Étiquette : Daniel Mesguich

Pour le droit d’être différent(e)

— Par Gérald Rossi —

Avec « Lili » Daniel Mesguich adapte et met en scène avec finesse « Le désespoir tout blanc » de Clarisse Nicoïdski. Catherine Berriane est remarquable en jeune fille attardée.
Les immenses toiles d’araignées qui tapissent le miroir de la coiffeuse, qui s’accrochent dans les tentures du lit, ou qui s’incrustent autour de la baignoire, créent dans la lumière grise, comme un premier malaise. Au centre de ce décor, morceau de vaste logement plus ou moins dévasté, désorganisé, une femme est assise quand les spectateurs prennent place. Souriante, le regard fixant une ligne pour les autres invisible. Lili, car c’est d’elle qu’il s’agit, est une jeune fille « attardée » comme l’on dit, simple d’esprit quoi. Avec sa vision du monde et de sa vie, son univers parfois incompréhensible pour les autres. Parents, proches ou moins proches.

En adaptant et en mettant en scène « Le désespoir tout blanc » roman de Clarisse Nicoïdski, Daniel Mesguich espère, dit-il, que « si ce modeste spectacle peut aider, de quelques manières que ce soit, ceux qui luttent tous les jours pour donner ou rendre leur dignité à ceux-là d’entre nous qui ne peuvent pas ou plus la trouver seuls, il n’aura pas été vain ».

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Le Prince travesti sans mauvais pli

— Par Gérald Rossi —

Théâtre. Daniel Mesguich met en lumière les recou XIIe siècle, mais l’indéfini importe peu. Le décor unique de panneaux portant des miroirs plus ou moins déformants le confirme. Tout se joue dans les mots. Et dans l’exploration de la nature humaine que le prince de Léon, avant de monter sur le trône, s’est donné pour mission d’explorer, voire de tenter d’en percer quelques mystères. Dans l’habit d’un noble aventurier dénommé Lélio, ledit prince espère bien aussi trouver l’épouse idéale.

Ce qui nous conduit vite dans un autre labyrinthe, puisque s’il est aimé de la princesse de Barcelone, il est épris de Hortense, cependant mariée de son côté, et qu’il sauva de la main d’un groupe de brigands. De cette confusion, dans laquelle apparait aussi l’ambassadeur du roi de Castille, qui n’est autre, on ne le saura qu’à la fin, le roi lui même, Daniel Mesguich n’esquive pas les zones d’ombre pas plus que les éclairs des sentiments. Et sans doute en fait-il même beaucoup en ponctuant l’histoire d’éclairs violents et de flash sonores implacables…

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Conservatoire : la lettre des élèves contre Mesguich

Par Armelle Heliot


Le Figaro s’est procuré une copie du courrier envoyé par les étudiants du Conservatoire national supérieur d’art dramatique à la ministre de la Culture, contestant leur directeur Daniel Mesguich.
Comme Le Figaro s’en est fait l’écho il y a quarante-huit heures, rien ne va plus dans la première école d’art dramatique de France entre les trois promotions et leur directeur, Daniel Mesguich. La lettre que nous reproduisons ci-dessous a été approuvée et signée, à quelques très rares exceptions près (6 élèves sur 99), par l’ensemble des étudiants.
Le ministère, qui disait, il y a deux jours, n’avoir aucune connaissance de ce courrier, a admis hier être en possession de cette lettre. Ainsi annonce-t-il que les délégués seront reçus Rue de Valois. Voici cette lettre datée du 28 janvier 2013.
Madame la Ministre,
L’ensemble des élèves du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris tenait avant tout à remercier votre ministère d’avoir épargné au mieux notre école à l’heure où les institutions doivent composer avec les contraintes économiques imposées par la crise actuelle. Nous vous sommes profondément reconnaissants d’avoir par là même considéré que la formation de l’acteur, et des artistes en général, demeurait un des objectifs du gouvernement actuel.

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