Tag Archive for Albert Camus

Des textes en hommage à Samuel Paty

Au cours de l’hommage à Samuel Paty, organisé ce mercredi dans la Cour de la Sorbonne en accord avec la famille de l’enseignant assassiné, des textes à valeur historique ont été lus, que tous les élèves de France et de Navarre se devraient de connaître… Mais aussi, écrit dans l’émotion, le poème d’un jeune chanteur… Pour que selon les mots d’Emmanuel Macron, « les lumières ne s’éteignent jamais ».  

De Jean Jaurès : extraits de « Lettre aux instituteurs et institutrices » (La Dépêche de Toulouse, 15/01/1888) 

Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire, à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fermeté unie à la tendresse.

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Soixante ans après la mort d’Albert Camus, son œuvre fait toujours écho à travers le monde

— Par Axelle Simon —

Six décennies après sa mort, l’héritage laissé derrière lui par Albert Camus demeure intact. Ses écrits et ses déclarations continuent d’inspirer, et servent encore de support aux mouvements de lutte pour la liberté, des Printemps arabes, il y a dix ans, aux manifestations prodémocratie actuelles à Hong Kong.

Il y a 60 ans, Camus est mort. « Ou peut-être hier, je ne sais pas. »

Le 4 janvier 1960, Albert Camus décédait à l’âge de 46 ans dans un accident de voiture qui a sidéré la France entière. La littérature française perdait alors l’une de ses plus éminentes figures. Un écrivain qui, six décennies plus tard, continue de passionner, d’être lu et cité.

Prix Nobel à l’âge de 43 ans, l’auteur de « L’Étranger », « La Peste », « La Chute » ou encore du « Mythe de Sisyphe » était aussi dramaturge, philosophe, journaliste et éditorialiste… On estime à plus de 20 millions le nombre d’exemplaires de ses livres vendus à ce jour par son éditeur historique, Gallimard. Ses écrits ont par ailleurs été traduits dans 70 langues.

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Caligula : de l’attente…

— Par Roland Sabra —

L’attente était grande. Elle était partagée comme en atteste la foule qui se pressait à l’entrée de la salle Frantz Fanon de Tropiques-Atrium. Pensez-donc ! Une pièce de Camus et pas n’importe laquelle : celle qu’il commence à écrire en 1938 et dont il ne donne la version définitive qu’en 1958 et qui est la pièce de l’auteur la plus jouée. Elle est le troisième élément de la « trilogie du négatif » après « L’étranger » ( roman), « Le Mythe de Sisyphe » ( essai philosophique). Pièce philosophique par excellence elle en porte les saveurs et les contradictions. Les saveurs des débats autour des thèmes camusiens de l’étrangeté et de l’ ennui, de l’absurde et du désespoir, du suicide et du meurtre comme issues possibles allaient-elles se trouver affadies ou rehaussées par leur théâtralisation ? Francis Crémieux dès 1946 posait la question en ces termes : « Au lever du rideau, quand les lumières de la salle s’éteignent et que le spectateur a refermé son programme, il doit choisir entre ce qu’il a lu et ce qu’il va voir.

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« Caligula », d’Albert Camus, m.e.s. de Patrice Le Namouric

Vendredi 8 novembre 2019 à 20h Tropiques-Atrium

Theatre | Martinique
Création
à partir de 12 ans

Mise en scene :
Patrice Le Namouric
Assistante a la mise en scene :
Daniely Francisque
Dramaturgie :
Dénètem Touam Bona
Musique :
Grégory Privat
Lumiere :
Camille Laurent
Costumes :
Laura De Souza
Production : Compagnie TRACK
Compagnie en résidence à Tropiques Atrium
Scène nationale
Coproduction : Tropiques Atrium Scène nationale
Avec le soutien de : DAC Martinique, Fonds d’aide aux échanges artistiques & culturels pour l’outre-mer  (FEAC) & l’Association ICAR


Inspirée par les mythologies africaines, l’histoire se déroule ici en 2048 dans la Cité flottante de New Babylone, au dessus d’une Terre recouverte par les eaux, constellée d’une multitude d’archipels et de ville-plateformes reliés les uns aux autres par de gigantesques tubes sous-marins.
Le jeune empereur Caligula accède à un pouvoir sans limites et s’en sert sans limites pour défaire le monde d’un cybercapital qui nie, détruit, de manière concrète et follement cynique, les hommes et la terre elle-même. Cet univers dystopique, tel celui d’Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes ou de George Orwell dans 1984, actualise cette pièce hybride – à la fois tragique, comique et poétique – et interroge avec acuité notre monde.

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« Caligula », d’Albert Camus, m.e.s. de Patrice Le Namouric

Vendredi 8 novembre 2019 à 20h Tropiques-Atrium

Création
à partir de 12 ans

Mise en scene :
Patrice Le Namouric
Assistante a la mise en scene :
Daniely Francisque
Dramaturgie :
Dénètem Touam Bona
Musique :
Grégory Privat
Lumiere :
Camille Laurent
Costumes :
Laura De Souza
Production : Compagnie TRACK
Compagnie en résidence à Tropiques Atrium
Scène nationale
Coproduction : Tropiques Atrium Scène nationale
Avec le soutien de : DAC Martinique, Fonds d’aide aux échanges artistiques & culturels pour l’outre-mer  (FEAC) & l’Association ICAR


Inspirée par les mythologies africaines, l’histoire se déroule ici en 2048 dans la Cité flottante de New Babylone, au dessus d’une Terre recouverte par les eaux, constellée d’une multitude d’archipels et de ville-plateformes reliés les uns aux autres par de gigantesques tubes sous-marins.
Le jeune empereur Caligula accède à un pouvoir sans limites et s’en sert sans limites pour défaire le monde d’un cybercapital qui nie, détruit, de manière concrète et follement cynique, les hommes et la terre elle-même. Cet univers dystopique, tel celui d’Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes ou de George Orwell dans 1984, actualise cette pièce hybride – à la fois tragique, comique et poétique – et interroge avec acuité notre monde.

