L’éthique politique est constitutive de la vision constitutionnelle de l’établissement de l’État de droit en Haïti
—Par Robert Berrouët-Oriol ( *) —
Adressé à mon collègue et ami Patrick Tardieu —Conservateur général de bibliothèque et professionnel hautement qualifié de l’archivistique et de la bibliothéconomie–, mon courriel du 8 décembre 2025 a pour titre générique et contextuel « Précisions à propos de l’article « Imposture et fraude identitaire à géométrie variable : retour ponctuel et factuel sur l’arnaque à la « soup joumou » instituée par Dominique Dupuy dans la gastronomie de l’UNESCO ».
Il n’est pas fortuit qu’au périmètre des échanges et du débat d’idées citoyens je m’adresse à un « Conservateur général de bibliothèque » : dans un pays à forte tradition orale, Haïti, l’espace de l’archivistique et la bibliothéconomie est celui de la conservation des écrits, des traces documentaires et mémorielles. C’est l’espace où la parole proférée transmigre des différents registres de l’« oraliture » pour s’inscrire dans la dimension « Temps » à travers les mécanismes institutionnels de l’archivistique et de la bibliothéconomie. Une parole proférée trouve un complément essentiel de légitimité lorsqu’un document écrit, qui en signe la transcription, est préservé, archivé : cette parole proférée est ainsi située sur l’échelle du « Temps », elle est l’objet d’une classification, elle devient dès lors identifiable et (re)traçable.



— Par Gary Klang —
Les peines prononcées le 17 novembre 2025 dans l’affaire du
— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —


Le 3 décembre 2025, la cour d’appel de Tizi-Ouzou (Algérie) examinera le dossier de Christophe Gleizes, journaliste français spécialisé dans le football, condamné en première instance à sept ans de prison ferme. Les faits qui lui sont notamment reprochés : avoir été en contact avec un dirigeant de la Jeunesse sportive de Kabylie dans le cadre de son travail pour les magazines So Foot et Society. Un acte journalistique qualifié d’ « apologie du terrorisme » par les autorités algériennes. Christophe Gleizes est journaliste. Cela suffit. Lorsqu’un journaliste est emprisonné pour avoir exercé son métier, qu’il travaille pour la presse quotidienne, un magazine, un média en ligne, nous devons tous nous mobiliser.
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—RS n° 422 lundi 24 novembre 2025 —
— Collectif —
— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
— Par Jean Samblé —
— Par Robert Lodimus —
— Par Jean Samblé —


Une affaire administrative vieille de plus de vingt ans revient aujourd’hui au premier plan de la scène judiciaire et politique. À partir du 17 novembre, quatre personnalités majeures de la vie publique martiniquaise – Serge Letchimy, président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM), le maire de Fort-de-France Didier Laguerre, son premier adjoint Yvon Pacquit, ainsi que l’ancien directeur général des services municipaux Max Bunod – sont appelées à comparaître devant la 32ᵉ chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Ils sont poursuivis pour détournement de fonds publics, recel ou complicité, dans une affaire complexe mêlant règles statutaires, principes constitutionnels et décisions administratives contestées.
