— par Selim Lander —
William Mesguich est de retour au Théâtre municipal de Fort-de-France pour trois représentations, non, cette fois, pour servir le texte d’un autre mais pour raconter son itinéraire d’artiste… et de footballeur puisque le foot fut en effet la grande passion de son enfance et de son adolescence, qu’il avait même envisagé une carrière professionnelle avant qu’un grave accident sur le terrain ne l’amenât à suivre les traces de son père. C’est d’ailleurs le moment le plus fort de la pièce, lorsque, assis en bord de scène et muni, pour une unique fois, d’un micro, il mime un interrogatoire par un journaliste précisément sur cette question : comment être comédien quand on est le fils de Daniel Mesguich ? S’il est clairement compliqué d’être un « fils de », l’exemple de William Mesguich montre que cela ne saurait empêcher le talent quand il est là. Surtout quand on est un bourreau de travail, capable, par exemple, d’interpréter quatre pièces dans la même journée lors de certains festivals d’Avignon ! Né d’ailleurs sous une bonne étoile, baptisé William en hommage au grand Will.

Le 24 septembre 1647, les deux philosophes les plus célèbres de leur temps se sont rencontrés à huis clos durant plusieurs heures, au couvent des Minimes à Paris. Blaise Pascal, déjà très malade, n’avait alors que 24 ans, René Descartes, 51.


Avec « Lili » Daniel Mesguich adapte et met en scène avec finesse « Le désespoir tout blanc » de Clarisse Nicoïdski. Catherine Berriane est remarquable en jeune fille attardée.