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Au Festival de Almada, Emmanuel Demarcy-Mota, metteur en scène convaincant

— Par Janine Bailly —

L’État de siège (Estado de sítio) : le spectacle, au Teatro São Luiz de Lisbonne 

Emmanuel Demarcy-Mota, qui assume à Paris la direction du Théâtre de la Ville, est venu en personne présenter à Lisbonne, au Théâtre São Luiz, la pièce d’Albert Camus vue cette saison à L’Espace Cardin. Créée en 1948 au théâtre Marigny par la Compagnie Renaud-Barrault, cette œuvre n’eut pas l’heur de plaire d’abord à la critique, en dépit de la présence de Jean-Louis Barrault dans le rôle de Diego et de Maria Casarès dans celui de Victoria. Emmanuel Demarcy-Mota, soixante-dix ans plus tard, dit avoir voulu monter L’État de siège « pour combattre la peur ».

Une petite ville, une épidémie, un tyran qui survient, allégorie de la Peste qui décime maintenant la population. La dictature s’installe, ennemie des libertés, avec son cortège d’injustices, d’obligations absurdes et d’inhumaines mesures répressives. On a peur, on se soumet, on ne pense qu’à se sauver soi-même, et certains apportent au tyran leur soutien, leur collaboration pourrait-on dire. Mais il y a aussi ce couple de jeunes gens amoureux, Diego et Victoria, qui choisissent de se révolter, de résister à toutes les contraintes et pressions que la société exerce sur eux.

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« Les Justes », d’après Albert Camus

24, 26 mai à 19h 30 & le 27 mai à 15h et 20h au T.A.C.

Texte présenté par la troupe des Comédiens de Martinique.
Dans le cadre du festival amateur de théâtre de Fort-de-France
Mise en scène : Julie Mauduech
Son & Lumière : Marc-Olivier René

Transposition cubaine en 1958 sous la dictature de Batista de la pièce d’Albert Camus dont l’intrigue se déroule en Russie au début du XXè siècle.

Synopsis : Novembre 1958. Cuba subit la dictature de Batista depuis six ans. Sur plusieurs fronts, la révolution s’organise. Un groupe issu du Mouvement du 26 Juillet s’apprêtent à assassiner le Colonel Sanchez Mosquera, officier sanguinaire de la dictature. Mais les tensions sont fortes entre les révolutionnaires. Pour Sara, qui a connu l’humiliation et la torture dans la prison de l’Île des Pins, rien ne doit empêcher la mort de Mosquera. Pour Sancho, dit le poète, il y a au contraire des limites à ne pas franchir si on veut être un justicier et non un assassin.

Doit-on sacrifier son humanité pour rendre sa liberté au peuple ?

Les révolutionnaires sont tiraillés entre leurs convictions et la façon de mener leurs actions, entre exaltation et peur, entre amour et haine, entre vie et mort.

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Ouverture du Festival de FDF 2016 – « Etat de siège » : une re-création

— Par Selim Lander —

Etat-de-siège-Le festival de Fort-de-France s’est ouvert hier vendredi 1er juillet par la représentation de L’Etat de siège d’Albert Camus dans la version courte de Charlotte Rondelez. La soirée inaugurale s’est poursuivie après le spectacle, en plein air, face au Théâtre municipal, par de la musique, de la danse et du théâtre burlesque. Voici ce que nous écrivions après avoir découvert la pièce à Paris au printemps 2014 :

Lors de sa création, en 1948, par Jean-Louis Barrault, avec vingt-cinq comédiens, L’Etat de siège (avec l’article défini) ne remporta pas le succès escompté. La version de Charlotte Rondelez (sans l’article défini), raccourcie et condensée sur treize personnages et six comédiens, rencontre pour sa part un durable succès. Si 2013, l’année du centenaire de la naissance d’Albert Camus, n’a pas permis de revisiter son théâtre comme on eût pu l’espérer (1), il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il est donc encore temps de saisir l’occasion de ce qui sera, pour la plupart des spectateurs, une découverte de Camus auteur de théâtre.

Etat de siège traite avec drôlerie un sujet infiniment grave.

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Albert Camus sur Hiroshima.

L’éditorial de Combat du 8 août 1945

—Par Albert Camus  —.

Le monde est ce qu’il est, c’est-à-dire peu de chose. C’est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d’information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique.

On nous apprend, en effet, au milieu d’une foule de commentaires enthousiastes que n’importe quelle ville d’importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d’un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l’avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

En attendant, il est permis de penser qu’il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d’abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l’homme ait fait preuve depuis des siècles.

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Etat de siège : une re-création

Par Selim Lander - Lors de sa création, en 1948, par Jean-Louis Barrault, avec vingt-cinq comédiens, L’Etat de siège (avec l’article défini) ne remporta pas le succès escompté. La version de Charlotte Rondelez (sans l’article défini), raccourcie et condensée sur treize personnages et six comédiens, rencontre pour sa part un durable succès. Si 2013, l’année du centenaire de la naissance d’Albert Camus, n’a pas permis de revisiter son théâtre comme on eût pu l’espérer (1),