Étiquette : François PIQUET

« J-expose + Numeris Clausus »

Du 15 janvier au 10 mars 2021. Fondation Clément.

Le projet est une tentative expérimentale de présenter quelque chose de nouveau. Une présentation de la créativité guadeloupéenne avec deux expositions distinctes. Une exposition numérique J-Expose et une exposition à la Fondation Clément Numéris Clausus. Chacune répondra aux normes du monde auquel elles appartiennent ; le numérique ou le réel, avec des composantes communes.

***

J-Expose est une exposition qui vise à faire apparaître le dynamisme de la scène artistique de Guadeloupe. Elle devait se tenir en avril 2020 à la Fondation Clément mais a été suspendue à l’occasion du confinement. Quand la Fondation m’a renouvelé la commande, j’ai conçu une autre exposition pour le lieu et proposé de maintenir J-Expose en tant que projet numérique. J’ai choisi ce format parce qu’aujourd’hui – post confinement – il me semble plus efficace qu’une exposition in situ pour offrir au plus grand nombre une fenêtre sur la créativité des artistes guadeloupéens.
Le confinement, le covid-19 et la crise qui les a accompagnés ont accéléré de façon brutale le taux de participation du numérique dans notre vie.

→   Lire Plus

François Piquet : possibles réparations

— Par Scarlett JESUS —

La pratique d’un artiste est forcément ancrée sur le lieu dans lequel il vit et travaille. François Piquet a fait sienne la culture de la Guadeloupe dont il nourrit ses œuvres, creusant, au fil des ans, une approche dont témoignent les titres de séries, telles que  « Les Archipels du moi » ou encore « Jean de souche ». Une immersion au sein de laquelle il conserve une posture originale, à la fois distancée et critique par rapport à l’illustration convenue de revendications identitaires.

Ainsi les œuvres de François Piquet que nous avons eu l’occasion de pouvoir admirer, s’interrogent et nous interrogent sur les mentalités de ses concitoyens pour en pointer -avec compassion- les blessures, tout autant qu’il en expose -avec humour- les contradictions et les failles. S’il s’engage, loin de tout dogmatisme sectaire, dans la défense de causes communes, il pense que l’art doit permettre de surmonter les drames du passé en laissant entrevoir les contours d’une utopie qu’il veut croire possible.

Dans « les Archipels du moi », en 2012, François Piquet soumettait au questionnement le processus de créolisation qui structure les mentalités fragmentées du Guadeloupéen, comme celles de tout Caribéen.

→   Lire Plus

« Les Archipels du moi » du 19 mars au 6 avril 2013, Le Moule

 
Interventions artistiques concertées dans les rues du bourg
« Les Archipels du Moi » est un projet développé depuis quelques mois consistant à placer des oeuvres d’art éphémères dans l’espace public, et particulièrement sur les murs des bourgs.
Il s’agit de grands collages d’images abordant les thèmes de l’archipélisation identitaire et la déconstruction des stéréotypes « noir / blanc ».
L’artiste propose de coller ses images dans une démarche de concertation avec les habitants.
Il les rencontre pour leur proposer de participer au projet en acceptant des collages sur des murs (deja très abîmés) leur appartenant, ou pour identifier les endroits laissés à l’abandon.

→   Lire Plus

Honni soit qui mâle y pense : les hommes lèvent le voile !

par Scarlett JESUS, critique d’art,

 « La virilité […], est une notion éminemment relationnelle, construite devant et pour les autres hommes contre la féminité, dans une sorte de peur du féminin, et d’abord en soi-même. »

 Pierre BOURDIEU,La domination masculine, 1998, p.59.

*********

  Poster-Tabou

 

Quel printemps se lève au sein des plasticiens de Guadeloupe pour que ceux-ci passent brusquement de la thématique du corps meurtri et souffrant à celui du corps désirant? Verges et vagins fleurissent brusquement à un mois d’intervalle, dans deux expositions presque simultanées.

Fin novembre, Kelly SINNAPAH MARY expose, seule, à la galerie T§T de Basse-Terre… Sous le titre  Vagina, son installation nous dévoile un univers intime et secret, celui de fantasmes spécifiquement féminins. Sous l’apparence fleurie de tissus d’ameublement en rose et bleu, le sexe fort y est parfois mis à mâle. Comme cette chaise, bancale, revêtue d’une veste d’homme métaphore de l’absent qui est comme saisi « au panier » par une main féminine. Programmé par avance au lit matrimonial qui l’attend. Ce sont ces mêmes petites mains qui ont œuvré à la réalisation de ces ouvrages traditionnels de dames que sont dentelles et broderies.

→   Lire Plus