Étiquette : George HUYGHUES DES ETAGES

À propos des assassinats de femmes par leur (ex-) compagnon

— Par George Huyghues des Etages, psychologue —
 
Tout en compatissant à la souffrance de la famille de ces victimes, en déplorant et en condamnant ces actes abominables (expliquer ne signifiant pas excuser mais tenter de comprendre afin de prévenir), à mon avis, tant que la situation familiale, socio-économique et politique restera telle qu’elle est, ces drames subsisteront. 
Je m’explique : 
Dans ce pays “dominé” politiquement avec un Etat-père et une Mère-patrie éloignées géographiquement, dont nous savons, même confusément, que leurs intérêts passent avant les nôtres et qui ont mis en place entre autres un système d’aides sociales obligeant les femmes pour en bénéficier à  ruser en écartant officiellement les hommes du foyer, dans une société construite sur la violence et imprégnée de sexisme et de machisme, où sévit un chômage infériorisant et humiliant face à une incitation à la surconsommation et au paraître pour être par le biais de la publicité et de certains media, avec

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De mo kat pawol anlè sa kwéyol ka poté ba nou épi ich nou

— Par George HUYGHUES DES ETAGES – psychologue, auteure d’ouvrages éducatifs – (texte avec son enregistrement sur CD audio, extrait de son livre “A l’écoute de la Martinique”) —

kreyol_la-2Déjapouyonn, kwéyol sé an zouti ki ka sèvi nou pou lyennen épi anlo moun ka palé’y oliron latè : sépa selman Matnik, Gwadloup épi Giyan étila yo ka palé kwéyol, ni plis di 9 milyon moun ka palé kwéyol bokoté nou kon tel Ayti étila kwéyol sé lang ofisyel, Sentlysi, Dominik ki paka palé fwansé. Plilwen nou ni Lareynyion, Moris épi Séchel. Nou ka konpwann ki kwéyol sépa lang an réjyon Lafwans selman, sépa an lang réjyonal sé an lang ki minoritè pis pa ni anpil moun ka palè’y atè Lafwans .

Dézièm bagay : kwéyol sé an lang ki pé pewmet sé timanmay-la apwann dot lang ki ka sanblé sé mo-a ant ‘yo menm mannyè kon’y kontel langlé. Ki donk sa pé fasilité sé timanmay-la pou apwann sé lang tala –

Twazyèm bagay ki pli potalan anko pas sé pou lékilib mantal pèp-nou : kwéyol sé lang zanset-nou, lang manman nou é – ki nou lé ki nou palé – timanmay-nou ka lévé adan’y, ka benyen adan’y dépi yo fèt é sé lang tala ka pôté lespwi zanset nou, valé ek kilti pèp-nou é sé pousa fodwé pa nou kité ‘y mô (é sé pétèt pousa yo lé nou kité’y mô,pou nou blyé pasé-nou, pou nou fonn adan la « mondialisation » épi nou pèd tout nanm-nou, tousa ka fè nou ka santi nouka sanm, nou lyennen, nou soudé antnou).

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Séquelles de l’esclavage en Martinique

— Par George Huyghues des Etages —

g_h_d_e(Intervention lors du colloque autour de l’ouvrage « Les traites négrières coloniales – Histoire d’un crime » organisé par le conseil général du Val de Marne et l’Association de Descendants d’Esclaves Noirs et de leurs amis (ADEN) en novembre 2009 à l’Atrium (conseil général de Martinique)

Cela fait une trentaine d’années que j’exerce ma profession de psychologue en Martinique et, même si certains affirment que traite négrière et esclavage sont dépassés , qu’il faut tourner la page, même si on ne peut mettre tous les maux de notre société sur le compte de ces évènements tragiques il est indéniable que je retrouve des traces de ces atrocités perpétrées par des hommes contre d’autres hommes, qu’ils constituent des traumatismes qui ont laissé des marques bien présentes dans le quotidien, les comportements, les attitudes actuels. Le passé habite bien notre présent et hante notre imaginaire ou si l’on préfère notre inconscient comme l’a expliqué dans sa théorie de la psychanalyse Sigmund FREUD. Comment penser que des faits si terribles par leur durée et leur intensité, que ces situations si extrêmes de domination –soumission et de violences se soient effacés de la mémoire des peuples qui y ont été soumis ?

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A propos de la violence dans les collèges.

 

— Par George HUYGHUES DES ETAGES, psychologue, auteure d’ouvrages éducatifs –

Incivilités, ports d’armes, rackets, agressions diverses à l’encontre de professeurs comme d’élèves : voici le lot quotidien de beaucoup de collèges. L’inquiétude des enseignants, des parents et des élèves eux-mêmes va croissant à tel point que certains enfants craignant le passage en 6ème avouent préférer redoubler leur CM2 et que d’autres (des filles en particulier) « prennent leurs précautions » en “s’armant” pour parer à toute éventualité.

Il faut dire que la violence, qui est l’expression de l’agressivité que nous portons tous naturellement en nous, commence très tôt, dès la conception pourrait-on dire. C’est cette force qui nous pousse à agir pour obtenir la satisfaction de nos besoins vitaux, ce dynamisme qui nous permet de lutter, de nous affirmer, de survivre et que nous retrouvons positivement dans la compétition, l’émulation. Mais, si elle n’est pas circonscrite, canalisée, sublimée, dérivée vers des objets et des buts louables, elle devient excessive et – sous l’influence de la frustration, de l’insatisfaction excessive – se transforme en agressivité négative et inadaptée.

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