Premier mai : une histoire à connaître

— RS n° 443 lundi 20 avril 2026 —

Rarement l’actualité aura autant justifié les valeurs qui se dégagent de l’histoire du 1ermai.

Le 1ermai est né de la décision des fondateurs en 1889 de la deuxième internationale (socialiste), de se mobiliser dans tous les pays pour la diminution du temps de travail à 8h par jour. Depuis cette date, le 1er mai est devenu le symbole du combat de la classe ouvrière internationale pour ses revendications et pour son émancipation.   

Au fil du temps, le 1er mai est devenu un symbole de la lutte contre toutes les oppressions. L’enjeu de sa signification est capital. Le régime de Vichy a tenté de le dénaturer en « Fête du Travail ». Les Le Pen, toutes générations confondues, ont continué la manœuvre : le père et la fille ont voulu en faire la « Fête de Jeanne d’Arc ». Double instrumentalisation, celle de Jeanne d’Arc et celle de la journée internationale de lutte des travailleurs/euses.

Aujourd’hui, où la mondialisation capitaliste rime avec l’exploitation jusqu’aux os des classes dominées, avec des menaces environnementales sans précédent, avec les poussées fascistes et les guerres de haute technologie, la réflexion sur la riche histoire du 1er mai s’impose comme une évidence.

Venez nombreux et nombreuses

à la conférence débat

jeudi 23 avril à la maison des syndicats

Introduction par notre camarade Philippe Pierre-Charles.

Cuba, Si! La Caraïbe doit se lever!

L’Espagne, le Mexique, le Brésil élèvent la voix en réclamant un dialogue «sincère et respectueux» avec Cuba martyrisée. En dépit des menaces trumpiennes, le Mexique poursuit ses envois d’aide humanitaire. L’Espagne réunit les dirigeants mondiaux hostiles à l’asphyxie de Cuba. Bien sûr, on souhaite plus face au satrape de Washington. De son côté, la courageuse chef d’État de Barbade appelle la Caraïbe à résister aux diktats US. Mais c’est la Caraïbe entière qui doit se lever et dire : LÂCHEZ-CUBA ! FREE CUBA ! CUBA LIBRE ! LADJÉ KIBA !

Les éluEs de Martinique célèbrent leur tout nouveau droit de rejoindre le CARICOM. Très bien! Mais la motion votée à l’unanimité par la CTM contre le blocus scélérat de Cuba doit avoir une suite concrète, d’autant que le président travailliste de la Communauté, Terrance Dew, a annoncé la décision d’apporter un soutien à la grande voisine menacée.

Lors d’une réunion avec LYANNAJ MATINIK POU KIBA.SOLIDARITÉ !, les éluEs présentEs ont convenu de travailler à la création d’un front de soutien à Cuba, associant Martinique, Guadeloupe et Guyane, devant interpeller l’ensemble des autorités de la Caraïbe. C’est le moment ! Ce sera un excellent complément au travail humanitaire de collecte solidaire entrepris en Martinique.

Le dossier chlordécone remis sir le tapis avec la participation de Sabrina Cajoly

Nous avons évoqué ici même de la victoire remportée par l’action collective sous l’impulsion éclairée et tenace de Sabrina Cajoly, spécialiste antillaise du droit international. Avec l’aide de la gauche française, nos députés sont intervenus et l’opiniâtreté de Sabrina a fait le reste. Le 1er janvier, tout un symbole, la charte européenne des droits sociaux sera expurgée de la « clause coloniale » qui privait les « territoires d’outremer » de son bénéfice.

Lors d’une conférence de presse vendredi dernier, Sabrina Cajoly et Lyannaj pou Dépolyé Matinik ont pu expliquer que cette victoire n’aura d’intérêt que si la brèche ouverte est activement utilisée pour mener les combats appelant à sa mise en œuvre réelle : par exemple, pour interpeller les autorités françaises et arracher des actions concrètes sur l’eau, contre le chlordécone, la vie chère, l’illettrisme, les misères affectant le quotidien des plus faibles.

Cette conférence de presse a aussi permis de visibiliser nos positions sur le glyphosate, sur la loi Duplomb, les pesticides néonicotinoïdes, sur les dossiers judiciaires (appel du non-lieu en matière pénale, réponse à l’appel de l’État devant le Conseil d’État dans l’action collective conjointe portée par plus de 1200 contestataires du préjudice moral subi.

La conférence a mis en évidence le soutien se manifestant en France avec nos pays ravagés par ce scandale ainsi que les contacts en cours avec d’autres pays victimes, comme la Pologne et certains États africains. Bref, le combat continue, avec la fatale croissance des besoins financiers.

Martelons la conviction finale de la conférence : c’est ensemble, avec toutes les forces impliquées, que nous ferons de nouvelles avancées.

Pétition pour le respect des jours de fêtes locales

Un usage bien établi dans les administrations, les collectivités publiques et les entreprises de Martinique, reconnaît 5 jours de fêtes locales, appelés parfois jours fériés locaux. Dans une jurisprudence constante, la Cour de cassation dispose que le principe de cet usage doit être respecté. (Cassation, chambre soc.27 janvier 1999. Cassation, chambre sociale 25 février 1988). Ces 5 jours sont : le mardi gras, le mercredi des cendres, le vendredi saint, le 22 mai, le 2 novembre. Le 22 mai étant entré dans la loi, sort donc du cadre de l’usage.

Depuis quelques temps, des entreprises ignorant ou feignant d’ignorer ces usages, tentent de les nier et d’imposer aux salariéEs du privé la transformation de ces jours de fêtes en jours ordinaires.

Cette tentative insidieuse, si elle aboutissait, porterait atteinte aux droits acquis, instaurerait une discrimination entre les salariéEs, impacterait sérieusement des coutumes largement intégrées dans la vie sociale, culturelle, religieuse de la population, et ouvrirait la porte à d’autres transgressions.

Nous, soussignéEs, réclamons le strict respect de l’usage des jours de fêtes locales.