de la situation de la santé en général, hospitalière en particulier (hors la pandémie du covid19), de la précarité, etc.

À partir du mois de Janvier 2022, plusieurs Guadeloupéens, actifs et parfaitement insérés dans la vie sociale, dont certains parmi eux sont des pères de famille, qui sont connus pour jouer depuis plusieurs années un rôle essentiel auprès de jeunes en déshérence, ont été interpellés. Ils sont depuis incarcérés hors de la Guadeloupe, en Martinique ou carrément en France, à 6700 km par-delà l’Atlantique, dans l’affaire dite « des grands frères ».

Quels que soient les faits qui peuvent leur être reprochés, La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) en Guadeloupe, déplore l’incarcération de ces hommes hors de leur territoire, loin de leurs familles et de leurs conseils, créant ainsi des difficultés considérables quant à l’exercice des droits de la défense et au maintien des liens avec leurs familles.

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